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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:57

batman vs spider 1

 

 

Comme chaque été, Hollywood sort les grosses machines et c'est reparti pour du bourrinage visuel. Cette année, le match oppose deux super-héros: Spider-Man et Batman !

 

Cool Attitud:

 

Dans la vie civile, nous avons deux gars bien différents. D'un côté, il y a Peter Parker. Un jeune loser, né avec un corps de gringalet, deux mains gauches et le QI de Jamy de « C'est pas sorcier ». Il assure en maths, mais côté « drague » c'est moins top. Un geek, quoi ! Et comme tous les geeks dans les films US, il est martyrisé par le sportif du lycée (principe de la chaîne alimentaire, sans doute). Il essaye tout de même de rattraper sa « cool attitud » en ayant un p'tit côté créatif et en roulant sans cesse en skate (un jeune, quoi). De l'autre côté, il y a Bruce Wayne. C'est un mec carré avec peu d'humour. D'un côté, c'est difficile d'être heureux lorsqu'on a perdu ses parents aussi jeune. Mais, on va pas le plaindre. Avec une fortune aussi conséquente, il devrait se sentir comblé. Il pourrait sortir une ou deux blagounettes (histoire d'égayer sa vie). Mais non ! Regardez ! Peter Parker relativise alors que sa vie est déplorable.

Le spectateur aura autant de sympathie pour le milliardaire orphelin et délaissé que pour l'individu simple et routinier qu'est Peter Parker. Le côté « brun ténébreux et mal dans sa peau» de Bruce Wayne apporte une petite touche d'empathie, alors que Peter Parker est le synonyme même du jeune lambda. Le jeune geek reste certes plus sympathique, mais Bruce demeure plus attachant.

 

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En tenue de super-héros, c'est autre chose. Batman arbore une cuirasse noire high-tech, solide et efficace. Celle-ci est censée terrifier ses ennemis et ça marche ! Chacune de ses apparitions est électrisante. Quand il parle, on a certes l'impression qu'il a une flopée de marshmallows dans la bouche, mais ça reste sérieusement flippant. Non ? Bref, Batman a le costume « bad-ass » par excellence. Par contre, Spider-Man a fait le choix peu judicieux de se balader dans une tenue moulante bleu et rouge. Alors que Batman semble avoir fait le choix de se confondre dans le paysage avec un noir sombre, Spider-Man choisi le flashy. Un tel costume est comme porter une pancarte « tirez-moi dessus » autour du cou. Une véritable cible mouvante, le gars ! Certains me diront: « ouais, mais Spidey éxecute des figures monumentales », je rétorquerai que les démonstrations physiques sont tout aussi impressionnants chez Batman (alors qu'il a un malus face à l'homme-araignée: il n'a pas de pouvoirs). Un point pour Batman !

 

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Côté « réplique », le point va de suite à Spider-Man ! Il est drôle et incisif. Le film de Marc Webb n'hésite pas à casser la figure emblématique du super-héros avec une série de situations drôles et décalées. Batman, c'est comme... attendre qu'une porte de prison te sort une blague. Il y a bien une ou deux phrases accrocheuses, mais il y a pas de quoi s'esclaffer. Il est vrai que l'on attend pas Batman sortir des sketchs. Surtout pas ! On se retrouverais encore avec un nanar comme « Batman & Robin » et sa chiée de jeux de mots pourris. Mais... une ou deux répliques percutantes, ça marque toujours dans un bon film d'action. Un point pour Spider-Man.

 

Résultat: Spider-Man wins

 

Le passé:

 

Les deux personnages n'ont vraiment pas eu de bol dans la vie. Bruce Wayne devient orphelin dès l'âge tendre. Il restera tourmenté à vie par cette expérience. A ce drame s'ajoute la disparition de son seul amour: Rachel Dawes. Peter Parker, lui, est abandonné par ses parents. Peu de temps après, ceux-ci décèdent dans des circonstances mystérieuses. Par la suite, c'est au tour de son oncle Ben de disparaître de la circulation, assassiné par un zonard. Conclusion: pour devenir super-héros, il faut irrémédiablement avoir une vie de merde. Le spectateur ressent de l'empathie et c'est dans la poche.

 

Résultat: ex-aequo

 

Les girlfriends:

 

Avoir des pouvoirs, c'est un véritable aimant à filles. Il suffit juste au super-héros de montrer un peu ses prouesses physiques pour les avoir toutes dans son lit. Après quelques dialogues bégayants, Peter Parker parvient à attraper dans sa toile la ravissante Gwen Stacy (joué par la toute aussi ravissante Emma Stone). Donc, on oublie l'insupportable Mary-Jane Watson des films de Sam Raimi. Spider-Man n'ait plus obligé de sauver celle-ci au moins une quinzaine de fois par film. Rappellez-vous: Le Spider-Man de Raimi passait plus de temps à sauver Mary-Jane que les citoyens de New-York. Ici, la nouvelle production a fait le bon choix de virer la boulet de service pour accueillir Gwen Stacy, personnage déjà dix fois plus intéressant dans le comics que Mary-Jane. Bravo pour le choix de Spider-Man, mais celui-ci est un petit joueur face à Bruce Wayne. Le Batman parvient lui à ne pas séduire une femme... mais deux ! Miranda Tate et Selina Kyle, alias « Catwoman ». Autant Anne Hathaway joue une excellente Catwoman en axant son personnage sur l'ambiguité bon/mauvais, autant Marion Cotillard est sans intérêt, plate et inexpressive. Le pire est de connaître lors du final la réelle identité de son personnage. Si vous connaissez le comics, vous vous dîtes: « Pourquoi ?! Pourquoi Marion Cotillard a été choisi pour l'incarner ? Nooooon ! Elle ne lui ressemble absolument pas». Fort heureusement, Batman finit par faire le bon choix. Dieu merci.

 

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 Gwen Stacy (Emma Stone)

 

 

Le super-vilain:

 

Le Lezard ou Bane ? Le cliché du scientifique fou vu et revu, usé jusqu'à la corde ou un ennemi charismatique capable de réfléchir à des plans tortueux pour frapper à mort notre super-héros chéri. Le choix n'est pas difficile. Moins charismatique que le cultissime Joker joué par Heath Ledger, Tom Hardy incarne tout de même un Bane « correct ».

 

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Résultat: Batman wins !

 

L'action:

 

Les deux productions visent une vision plus « réaliste » des deux super-héros. Toutefois, les effets spéciaux sonnent moins faux dans « Dark Knight Rises » que dans «The Amazing Spider-Man ». Question de budget oblige. Les attentats de Gotham sont d'une beauté chaotique magistrale. Un point pour Batman.

Le point noir de « Dark Knight Rises » est le petit message idéologique nauséabond en arrière-fond: « la stabilité, c'est lorsque les multinationales ont les rênes de la société. Le pouvoir au peuple, c'est le chaos et la désolation ». Une sorte de rappel à l'ordre à tous les récents mouvements américains (Occupy The Wall-Street, les Indignés, Anonymous). Mouais, pas convaincu.

 

Résultat: Batman wins !

 

 

 

Batman vs. Spider-Man: 4-3

 

Lef Dur

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 18:17
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Qui se souvient de « Frontières » ? Rappelez-vous ! C'était un film estampillé Europa Corp (la firme du gros Luc) qui tentait de racoler les p'tits pervers adeptes de découpages de « Saw »-sicces (si le jeu de mot est pourri, c'est qu'il n'est pas de moi). Mais si ! Rappellez-vous ! Peut-être que cette affiche va vous rafraîchir la mémoire ?
 
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Mettre l'argument de vente sur le fait que le film sera digne d'un immense stand de boucherie au marché de Rungis, c'est aussi séduisant qu'un concert d'Yvette Horner. Mais bon ! Quand on aime le gore, on ne compte pas.
Certes, les amateurs de steaks hachés ont pour leur billets. Le reste est à se tirer une balle dans le pied. On n'a peur de rien, donc on ose tout et n'importe quoi.
Nous faisons face à une oeuvre qui a le talent incroyable de réunir tout les clichés du cinéma d'horreur: une bande de jeunes canaillous (originaires du 9-3 comme la majorité des personnages « Europa Corp ») est en cavale. Durant leur périple, les jeunes décérébrés décident de s'arrêter dans l'auberge la plus glauque du coin (« c'est le noooord ! », comme disait le grand Galabru). Comme cela ne semble pas les déranger de dormir sous le même toit qu'une bande de dégénérés cannibales consanguins nazis (je n'invente rien. C'est dans le script), ils décident de rester dans le but ingénieux de se faire massacrer. Bref, tu retrouves le même schéma que la plupart des « survival-horrors ». ça devient vite chiant. Le caméraman décide de bouger dans tout les sens « pour faire une mise en scène moderne » (aiiiight ! tu vois, cousin ! Ça déchire sa race !), la mannequin Estelle Lefébure pense qu'elle est crédible en méchante et les dialogues sont de la poésie à l'état brut
Pour déceler la profondeur inouïe de cette oeuvre, il suffit de prendre un extrait:
  • Victime 1 : Quelles salopes ! Putain, quand je vois comment je l'ai baisée après elle me dit qu'elle a plus envie
  • Victime 2 : J'te le disais depuis le début que c'est des putes. C'était trop beau pour être vrai
  • Victime 1 : Ça m'énerve ça, comment ça m'énerve
  • Victime 2 : 'Tain mon gars, tu tires une sale gueule. C'est cette tasspé qui te met dans cet état ?
  • Victime 1 : Nan mais, j'en ai rien a foutre de cette pute là. J'en ai rien a branler, elle pue de la chatte en fait
 
P'tit bonus: le papa ancien SS ! Attention ! Celui-ci est un nazi assez puriste puisqu'il a décidé de garder l'accent allemand et son ancien uniforme de service. On ne rigole pas avec les traditions !
 
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 Des p'tits faux airs à un certain homme politique français. Vous ne trouvez pas ?
 
Vous l'avez compris: le film a voulu avoir un sous-entendu politique. On cherche à nous dire que « les nazis, c'est des vilains. Il ne faut dormir pas chez eux ». Mais, le message est tellement naïf, vulgaire et ridicule qu'il passe pour une énorme blague.
Vous allez me dire: pourquoi je vous parle de ce film ? C'est simple. « The Divide » a été réalisé par le même réalisateur que « Frontière(s): Xavier Gens. Outre le fait d'être l'initiateur de cette grosse bouse de « Frontière(s) », il a aussi mis en scène le très mauvais « Hitman ». Je pardonne facilement. Même si les préjugés demeurent toujours tenaces, je deviens vite curieux quand je vois un trailer comme celui-ci:
 
 
P.S.: le film n'a pas eu le droit à une sortie ciné en France. Il faut vous contenter d'une sortie direct-to-DVD le 01/06/2012
Synopsis: Quand une explosion cataclysmique ravage la ville de New York, neuf personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves déclinantes d’eau et de nourriture. Soudain, des hommes en combinaison pénètrent dans l’abri et font feu sur ses occupants. Eva, la seule jeune femme du groupe, va devoir s’endurcir pour survivre à cette menace extérieure…
 
Allez ! Pourquoi pas ! Xavier a peut-être eu une révélation (genre « … et si je suivais des cours de cinéma). Un groupe d'individus différents l'un de l'autre est condamné à vivre ensemble. L'histoire pourrait amener un contenu intéressant sur les limites de la morale humaine dans un univers où la peur et la folie sont devenues les nouvelles règles. On nous vend un huis-clos riche et captivant. Qu'en est-il réellement ?
 
L'explosion d'une bombe nucléaire force neuf stéréotypes à s'enfermer dans un abri. Il y a le sosie de Clint Eastwood, la mère de famille avec sa gamine chiante, le black, les deux frangins et leur copain rebelle et l'héroïne avec son p'tit ami peureux et binoclard. N'étant pas des clichés pour faire des excellents personnages de film, les autres individus sont morts dans l'explosion. Après une dispute sur « comment on va survivre, Clint ? Hein ? » (oui, Clint est le proprio de l'abri), nous subissons le mauvais jeu de la gamine chiante qui n'arrête pas de chouiner. Fort heureusement, des soldats débarquent dans leur abri et kidnappent de force la gamine (merci, les gars !). C'est la baston générale. Clint et le black contre-attaquent avec des cutters et les soldats, armés jusqu'aux dents, prennent la fuite. Mon dieu, qui était ces soldats ? C'est quoi ces tenues bizarres ?
Pour répondre aux questions, on envoie un des frangins en expédition. Lors de sa sortie, ils découvrent que les soldats font des expériences scientifiques. Il prend peur, tirent sur tout le monde et revient à l'abri. Là, les méchants soldats décident de les condamner en soudant leur porte d'entrée. La situation devient donc critique: ils n'ont plus aucune chance de fuir. On commence donc à parler de cannibalisme, des cinglés se forment. Le rationnement alimentaire de Clint énerve tout le monde et ça finit en révolte. A partir de là, tout le film tombe dans la gratuité la plus totale: ça amène sur une torture où on excelle dans les gros plans (hop, je te coupe un doigt et puis un autre), sur une scène de sexe WTF (en tenue anti-radiations et laisse pour chiens), sur l'agression sexuelle du binoclard, ect. Au milieu de ce bordel, on a le droit à la fameuse idylle secrète entre la gentille et un des jeunes hommes. Mais, on fait court car « la tendresse, c'est pour les fiottes ». La fin se conclut encore dans la merde puisque l'héroïne fuit par les fosses sceptiques (seule sortie possible pour Xavier Gens car il s'agissait de la conclusion la plus crade).
 
Alors que « La Route » de John Hillcoat excellait sur les mêmes thèmes. Dans « The Divide », le contexte post-apocalyptique n'est qu'un vulgaire prétexte pour montrer des scènes toutes plus injustifiées les unes que les autres. La vague tentative de sonder les bas fonds de l'âme humaine se ramène juste sur la conclusion qu'on devient un pervers maniaco-dépressif à tendance sado-maso au bout de deux jours d'enfermement. Mouais, pas concluant.
C'est poussif, lourdingue, sans logique. « The Divide » est au-dessus de « Frontière(s). Le jeu d'acteur n'est pas aussi mauvais, les mouvements de caméra sont plus raisonnables et les moyens sont plus conséquents. Mais, Xavier Gens ne parvient toujours pas à construire intelligemment un propos en évitant la surenchère. Les situations surannées enfoncent un film qui aurait pu être fort sympathique. Dommage. Je retourne voir un film d'Alexandre Aja.
 
Lef Dur
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 16:51
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Un film de Peter Berg, réalisateur de Hancock. ça annonce déjà un peu la couleur…
 
A mi-chemin entre la "Bataille Navale", Transformers et Titanic. Aujourd’hui, nous allons vous parler de Battleship, un film où il y a des explosions, de l’eau, des aliens, de l’eau, des gros bateaux, des acteurs sur mesure... et encore de l’eau !
 
Bande annonce *:
*Bande-annonce mensongère : Les extra-terrestres n’étaient pas présent en mer durant des années, ils viennent d’arriver

 
CRITIQUE DE ZANG:
 
Dans l’équipe du Kamikaze, on aime se lancer à l’aventure en allant voir des films qui vous vendent du rêve rien qu’avec une bande-annonce ! En voyant ce « trailer », ma première réaction a été celle-ci: « ça sent le nanar, je veux le voir *rire diabolique* ».
 
Synopsis :
Au large des côtes d’Hawaï, l’U.S. Navy et le Japon exécutent des manœuvres d’entrainements. Ils se retrouvent confrontés à l’amerrissage de vaisseaux venus de nulle part et potentiellement dangereux.
A bord de son bâtiment de guerre, l’officier Alex Hooper, accompagné de son équipage, vas devoir faire face aux aliens qui viennent pour nous coloniser !
 
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« Allez !!! Venez bande de méchant extra-terrestre ! je vais vous éclatez, moi !!!! »

 

Alors pour commencer.... A la base, Battleshipc’est ça :

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Comment voulez-vous arriver à faire un film sérieux quand votre scénario tout entier arrive à reposer sur une table de jeu ? Tout un défi, je pense.

L’histoire n'est pas bien compliquée: Nous ! Pauvres humains que nous sommes, nous avons découvert une exoplanète comparable à la Terre. Comme nous sommes super amicaux, on décide d’envoyer un message là-bas, histoire de voir si quelqu’un y habite et des les inviter à un barbecue. Ce qu’on n'a pas prévu, c’est que les extra-terrestres n’aiment pas les messages surprises ! D’un autre côté, on a un héros profondément viril qui s’énerve si on se moque de sa coupe de cheveux et qui a appris à faire la guerre devant « Rambo ». Philosophie de vie : « Faut tout faire péter ! »

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« Allô John, j’ai fait comme toi. On leur à foncé dans le lard … Bon, ils ne sont pas content. Je fais quoi ?? »

 

Et Alors ?

« Bonjour mesdames et messieurs, bienvenue au festival des scènes les plus improbables de l’histoire du cinoche à gros budget. Ce soir, je tiensà vous présenter mister Alex Hooper, le sous-officier le plus inconscient de l’histoire »

Notre star du soir à bien été Taylor Kitsch (vu dans John carter, un autre hérosviril), qui en plus d’avoir un nom sur-mesure,a su nous prouver qu’il est fait pour les rôles d’homme fort sans cerveau. Au début du film, Alex Hooper est un pauvre type prêt à aller en taule pour séduire une fille. Il se fait engager de force dans la marine (par son propre frère) et devient un officier gradé (avec Lef Dur, on se demande toujours comment il a fait). A cause de son égoïsme, Alex fait perdre son équipe à une rencontre footbalistique de la marine, casse la gueule à un japonais parce …. parce qu’il l’a surpris à se laver les mains et provoque la destruction d’un bateau (celui du japonais a qu'il a cassé la gueule en plus). Bref, c’est un boulet. Mais comme il s'agit du héros, c’est un boulet.... classe.

 

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  « Putain, ils sont cons ces ricains ! » | « Agrouh, bastons, BASTONS !!!! »

 

D'après les affiches, le deuxième personnage principal est Rihanna (Vous l’avez sûrement vue dans…. plein de clips). Elle ne sert pas à grand-chose, sauf à commenter les événements du style: *personnage inutile* : « Attention, on va se faire attaquer » *Rihanna* :« On se fait attaquer, attention » … et si elle ne commente pas, elle parle pour ne rien dire (exemple le plus flagrant étant lors d’une scène emplie de tension suite à la découverte d’un corps extra-terrestre, la miss nous raconte les histoires de son grand-père …. SUPER !)

 battleship-rihanna-kitsch- «Comment tu es rentrée dans le studio ? »

- « J’ai vu de la lumière. Je croyais qu’on tournait un clip. Raté ! »

 

Dans ce film, tout le monde en prend pour son grade. Comme aux States on est cool, on part du principe que les aliens sont comme les terriens, donc avec plein de défauts ! Pour le coup, j’ai jamais vu d’envahisseurs aussi peu intelligents.

 

Primo: les mecs sont sensés être hyper évolués, mais ils ne nous avaient jamais découverts (nous, on utilise trois antennes et un satellite et hop, on les contacte). Avec toute leur technologie, j’ai du mal à y croire, mais bon.... why not !

Deuxio: A l'instar de la nôtre, leur technologie est super mal fichue: leur vaisseaux sont grands, ont voyagés à travers la galaxie, mais leur plus gros vaisseaux de combat ne volent pas … ils sautent sur l’eau.

Je dois aussi vous parler de leurs détecteurs qui virent au rouge lorsqu’il y a une menace. Tout le long du film, ils l’ont passé en mode aléatoire car  un bateau armé de canons, c’est pas dangereux quand il n’avance pas, mais une autoroute, c’est dangereux ! Pour couronner le tout, les designers ont décidés de leur filer la dégaine des soldats de « Halo ».

 

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A gauche « Battleship », à droite « Halo »

 

On a aussi eu le droit à un scientifique qui a un diplôme (c’est sur) mais pas en science, au mousse qui ne sait pas quoi faire sans ordres, à la blonde sexy qui ne sert à rien et au militaire cul-de-jatte en déprime qui part à l’aventure pour casser du martien. D’ailleurs ce fabuleux militaire est plus intelligent que notre geek diplômé, mais défie quand même un alien au corps à corps. Imaginez la scène ! Le mec n'a plus de jambes, mais décide quand même de casser du méchant qui le dépasse d’un mètre. RESPECT !

 

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*Position du héros prêt à rentrer dans la pomme des méchants !*

 

 A mon humble avis, la scène mythique du film reste l’arrivée des militaires à la retraite qui viennent donner un coup de main aux personnages principaux. Les papys qui habitent sur un vieux bateau-musée décide de reprendre le large pour défoncer la gueule à « ces lopettes »,. Chapeau !

 

Il y une quantité phénoménales d’événements improbables dans ce film (et je ne parle pas de l’invasion. A côté, on peut y croire). Faire une liste serait trop long. De ce fait, je vous conseille d’aller le voir, mais … laissez votre cerveau chez vous.

Sur allociné, il reste quelques personnes* fans de n’importe quoi :

 

« Une belle démonstration de force navale américaine, des supers méchants robotisés, des acteurs de talents, un bon scénario, des effets spéciaux époustouflants et à la fin une petite porte pour un éventuel n°2. En bref j'ai passé un super après midi ! » - Fildediane

 

« Du grand spectacle mais ça dégouline de patriotisme américain!!! Brooklyn Decker est magnifique!!! » - Franck Germanotta

 

 

*quoi ? Je n’ai rien de mieux, mais sur allociné les commentaires assassinent le film ^^’ ….

 

 

CRITIQUE DE LEF DUR:

 

Battleshipest un monde différent du nôtre, mon ami. Il faut que ça soit clair. Nous entrons dans un univers étrange et incohérent. C'est une autre dimension où la connerie prime sur le bon sens, où la débilité profonde n'est plus une tare, où les lois de la physique sont transgressées, où l'homme devient un être surhumain. Tu te considères comme le plus gros abruti de la Terre ? Sache que dans ce monde, tu auras une place d'or, voire le statut de super-héros invincible !

 

L'histoire commence avec une explication offerte par un pseudo-scientifique sur le pourquoi de la vie sur une planète. Il faut savoir que si une planète est trop près du soleil, « c'est trop chaud » et si une planète est trop loin du soleil, « c'est trop froid » (J'en découvre des choses, mon Dieu. Je mourrai moins con cette nuit). Pour que cette planète soit habitable, il faut qu'elle soit à mi-chemin avec le soleil. Dans cette logique, des scientifiques décident d'envoyer un signal vers une planète qui rentre dans cette catégorie afin de voir si un joyeux extraterrestre décide de répondre au message. Malheureusement, le signal ressemble plus à un énorme rayon laser dévastateur. L'intensité est telle que tu as l'impression qui vont faire péter la planète (tu m'étonnes que les extraterrestres vont rentrer de suite en communication avec eux. Mais, ça sera sans doute pour leur péter la gueule et les engueuler d'avoir cramer la moitié de leur astre).

 

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 "Oups ! Désolé, je crois que j'ai réglé un peu trop fort le rayon"

 

Par la suite, nous suivons les péripéties d'Alex Hooper, un individu peu commun. Armé du QI d'un buffle, il parvient à devenir en quelques jours / mois (oui, c'est un monde où les ellipses sont complétement foireuses) et sans aucune qualifications le tireur responsable d'un destroyer. Ça devient presque rassurant de naviguer sous les ordres d'un mec irresponsable qui résume un cuirassée à « un bateau qui sert à s'en prendre plein la face » et un destroyer à « une machine à pulvériser de l'ennemi » ou de ne donner qu'un seul impératif ( « on fonce dans l'tas ! »). Bon, le réalisateur a assez foutu de propagande dans le générique pour ne pas faire passer la marine U.S. pour une bande de branquignols mous du bulbe (Une magnifique série de plans dynamiques sur des bateaux et des beaux marins sur fond d'AC/DC. Ça rigole plus !). Bref, Alex Hooper est comblé: il est le futur époux d'une belle blonde à forte poitrine qu'il a réussi à séduire en se faisant électrocuté par la police (oh mon dieu, ses spasmes et sa bave aux lèvres me font rêver), mais il a le défaut d'être très impulsif lorsqu'il voit un japonais du nom de Nagata. Il suffit qu'il rentre dans la même pièce que lui pour qu'il décide sans aucune raison de lui défoncer la face.

 

Malheureusement, les extraterrestres débarquent (sans doute pour savoir qui est le gros con qui s'amuse à envoyer des rayons lasers vers leur planète). De gros vaisseaux tombent au large d'Hawaï. C'est la panique à bord. Devenus subitement cons, la NASA et les spécialistes n'entravent que dalle et se tourne vers le scientifique le plus incapable de l'histoire pour répondre à leur question: « qu'est-ce qui se passe ? ». La réponse du scientifique: « Ben... je sais pô ». Mon dieu, autant d'années d'études pour en arriver là. C'est triste.

 

Pendant ce temps, la marine s'en prend plein la face. Deux navires se font exploser. Alex Hooper monte en grade et devient le GRAND capitaine du destroyer (« oh mon dieu, on va tous mourir. Les femmes et les enfants d'abord »). Alors que deux navires se sont laminer sous ses yeux, il ne voit qu'une seule option raisonnable: « on leur fonce dans le tas ! beuarrrrrrgh». Malgré le fait que la majorité de son équipage soit aussi ahuri que lui, on lui déconseille fortement son initiative de néanderthal. Malheureusement, ça ne sera que la seule bonne décision prise dans ce film. Le reste ne sera qu'une suite de plans étranges, incongrus et/ou loufoques, comme réaliser avec son navire une figure improbable en lançant l'ancre en pleine accélération afin de réaliser un dérapage complet sur la mer tout en tirant sur l'ennemi (WTF) ou... foncer dans le tas... oui, encore ! En matière de connerie épique, ça devient phénoménale.

 

A l'instar de notre héros, les autres personnages du film sont atypiques. Rihanna joue le rôle d'un meuble qui ne fait que résumer ce qu'on voit à l'écran. Son seul fait d'arme est de se relever sans grandes encombres après avoir reçu des énormes beignes de la part d'un alien équipé d'une armure métallique. Elle est accompagnée d'un soldat autiste qui fait une crise d'épilepsie à l'idée de ne pas recevoir d'ordre d'un supérieur hiérarchique et de faire l'incroyable conclusion que les yeux des aliens ressemblent à ceux de son lézard domestique (Merci mon p'tit gars, c'est... hum... fort intéressant).

 

Dans ce bordel, nous découvrons deux des scènes les plus ridiculement stupéfiantes du cinéma.

 

N°1: N'ayant plus de navire pour botter les fesses des aliens, Alex Hooper décide de récupérer le bateau-musée de l'USS Missouri, bâtiment rescapé de la célèbre attaque de Pearl Harbor. Il constate rapidement qu'il n'a pas assez d'hommes pour le manœuvrer. Fort heureusement, une armée entière de vétérans de la guerre sortent de tous les côtés (Il faut croire qu'ils vivent tous dans le bateau-musée... ou qu'ils sont exposés ici). Avec des magnifiques effets de ralentis, ils avancent glorieusement vers le héros. Sur un air du groupe AC/DC (sans doute la musique préférée du producteur), cette joyeuse armée de vieillards vont mitrailler, défoncer du alien tout en les injuriant dans une VF déplorable. Inoubliable et hilarant.

 

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 "AC/DC, musique n°1 des films d'action pour beaufs"

 

N°2: Lorsqu'un infirme de guerre (dont les deux jambes ont été amputés) dit à la copine du héros qu'il va régler le cas d'un gros alien musclé, on a beau essayer de voir une belle scène humaniste sur la volonté d'un homme de se battre malgré son handicap, le film n'arrive qu'à montrer une scène hautement ridicule. Alors que l'alien dispose d'une force trois fois plus supérieure, l'infirme arrive à le mettre K.O.. Je pense que la réalité serait tout autre. Mais bon... laissez ! Je pense pas que ça dérangera pas le spectateur. Ça paraît tout à fait plausible.

 

 

 

Conclusion:Battleshipest certes un « touché-coulé » géant, un film moche avec une histoire déjà-vu menée par des personnages stéréotypés. Certes, les situations sont incohérentes et improbables. Certes, l'inutile Rihanna n'est peut-être présente que pour cachetonner. Mais, il est toujours bon de rigoler devant un bon nanar tel que celui-ci. Vous pouvez demander à Zang, mon collègue kamikaze: ce film est une comédie à hurler de rire.

 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:22
LA-COL~1
 "La meilleure façon de pourfendre une créature qui ne ressemble à rien est de tenir
son trident à l'envers"
 
« Salut ! Moi, je m'appelle Robert. J'aime la castagne, les explosions, les super-héros de la mort, tu vois... genre les films où on voit des bestioles qui se bouffent des beignes dans leur sale face de monstre puant, ça c'est bien. J'adore surtout les héros bien couillus qui réfléchissent pas trop, accompagnés d'une superbe blonde et de pleins d'autres copains qui... ben.... qui réfléchissent pas... ouais parce que moi j'aime pô réfléchir. C'est trop dur. Ah ben ouais, j'arrive jamais à me concentrer sur un film et réfléchir en même temps (De toute façon, je réfléchis jamais parce que je fais toujours quelque chose au même moment. Rigole pas. Essaye de faire deux trucs à la fois, tu vas voir que c'est super compliqué). Mon premier choc au ciné, c'était le « Choc des Titans » (Bon, j'aime beaucoup « Rambo III », mais ça c'est autre chose). Il y avait tout ce que j'aimais. Alors quand j'ai su que la suite sortait dans le ciné de mon quartier, j'ai mis mon plus beau treillis et je suis parti en courant pour aller le voir. J'ai crié sur la vendeuse: « beuaaaaaargh.... je veux voir « Vouarf of Ze Titannnnes, siouplé ». LA SUITE DU « CHOC DES TITANS »... le rêve ! Avec un héros qui fait des trucs plus héroïques, avec des méchants encore plus méchants et des monstres encore plus monstrueux. Il était en 3-D ! ça, c'est mortel ! Tu te crois trop dedans. Vu que j'ai toujours voulu être un guerrier, j'accepte. Ça me permettra d'être aux côtés de mon héros. La 3D, c'est tellement bien foutu comme technologie que je pourrais même me battre avec les vilaines bestioles qui l'emmerdent (mais pas trop... parce que la dernière fois, je me suis trop cru dans le film et j'ai fracturé la mâchoire de mon voisin de gauche).
 
 
La « Colère des Titans », c'est le meilleur film du monde parce qu'il ressemble trop à « Rambo III » (ouais, je l'ai vu au moins 1758 fois à l'école primaire). C'est la même histoire. Ils ont juste changé les lieux et les personnages. Au début du film, Persée est un pêcheur. Je me suis dis: « merde... mais ça se bat pas un pêcheur ! C'est nul ! ». Mais en fait, il est comme Rambo. Il est fatigué de la guerre, alors il a décidé de devenir un clampin. Mais là, il y a Zeus qui lui demande de l'aider parce qu'il est dans la merde. Un peu comme « Colonel » quand il demande à John Rambo de l'aider dans une mission qui consiste à défoncer du coco. Comme Rambo, Persée refuse la proposition super cool de Zeus. Il lui dit: « nan mais c'est bien beau de risquer ma pomme pour l'humanité et tout ça, mais qui est-ce qui va pêcher la truite à ma place ? Il faut comprendre. C'est la crise, mec » (Là-dessus, je le comprend. J'ai un cousin qui est pêcheur. Il arrête pas de me dire ça). Le reste du film, c'est comme dans « Rambo III ». C'est ouf. Zeus / Colonel part en mission sans Persée / Rambo. Il se fait démonter la face et il est fait prisonnier. Vu qu'il est tout triste, Persée / Rambo décide de partir le délivrer des méchants titans / communistes.
 
Par contre, l'histoire est un peu compliquée. Persée est le fils de Zeus. Son papa lui demande de l'aider à combattre son papa à lui. Mais, il refuse. Donc, Zeus va se faire aider de son fils (Arès) et de son frère (Poséidon). Mais il est trahi par son fils (Arès) et son frère (Hadès). Là, Poséidon va voir Persée qui est son neveu. Il lui dit de se faire aider par son fils... donc, c'est le cousin de Persée. Bref, les histoires de famille ! C'est déjà un bordel et c'est les humains qui trinquent quand il y a de la vaisselle pétée. Pas cool.
 
Mais, le film est trop puissant. Persée, c'est un héros qui est capable de se bouffer des séries de colonnes et d'autels sacrés dans la face sans la moindre égratignure, ou d'éviter les flammes d'un monstre bizarre en se protégeant avec une planche en bois. Le rigolo de service, c'est un mec avec des rastas. Ça, c'est trop drôle. Puis, il est aidé par une superbe blonde. Elle porte une armure, mais pas trop... faut que ça reste sexy. Pendant la bataille finale, elle décide de ne pas mettre de casque pour pas abîmer sa magnifique coiffure. Elle a raison: à la fin du combat, elle est même pas décoiffer ! Avec son armure moulante, c'est trop sexy. Avec des protections supplémentaire, ça aurait gâcher sa façon de séduire les ennemis sur le champ de bataille. D'ailleurs, même les méchants sont cools. Entre les créatures qui parlent en yiddish et Cronos qui te refait la façade du monde à coup de tatanes, c'est trop classe.
 
la-colere-des-titans-09-10640959pinpp_1798.jpg
 "T'es aussi belle qu'une hache bien aiguisée" #grommellements#
 
Voilà, c'était la chronique de mon film préféré ».
 
Bon... parlons sérieusement. Niveau « spectacle », La « Colère des Titans » n'est pas dégueulasse. En plus d'assister à une bonne mise en 3D (ce qui est très rare), la bonne qualité des effets spéciaux et la mise en scène énergique permettent d'apprécier quelques scènes par-ci par-là. Mais, cela ne permet pas de couvrir la fainéantise des scénaristes qui te pondent un copier-coller des pires blockbusters hollywoodiens (archétypes inclus). Les personnages sont aussi vides que les caisses de l'état. Là-dessus, c'est la débandade.
 
De toute façon, ceci n'est que mon avis. Passez sur Allociné, il y a plein de cinéphiles comme Robert qui ont adoré le film:
 
« C est un super film c est super bien fait vive se film mêmê mieux que le choc des titanc » - Dragondu53
 
« J ai vraiment aimer, beaucoup effets spéciaux, bel histoire. J ai pas tout à fait compris pourquoi ce titre, mais le final pour moi faut la peine être vu. » - Steve v.
 
LEF DUR
 
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 18:17
Qu'est-ce qu'un bon acteur ? Comment le deviens-t-on ?
Certains professionnels parlent de don inné, d'une grande capacité de communication et d'écoute. D'autres nous citent les exemples de Robert De Niro, Al Pacino et Jack Nicholson ou de l'exercice de l'actor studios. Des professeurs nous parlent d'une expérience réelle sur le terrain afin de trouver le ton juste pour son personnage, lui apporter un vécu, une psychologie, devenir son personnage !
Bref, je rigole !
Fadaises, bêtises et conneries ! La vraie méthode est plus simple !
Il vous suffit juste d'admirer l'immense talent de Steven Seagal, acteur mi-homme mi-panda à la veste de cuir. Nous appellerons son jeu d'acteur, le « monoface ». Cet homme a l'incroyable capacité d'exprimer la totalité des sentiments humains avec UNE seule expression sur le visage. Au détour d'une blague, il est aussi capable de sourire (même si cela ressemble plus à un petit rictus de douleur... ce qui est d'ailleurs plus flippant que lorsqu'il fait le « monoface »), mais son jeu demeure sans concessions. Le plus important est de garder le « monoface » gravé sur son visage. Il faut penser monolithe, vivre comme un monolithe, être un monolithe.

pictures_seagal_emotion_chart.jpg
« Quel genre d'individu a l'incroyable capacité de jouer autant de réactions avec une seule expression. Hein ? Dites-le moi »
 
L'actor studio selon Steven Seagal a d'ailleurs été une influence considérable pour de jeunes acteurs désireux de devenir des acteurs de brio. Nous pouvons citer Taylor Lautner (le mec qui joue un loup-garou dans le film de gonzesses, là... m'en rappelle plus le nom de ce truc). L'élève a malgré tout dépasser le maître. Tout en conservant le « monoface » (sourcils froncés, air interrogateur), celui-ci a eu l'originalité d'incarner TOUT un rôle... en retirant son t-shirt ! Lorsqu'il est amoureux, il va le retirer doucement, lorsqu'il est surpris, il va le retirer hâtivement, lorsqu'il est en colère, il va le déchirer... tout ça avec la finalité de faire miroiter ses magnifiques pectoraux (N.B.: Ces derniers ont par ailleurs un rôle plus conséquent que Taylor Lautner lui-même). Dans cette matière, l'individu est un véritable perfectionniste.
 
2697118852_1.jpg
 "Un monde sans t-shirt"
 
Vous allez me dire: « Hey, mais c'est super simple d'être acteur ! ». Je vous répondrais: « Mais, puisse que je vous le dis ». Le secret est de posséder une chose récurrente. L'exercice du « monoface » pourrait suffire en lui-même, mais le talent est d'apporter un petit plus presque « accessoire » à son jeu. Le bon acteur doit trouver la petite solution de facilité pour jouer toutes les actions possibles: la partenaire de Taylor Lautner dans « le film de gonzesses, là... m'en rappelle plus le nom de ce truc », Kristen Stewart a choisi d'émettre un léger soupir pour exprimer à la fois l'étonnement, l'exaspération, la joie, etc. C'est la solution de facilité, mais le succès auprès du public est présent.
 
Preuve en images:
 
Un talent de fou. A l'oreille, c'est très plaisant. Cela ressemble à un orgasme.
Par conséquent, ne vous compliquez pas la vie avec toutes ces conneries d' « implication psychologique ». Pour incarner un rôle, faîtes comme la majorité des jeunes acteurs actuels: ne faîtes rien ! (ou contacter Steven Seagal, Chuck Norris, Taylor Lautner,...)

 

 

Lef Dur

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 17:01
affiche-chronicle
 "Il y a une chose étrange dans cette affiche"
 
Chronicle ! L'année dernière, on nous présentait le film comme le nouveau buzz du net. Moins de tapages que pour Cloverfield, mais la recette restait la même. Là, je me suis dis: « oh non, encore un « found footage ». Cette mode ne va donc jamais s'arrêter ». Depuis le succès du Projet Blair Witch (1999), on nous refourgue sans cesse le principe du « found footage » dans le cinéma de genre (« métrage trouvé » et filmé par un amateur pour donner un style « faux documentaire capté en direct »). Comme toute mode, au début c'est sympa, après ça devient vite lassant, déjà-vu. Le but est d'être plus proche d'une certaine réalité, mais le résultat peut vite gâché l'ensemble d'un film. Il y a juste à voir Cloverfield! Les plans donnent bien cette impression d'être filmé par un amateur. Ça, il n'y a pas de doutes. Mais, pourquoi cette caméra est tenue par un abruti qui passe son temps à avoir une tremblotte monstrueuse ?
Exemple: « oh mon dieu, regardez le monstre est là. Il faut que je le filme ! ». A l'écran, l'image tremble tellement qu'on peut juste apercevoir la silhouette de la bestiole. Le réalisateur nous gâche d'emblée le plaisir d'observer sa grosse bébête. Bon, malgré tout, on se dit que ce n'est pas grave si le reste du film reste mieux cadré, mais non ! Même pas ! Le mec part complétement en live avec sa mini-DV, la fait zigzaguer de droite à gauche, de haut en bas et vice-versa. Deux heures à mater ce truc, c'est presque insupportable.
Chronicle subira-t-il les mêmes défauts ? C'est à voir...
 
 
Résumons tout d'abord le film:
C'est l'histoire d'un jeune gars, Andrew Detmer ! Sa vie est... comment dire... ben, disons-le clairement: il a une véritable vie de merde. C'est le souffre-douleur de ses camarades de lycée, les filles l'ignorent, son père alcoolique s'emmerde donc il passe son temps à le cogner, sa mère est gravement malade, les voyous le connaissent très bien puisqu'il se fait constamment dépouiller par eux. Bref, il y a pas quoi se marrer tous les jours. Heureusement, il y a Matt, son cousin cool, qui lui tient compagnie et qui essaye de l'aider à sortir de son asociabilité. Bon, c'est vrai que c'est pas forcément évident de devenir ami avec un mec qui passe son temps à te filmer. Mais, ce n'est pas grave. Il en fait abstraction et il emmène Andrew dans une fête de d'jeun's où celui-ci subit malheureusement encore quelques déboires. Sa vie aurait pu continuer à être aussi infernale si la star de son bahut, un jeune black athlétique au bagout ravageur du nom de Steve Montgomery ne l'avait pas entraîné avec lui pour filmer une découverte qu'il a fait dans la forêt voisine: (bruit de tambour !) un trou dans le sol ! Ouais bon, ça semble pas incroyable. Mais, des bruits étranges et suspects émergent du trou ! Andrew, Matt et Steve vont donc, comme trois gros idiots inconscients, se jeter dedans. Réaction normale face à une situation périlleuse comme celle-ci. Logique !
Par exemple, un cas d'inconscience comme celui-là pourrait se résumer comme ceci:
Cas n°1:
81ccb90c.jpg
 "Tiens ! un ours furieux ! Et si je lui rentrais dans le lard !"
 
Cas n°2:
Chuck-norris-confession.jpg
 "Chuck Norris ! Je vous parie que je lui démonte sa face"
 
Bon ! Pour les deux cas ici présents, j'ai pas besoin de vous faire un dessin pour vous dire comment ça va se passer par la suite.
 
Nos trois énergumènes font face ensuite à un gros cristal luminescent. Parasites. Gros flash. « BOUM ». « aaaaaah ». NOIR.
Puis, ils se réveillent avec des super-pouvoirs qui vont essayer d'apprivoiser, de connaître et de contrôler. Mais, le don qu'ils acquièrent ne renferme pas que des avantages. Il va aussi dévoiler ce qui a de plus profond en eux: de la colère, de la frustration, de la reconnaissance. Face à une telle puissance, les bavures ne sont jamais loin.
 
Mon avis:
Derrière les figures stéréotypées et éculées d'un teen movie surfait se cache un véritable film de divertissement qui ne prend pas son spectateur pour un gros naze.
Premièrement, le jeune réalisateur Josh Trank aurait pu vite transformé son récit en une banale histoire de super-héros clichesque avec la fameuse bataille manichéenne entre un super-gentil et un super-vilain, mais il évite de nous servir la même soupe. Chronicle n'est pas un film de surface. Il creuse et insiste sur les liens entre les personnages. C'est une histoire d'amitié entre trois jeunes gens, une amitié qui s'étiole au fur et à mesure de la découverte de leur pouvoir et, par extension, d'eux-mêmes, une amitié qui s'achève en un combat fratricide mémorable dans la ville de leur enfance.
Deuxièmement, Chronicle aborde un thème qui n'est pas à négliger: la découverte de sa propre violence, de ses propres limites. Les pouvoirs deviennent un moyen d'extérioriser la colère et la frustration du personnage principal. Tandis que ses deux amis sont peu à peu effrayés par la puissance de leur don, Andrew va jusqu'au bout, brise les codes et délivre ce que l'humain peut faire de pire. On passe déjà d'un simple entertainment à une petite fable philosophique sur la violence instinctive de l'homme, les dangers qu'elles impliquent (d'où la comparaison faite par Andrew entre son état et la théorie de l'évolution des espèces, le « sur-prédateur »). Un peu déjà-vu, mais ça demeure bien exploité.
Troisièmement, le principe du « found footage » sert enfin à appuyer un propos intelligent. Andrew est un personnage perdu qui cherche à se trouver une image, à trouver une reconnaissance. Celui-ci aime l'idée d'être filmé, de faire virevolté sa caméra autour de lui. Le « found footage » est justifié par le désir compulsif du protagoniste d'être vu, d'être considéré autrement.
 
Bref, ce n'est pas un film à prendre de haut. Entre les ballets aérien et la grande scène de destruction, Trank déploie une mise en scène correcte (des jolis mouvements de travellings), aussi à l'aise dans les petits événements que dans le spectaculaire, pour offrir à son spectateur une fable intelligente et perspicace.
P.S.: j'ai vu le film en VF et... disons-le... elle n'est pas top. Horrible.
 
Si vous voulez un avis contraire sur le film, passez sur Allociné:
 
« Un film nul! Qui ma énormément déçu. Pas d'histoire!! On s'ennuie au bout du premier quart d'heure! Pfff » - Stareva
 
« Nulllllllllll sans intérêt ces quoi le projet de ce film Triple Senario déjà vu pfff ! Vraiment déçu » - Youssbenz
 
Lef Dur
 
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 17:24

THE-20DARKEST-20HOUR-20-3D.jpg

 

J'avoue ! J'aime les nanars. J'aime les p'tits trucs mal foutus qui se prennent au sérieux en enchaînant des scènes plus WTF les unes que les autres. J'aime les films qui te piquent les yeux et qui t'irritent le « dedans de ta tête ». Mon état intellectuel s'est considérablement dégradé... un peu comme celui de cet individu:

 

dumb-and-dumberer-quand-harry-rencontra-lloyd-dumb-and-dumb.jpg

 

C'est sans doute à cause de cet état que j'ai été attiré aveuglément vers cette affiche hideuse (C'est la drôle d'image qui se trouve tout en haut de l'article). Je ressemblais à un de ces moustiques qui s'avancent inexorablement vers une lampe anti-insecte. Comme cette pauvre bestiole, une mort certaine m'attendait. Voilà, nous faisons face à une magnifique affiche photoshopé à mort, qui dégueule de partout, surchargée. Une fille blonde (de préférence, toujours !) terrifiée en voyant qu'elle se dépixellise. L'opportuniste 3D est toujours là. C'est une merde, donc autant qu'on soit bien dedans, qu'on intègre bien le truc et que ça nous éclabousse.

Donc, j'ai été voir ce film... enfin ce qui pourrait plus ressemblé à un truc avec des images qui bougent sur un écran. Et alors ? Ça raconte quoi ? Le scénario tient sur un timbre-poste. Il fait même très attention de cumuler tout les clichés du genre SF/horreur: quatre jeunes américains partent en voyage à Moscou. Une attaque extra-terrestre surprend tout le monde. C'est la panique. Tout le monde meurt sauf les américains parce qu'ils sont américains. Par la suite, ils cherchent un moyen de s'échapper de cette merde (je les comprend tellement) et de trouver une solution pour anéantir ces gros enfoirés d'aliens qui n'ont que ça à foutre de venir encore une fois nous emmerder.

Bon, le premier qui me dit qu'il n'a jamais vu une centaine de films avec ce même pitch sort immédiatement de la salle. Donc, l'originalité n'est pas là. On oublie. Ah si, il y a deux petites choses qui diffèrent ce film de tous les autres:

 

  1. L'action se passe en Russie. Bah ouais, les extra-terrestres ne sont pas cons. A chaque fois qu'ils s'attaquent aux États-Unis, ils voient qu'ils se font à chaque fois botter le cul. Donc, je pense qu'ils ont finalement opté pour le pays de la vodka. Question de facilité...

    Malheureusement, ils n'ont pas pensé qu'il y aurait quatre américains sur les lieux. Par conséquent, ça risque de faire foirer leur plan.

  2. Petite conversation dans le bureau de la production. Les personnages sont Billy (le producteur du film) et Bobby (le frère arriéré de Billy):

    Billy: - Merde. Comment rendre original mon extra-terrestre ? Tout les films de SF ont exploités tout les physiques possibles. En eau ? Nan, déjà fait dans Abyss, En robot ? Nan, déjà fait dans Transformers...

    Bobby: (à quatre pattes, en essayant désespérément de fourrer une fourchette dans une prise électrique) Hey Billyyyyy ! Et si... et si, on les faisait en électricité ! Moi, j'aime bien l'électricité.

    Billy: Mon dieu, mais oui ! Bravo Bobby. Tu peux m'écrire le scénario ?

    Bobby: OK ! J'aime bien écrire des histoires avec des bonhommes électriques.

 

L'histoire commence avec deux jeunes américains dans un avion. Un des américains jouent à un FPS sur son iPhone parce que c'est un d'jeuns. L'hôtesse de l'air explique à l'américain qu'il faut éteindre son téléphone pendant l'atterrissage, mais l'américain l'envoie chier parce que c'est un d'jeuns. Ils arrivent à Moscou. Ceux-ci sont conduit à travers la ville, matent les nombreux McDo, les affiches McDo, les produits dérivés McDo qui croisent sur leur route. Ils parlent de Business, de gloire et de gonzesses parce que c'est des d'jeuns. Plus tard, ils apprennent que leur projet de site Internet a été volé par un de leur collègue parce que c'est un d'jeuns... euh... non, lui c'est un enfoiré.

Bref... ils sont déçus du comportement immonde de leur comparse et partent en soirée comme des d'jeuns dans une boîte branchée. Ils repèrent les allumeuses du coin et arrêtent leur choix sur deux américaines, une gentille brune candide et une grande blonde décérébrée (Désolé, je n'ai pas inventé les conventions capillaires). La blonde est dans la création, la brune s'est échappée de sa région natale suite à une rupture amoureuse. Celle-ci garde un goût amer de cette histoire amoureuse, mais elle semble retenter le coup avec le premier con venu. Bingo, c'est pour notre personnage principal !

Mais, l'attaque extra-terrestre surgit ! C'est pas grave. Il va pouvoir créer l'ultime plan de drague: la protéger et devenir son héros.

Les extra-terrestres sont d'étranges êtres farfelus qui aspirent l'énergie électrique et réduisent les gens en tas de cendres. Nos héros ne parviennent à s'échapper du massacre qu'en se planquant dans le sous-sol de la discothèque. Au bout de quatre jours, ils décident de sortir et remarquent avec stupéfaction un Moscou complétement vidé de sa population. Par la suite, deux rencontres avec ces aliens suffisent à leur apporter l'ultime révélation. Première rencontre: les deux mecs parviennent à échapper à monsieur 10000 volts en se cachant sous une voiture. Deuxième rencontre: le héros réussit à ne pas se faire remarquer en mimant un mannequin dans la vitrine d'un magasin de fringues (Le plan le plus inconscient du monde). Réflexions des personnages: « Les aliens nous repèrent grâce aux ondes énergétiques que les corps humains dégagent. Il suffit de se planquer derrière un revêtement métallique ou une plaque de verre » « Mais oui, c'est tellement évident » « Ouais, ils ont la même vision que les requins ! » « Ouais, c'est logique ! ».

Après ces déductions incroyablement évidentes, vous allez me dire ? OK, il leur suffit juste de s'enfuir de la ville en prenant soin de se planquer dans une bagnole, dans une benne à ordure ou derrière une vitre dès qu'un alien approche. Ben oui, mais les personnages n'y pensent jamais. Au contraire, ils se mettent à gueuler et à courir dans tout les sens dès qu'une des bébêtes pointent le bout de ses tentacules électriques. Là... vu la dose de connerie, tu te dis qu'ils mériteraient déjà de crever. Mais, ils parviennent tout de même à survivre. Ils rencontrent d'ailleurs des tas de gens marrants, comme ce vieux électricien russe qui a réussit en quatre jours à collecter un maximum d'informations sur les extra-terrestres, à transformer tout son appart' en immense cage métallique et à créer un fusil à micro-ondes super sophistiqué. Il faut le dire: ce mec est balèze. Il est tellement fortiche qu'il arrive à maîtriser une langue en deux secondes. Par exemple, il explique qu'il ne sait pas parler un seul mot d'anglais. Dans le plan suivant, il leur parle dans un anglais tout à fait correct ! Soit il se fout de notre gueule, soit il s'agit de Dieu en personne. D'autres russes parsèment leur route. Ils ont tous adoptés la kalachnikov, la vodka et les armures en ferraille comme moyens de défense. Parallèlement, un ou deux personnages se fait dézinguer et tu découvres que les extra-terrestres sont des êtres faits avec des images de synthèse dégueulasses. Ça transforme le film en espèce de sous-produit nanardesque à la sauce Megashark.

 

156105462_small.jpg "Je m'appelle Roger, je bosse dans les effets spéciaux et je vous emmerde !"

 

Mais, laissons tranquille Roger. Les effets spéciaux ne sont pas le plus gros défaut. Le sur jeu des acteurs est un problème plus conséquent. Jouer la peur en mimant un autiste n'est pas la preuve d'un grand talent et les répliques ne sont guère fameuses. Les personnages sont tellement idiots qu'ils ont besoin de répéter plusieurs fois une même phrase pour bien la saisir. Extrait n°1: Le personnage principal: « Mon dieu, il est mort... il est mort... il est mort... », la blonde: « Mon dieu, c'est vrai... c'est vrai... c'est vrai... ». WTF !? Oui, on a compris... ou alors, ils s'amusent à balancer des évidences énervantes. Extrait n°2: Le personnage principal décide d'aller secourir sa belle qui est encerclée par des aliens. Phrase de la belle brune qui est aussi débile que son amie blonde: « Oh Sean, tu es revenu pour moi ? ». Là, tu as envie de lui rétorquer:: « Hum... non, non. J'ai risqué ma vie pour me taper un p'tit steak-frite. J'ai repéré un resto super sympa pas loin. ». Finalement, il décide juste de lui répondre par un simple « Bah ouais. Je t'aimais de trop, baby ».

Je n'aime pas dire ce qu'il se passe à la fin d'un film. De toute façon, je pense que vous vous doutez un peu du dénouement final: l'infatigable « happy end » où le héros parvient à séduire la belle et toussa et toussa. Bon... ben, voilà.

 

La salle était remplie d'une dizaine de courageux. Deux ou trois ont fuient en cours de route. J'ai eu peur que d'autres utilisent le suicide comme moyen de sortie. Face à cet objet ennuyeux, indigeste et même pas drôle, je ne peux que comprendre. Le film ne retrace que l'itinéraire de quelques débiles à travers Moscou. Il n' y a pas d'enjeu artistique ou théorique. C'est juste un immense trou noir qu'on essaye désespérément de remplir avec des fausses bonnes intentions.

Bref, même pas un nanar, juste une soupe de navet qu'on nous sert avec de la 3D inutile et floue.

 

Malgré cette débandade cinématographique, je n'oserais pas imposer mon point de vue à notre lectorat adoré et je préfère laisser la parole à d'éminents critiques du forum Allociné:

 

« j'ai adorer !!!!!!j'ai adorer !!!!!!j'ai adorer !!!!!! «  - Bebertusa

« Film, très bien. Pas vu le temps passé. Film original. » - Mikael Jeandrieu

« Ysotsyodohxphcphxigdodo izyxoyduuf kgxohfuf Ciclismo ixugdhchxir Igxitwodhxitspyxpy Dpjfpfpufjvjvogxpd » - Lexna

 

 

Lef Dur

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 19:46
mission-impossible-protocole-fantome-mission-impossible-gho
 ... pas de plan, pas de renfort, pas le choix, pas d'originalité, pas d'idées, mais de la bonne humeur
  
 
Pourquoi allez voir MI:4 après le semi-plantage de la franchise ?
  1. Moi, je ne vous pose pas de questions.
  2. Pourquoi pas ?
  3. Euh... ben... pourquoi pas !
On a beau avoir vu le MI:2 nanardesque réalisé par John Woo (qui a eu l'énorme talent de faire un culte de la personnalité autour de la figure de Tom Cruise) et le MI:3 très plat de J.J. Abrams, on peut très bien se dire qu'on a toujours un peu de temps libre dans une journée triste et ennuyeuse. Puis, après avoir vu un film comme "Le Père Noël contre les Martiens", on se dit clairement qu'on n'a plus de limites. Donc, soyons fous !
 
 
Voilà, tu vois que tu peux déjà t'attendre au film d'action standard avec sa dose d'explosions à t'en faire décoller la rétine, de cascades surhumaines et de moments « ahahahahah »... hum... pardon... à se tordre de rire. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tout est dans ce film.
 
L'originalité n'est pas encore au rendez-vous. On ose même nous jouer le vieux coup du « méchant russe » qui veut lancer une attaque nucléaire sur les États-Unis. Actuellement, on commence à voir que les scénaristes américains ont du mal à trouver un ennemi convenable pour ses films. C'était le bon côté de la « guerre froide ». Le méchant russe était toujours là pour incarner la grande menace dans les films. Actuellement, la menace se résume à quelques terroristes islamistes qui ont à peine les moyens pour s'acheter des explosifs. Mouais, c'est pas crédible pour créer une menace à l'échelle planétaire. Donc, on se rabat sur les russes ! Ce qui doit être un peu vexant pour eux (et c'est pas l'horrible accent qu'on leur donne qui va arranger les choses).
Pourtant, j'avais dans l'espoir qu'après le grand discours pacifiste de Stallone dans Rocky 4 que tout ces prejugés allaient cesser, mais non:
 
Donc, le méchant est un russe qui a étudié la théorie de l'apocalypse (Sa conception du Beau se résume à une explosion atomique. Chacun son truc, hein) et qu'il a été viré de son taf parce que je cite: « il est fou » (Bon, quand tu vois ce qu'il l'intéresse dans la vie, tu t'en doutes un peu). L'équipe de « Mission: Impossible » est là pour arrêter ses projets !
 
Le film est ponctué de moments épiques et/ou improbables: Un mec qui arrive à viser et tuer deux vilains d'affilée tout en tombant dans le vide (C'est très facile. Vous pouvez essayer cela chez vous), la cachette improbable de l'équipe de Mission:Impossible qui se trouve dans un wagon... en marche (Wagon attaché à un train qu’ils ne contrôlent pas, sans savoir où ils vont et où ils sont. Géniiiiiial. J'adore votre planque. Très pratique), des cascades qui auraient emmené tout être humain normalement constitué dans un hôpital, mais que Tom Cruise enchaîne sans un p'tit mal de dos, la baston épique entre Tom Cruise et le grand méchant (il faut toujours se méfier d'un professeur russe quinquagénaire. Ce sont des VRAIS bagarreurs, des teignes, des tueurs) et n'oublions pas le plan ultime de Tom Cruise pour atteindre immédiatement une valise qui se trouve à 100m plus bas de lui: prendre une voiture et s'écraser en contrebas ! (Il faut savoir que la valise était importante et qu'il ne fallait pas la détruire. Donc, il avait intérêt à être très précis avec le crash de sa voiture).
 
Sinon, nous remercions la société Apple de ses nombreuuuux placements douteux dans le film. Ben oui, Apple est n°1 dans les accessoires d'espionnage.
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Vous allez me dire: « Donc, MI:4 est un mauvais film ? ». Je vous répondrez: « nooooon ».
Malgré ces quelques défauts éparses, il reste un des films les plus aboutis de la franchise. On embarque dans une histoire bourrée d'action, sans perte de rythme et où l'auto-dérision est à l'honneur. On ne se prend pas au sérieux et c'est tant mieux. Le personnage de Simon Pegg est d'ailleurs le grand garant de cet état d'esprit bon enfant. Pas de situations potaches ou de répliques qui s'amusent sur des mauvais jeux de mot, on fait place à la finesse et à la subtilité avec des nombreux contrepoints comiques.
 
En termes d'action, des morceaux de bravoure, rythmant le métrage, ne laisse pas le spectateur indifférent (Je pourrais citer la captivante scène de la tour de Dubaï qui débute par l’escalade vertigineuse de celle-ci et se conclut par une poursuite dans une tempête de sable).
Autre point important: Un véritable retour à ce qu'il faisait la beauté d'un « Mission: Impossible". Fini l'individualisme des opus précédents, nous retournons à un esprit plus collectif. Le film renoue avec l'esprit d'équipe si bien connu de la série culte. Ici, Tom Cruise sait qu'il est important de faire confiance à d'autres individus au sein d'un conflit. Chaque personnage est complémentaire. Si un échoue, tout le monde échoue.

Autres clins d'oeil à la série: les célèbres messages qui s'autodétruisent, la musique cultissime (TIN-TIN-TINtinTIN ... ouais, je la chante bien. Je sais, je sais) qui ponctue par-ci par-là les actions du film, les gadgets et les masques hallucinants.

Bref, un petit moment nostalgique pour les uns et un film d'action agréable pour les autres. Ce n'est pas le grand film qui va relancer le genre. Il s'agit juste d'un film communicatif, sans grande ambition.

 

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"Ouf... Tom, tu as eu de la chance ! Tu jouais dans un autre film de merde, je te lâchais dans le vide"

 

Lef Dur

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:42
Oh-My-God reference
 
« Attention... ouvrez bien la bouche, ça peut piquer un peu … »
 
 
 
Un film qui me chatouillait et qui ne manquait pas de piquant …
 
J’ai eu l’occasion de passer de nombreuses fois devant l'affiche sur Paris. ça m’a fait rire comme un con. Du coup, ça m’a paru assez efficace pour que j’aille voir le film, qui m’a plutôt bien étonné, accompagné d’une fille (Bon ! j’avoue, c’est elle qui a lancé l’idée. Comment refuser ???)
 
Une bande-annonce pour commencer :
 
 

Première réaction de ma part : « oh merde, le jeu de mot avec le « God » ne vient pas de mon esprit pervers ! »

Dans le rôle du maître de cérémonie, nous avons Miss Tanya Wexler, jeune réalisatrice qui n’a pas fait beaucoup de choses pour le moment, mais qui gagne à être connue. Les héros de cette comédie sont incarnés par Hugh Dancy et Maggie Gyllenhaal (Oh, c’est la sœur du prince de Perse !!!).

  

Synopsis :

  

A voir l’affiche, c’est limpide. Ce film est une comédie romantique : le beau jeune homme et la charmante jeune femme l’un en face de l’autre (romantique) et un jeu de mot couronné d’un point d’exclamation (comédie) :

Angleterre victorienne (1880), Mortimer Granville, jeune médecin talentueux et plein de sexe à pile* entre au service du Dr. Dalrymple, un spécialiste de l’hystérie féminine. Pour soigner cette affreuse maladie qui atteint de nombreuses femmes, le traitement est simple : un massage ! Oui, mais du clitoris … Notre brun ténébreux étant parfait pour cette tâche, il travaille dur et met de sa personne pour satisfaire ses patientes. Malheureusement, chaque massage endoloris son poignet** et finit par l’empêcher de pratiquer

Avec son ami inventeur, riche et sarcastique (anglais, quoi), il met au point un objet révolutionnaire : le premier vibromasseur…

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« Regardez bien mon gros jouet. Avec ça, je vais te rendre riche » « ok, mais, je peux l’essayer avant ? »

 
 

L’histoire en elle-même n'est pas franchement intéressante. Il n'y a pas vraiment d’intrigues (néant ?), donc pas la peine que je détaille plus le scénario.

 

*blague évidente

**comptez le nombre de jeux de mots faisables rien que dans cette phrase.

 

Et Alors ?

L’histoire, tirée d’une histoire vraie est assez étonnante, on n’en perd pas une miette. Le rythmes est actif, on ne perd pas le spectateur, les blagues sont bien placées (D’ailleurs, pour une comédie ayant pour base le sexe, ce n’est pas vulgaire et on aime ca !!!).

L’histoire est typiquement romantique: le héros est beau et intelligent, sont patron est sympathique et, par chance, a deux superbes filles: une potiche belle comme un cœur et « intelligente » (hmmm) et une seconde un peu plus âgée, rigolote, par forcement parfaite et hystérique. Bien évidemment, le héros tombe amoureux de la jeune et jolie potiche (C’est d’ailleurs la raison qui le pousse à accepter le travail) et, par la suite, tombera amoureux de la fille beaucoup plus attachante (c’est un peu capilotractée, mais c’est romantique. Vous ne pouvez pas comprendre)

 

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« Bonjour, je suis le héros. Quelle surprise de vous tombez dessus … »

 

 

Le Londres de 1880 est plutôt bien présenté. On se sent vraiment retourné en arrière (les quartiers chicos qui en jette un max et les quartiers pauvres délabrés). Les personnages secondaires se donnent à fond dans leurs rôles (et pas que pendant les massages). L’humour « so British » est aussi bien présent, c’est un régal pour le fan que je suis et ça ajoute un petit quelque chose à ce film « renversant ».

 

Au passage, les scènes de massages ne sont à aucun moment vulgaire (mis à part les petits noms d’oiseaux qui volent par-ci par-là). A vrai dire, Je me sentais même un peu gêne: Il y avait plus de femmes dans la salle et, à mon avis, les mecs présent étaient forcément en couple avec la fille qui étaient à leur gauche/droite. Les mecs ne rigolait pas autant que les femmes au début: « heu, haha, c’est pas mal … *Elle rigole la ou pas ???*, tu en pense quoi chérie ? ». Et finalement, on rigole ensemble. Que du bonheur. Je vous le dis: j’ai aimé ce film !

 

Bon point, je n’ai pas vu de version doublée en français (donc, les illettrés disqualifiés) et on a même le droit à une petite présentation des différents vibromasseurs au cours de l’histoire durant le générique.

 

Vous l’avez compris. Je vous le conseille ! Même si ce n’est pas forcément un film qui marquera les annales (pas de blagues, pitié), il vaut le coup d'oeil.

 

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« Wouhaou, ce mec a adoré notre film. C’est forcément un mec bien ! »

 

  

P.S. pour Lef Dur : les « Inrocks » ne l’aiment pas … étonnant ?

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 22:29

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Synopsis:

Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…
 
 
Clémentine Samara:
 
 Hugo Cabret, ou une bonne surprise pour clore l’année.
 
Pour finir l’année 2011 en beauté, j’avais envie de vous parler du dernier film de Martin Scorsese : Hugo Cabret.

A l’origine, je n'étais pas motivée pour aller le voir. Mais on m’a forcée avec un revolver sur la tempe et la menace de détruire ma précieuse collection de billets de théâtre ; ce n’était donc pas les arguments qui manquaient…

Je m’attendais à un énième film d’aventure de Noël: des moins de 13 ans au premier plan en pleine enquête pour élucider je-ne-sais quel mystère de l’humanité, avec pour seul barrage le monde adulte… Je vous laisse juger avec la bande-annonce:

 

 

 
De l’aventure… de l’espoir… du mystère… Ouuuh !! On en frissonne (ironiquement) d’avance.
 

Et pourtant... Si le début est un peu lent au démarrage, on se sent assez vite plongé au cœur de l’histoire. Pour commencer, on ne comprend pas vraiment le lien entre l’automate, la clef, les horloges (le concept du Temps est omniprésent du début à la fin), les personnages qu’Hugo Cabret rencontre… Et même si on ne s’attache pas particulièrement aux deux enfants (les personnages principaux, quand même), on se laisse séduire par le décor de Paris d’avant guerre, les plans remarquablement bien filmés, les jeux d’acteurs, et… petit à petit… par l’intrigue ! Car oui, messieurs-dames, alors que les bandes-annonces ont la très vilaine habitude de révéler les secrets et les intrigues des films, celle d’Hugo Cabret n’y fait que brièvement allusion sans que vous vous en doutiez. Autrement dit : vous serez agréablement surpris de découvrir ce que l’automate d’Hugo Cabret peut vous dévoiler. Honnêtement, je n’ai rien vu venir. Et quand bien même nous découvrons le secret au milieu du film (et non vers la fin…), nous prenons plaisir à nous y plonger dedans, à comprendre le pourquoi du comment, et même, à redécouvrir l’Histoire depuis la fin du XIXe siècle. Une histoire bien ficelée, en somme.

 

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Mais il m’est difficile de vous en parler plus sans vous exposer de quoi il s’agit exactement (je ne tiens pas à vous gâcher la surprise si vous compter aller le voir? Surtout si vous n’avez pas lu le livre avant, comme moi)… Je pourrais vous vanter les personnages (Isabelle par exemple, petite fille intello assez rigolote mais qui n’est pas sans rappeler le personnage d’Hermione dans Harry Potter…), la qualité de la B.O. et des effets spéciaux. Cela ne serait pas assez et je suis désolée de ne pouvoir aller plus loin.   

           

Cependant, je pourrais aussi vous dire que la 3D n'apporte pas grand chose au film (une vraie machine à fric... grrr), et que ça a beau être du Scorsese, ça reste un film familial parfumé aux bons sentiments et à l'happy-end prévisible. Mais, ce film est juste parfait pour vous si vous recherchez un film pas prise de tête, un peu de magie et de rêve (un maître mot dans Hugo Cabret), avec des têtes d’affiches (Ben Kingsley, Christopher Lee, Jude Law, Sacha Baron Cohen… Même Scorsese y fait une brève apparition). Et si vous voulez voir un hommage au 7e art, n’hésitez plus: foncez !!

Pour compléter cette critique, il serait désormais intéressant de connaître l’avis de quelqu’un qui a lu le livre, histoire de savoir ce que le film vaut réellement.

 

Sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël !

 



Lef Dur



"Hugo Cabret", le retour du film familial "intelligent"

 

Martin Scorsese réalise un conte pour enfants ? Incroyable, mais vrai. Ça serait comme Stallone qui déciderait d'adapter Roméo et Juliette...un étrange mariage. Est-il logique de voir le pape de la violence au cinéma, le maestro des rues sombres et moites de New-York se mettre à réaliser un film familial dans un Paris des années 1930 "tout beau tout propre" ? En voyant le projet, je me suis longuement interrogé. Martin Scorsese se sent-il trop vieux pour rester le réalisateur subversif qu'il a toujours été ? Je crois que non. Il se dit juste qu'il est temps de parler aussi... d'amour (quoi « oh l'autre » !? Bande de grincheux, oui oui... j'ai le droit de parler d'amour)

« Hugo Cabret » est certes l'histoire d'un petit garçon orphelin qui est décidé à découvrir le mystère qui se cache derrière son automate, dernier souvenir qu'il lui reste de son père. Mais, il s'agit aussi d'une déclaration passionnée venant d'un amoureux du cinéma... Martin Scorsese himself ! Connu pour être un restaurateur, un historien et un cinéphile acharné, Scorsese délivre un hommage vibrant au 7ème art. On parle ici de création et de magie autour des œuvres d’art que l’on ne doit pas laisser s’effacer avec le temps. A travers cette histoire qui retrace les dernières années du cinéaste George Méliès (pour les incultes: http://www.melies.eu/ ), c’est même plus qu’à l’inventeur des effets visuels au cinéma que Scorsese rend hommage. Il nous transmet toute sa passion pour le 7e art et partage avec nous ce qui le rend magique et magnifique. Jamais une telle déclaration n'a été aussi belle au cinéma (excepté celle de The Artist).

Il y a donc deux histoires qui se lient au fur et à mesure dans ce récit, celle de Hugo Cabret, jeune orphelin fictif sorti tout droit d'un livre de Charles Dickens, et celle de George Méliès,

cinéaste vieux, desillusionné et personnage réel. Les deux êtres ont un même désir: se « réparer », l'un par la quête d'une famille, l'autre par celle de retrouver la magie créatrice. Par cette trame scénaristique, Scorsese parvient à échapper à un biopic classique et ennuyeux (une mode tenace actuellement) pour un biopic plus captivant et moins conventionnel.

 

 

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Les grincheux (comme moi) pourraient dire que l'histoire est similaire à d'autres films familiaux avec ses personnages qui sentent le « déjà-vu » (l'orphelin crasseux, poursuivi par un méchant flic pas beau qui veut le livrer à un orphelinat. L'orphelin rencontre un vieux monsieur qui lui apprend une jolie philosophie de vie... blablabla). Ils circulent tous dans un Paris « carte postale ». Les films américains ont cette manie de représenter la France sous la forme naïve et idyllique des années 1920-30. Ils nous foutent le béret sur la tête, la baguette sous le bras, les p'tits vêtements désuets de grand-père et c'est parti. Je sais que les américains ne sont pas revenus en France depuis le 6 juin 44 et qu'ils adoooorent nous voir ainsi, mais tout de même... il y a eu de l'évolution ! Non ? Bon ben, pardon.

 

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         ... Le VRAI français, ça serait plutôt ça !

 

De toute façon, l'histoire s'y prête. Le cadre se déroule dans les années 1930. C'est pas grave. On s'en fout. Mais, le côté « tout beau, tout propre » est sujet à discussion. Puis, il y a les deux jeunes acteurs qui amènent une interprétation assez passable (On a échappé au sur-jeu, mais ce n'était pas loin... ouf). Mais bon, ils restent meilleures que ceux de la saga « Harry Potter ». Alleluia.

Malgré cela, je ne verserais pas dans la critique facile et hypocrite. Avec une histoire telle que celle de Hugo Cabret, Scorsese ne prend pas les enfants pour des billes. D'ailleurs, ce film est loin d'être que pour les enfants. Il s'agit bien d'une oeuvre mature et intelligente, une fable poétique sur la magie du septième art, l'intéressement à la culture et l'intérêt pour autrui.

Allez donc en famille voir Hugo Cabret, montrer aux mômes des choses moins abrutissantes. Ça leur changera des monstres verts qui s'amusent à faire des pets ou des animaux qui sortent des vieilles blagues de beauf.

Mention spécial: la mise en image de Martin Scorsese et l'interprétation de Ben Kingsley dans le rôle de Méliès.

 

 

Le Kamikaze vous souhaite à tous un JOYEUX NOËL !

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