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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 18:18

Top 3 de Clémentine Samara:

 

Salut mes p'tits bichons ! Et non, on n'est pas mort, le Kamikaze de l'écran reste toujours à l'affût des petites perles à mettre en lumière. Ne nous voilons pas la face : 2017 n'était pas un bon cru. Quand on croyait que cette année ne pouvait pas être pire que 2016, on s'est bien mis le doigt dans l'oeil. Seule consolation : le cinéma... Oh, wait ! Au temps pour moi, j'avais oublié que la programmation n'était pas exceptionnelle non plus cette année. Bien sûr que nous avons eu des coups de cœur au sein du Kamikaze, mais sans surprise. A moins que vous ayez vécu dans une grotte, je pense que vous avez entendu parler de La La Land, Mother !, Au-revoir là-haut, Wonder Woman... Aucune surprise au box-office, qu'aurions-nous pu dire de plus que ce que vous ne savez déjà ? Hein ? On fait pas de redites au Kamikaze, c'est pas notre genre.

Mais j'entends d'ici les mauvaises langues... Ne croyez pas qu'on s'est tourné les pouces pendant un an ! Non, non ! Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les séries fleurissent aussi vite que des boutons d'acné d'un adolescent en pleine grâce de sa jeunesse. Alors, comme on est des gens sympa et qu'on aime prêcher la bonne parole (surtout la nôtre, parce que c'est la mieux), on a opté pour un Top 3. Et croyez-moi... Le deuxième va vous épater !

 

 

 

Je dédie la médaille de bronze à « 13 Reasons Why », qui n’aura sans doute pas échappé aux plus vigilants d’entre vous, les publicités et les bouches à oreille auront bien fait leur taf. Le speech : une adolescente se suicide, et enregistre une série de cassette donnant 13 raisons de son passage à l'acte, visant 13 personnes de son entourage. En les écoutant, Clay Jensen se remémore de leur rencontre et des semaines qui ont suivi sa disparition.

 

Clay Jensen (Dylan Minnette) et Hannah Baker (Katherine Langford). Mais ça, c'était avant.

 

Le propos est dur, mais les épisodes se laissent regarder et la sobriété de la mise en scène évite de justesse les clichés redoutés. Rythmée par la voix off posée d’Hannah, la sensation créée est faussement tranquille, les sentiments et les événements vécus sont minutieusement décortiqués pour laisser une terrible impression d’un gouffre qui se creuse jusqu’au dernier quart d’heure. On plonge dans un sujet difficile mais malheureusement d’actualité pour beaucoup d’adolescents : le harcèlement moral et tout ce qui va avec (la sexualité des adolescents, la dépression, la notion de consentement...). Et pour les plus perplexes d'entre vous, non, la série n’est pas morbide : la voix narrative de l’adolescente nous entraîne dans une balade mélancolique à travers le temps et l’espace, et il n’est jamais question de glorifier le suicide. En fin de compte, le récit est fluide, il fait efficacement le pont entre le passé et le présent, et navigue aisément entre les différents points de vue de chaque personnage. Au-delà de ça, il y a une volonté d'en tenir un propos respectueux avec la meilleure volonté d'en tirer un enseignement. Développée par Brian Yorkey, et adaptée du roman Treize raisons de Jay Asher, « 13 Reasons Why » mérite à mes yeux sa place dans mon top 3 malgré ses petits défauts. Je serai curieuse de connaître la suite.

 

 

 

J’attribue la seconde place à la nouvelle création de Ryan Murphy : « Feud » (prononcez « fioud », et comprenez « querelle » si vous n’êtes pas à l’aise avec la langue Shakespearienne). En 1962, Jack Warner, producteur de légende et fondateur de l'actuel studio Warner Bros., réalise le coup de l'année en sortant le film « Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? », mis en scène par Robert Aldrich et avec en vedettes Bette Davis et Joan Crawford. Ces noms ne vous disent rien ? Elles étaient en leur temps deux des plus grandes stars de cinéma au monde. Bette Davis était une actrice incontournable des années 30 reconnue pour ses rôles de composition ; Joan Crawford était connue quant à elle pour être l'une des plus belles femmes de l'âge d'or Hollywoodien.

 

Les vraies Bette Davies / Joan Crawford. Ne vous fiez pas à leur sourire amical.

 

Considérées par les studios comme hors d'usage à cause de leur âge au début des années 1960, Joan Crawford et Bette Davies vont se battre bec et ongle pour relancer leur carrière avec le film « Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? », malgré leur antipathie (qui cache en réalité une grande admiration) réciproque. Un film d'horreur avec deux stars sur le déclin en haut de l’affiche : une haine à la vie comme à l’écran, quelle aubaine ! Et contre toute attente, malgré un tournage difficile accompagné de coups bas et de commérages pendant plusieurs mois, le film fait un tabac. Si Bette Davies profite du succès immédiat jusqu’à sa nomination aux oscars dans la catégorie meilleure actrice, le triomphe commercial ne suffit pas à relancer la carrière des deux divas, car après tout : « Personne de moins de 35 ans ne connaît ces femmes ».

Qu'ouïe-je ? Âgisme, sexisme et misogynie ? Bingo, vous êtes en plein dedans : dans les années 1960, il n'était pas question que des femmes prennent le pouvoir à Hollywood, célèbres ou non. Au point que tous les coups étaient permis pour entretenir la rivalité entre Crawford et Davis , à la fois par les médias, mais aussi par Jack Warner lui-même. Mais « Feud » donne bien plus qu'une lecture d'un crêpage de chignon, elle nous apprend un détail fondamental origine à cette querelle : Bette était talentueuse, Joan était très belle... et chacune désirait ce que l'autre avait. La série s'attache donc à raconter cette histoire complexe qui trouve sa source bien des années auparavant, mais marquée bien évidemment par les coups bas ayant eu lieu sur le tournage (plutôt amusant quand on fait le parallèle avec le film).

 

La guerre des Divas. Ca va saigner.

 

La grande force de « Feud » est de nous faire un miroir entre le présent et le futur. Hollywood a t-il évolué en soixante ans ? Bien sûr, les femmes ont apporté du changement, bien qu’il reste encore fort à faire (inutile de vous rappeler les scandales de différences de salaires hommes/femmes fréquents à Hollywood, ou encore le récent hashtag #Metoo). Mais ce qui a réellement changé aujourd’hui, c’est le pouvoir des femmes, en particuliers des actrices : il n'est plus rare de voir des interprètes prendre les commandes, la série est elle-même coproduite par Susan Sarandon et Jessica Lange (magistrales interprètes de cette première saison). Cependant, ces opportunités tiennent aujourd’hui à la télévision, et non au cinéma. Est-ce un mal pour autant ? La télévision offre aujourd’hui des séries prestigieuses d’une qualité digne de grands films, avec plus de liberté et de créativité, et elles attirent de plus en plus de stars de cinéma. Impensable il y a 60 ans, la télé étant considérée comme un « sous-média » par rapport au cinéma. Un peu comme les vidéastes sur Internet, mal-aimés de l'univers de la télévision aujourd'hui, n'est-ce pas ?

« Feud » m’a donc totalement conquise pour sa démarche, son scénario, ses axes de lecture et ses interprètes, je serai curieuse de découvrir la saison 2, qui se portera sur le couple princier tristement célèbre : Charles et Diana.

 

 

En haut du podium, je situe « Handmaid’s Tale : la servante écarlate ». Chapeau bas à Bruce Miller pour cette adaptation magistrale qui tombe à point. Pour vous résumer : dans un proche futur, le taux de natalité est extrêmement bas. Une secte politico-religieuse, « les Fils de Jacob », en a profité pour prendre le pouvoir lors d'un coup d’État et transformer le pays en dictature rétrograde. Désormais, les femmes sont réduites à des « objets », elles n'ont plus le droit de lire, ni écrire, ni travailler, ni rien posséder. Elles sont désormais catégorisées selon leur fonction : les Épouses sont les femmes des dirigeants, les Martha s'occupent de la maisonnée et les Servantes, habillées en rouge pourpre, sont uniquement dédiées à la reproduction, sous la surveillance rigide des Tantes. Les Servantes sont affectées au sein des familles dirigeantes, jusqu'à ce qu'elles mettent au monde les enfants tant désirés.

« Handmaid’s Tale » a le mérite de nous plonger dans une dystopie probable et terrifiante, en démontrant comment un pouvoir abusif peut progressivement se mettre en place sans résistance, pour finalement dévoiler le pire de nous-même. Pas de monstre, pas de vilain machiavélique, pas de caricature ou de cliché : au fil des épisode, les personnages se mettent en place et permettent de définir une psychologie complexe et une conscience propre. L'Homme révèle ainsi le pire de lui-même. Pire que le « chacun pour soi », l’obéissance de la population est motivée par une volonté de bien faire pour remettre le pays à flot. Les flashbacks réguliers (mais loin d’être trop envahissants, ce qui rend le récit fluide et agréable à suivre) tout au long de cette première saison nous font progressivement comprendre que ce futur ne s’est pas imposée du jour au lendemain. Fascinant et déroutant, quand on sait que l’auteure du roman éponyme, Margaret Atwood, s’était définit l’objectif de ne rien inclure que l’humanité n’ait pas déjà fait ailleurs ou à une autre époque, ou pour lequel la technologie n’existerait pas déjà. C’est pourquoi cette série donne une sensation glaciale de « déjà vu » sur bien des aspects.

 

Dans « Handmaid's Tale », il n'est plus possible de demander un 06 à une jolie fille.

 

Là où la série nous file une grande claque, c’est qu’elle décide de ne presque jamais montrer de sang. Pas de scène gore pour les plus sensibles d'entre vous. Non, l’horreur est ailleurs : le féminin est une abomination. Le plaisir féminin, l’utérus, l’indépendance doit être sous contrôle. Pour exemple, le troisième épisode se clôt dans une chambre d’hôpital immaculée, sans une goutte de sang portée à l’écran. Une servante lesbienne se réveille d’une opération, des pansements cache son sexe. Et on comprend alors qu’elle a été victime d’excision du clitoris, le seul organe exclusivement conçu pour le plaisir féminin. Fort heureusement, son vagin n'a pas été touché, elle peut donc continuer à procréer.

Dans ce quotidien effrayant, nous suivons le parcours et le point de vue subjectif de « Offred » (traduire : « De Fred », car au service du commandant Fred Waterford) alias Elisabeth Moss, une femme qui a perdu sa fille et son mari dans sa fuite, devenue Servante. La puissance de ce personnage soumis de force, qui rend une force indéniable à la série, provient essentiellement de sa voix off. Celle-ci nous raconte son histoire petit à petit, épisode après épisode, sans jamais en faire trop. Elle fait le lien entre son passé (par des souvenirs mélancoliques) et le présent (en apportant des descriptions et des réflexions), elle apporte un souffle de vie et émet une richesse intérieure du personnage. Et malgré tout l’horreur du récit, nous nous accrochons, tout comme Offred, à un mince espoir de rébellion ou de fuite. Et c’est cette petite étincelle qui permet à la série de véhiculer une mise en garde, et un message positif : résister et s’unir contre la terreur.

 

 

Attention, ce Top 3 inclus seulement mon avis personnel... Mais comme je suis publiée dans le Kamikaze, j'ai le droit de dire qu'il reflète la vérité absolue et universelle (et celui de Lef aussi... Même s'il triche un peu à la fin de son article, ce qui n'est pas très fair-play). Vous n'aimez pas ? Vous n'êtes pas d'accord ? Vous trouvez injuste qu'on ait oublié de parler d'une série ? Alors vous avez le choix entre ronchonner en silence sur ce qu'on a écrit dans votre coin... ou bien vous pouvez nous le faire savoir en commentaire. Et on sera prêt à débattre sur les meilleures séries 2017. Enfin, peut-être... parce qu'on fait un peu ce qu'on veut au Kamikaze. Non mais oh !

Sur ce, on vous souhaite une bonne fin d'année les p'tits bichons !

 

 

 

 

Le top 3 de Lef Dur:

 

Salut les canaillous, si vous avez fait une overdose de chapons et de dindes aux marrons, le kamikaze a le remède pour soulager votre digestion avec une bonne séance de rattrapage culturelle ! Alors pour se faire on va revenir sur la défunte année 2017 et en sortir les bons aspects. Que du bon ! L'humanité va au mieux, l'écologie est devenue la préoccupation première de chaque citoyen du monde, le monde entier lutte contre les inégalités sociales, et chaque individu pense au bien-être de son prochain, quoi rêvez de mieux, non ? Ah on me dit dans l'oreillette que la situation est tout aussi merdique qu'en 2016 sauf qu'on s'enfonce un peu plus dans la fange, autant pour moi. Allez positivons, peut-être qu'il y a des petits chef-d'œuvres pour illuminer ces sombres moments, regardons du côté du cinéma... ah euh rien d'intéressant. Même les nanars de bonne qualité se font aussi rare que de l'amour-propre chez les spectateurs de Cyril Hanouna, ma bonne dame ! Vous vous rendez compte ! Oui je suis vieux et aigri, et alors ? Oui Je suis de mauvaise foi, oui et alors !? C'est mon article je fais ce que je veux. Je vois quelques personnes qui vont me vanter les mérites de tel film ou tel film sorti cette année, mais je le répète : je m'en fous, c'est mon article, je fais ce que je veux. Fais ton propre article ou laisse un commentaire (avec un peu de chance je daignerais le regarder). Je pourrais parler alors de musique mais mon côté « bobo » m'empêche d'écouter du son contemporain. Par contre, je peux vous parler de série TV, parce que cette année j'ai passé pas mal de temps à glander sur Netflix et autres plate-formes.

Et vu que j'ai la flemme de faire un vrai article, je vais faire un top. Et vu que j'ai une grosse flemme je vais même faire un top 3. Et ce qui est top avec les tops, c'est que c'est « pute-à-clic » et ça ramène du monde (bah ouais un top c'est rapide et concis, le lecteur va pas s'amuser à lire un pavé, lire c'est has-been)

Je le répète, ce top n'est que mon simple avis, donc en toute objectivité je vous dirais que je ne vise que de la qualité. Tout le reste n'a que peu d'intérêt... évidemment !

 

The Handmaid's Tales

 

Je ne sais pas si tu as vu mais les américains ont élu comme maître suprême un troll internet avec une vilaine mèche blonde, le tout dans une jolie ambiance réac' qui sent bon le XIXeme siècle. Handmaid's Tale arrive comme une fleur dans cette atmosphère quelque peu délétère.

L'histoire se déroule dans un futur proche, dans un monde en proie à une crise écologique et à une chute de la natalité qui n'est pas sans rappeler le très bon Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuaron. Aux Etats-Unis, un groupe politico-religieux du nom des « Fils de Jacob » profite de l'instabilité politique pour orchestrer un coup d'état et s'emparer du pouvoir. Au prétexte de leur garantir un avenir, le nouveau gouvernement prive le peuple de ses libertés et surveille le moindre geste des habitants, dorénavant divisés par castes. Les opposants politiques, les homosexuels et les prêtres catholiques sont condamnés à mort. Les femmes ne sont plus des citoyennes à part entière, et catégorisées en trois fonctions : les Épouses (habillées en bleu) les femmes des dirigeants, les Martha (en gris) qui s'occupent de la maisonnée et les Servantes (en rouge pourpre) qui sont uniquement dédiées à la reproduction, sous la surveillance stricte des Tantes (en marron) et soumises aux bons vouloirs d'une caste dominante qui ne voit en elle que des coquilles vides juste bon à faire des marmots . Nous suivons l'itinéraire d'une de ces Servantes, Offred (joliment interprétée par Elisabeth Moss).

La première qualité qu'on peut attribuer à Handmaid's Tales est la subtilité de son écriture, qui ne part jamais dans de grandes scènes explicites, ni de grandes démonstrations. Nous sommes à hauteur du regard d'Offred et nous découvrons l'horreur de cette société à ses côtés. Ses balades et ses rencontres lui permettent d'être témoin du changement : des destructions d'églises, des proches qui disparaissent, des potences le long des quais. Les informations se dévoilent progressivement au fil des épisodes, soutenus par des moments de flash-backs et des petits indices visuels, le tout dans une ambiance froide à l'image de cette société glaçante et oppressante. La mise en scène est volontairement lente, et c'est ce qui fait qu'elle est captivante car on a envie d'en savoir un peu plus à chaque épisode sur cet univers, de découvrir son fonctionnement, le pourquoi et le comment de cette situation tragique, et d'être toujours surpris par cette dystopie terrifiante qui rappelle sans cesse les risques de l'obscurantisme religieux, des manipulations politiques et des dérives sécuritaires.

Je profite de l'occasion pour offrir une palme d'or à Joseph Fiennes, qui incarne le perso le plus malaisant de cette série :

Non parce qu'il est juste merveilleux dans le genre « sadique insidieux » .

 

 

Mindhunter

 

L'autre bonne série du moment, c'est Mindhunter. Qui mieux que David Fincher pour nous parler des serial-killers, lui qui est déjà papa de Seven et Zodiac ? Et oui, Fincher est à la production et à la réalisation, rien que ça. Ici, on s'intéresse à la naissance du profilage. Mindhunter s'inspire librement de la véritable histoire de deux agents du FBI, John Douglas et Robert Ressler, initiateurs à la fin des années 1970 du profilage criminel et de l'étude des tueurs en série,

On se penche alors sur ces méthodes qui jusqu'en dans les années 1970 n'existaient pas (ou peu), pour comprendre un genre de meurtre, gratuit, incontrôlable et jusqu'ici incompris alors des services de l'ordre. Pour interpréter et traquer ces tueurs en série, James Holden et Bill Tench, deux agents du FBI, partent interviewer les pires criminels de l'époque, écouter leurs histoires sordides et de comprendre leurs gestes, brisant les tabous de l'époque et en allant à l'encontre des ordres. La direction va même jusqu'à les cacher dans les sous-sols du FBI pour éviter que leurs activités ne s'ébruitent et fassent tâche à l'image du bureau.

Bienvenue dans les années 1970, les valeurs optimistes des années 50 et 60 ne sont plus de mise, nous voilà plonger dans l'Amérique des freaks et des white trash.
Et dans une période HBOesque où il faut de l'action, du rutilant et du sexe, Mindhunter prend à contre-pied la tendance actuelle. A l'instar de ses protagonistes, ici la psychologie prédomine sur l'action. Pour une série centrée sur des tueurs, elle montre peu de scènes de meurtres, ou de démonstrations de violences directes. Les mots suffisent pour décrire l'horreur de leurs actes. On nous force à se poser et écouter. On évite aussi les lieux communs des autres séries d'enquête criminelle, il n'y a pas de ligne de démarcation bien/mal entre les agents et les tueurs. Holden se met au même niveau que ces criminels pour mieux les saisir : Qu’est-ce qui les pousse au meurtre ? Est-ce que ces hommes sont juste fous à lier, comme le répètent les autres flics que croisent Holden et Tench dans la série, ou victime de leur environnement, de leur passé ? Fincher s'amuse ainsi à jouer sur une certaine ambiguité morale, ce qui apporte son lot de scènes dérangeantes à souhait. Bref, David Fincher est en grande forme, et Mindhunter mérite amplement l'audience d'un Esprits Criminels.

 

 

The Orville

 

Je voudrais bien vous parler de The Orville, mais ce salopiaud de Badelaar a déjà vanté les grandes qualités de cette petite série SF, donc je ne vais pas m'attarder trop sur le sujet (pour plus d'approfondissement:http://kamikazedelecran.over-blog.com/2017/10/the-orville-critique-de-badelaar.html). Je ne suis pas un grand fan de l'humour balourd de Seth MacFarlane, j'abordais donc la série avec quelques appréhensions. Mais hormis l'histoire de séparation entre les protagonistes, le capitaine Ed Mercer et le commandant Kelly Grayson, quelque peu convenue et bateau, qui sert de leitmotiv aux deux premiers épisodes, the Orville s'épanouit rapidement telle une jolie fleur cosmique. Ne tombez pas dans le piège : ce n'est pas une parodie de Star Trek ! L'humour est présent pour casser quelques codes du genre, mais jamais mis en avant. MacFarlane, en bon fanboy, nous propose plutôt une véritable déclaration d'amour au genre. The Orville convoque ce qui réussissait à Star Trek, notamment dans les séries Enterprise ou The Next Generation : de l'exploration évidemment, mais aussi faire la connaissance de l'équipage d'un vaisseau, les approfondir, les faire face à des dilemmes moraux. On y parle de choc des cultures, de la libre détermination des peuples, de l'eugénisme, des interactions humaines, ect. Mais la série de MacFarlane n'est pas qu'un simple copié-collé ! Il s'émancipe peu à peu de son idolâtrie pour créer son propre univers, avec ses peuples, ses codes, ses conflits, Ce n'est plus du simple pastiche, ni de l'hommage aveugle, The Orville s'émancipe pour s'envoler vers de nouveaux cieux.

 

 

 

 

Mention honorable: Glow

 

Et vu que le Kamikaze n'aime pas respecter les règles, je rajoute à ce top 3 une mention honorable pour une autre série : Glow !

Enfin une œuvre qui aborde avec respect l'art mésestimé du catch ! Car oui le catch, souvent raillé pour son côté populaire, n'est rien d'autre qu'une forme artistique avec ses propres codes, que ça ne déplaise à certains. Le catch, grand théâtre grandiloquent qui ne se prend pas au sérieux. Bref, le catch c'est cool. Et Glow le rappelle bien. Pas de parodie, pas de regard hautain sur le sujet, juste un bel hommage. Les personnages sont attachants, l'immersion dans le San Francisco des années 1980 est juste parfait, et tout ça offert avec un humour politiquement incorrect, et une Alison Brie qui pète le feu (Alison, je t'aime). C'est une jolie mise en scène d'un groupe de femmes hétéroclites, différentes les unes des autres, mais qui par leur expérience sur le ring va leur donner un pouvoir et une capacité d’agir qu’elle ne soupçonnait pas auparavant, ou que la société ne leur permettait pas de développer. Bref, une bonne petite série militante et divertissante à la fois.

 

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 18:07

 

A 1H du mat', on est là, affalé dans son canapé devant les vignettes défilantes de Netflix les yeux dans le vide. On vient de finir de regarder le dernier épisode de Star Trek Discovery, la première excursion de la franchise sur petit écran depuis 2005. On est perplexe: il y a bien les vaisseaux, les phaseurs, les synthétiseurs, les oreilles pointues, les klingons (avec un look classe) mais quelque chose cloche. Au delà des jolis effets spéciaux et de la très bonne esthétique, on commence à se rendre compte de ce qu'on a perdu: Où sont passées les conversations du mess et les préoccupations du quotidien qui rendent les personnages si proches de nous, cet utopisme affiché qui paraît tellement déplacé et naïf au beau milieu de cette SF pessimiste du XXIème siècle, la curiosité de l'exploration, les dilemmes cornéliens, les nouveaux mondes étranges où l'Homme n'a jamais posé le pied ? En fait, je les ai retrouvé toutes ces choses, et elles sont passées à distorsion 9 dans la nouvelle de Seth MacFarlane, The Orville. Engage !

 

A première vue, les bandes-annonces ne nous vendent pas vraiment du rêve. Juste une énième série pastiche sans trop d'imagination, quelques blaguounettes sans amibition par-ci par-là. On nous vend une comédie de Seth McFarlane, un auteur qui divise beaucoup sur sa capacité à écrire des scénarios corrects. Les Griffin m'avait toujours laissé indifférent, me rappelant sans cesse une sorte d'imitation des Simpson dans leur âge d'or. Pour ce qui était du cinéma, Ted avait pour lui quelques bonnes idées et un bon cast' mais restait une comédie assez terre à terre. Quant à Albert à l'Ouest, il ne m'avait pas décroché un seul sourire. C'est donc sans grands espoirs que j'ai abordé The Orville.

 

 

Le premier épisode nous pose les bases de la série dans un rythme assez lent. On y suit les aventures de Ed Mercer, officier de la flotte de l'Alliance des planètes (globalement une copie de la Fédération des planètes-unies de Star Trek accompagné de toute sa ribambelle de principes humanistes, même le générique, l'insigne et les uniformes ressemblent). Pitch classique: Ed est cocu et décide de tout plaquer. Après une période de vide, l'amiral de la flotte lui propose (parce qu'il n'y avait personne d'autre) un poste de capitaine à bord de l'Orville, vaisseau d'exploration dont le design rappelle la SF utopique des années 60. Jusque là, rien de bien folichon: on a le droit a quelques répliques de son timonier et meilleur ami qui passent parce qu'elles ne sont pas trop lourdes, un synopsis bateau avec une ex qui revient dans la vie du héros (en gros son second que les trekkies appelleront volontiers le Numéro 1 ou commandeur)... Mais c'est à l'instant où on se retrouve sur la passerelle du vaisseau qu'on se rend compte... que The Orville n'est pas une parodie de Star Trek mais un Star Trek. L'équipage est basiquement un équipage de Star Trek: le capitaine supposé être un modèle d'humanisme mais vivant avec ses vieux démons, la commandeur toujours là pour rappeler son supérieur à l'ordre lorsque ce dernier est sur le point de franchir les limites de la moralité, le médecin qui est le vecteur de la vie sociale du vaisseau et à qui on confie ses problèmes, l'alien ayant du mal à trouver ses marques dans une société étrangère et ainsi de suite. Les quelques pointes d'humour de la série sont la plupart du temps de l'ordre du comique de situation et sont une manière pour l'auteur de souligner certaines incohérences du matériel d'origine: la "webcam" de la passerelle, le babillage scientifique, etc...

A partir de l'épisode 2, on entre définitivement dans la logique de Star Trek: un épisode centré sur un personnage du vaisseau ou une problématique d'ordre morale (parfois les deux en même temps). Les intrigues, très bien ficelées et dignes de l'original s'enchaînent dans des épisodes qui comme Star Trek n'ont pas de fil rouge si ce n'est la menace sporadique des Krill, une espèce bélliqueuse à qui un épisode entier (épisode 6) est consacré afin de connaître leur culture et leurs croyances. On nous parle de la problématique du genre, de choc des cultures, de la libre détermination des peuples et du libre-arbitre dans une atmosphère de curiosité intellectuelle qui m'a rappelé le souvenir des meilleurs épisodes de The Next generation ou Enterprise. Parmi les 6 épisodes que j'ai visionné, le quatrième, If the stars should appears est sans aucun doute le meilleur et devrait vous convaincre d'adopter cette série sans plus attendre. L'équipage y découvre errant dans l'espace un vaisseau-arche vieux de 400 ans ou vivent une espèce d'humanoïdes ayant oubliés leur propre Histoire, convaincus que l'univers tout entier se limite au "grand jardin" qu'ont construits leurs ancêtres au sein du vaisseau. Ayant découvert que ce dernier se dirige droit sur une étoile proche, l'équipage est contraint d'intervenir mais Mercer se retrouve alors confronter au dilemme qui est de remettre en cause les croyances de tout un peuple.

 

Malgré ma grande indulgence à l'égard de cette série, je me fais néanmoins du soucis à son sujet. Si celle-ci est très bien construite et possède de grandes qualités, The Orville souffrira toujours de la comparaison avec Star Trek à moins que la série n'adopte une identité propre, ce qui à mon avis serait très difficile au vu de tout le contexte déjà établi en 6 épisodes et qu'il faudrait donc complètement revoir. Certains pourront crier au plagiat, je parlerai plutôt de fan-fiction d'un grand amoureux de la franchise (pour l'anecdote, Seth MacFarlane avait supplié la production de Star Trek Enterprise pour y apparaître en tant que simple figurant il y a quelques années). Là où Albert à l'ouest se vautrait lamentablement de son imitation extrêmement lourde des poncifs du western, The Orville est une réussite à la fois par la légèreté de son humour et par son sérieux qui constituent le témoignage d'un attachement profond de McFarlane à son univers préféré. S'il n'a pas renouvelé le genre, McFarlane est allé avec audace, là où aucun trekkie n'est jamais allé.

 

Note: 3,5/5

 

Badelaar

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 09:45
The Expanse, la série SF du moment

Bonjour, je passe voir si le Kamikaze de l'écran est bien entretenu. Houla ! Il y a de la poussière par ici. En effet, ça fait longtemps que personne n'avait posté un article. Bon... Il est temps de reprendre immédiatement le travail. Mais ce n'est pas si facile. L'année 2015 n'était guère un bon cru pour le cinéma. Hormis une ou deux perles (Mad Max: Fury Road, American Sniper, Birdman,...), rien de bon à se mettre sous la dent. Du bon nanar ? L'année commençait pourtant bien avec Jupiter des frères Wachowski (voir l'article consacré au film), et puis le néant. Même les amateurs de nanars rigolos n'étaient pas au rendez-vous. Juste quelques navets insipides. Je pourrais alors vous parler de quelques superbes jeux comme Life is Strange ou Hotline Miami 2. Mais non... le mieux est d'y jouer et de vivre ces expériences vidéo-ludiques incroyables.

Non, on va commencer l'année en douceur avec une bonne série SF ! Oui, vous avez entendu de la BONNE série SF (et oui, c'est encore possible). Le Kamikaze vous propose « The Expanse », une série de la chaîne SyFy adaptée du roman du même nom écrit par Daniel Abraham et Ty Frank !

Attention, ce n'est pas du space-opéra boursoufflé avec des personnages stéréotypés et des décors cheap. Non, là... on tape dans le hard SF (je vois déjà quelques malins qui sont prêts à faire des remarques lourdingues sur le terme « hard »). Qu'est-ce que de la hard science-fiction ? Il s'agit tout simplement d'un univers où les technologies et les découvertes scientifiques ne sont pas en contradiction avec les connaissances scientifiques du monde réel et actuel.

 

Mais, mon ami Lef Dur, de quoi parle cette série ?

L'histoire se situe 200 ans après notre époque. Un petit texte introductif nous explique que le système solaire a été colonisé. Celui est divisé entre deux grandes puissances: la Terre et Mars. Les grandes compagnies interplanétaires, principalement originaires de la Terre, maintiennent une pression sociale de moins en moins supportable pour les travailleurs de la ceinture d’astéroïdes. Cette pression sociale, ainsi que les différences créées par les adaptations physiologiques à la faible gravité des Ceinturiens, provoquent la haine de ces derniers envers les humains originaires de la Terre. Et une forme de rébellion est en train de naître. Sur Cérès (une planète naine située dans la ceinture d'astéroïdes), l'inspecteur Josephus Miller, natif de la Ceinture d'Astéroïdes, a pour mission de retrouver une jeune femme, Julie Mao. Il est rejoint dans sa tâche par James Holden, un ancien commandant de cargo spatial impliqué dans un incident causé par les relations tendues entre la Terre, Mars et la Ceinture d'Astéroïdes. Ils vont bientôt découvrir que la disparition de la jeune femme est liée à une vaste conspiration qui menace la paix dans le système solaire.

 

Vu comme ça, tout paraît bien compliqué et confus. Et le schéma narratif du pilote ressemble à un véritable puzzle. Mais rassurez-vous immédiatement. Ce puzzle ne demande qu'à s'assembler au fil des épisodes. Après avoir fait connaissance avec les personnages et l'univers, vous serez véritablement enchanté par The Expanse.

Certes, SyFy nous avait habitué à faire des productions pauvres, peu inspirées et très kitschs. Mais The Expanse est tout autre. Le scénario opte pour un mélange des genres très appréciable: on tape dans le thriller politique, le policier et la science-fiction. L'environnement moite et ombrageux de Cérès n'est pas sans rappeller deux autres grands films SF qui s'allient au polar: Blade Runner et Outland. Ceci est déjà le premier grand point.

 

Le second point est ce scénario qui n'est jamais trop explicatif. Les discours des personnages sont là pour renseigner un minimum le spectateur sur le monde qui évolue devant ses yeux et on nous laisse une grande marge pour notre curiosité. Une série qui ne prend pas son public pour des buses, ça fait plaisir. Et ce respect se traduit par cette volonté de quitter les sentiers battus. Il y a encore quelques clichés, notamment celui de l'inspecteur de police blasé, violent et renfrogné qu'on peut retrouver dans de nombreux polars, mais ils sont minimes. On préfère nous plonger dans un univers qui flirte avec le scientifiquement possible. L'exemple de Cérès est passionnant à plus d'un titre: on n'apprend au détour de quelques dialogues et de plans les inégalités sociales et les effets néfastes de la vie à long terme dans un espace à basse gravité (les corps des colons sont étirés et fragiles). L'univers y est approfondi avec subtilité et sans grande démonstration. Il en est même étouffant pour les personnages qui semblent avoir du mal à se mettre en avant. Oui... la série souffre d'un p'tit défaut: les protoganistes manquent cruellement de charisme. On vous pardonne.

 

The Expanse convoque ce qui manquait depuis bien longtemps dans les séries SF: de l'élégance, de l'action, du politique et de l'intelligence. Les intentions sont sincères et c'est le plus important.

 

Lef Dur

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 12:32

 

Vous aimez « Adventure Time », la série animée la plus barrée de cette décennie ? Vous adorez « Community », le sitcom dopé à la pop culture ? Imaginez à présent la rencontre des deux cerveaux qui ont participés à ces chef-d'œuvres télévisuels: Justin Roiland, doubleur génial de Lemongrab dans Adventure Time et Dan Harmon, papa de Community. On peut d'avance s'imaginer le grand carnaval WTF qui risque de déferler devant nos yeux. Et ce carnaval a un nom: Rick and Morty.

 

rick and morty 1

 

La chaîne Adult Swin propose onze épisodes d'une vingtaine de minutes de cette nouvelle série animée, narrant les péripéties folles de Morty, jeune ado timide entraîné malgré lui dans les aventures spatio-temporels de son grand père, Rick, savant fou alcoolique aux allures de Doc de Retour vers le Futur. Naviguant dans des univers périlleux remplis de monstres de toutes sortes, se rapprochant du visuel d'un Adventure Time, la série amène un déferlement de blagues salaces, d'humour déjanté et de références à la pelle, le deuxième épisode mêlant ainsi les Griffes de la nuit et Inception dans un cadre SF. Un humour très caractéristique de ses concepteurs, Justin Roiland, qui double les voix des deux protagonistes, et Dan Harmon, en lutte constante pour la survie de sa série chérie, « Community », sur la chaîne NBC.

 

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Pour ceux qui cherchaient une bonne série animée depuis la disparition de Ugly Americans, Rick and Morty est fait pour vous.

 

 

Trailer: link

 

 

Lef Dur

 


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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 22:40
Vous êtes à la recherche de bonnes séries TV ? Le « Kamikaze de l'écran » vous donne trois pistes !
 
Raising Hope:
 
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Genre: comédie
Chaîne USA: Fox (depuis 2010)
Diffusion en France: Canal+ Family, bientôt sur M6 et Téva
3 saisons (64 épisodes de 22 minutes)
Histoire: James « Jimmy » Chance, 24 ans, habite chez ses parents, Virginia et Burt, vit de petits boulots et a peu de perspectives d'avenir. Sa vie change radicalement lorsqu'il se retrouve contraint d'élever sa fille Hope, fruit d'une aventure d'une nuit avec une tueuse en série condamnée à mort et exécutée.
Les +: une série créée par Greg Garcia (créateur de la série « My Name is Earl »), des personnages attachants et décalés, Cloris Leachman qui, âgée de 86 ans, livre une interprétation énergique et explosive.
 
 
 
 
Hell on Wheels:
 
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Genre: Western
Chaîne USA: AMC (depuis 2011)
Diffusion en France: OCS Max
2 saisons (20 épisodes de 42 minutes)
Histoire: Après la guerre de sécession, Cullen Bohannon, ancien soldat confédéré, est à la recherche des soldats de l'Union qui ont massacrés sa famille. Cette traque l'emmène dans une colonie itinérante, nommé « Hell on Wheels », qui suit la construction d'un chemin de fer traversant l'Amérique d'est en ouest.
Les +: Des bonnes interprétations, une reconstitution historique précise, un western violent et sombre.
 
 
 
Vikings:
 
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Genre: Drame historique
Chaîne: History (depuis 2013)
Diffusion en France: Inédit
1 saison (9 épisodes de 42 minutes)
Histoire: Au coeur d'une tribu viking, Ragnar Lodbrok (héros semi-légendaire dans la tradition scandinave) se rebelle contre les choix de son earl et convainc son peuple de lancer des raids dans les riches terres saxonnes et franques.
Les +: la chaîne History omet rarement les faits réels historiques, une reconstitution rigoureuse, des scènes de combats loin des mises en scène « Zack Snyderienne ».
 

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:39
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 Si, si... c'est bien un flic. On ne dirait pas comme ça, mais si...
 
En regardant les articles « TV » du Kamikaze de l'Ecran, une chose saute aux yeux: il n'y a que des séries humoristiques (Mis à part « Game of Thrones », c'est évident). Donc, voici une p'tite perle audiovisuelle pointant vers le drama pour faire peser la balance: Copper !
 
 
Synopsis:
New York, 1864. Alors que les gangs gangrènent les quartiers des Five Points et que la corruption est monnaie courante dans les classes les plus huppées, un jeune flic irlandais cherche à découvrir la vérité sur la disparition de son épouse et la mort de sa fille. Son amitié avec deux compatriotes de la Guerre de Sécession, le fils d'un riche industriel et un médecin afro-américain, l'amène à côtoyer aussi bien la très chic 5ème Avenue que le Harlem populaire. En utilisant chacun leur talent, le trio va peu à peu unir leurs forces contre des ennemis communs.
 
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Il y a du sexe, de la violence et du politiquement incorrect. Bref, c'est une série TV U.S. banale. Mais lorsque le travail de reconstitution historique est aussi bien fait, ça fait toujours plaisir à voir. Tom Fontana, auteur des séries cultes comme « Oz » ou « Borgia », nous offre un petit pan de l'histoire américaine par les yeux de trois frères d'armes. Inspiré par l'ambiance d'un « Gangs of New-York », la série parvient à recréer à merveille les rues précaires et malfamées des Five Points, quartier populaire aujourd'hui disparu, mais jadis connu pour avoir été un bidonville où immigrés irlandais, afro-américains, juifs et italiens cohabitaient, et profondément marqué par l'insécurité, la criminalité et les émeutes (les fameuses « Drafts Riots », évènement évoqué par les personnages de la série). Tom Fontana, grand passionné d'histoire, nous montre le visage d'une Amérique rongée par les violences communautaires, la guerre, le racisme et la corruption.
Outre l'ambiance, l'intrigue accroche de suite le spectateur. En amenant le polar policier dans un contexte historique précis, l'auteur nous offre une certaine originalité. On a le droit au médecin légiste précurseur, aux indices, aux interrogatoires, aux arrestations musclées... mais au 19ème siècle. Certes, quelques éléments dramatiques semblent réchauffés, mais cette histoire de flic bad-ass ne laisse pas indifférent, notamment grâce à un casting de qualité et une narration passionnante.
 
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Un poing américain, l'argument principal du héros
 
La série, encore inédite dans les pays francophones, a déjà une saison de 10 épisodes, mais une deuxième saison a été confirmée pour 2013.
 
 
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 17:50
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Ryan King, un commentateur sportif, supporte tant bien que mal le décès de son épouse. Son patron l’oblige à suivre une thérapie de groupe. Va–t-il accepter de se faire aider, et surmonter ce deuil ?
 
Pour vous faire découvrir un peu cette série toute fraîche (et aussi parce que ça ne fera pas de mal d’exercer un peu votre anglais), je vous laisse visionner le teaser :
 

 

Oh oui ! Matthew Perry est enfin de retour !! Je ne sais pas vous, mais j’en saute de joie. Après plusieurs flops, notre Chandler Bing de la série cultissime Friendsfait son come back à l’écran et on aime ! Le synopsis de cette première saison est simple. Un sujet grave pour seul fil de l’histoire, fallait y penser... et oser. Et ça suscite la curiosité. Alors, après avoir visionné quelques premiers épisodes de Go on, posons-nous la question : flop ou top ?

 

 

goon

« Qu’est-ce que je fous dans cette galère ? »

 

 

Première surprise dès les premières minutes du premier épisode : le personnage principal fait une apparition plutôt inattendue, genre se pointer au bureau quand on ne l’y attend pas en meuglant « I’m back ! » sous les yeux médusés de ses collègues. Un mois après le décès de sa femme, le revoilà en pleine forme, prêt à reprendre le travail, tout sourire, en prétextant que seul son job peut l’aider à reprendre le cours normal de sa vie. En bref : pas de larmes, rangez vos mouchoirs. Première bonne nouvelle (je suis allergique au pathos). On prend en cours l’histoire, et ça nous surprend dès le départ : on n’assiste pas à la mort de son épouse (Janie, c’est tout ce qu’on sait d’elle au début), ni à son enterrement, ni à la réaction qu’a pu avoir Ryan King sur le moment. Et finalement, on se demande : ce Ryan, il est sans cœur ou quoi ? C’est un connard ou il est dans le déni le plus total ? On a presque envie de lui dire : « Hé mec ! Tu es veuf ! Tu as perdu ton épouuuuse, coucou ! » On ressent presque de l’antipathie (je ne suis moi-même pas très convaincue quand il se la joue commentateur sportif j’suis-dans-l’coup). Presque seulement parce que, finalement, il nous fait rire ce Ryan. On retrouve dans le jeu de Matthew Perry un peu de Chandler Bing : l’humour comme bouclier, un masque pour se cacher derrière cette fragilité. Tout au long du premier épisode, il ne souhaite qu’une chose : signer le fameux papier qui atteste qu’il est guérit afin de reprendre le boulot et faire comme si de rien n’était. Ca semble tellement facile. Il joue avec les drames des autres personnages (le vieil homme aveugle, la dépressive folle de chat ou Owen, le jeune qui a perdu son frère), s’en moque un peu car après tout la compassion, c’est pas son truc. Lui, il veut avancer dans la vie (d’où le « Go on ! »), sans se morfondre. Bref, rejetter ces émotions qui sont apparus depuis ce tragique accident de voiture. Jusqu’à ce qu’il pète un câble, et reconnait que, oui, il a besoin de se faire aider et d’en parler. Perdre une personne qu’on aimait plus que tout, ça ne se prend pas à la légère.

 

Vous l’aurez bien compris, Go on, ça parle de sujets graves. Mais c’est aussi une comédie. Fallait oser. Voilà des situations grotesques où, lors de sa première séance, Ryan organise le tournoi de l’histoire la plus triste. Go on ne se moque pas du deuil, bien au contraire : les quelques moments où Ryan parle de sa femme sont vraiment touchants, et c’est au fil des épisodes qu’on en apprend plus sur elle et leur histoire, petit à petit. La série prouve qu’on ne peut pas oublier sa peine, mais qu’il est possible de la surmonter, voire en rire. On se moque gentiment des thérapies de groupe, avec des séances un peu incongrus (« oh oui, faisons des collages, faisons-nous des câlins ! »), et des personnages pour la plupart excentriques (Mr. K alias Brett Gelman est à mourir de rire) qui font désormais partis de la vie de Ryan. Parlons par exemple de l’épisode 3 où Ryan King éprouve des difficultés à informer son jardinier le décès de Janie : ces acolytes lui donnent des conseils relativement farfelues (faire une plaque d’immatriculation de voiture avec WYF DED inscrit dessus, se faire un tee-shirt, ou l’annoncer avec légèreté…). Et Ryan lui-même essaiera d’aider la plupart d’entre eux pour résoudre leur problème (souvent de façon maladroite voire inadaptée). Au fil des épisodes, le personnage se révèle peu à peu et se dessine plus clairement : non ce n’est pas un connard, juste un homme fragile qui a du mal à faire face à la réalité et qui n’exprime pas ce qu’il ressent. Et oui, Matthew Perry est très bon dans ce rôle qu’on connaît si bien, tellement Chandler Bing-esque, anxieux, drôle, touchant. Parfait pour le contexte de l’histoire.

 

 

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« Poupidoupoudoupoup ! » cf. épisode 03

 

 

Il est difficile de juger plus cette série en quelques épisodes seulement (6 pour être précise). On ne peut que souhaiter voir les personnages secondaires plus approfondis, sortant des rôles de faire-valoir. En tout les cas, deux points à retenir de Go on : pas de surenchère de type violons-sors-les-mouchoirs-j’ai-les-yeux-qui-piquent, et un rythme plutôt bien soutenu pour chaque épisode. Et un troisième point pour conclure : Matthew Perry, quoi. C’est un argument de poids pour vous convaincre, non ?

 

 

Clémentine Samara.

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 19:45
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Sourisquetout est une personne formidable. Vous ne le connaissez pas ? C'est normal, cher lecteur. Il faut être à un degré haut de « hype attitud » pour côtoyer l'underground absolu. Je tiens tout de même à vous rassurer en vous disant que vous êtes déjà sur la bonne route. La preuve: vous êtes actuellement sur le site du Kamikaze de l'écran. Mais, revenons au sujet. Derrière ce nom étrange qui rappele celui d'un rongeur samouraï se cache le meilleur dealer de séries TV du monde.
Un soir, j'étais sérieusement en manque. Il me fallait une dose de nouveauté. Sourisquetout m'a alors contacté et m'a dit: « tiens, prend ça. C'est de la bonne came » UGLY AMERICANS ! Mais, qu'est-ce que c'est ?, lui demandais-je. C'est pas dangereux ? »
Il s'avérait que « non ». Cette série animée est même conseillée à haute dose, garantie sans overdose.
 
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Qu'est-ce que ce truc ?
C'est une série animée créée en 2010 et diffusée sur Comedy Central. Il existe deux saisons de 14 épisodes. L'action se déroule dans un New-York alternatif où cohabitent humains et créatures fantastiques. Mark Lilly, un travailleur social au ministère de l'intégration aide les nouveaux immigrants à s'intégrer dans la ville. La mégalopole est une métaphore de l'actuelle cité qui ne dort jamais, avec sa pléthore d'ethnies qui cohabitent et les problèmes socio-économiques auxquels ces populations sont confrontés.
Voilà, vous pouvez déjà voir que c'est un univers décalé avec un léger contenu satirique. La série a des allures de « Futurama » avec son bestiaire impressionant, mais le récit est plus déjanté, plus trash, plus subtil. Oscillant entre le potache et la finesse, chaque épisode possède toutes les qualités pouvant plaire à un large public (des « privates jokes » pour geeks et cinéphiles à un humour plus « grand public »). Bref, ça brille par son inventivité et son originalité. ça défonce les conventions scénaristiques, ça a des allures de séries B, c'est la grande classe.
Côté animation, le style du créateur Devin Clark est agréable à l'oeil grâce à son trait particulier, ses couleurs vives et sa fluidité. La p'tite faiblesse: le mouvement des personnages, étant par moment statique, gêne les blagues visuelles.
 
Conclusion: Regardez la série ! Arrêtez de lire cette article chiant et partez vous divertir en matant de suite « Ugly Americans ».
 
 
 
 
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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:37

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Glee ! LA série musicale prometteuse, qui cartonne aux States, arrivée en France l’an dernier mais qui a encore du mal à trouver sa place. Mais Glee, exactement, c’est quoi ?

Pour résumer, un prof de lycée, Will Shuester, reprend un club de chorale laissé bien mal en point. Des élèves vont entrer dans cette grande aventure et tenter, tous ensemble, de gagner le concours national de chorale. Et ce ne sera pas facile. Les élèves sont catalogués comme des loosers, se font charrier dans les couloirs de l’établissement par les cheerleaders et autres footballeurs, et ils vont surtout devoir défier Sue Sylvester, la coach des cheerleaders, insupportable et langue de vipère à souhait qui ferait tout pour faire tomber le Glee Club.

 

 

 

 

Bon, là, je vous ai résumé le topo dans les grandes lignes. La seconde question que vous êtes en droit de poser est la suivante : à quoi peut-on s’attendre, dans Glee ?

A première vue, on peut s’attendre à des épisodes à la High School Musical, des moments plein d’émotions fortes (« On va prouver à tous ceux qui ne croient pas en nous qu’on peuuuut y arriver ! »), des personnages aussi lisses qu’une tronche liftée d’une actrice de cinéma de plus de 40 piges, et des chansons insupportables à écouter toutes les 2min30. N’est-ce pas ?

Alors, comme je suis cool et sympa, j’ai testé pour vous les trois saisons (enfin, les deux saisons, et le début de la troisième, en cours). Voilà ce que je peux en dire :

 

Vos craintes sont à moitié justifiées. Oui, on a droit à des moments mélodramatiques. Surtout quand 90% des personnages principaux sont des ados (enfin, censés être… Les acteurs ont quand même la vingtaine). Forcément, on peut multiplier ça par 10. MAIS, ce que la bande annonce ne nous dit pas, c’est que cette série est bourrée d’humour !! Mention spéciale à Sue Sylvester, interprétée par la géniale Jane Lynch, obsédée par la réussite, et qui détient des répliques qui tuent, vraiment (pour ne pas dire, les meilleures). Je tiens à vous en citer quelques exemples (en VO, mais je vous l’ai dis, je suis cool et sympa, alors je vous les ai traduis):
 

''So you like show tunes. It doesn't mean you're gay. It just means you're awful.'' (“Donc, tu aimes les comédies musicales. Ca ne veut pas dire que tu es gay. Ca veut juste dire que tu es assommant.”)

''I might buy a small diaper for your chin, because it looks like a baby's ass.'' (''Je pourrais t’acheter une petite couche pour ton menton, parce qu'il ressemble à un cul de bébé.'')

''You don't deserve the power of Madonna.... Simply put, you have all the sexuality of all those pandas down at the zoo who refuse to mate.'' (“Tu ne peux pas servir la cause de Madonna… Autrement dit, tu es aussi sexy que tous ces pandas enfermés dans un zoo qui refusent de s’accoupler »)

''Me, I never wanted kids — don't have the time, don't have the uterus.'' (… Vous avez vraiment besoin que je vous traduise ça?)

''I thought I smelled cookies wafting from the ovens of the little elves that live in your hair.” (« Je pensais sentir des cookies préparés par des petits lutins qui vivent dans tes cheveux »)

''I don't trust a man with curly hair. I can't help picturing small birds laying sulfurous eggs in there, and I find it disgusting.'' (“Je ne fais pas confiance aux hommes qui ont les cheveux bouclés. Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer des petits oiseaux qui y pondent des œufs dedans, et ça me dégoûte. »)

Jouissif, non ? Et ce n’est qu’une toute petite partie. La plupart de ces répliques cinglantes sont destinées à Will Shuester, qu’elle déteste (et c’est réciproque), et aux élèves adhérents du Glee Club.

 

Aussi, la particularité de Glee est que les acteurs reprennent des hit parades. De mon point de vue, les remakes sont globalement très bons. On a de tout: des grands classiques aux tubes plus récents. Il y en a pour tous les goûts. Certains épisodes sont même entièrement dédiés à une star en particulier (Madonna et Lady Gaga, entre autres). Et il faut reconnaître que les acteurs ont un très bon niveau concernant le chant. Chacun a son style (et c’est là où je fais une transition de folie pour expliquer pourquoi j’adhère en partie à cette série…).

 

Et LA où les producteurs ont eu raison (à mon sens), c’est que les élèves loosers sont tous différents. On a la starlette insupportable, la grosse black à la voix de diva, le jeune gay fou de mode, le paraplégique qui rêve de danser, le quarterback partagé entre deux passions, la gothique asiatique qui bégaie… Bref, on a quand même droit à de sacrés personnages, aussi lisses que la tronche de Jeanne Moreau (oui, mes métaphores sont très subtiles). Et on les aime bien, ces loosers, parce qu’ils sont un peu concons, un peu naïfs aussi, et on est loin du High School Musical où tout le monde il est beau. Aussi peut-être parce que les loosers sont des anti héros très appréciés et très demandés de nos jours, mais bon, je ne vais pas me lancer dans ce débat maintenant.

 

Glee.png

 

Et là, vous allez me dire : Alors, c’est une série sans faute ? c’est vraiment bien ?? Attendez, mes lapins, je n'ai pas fini… La saison 1 est très bien, oui. On s’attache aux personnages, les situations sont cocasses, les chansons bien choisies et bien chantées, le rythme y est. Pas de problème. Faut juste aimer le style, naturellement (je ne dis pas que c’est la série de la décennie, loin de là).

Mais j’ai continué à regarder la série. Je me suis lancée dans la saison 2, et ô malheur, déjà, on s’y perd. L’humour commence à être relou, les personnages également (surtout celui de Rachel Berry, qui a une voix d’or, mais du coup, qui occupe trop de place, alors qu’on aimerait mieux voir les performances des autres), seule Sue Sylvester continue à faire rêver avec ses survêtements. On a même le droit à de nouvelles péripéties, alors qu’on s’en passerait bien… De nouveaux personnages arrivent, mais on les aime moins, peut-être parce qu’on aimerait prendre un peu plus le temps de s’attacher aux anciens, ou peut-être simplement parce qu’ils ne sont ni drôles, ni spécialement talentueux dans leur jeu d’acteurs… Les personnages présents dans la première saison sont déjà moins loosers, et c’est dommage… Bref, on perd beaucoup dans la qualité de la série. On se dit « bon, c’est pas grave, ça arrive, une saison bof, ça ira mieux la prochaine. » Ben non. Honnêtement, dès le premier épisode de la troisième saison, j’ai complètement décroché. On s’enfonce dans des moments-émotions-dramatiques-cucul-la-praline, au secours, quoi.

Peut-être parce que le phénomène Glee est vite lassant ? Ou peut-être que c’était la sensation de découverte qui faisait que la série était si chouette dans sa toute première saison ? Ou tout simplement, peut-être parce que les scénaristes veulent aller dans de nouvelles directions, pas de bol, ça devait pas être les bonnes.

Bon, pour conclure là-dessus, je vous encourage vivement à découvrir la première saison, qui possède quand même de la matière. On se marre, on applaudit leurs talents, on touche parfois des points sensibles et on y croit. Mais n’allez pas plus loin. Vraiment. Parce que ça ne vaut pas le coup. Mais bon… C’est à vos risques et périls, hein…

 

Et pour finir en beauté, quelques critiques des spectateurs d’Allociné :

« une saison 1 captivante, prenante, bien organisée, bien ficelé, tout s'enchainent sans probleme sans qu'on perde le fil. un debut de saison 2 très mou, peu interessant, des dialogues plats/creux, très très mal exploités, voire inutile. beaucoup d'incohérence. du 2 au 7 episode on peut retenir que 20min d'interet, le reste ennuyeux.j 'espère que les prochains episodes seront au même rythme que la prmière saison sinon byebye pour moi la serie »

  

« Glee est une série qui a su prendre le contre-pied des autres séries. La plupart des séries d'aujourd'hui ne montrent que des gens magnifiques, parfait, souvent immortels et très doués dans ce qu'ils font. Dans Glee, il n'y a pas de vampires, d'anthropologue, d'agents secrets ou je ne sais quoi. Glee montre la réalité. La dureté de la vie au lycée, du fait de ne pas être populaire, de l'intolérance. Il est vrai que la série s'est un peu égarée et n'a toujours pas retrouver le chemin exact, mais le nombre de gens qu'elle a aidé est incommensurable. […] »

  

« Avec des bonnes chansons ça pourrait être correct. Dommage qu'ils n'aient pas de bon goût. Une de ces nombreuses séries abrutissantes. À ne pas voir. »

  

« bonne serie. les intrigues ne sont pas tres folichonne cependant et tres orientees cliches ados. la partie.musicale estvquant a elle tres bien et sauve la serie du melodrame adolescent auquel elle etait promise. »

  

« bùpqf JZPOG¨HI ¨RQEL GTQODOGNMQONGON< LSDNGDOOGSQNGKLJSDFNBGKLDFNLKMNLHKNDFHLKSN Ca c'est d'la critique ! xD »

 

Clementine Samara

  

 Note de Lef Dur:

(Arrive dans la rédaction avec un rire idiot): "uhuhuh, c'est un truc de filles !".

Bon, je ne l'ai pas encore vu et la première fois que j'ai entendu parler de Glee, c'est dans une autre série ("Community") où le personnage de Jeff explique à celui de Pierce qu'il souffre. Qu'elle est la cause de cette souffrance ? sa copine l'a forcé à mater toute la série. Private joke.

 

 

JEFF : I hate Glee.
PIERCE : I'm not crazy about Glee either.
JEFF : I hate it! I don't understand the appeal at all.

 

 Puis, Community enfonce le clou en parodiant la série concurrente ( ce qui n'est pas très fair-play).

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:03

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Des héros qui n'ont peur de rien

 

Il est toujours utile d'avoir un ami qui a bon goût et … qui a du temps libre. Il est capable de toujours vous dénicher des petites perles bien sympathiques dans tous les domaines confondus. Là, il me proposait de mater un épisode de « Bored to Death ». « What's the hell ?! », lui criais-je. Il me dit: « Shut up and look, motherfucker ! ». Ok, ok, ok.

Bière dans une main et paquet de chips dans l'autre, je regarde, rigole, savoure et réclame un second épisode, puis un troisième, un quatrième, ect. Au bout d'un moment, j'étais dans un tel état de trépignation (équivalent à celui d'un cocaïnomane en manque) que mon ami, effrayé, fut obligé de me chasser de chez lui en me menaçant avec un fusil. Depuis, je n'ai plus d'ami... mais j'ai une nouvelle série à mater ! Enjoy !

 

 

 

L'histoire. Celle de Jonathan Ames, jeune écrivain new-yorkais alcoolique et fumeur de marijuana, qui décide après une rupture douloureuse de devenir détective privé pour stimuler son imagination.

 

Les atouts. Une oeuvre intelligente et drôle. Tout en parsemant son récit de nombreux clins d'oeils parodiques aux films noirs, Bored to Death demeure une série possédant un humour décalé et mature. Rythmé par trois personnages principaux que l'ont pourrait qualifier de loosers (Jason Schwartzman, Jason Zach Galifianakis et Ted Danson), les épisodes accumulent des enquêtes sans envergures, des problèmes d'alcool, de drogue ou de sexe, de nombreux cas pathologiques et des dialogues hors normes et sans tabous (les dialogues de George méritent déjà d'être cultes).

L'interprétation repose sur cette nouvelle génération de comiques américains qui préférent la subtilité à la lourdeur potache et... le pari est gagné. Résultat: une interprétation parfaite.

 

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En France.

Sortie aux Etats-Unis depuis 2009 sur HBO, la série est diffusé sur Orange Cinénovo depuis 2010. Deux saisons sont déjà sorties en DVD/Blu-Ray. Une troisième paraîtra prochainement

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