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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:46
« Billy ! Billy ! Tu sais que tu n'as pas à avoir honte si ta queue devient raide ? Ben, c'est une queue c'est fait pour bander ! … (Axel Folley – Le flic de Beverly Hills)
« Le flic de Beverly Hills » ! Oui, pourquoi ? Parce qu'il est clair que « De l'autre côté du périph » fait référence à ce film culte. Et c'est pleinement assumé !
  
Après « Intouchables » (Vu ici : http://kamikazedelecran.over-blog.com/article-intouchables-critique-de-lef-dur-91652275.html) et « Les Adoptés » (Vu là : http://kamikazedelecran.over-blog.com/article-les-adoptes-critique-d-aurelie-r-91521444.html), à mon tour de faire une critique sur un film français. Accrochez-vous !
 
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Un film de David Charhon (réalisateur de « Cyprien », pourquoi pas... Tout le monde fait des erreurs), avec comme indiqué sur l'affiche, Omar Sy du SAV et Laurent Lafitte dans les rôles principaux.

 

SYNOPSIS :

Ousmane Diakité, flic de Bobigny, découvre le cadavre d'une riche parisienne dans sa ville. Le 36 quai des Orfèvres envoie l'un de ses policiers sur l'affaire: le capitaine François Monge, un « playboy » parisien et fils à papa de surcroît qui n'a jamais dépassé le périphérique.

L'enquête va mener notre lieutenant de quartier, prêt à tout pour résoudre son affaire, et son collègue, le bureaucrate qui quitte rarement son bureau, dans une histoire qui les dépassera.

 
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 "Scénario classique de Cop Movie, mais... à la française"

 

Bon jusque là, une chose me choque. Personnellement, je ne connais pas beaucoup de flics, mais je ne suis pas sûr qu'en France, les policiers ont un tel amour de leur job … Mais il faut bien faire rêver.

Le scénario respecte les clichés du genre: le black de banlieue à l'humour ravageur, le blanc plutôt bourgeois qui finit par se décoincer, mais aussi le gros chef de la police qui engueule son agent, mais qui l'aime bien vu qu'il retourne à chaque fois sa veste. Bref, à l'américaine, ça tient bien la route.

 

ET Alors ?

 

Prenez Le flic de « Berverly Hils » et « L'arme Fatale ». Mélangez bien comme il faut, ajoutez une pincée de « Very bad cops » pour l'intrigue et faites cuire le tout à la sauce « Julie Lescaut » ! Vous obtiendrez « De L'autre côté du périph' ».

Pour être franc, j'ai du mal à être objectif. J'ai été bercé par Eddy Murphy et Bruce Willis, les flics cools et les hommes d'action toujours aux mauvais endroits. Forcement, je vais comparer. Mais bon, recentrons-nous sur le sujet !

 

Décors: Certes, Omar Sy a connu un succès sans précédent avec « Intouchables », mais est-ce qu'il était nécessaire de le faire évoluer dans les mêmes décors ? Difficile de s'immerger dans ce nouveau film lorsque l'ombre de « Intouchables » plane au-dessus de nos têtes. Lorsque le personnage d'Omar sort ses blagues sur le clash banlieue/quartiers bourgeois dans les mêmes environnements, ça devient vraiment flagrant. Nous re-voyons le même film. Bon ! L'intrigue demande obligatoirement ces lieux. On va donc dire que ça passe.

Intrigue:Banal, sans grandes surprises, mais cohérent. L'histoire et son contexte pourraient bien coller à notre pays. On y croit. (Remarquez... si on compare, je ne suis pas sûr qu'une bande de terroristes allemands débarquent tout les quatre matins pour piller les States de leur richesse).

 
de-lautre-action.jpg
 "-Bordel, j'ai pris une balle."
"-T'inquiètes pas ! Tu es le héros. Tu ne peux pas mourir !"
 
Interprétation:Rien de foufou. Omar Sy fait du Omar Sy, mais l'a tout de même bien adapté. Il incarne un vrai bon flic américain qui déconne quand il faut, mais qui sait aussi mettre des coups dans les scènes d'action. Très pro. Laurent Lafitte a joué dans beaucoup de films, mais n'a jamais eu de premier rôle. Ici, il se débrouille bien avec quelques répliques mordantes et corrosives. Par contre, les figurants peuvent se rhabiller: une morte qui cligne des yeux pendant un gros plan, ça le fait moyen (Inspiration « Marion Cotillard » ?).

 

A mon humble avis, toute la thune des scènes d'actions et des effets spéciaux ont été mis dans la course poursuite du début du film (avec les mêmes plans que celle d'« Intouchables ». Encore !). Par la suite, on aura juste le droit à des courses poursuites à pied et une scène de fusillade où le spectateur ne pourra voir qu'un mec en galère dans un ascenseur. Pour le mauvais goût, le film nous offre une scène dans… une boite échangiste (tout le monde à poil, yeah!).

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 "Cours ! ça fait hyper dramatique !"
"Ouais, mais ça crève un peu... j'ai pas l'habitude, merde !"
 

Jeunes gens, ne soyez pas effrayez. « De l'autre côté du périph » n'est pas si mal. C'est un bon moment à passer entres potes. On a enfin droit à notre buddy-movie américain « made in France » et ça fait du bien. Dommage qu'on ai du attendre quinze ans pour ça.

 

Je vous laisse avec la bande-annonce :

 
 
Et comme ça fait longtemps, j'ai aussi des critiques d'Allociné :

 

Daniellette : « Un film avec notre Omar pour terminer l'année, que demander de plus ? Un agréable moment, de la répartie, drôle, original. Je recommande. »

 

Marioll : « nullissime. je me suis ennuiée à mourir. Déjà je n'aimais pas intouchable. Mais là sa touche le fond!! »

 

Boubacar D. : « Ce film il est pas drole du tout,et l histoire est nul et previsible.Je regrette vraiment mon choix. »

 

 

Zang

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 20:18
bilbo-poster.jpg
 
L'avis de Lef Dur:
 
« Être objectif ! ». Vous êtes drôles, vous ! Comment être objectif devant une œuvre qu'on attendait de voir adapter depuis des années ? On met tellement d'espoir dans le film qu'on se voile volontairement la face devant les défauts. C'est purement humain. Mais, je dois le faire. Je PEUX le faire. Au risque de me mettre à dos les gros geeks, « Le Hobbit: Un voyage inattendu » n'est pas le film parfait que nous promettait la longue promotion tapageuse de « New Line Cinema» ! Oui, oui, vous avez entendu. Il est certes divertissant, captivant, agréable à l'œil, mais maladroit. Rien de grave, je vous rassure. Juste un petit bémol à corriger:
 
Comme les aventures de Frodon, le semi-homme à fleur de peau, de la trilogie du Seigneur des anneaux, Peter Jackson a décidé de décliner les péripéties de Bilbo en trois volets. Le découpage du Seigneur des Anneaux en trois films était tout à fait logique car ils correspondaient chacun aux trois tomes rédigés par Tolkien, mais pourquoi le seul roman de Bilbo le Hobbit se découperait de la même façon ? Pour faire l'adaptation d'un roman peu épais sur plus de 9H de film, on se dit que les scénaristes vont devoir faire preuve d'une improvisation de folie. Dans cette logique, ça passe ou ça casse. Malheureusement, les apports de Jackson semblent souvent très superflus.
Les scènes de flash-backs s'intègrent parfaitement au récit. Bravo, l'intrigue principale est toujours dans la ligne de mire.
Le problème arrive quand le personnage de Radagast fait son entrée. Ce dernier est le Mage brun, une sorte d'ermite accro aux champis, vivant dans une cabane au milieu des bois. Le personnage n'apparait pas dans le roman, mais Peter Jackson l'intègre à son récit. Pourquoi pas... il faut bien trouver de quoi faire pour rallonger le film.
Alors que la trilogie du Seigneur des Anneaux est un récit complexe et lyrique, le roman « Bilbo le Hobbit » est un conte pour petits et grands. Le public, ne connaissant l'œuvre de Tolkien que via la trilogie cinématographique Seigneur des Anneaux, seront de suite déconcerté en voyant certaines scènes possédant des tons très enfantins, mais Peter Jackson compose son film avec la même ambiance naïve et légère que l'œuvre de l'écrivain anglais. Par ailleurs, la majorité des scènes passent très bien. On a beau être adulte, on se prête volontiers à l'humour du film. Malheureusement, Peter Jackson n'a pas forcement de bonnes idées lorsqu'il s'agit de créer par lui-même des scènes qui se doivent de plaire tant aux enfants qu'aux adultes. Avec Radagast, on tombe dans la niaiserie la plus totale: Le farfelu parle avec tous les animaux de la forêt, transformant le film en un mauvais épisode de « Lassie », puis lorsqu'on découvre que les hérissons ont une personnalité, ça chute direct au niveau du « Monde de Narnia ». ça passe pour les mômes, mais aux yeux d'un adulte, c'est indigeste, indigne de la subtilité d'un Tolkien. Le pire est que l'apparition du vieux ermite ne sert pas à faire avancer d'un pouce l'intrigue principale. Le pépère rencontre son pote Gandalf et lui raconte son histoire de nécromancien. Mais... qu'elle est le rapport avec l'or des nains, le dragon Smaug, la Montagne Solitaire ? Il n'y en a pas !
  gandalf.jpg
Gandalf: "T'es content de toi ? Tu fais passer les mages pour des cons"
 
Les apports superflus de Peter Jackson sont visibles dans d'autres scènes: Le méchant orque albinos du nom d'Azog n'existe que pour être un obstacle dans l'aventure de nos héros, mais il est loin d'être essentiel au récit. Et je ne vous parle pas de la petite réunion entre Gandalf, Galadriel, Elrond et Saroumane qui n'existe que pour faire plaisir aux fans de la saga, heureux de retrouver des visages familiers, mais qui ne font que « bla-bla-bla ». Des longueurs, encore des longueurs.
 
Résultat: on se retrouve avec un récit bordélique où plusieurs petites histoires encombrent l'intrigue principale. Les nains donnent l'impression de tourner en rond dans le décor. On se croirait dans le jeu « Skyrim » où le personnage essaye de suivre une quête principale, mais celui-ci se fait aborder par des emmerdeurs qui lui foutent des tonnes de quêtes secondaires inutiles dans la face, au point d'en oublier le pourquoi de son aventure.
 
Maintenant, j'arrête de cracher dans la soupe. A côté de ce petit bémol, on a le droit à une véritable aventure cinématographique. Toutes les scènes d'actions sont épiques, s'articulant dans une chorégraphie parfaite. On prend plaisir à re-admirer la Terre du Milieu, à découvrir son bestiaire fabuleux. Grâce à une interprétation parfaitement maîtrisée, tous les personnages acquièrent d'un charisme indéniable. Malgré une ou deux maladresses, Peter Jackson demeure un conteur fabuleux ! 
Mais bon... une question me turlupine: Au lieu de se taper tout le trajet à pied (au péril de leur vie), pourquoi les aigles géants n'emmènent pas directement nos héros à Erebor ? Ça gâcherait l'idée d'une aventure épique, mais ça serait plus judicieux. Non ?
 
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Thorin ou comment être classe en étant un nain
 
Bande-Annonce:
 
 
 
L'avis de Zang: 
 

C'est la fin de l'année. On a le droit aux films fantastiques qui nous emmènent aux pays des rêves… ou en Terre du Milieu... au choix.

Des tas de fans l'attendaient. C'est à peine si le présenter est utile. Vous avez pu voir les affiches un peu partout, vous avez un pote « geek » bilingue français/elfique qui ne vous parle que de ça, vous êtes vous-même un grand lecteur de Tolkien, ou encore un fan de la trilogie chronophage du « Seigneur des Anneaux ». Oui, oui, « Le Hobbit » est enfin sorti !

 

bilbo-et-les-nains.jpg

      - « Bonjour mon p'tit gars. On est là pour te faire devenir un homme ! »

- « Et aussi parce qu'on mange à l'œil ! »

 

Peter Jackson est toujours aux commandes, Ian McKellen alias Gandalf, est encore au rendez-vous et notre Bilbo est incarné par Martin Freeman (non, ce n'est pas le fils de Morgan), déjà aperçu dans le rôle d'Arthur Dent dans « H2G2: Le Guide du voyageur galactique ».

 

SYNOPSIS :

 

Avant d'être un vieux fou aigri, Bilbo était juste aigri. Il n'aimait que sa petite vie dans sa maison tranquille… bref, c'était une petite vieille en puissance. Mais, Gandalf décide de le sortir de sa routine pour l'emmener dans une aventure de Nain (le Hobbit sera t-il à la hauteur ? ahah)
« Un Voyage Inattendu » raconte cette fameuse aventure épique qui transformera notre héros et l'emmènera dans des contrées lointaines à ses risques et périls.
    

 

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  « Et ouais les filles, je suis LE héros !!! »

 

Bilbo est donc embarqué pour une quête avec 13 (et non 7) nains, tous plus couillus les uns que les autres. Leur chef Thorin, le nain le plus classe de tous, n'a qu'un objectif en tête: Retrouver une maison pour son peuple !     

 

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      « hey ho ! Hey ho ! On rentre du boulot»

  

Un prélude au « Seigneur des Anneaux », ça promet du lourd. On s'attend à une œuvre conséquente, mais si on n'est pas un public averti, on peut tomber de haut... encore que...     

 

Et Alors ?

L'histoire débute chez Bilbo, quelques heures avant son anniversaire (Nous nous retrouvons exactement quelques instants avant la séquence initiale de « La Communauté de l'Anneau »). Le vieux commence à raconter son aventure. Jusque là, tout va bien. L'ouverture se fait sans problèmes, ça marche bien. On retombe sur nos pieds, ça le fait.

Ce qui est déroutant c'est l'arrivée de Gandalf dans la vie de Bilbo: le Barbu sort de nulle part, insulte presque le Hobbit de « feignasse », fait un tag sur sa porte … et le lendemain, le vieux invite tous ses potes Nains chez le héros, sans le prévenir évidemment. Mais... pourquoi a t-il fait ça !? (Je crois que le vieux l'a su, mais a oublié à force de fumer « l'herbe » à pipe).

 

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      « Écoute mec, tu as un mauvais karma. Viens zoner avec nous pour t'ouvrir les chakras »

 

 Imaginez qu'un vieux vagabond zarbi débarque chez vous, dis: « Hey gros naze ! je suis un pote de ton père. On s'est vu deux fois quand tu avais cinq ans. On devient pote ? » et que le lendemain treize routiers débarquent chez vous, retournent votre cuisine en racontant des blagues sexistes, le tout en se comparant les muscles. Par la suite, vous vous retrouvez sans trop savoir comment sur une aire d'autoroute à siffler de la bière avec un saucisson à la patte. C'est exactement ce qui arrive ànotre héros !

 

Le film se donne rapidement des airs de Disney: des nains qui chantent en faisant la vaisselle, un traineau tiré par des lapins, des grands méchants complétement dénués d'intelligence, des scènes chantées. Mais au final, on s'y plait et on se rend compte que cette nouvelle trilogie sera évidemment plus «sucrée» que la précédente.

 

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      Bilbo quitte sa vie de chômeur

 

Les scènes de combats sont nombreuses et orchestrées au millimètre. On prend plaisir à voir les nains mettre sans retenue de grosses gifles à leurs ennemis. Les combats sont d'une telle fluidité et d'un tel dynamisme qu'on voudrait même participer au carnage.

Niveau personnage, nous avons de quoi faire : Treize Nains avec chacun un caractère précis. En 2h53 de film, on a le temps de se faire une idée sur eux. Le personnage principal évolue au fur-et-à-mesure du film et Gandalf... ben lui, il ne change pas, toujours aussi étrange, mystérieux et malheureusement pas très inventif pour ses sorts. Mais bon, on l'aime bien quand même ce vieux crasseux. Coté bestiaire, on est équipé : Des Orcs, des Goblins, des Elfes (Gay !), des Hobbits, des Nains, des lapins, des poneys, un Gollum, des Géants de pierre, trois sorciers et d'autres personnages que vous avez déjà pu voir dans la trilogie précédente. Bref, on n'a pas le temps de s'endormir !

 

affiche gandalf

  « Comment ça « crasseux » ? »

 

L'intrigue est bien portée. Même si certains éléments viennent perturber le spectacle, l'objectif reste le même tout du long. Une histoire annexe prend toutefois place timidement dans le film: L'apparition d'un Nécromant, qui laisse probablement une ouverture pour les prochains épisodes.

 

Au final, il est toujours plaisant de retomber dans ce fantastique univers. L'histoire de Bilbo est épique. Pourtant, on a parfois l'impression de revoir des scènes du « Seigneur des Anneaux » (Je ne vous gâche pas le plaisir, à vous de vous rendre en salle pour le découvrir).

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 21:04
Producteur, productrice from Hollywood
Je vous écris ce courrier afin de vous convaincre de financer un de mes scripts. En effet, une idée me traversa l'esprit lorsque je vis le dernier effet de mode que vous tentez de faire avaler au spectateur: le recyclage des contes populaires et des personnages historiques en version « bad-ass -ninja-actiiiiion ». Ainsi, les Trois Mousquetaires deviennent des mercenaires ninjas dans « Les Trois Mousquetaires en 3D », les marmots Hansel et Gretel deviennent « Hansel & Gretel: chasseurs de sorcières », le brave Abraham Lincoln s'arme d'une hache pour massacrer du vampire dans « Abraham Lincoln: chasseur de vampires » et Blanche-Neige devient une héroïne guerrière dans « Blanche-Neige et le Chasseur ». Le déclic me vint de suite. Je me dis: « Mais bon dieu, mais c'est génial ! On peut prendre n'importe quel conte et le transformer en gros n'importe quoi... et c'est parti ». Je vous propose donc « Pinocchio » version «ACTION ». Accrochez vos ceintures, je vous promet un des meilleurs scripts du monde.
En échange de barils d'explosifs, Michael Bay est déjà partant pour la réalisation. Le casting sera composé du must: Vin Diesel dans le rôle de Pinocchio, Morgan Freeman dans celui de Geppetto et Milla Jovovitch dans celle de la Fée.
 affiche-pinocchio.jpg
 
XIXème siècle. Dans un petit village d'Italie, un ancien prêtre shaolin-ninja du culte de Shen-Doû du nom de Geppetto désespère de ne pas trouver un disciple digne de son enseignement. Frustré, il passe son temps à sculpter une gigantesque marionnette à l'effigie de Vin Diesel. Bientôt, il la nomme Pinocchio et souhaite, durant ses séances de méditations, que cette marionnette devienne un vrai ninja. Une nuit, son vœu se réalise: Une fée, vêtue d'un kimono ultra sexy et armée de katanas, donne vie à la marionnette. Elle lui propose un marché: il ne deviendra un vrai maître ninja que s 'il respecte les 14000 règles du code Shen-Doû (ne pas mentir, restez loyal,...). Pour l'aider dans sa tâche, elle lui confie un petit singe du nom de Jiminy le Capucin, qui lui servira d'intelligence (voyant que Baboulinet en aurait grandement besoin). Disons de suite que la tâche de Jiminy va s'avérée ardue.
Dès sa première sortie vers l'école des ninjas, Pinocchio croise tout un gang. Malgré un combat titanesque où notre héros parviendra à réaliser plusieurs mounchs* d'affilée, il est vaincu et se fait enlever par les méchants qui l'emmènent dans le repaire de Stromboli. Ce dernier tient une maison close dont le grand succès tient du spectacle de marionnettes bodybuldés. Pinocchio est alors contraint de danser pour les clients du gangster sicilien. Tandis que Jiminy est occupé à manger des bananes, Pinocchio essaye sans grand succès à casser la serrure de sa cellule avec sa tête en bois. Fort heureusement, la fée ultra sexy est parvenue à s'infiltrer dans le repaire de Stromboli et, après avoir neutralisé une dizaine de gardes, questionne Pinocchio sur son échec. Ne voulant pas avouer qu'il a été nul en baston, son nez grandit à chaque mensonge. Il reconnaît alors qu'il n'a pas d'excuse et qu'il aurait du s'initier à l'art de la baston avant de s'attaquer à ce gang. Indulgente, la Fée le libère, l'avertissant toutefois que c'est la dernière fois qu'elle lui viendra en aide, et fait exploser le repaire de Stromboli dans un ultime plan au ralenti.
 
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EXPLOSIIION !
 
A son retour dans le dojo de Geppetto, Pinocchio a le droit à l'éternelle leçon de sagesse de son créateur. Ce dernier n'hésitera pas à placer quelques répliques percutantes (« La libellule doit savoir manier correctement ses petits ailes avant de se poser sur le nénuphar de la maîtrise, mon jeune apprenti »)
Au même moment, deux membres du gang de Stromboli passent un marché avec un étrange personnage nommé El Cochero: lui ramener des enfants en échange d'une forte récompense.
Le jour suivant, les deux hommes de main confondent Pinocchio avec un enfant (Son air simplet et sa tête chauve de bébé lui jouent encore des tours) et le persuadent de les suivre vers le convoi qui mène vers l'île des plaisirs d'El Cochero. Au passage, il sympathise avec Crapule, un jeune adolescent asiatique qui pense être le comique de service du film au grand désarroi du spectateur. Arrivés à l'île des plaisirs, Pinocchio et ses nouveaux copains s'adonnent à la drogue, à l'alcool, mais aussi à l'écoute des ritournelles de Skrillex, ce qui emmerde sérieusement les voisins qui voudraient bien comprendre le sens de ces chansons. Mais, Jiminy, étant intellectuellement plus viable que ces maudits ados, découvre la terrible machination qui se terre derrière les murs de l'île des plaisirs: les enfants attardés se transforment en ânes pour être ensuite vendus à des majors musicales qui les forcent à chanter de la Pop Music. Pinocchio, étant déjà un âne par nature, échappe à la malédiction et parvient à s'enfuir avec Crapule de l'île des Plaisirs. Bien sûr, nous avons le droit à une époustouflante scène de fusillade aux tromblons où nos héros terrassent El Cochero et ses sbires, avant de faire exploser son île corrompue.
 
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Re-EXPLOSIIIION !
 
Suite à ces petites mésaventures, Pinocchio, Crapule et Jiminy le capucin retournent au dojo de maître Geppetto. Mais, ils découvrent la demeure vide. Une lettre écrite par le mentor indique qu'il est parti vers l'île des plaisirs pour aller sauver le p'tit con qui lui sert d'apprenti. Sur le port, il apprend d'un vieux marin saoul que l'embarcation de son mentor a été avalée par une énorme baleine. Vu qu'il est toujours sage d'écouter les informations d'un mec bourré, ils décident d'aller secourir Geppetto. En mer, Crapule s'amuse à faire le « cri de la baleine ». Ce qui a dû sérieusement agacer le cétacé car elle part de suite se confronter à nos héros. C'est alors que Pinocchio se souvient du « mounch ultime », une figure de kung-fu que seule les maîtres-ninjas sont capables d'exécuter. Dans un élan de désespoir, il fait un bond gigantesque dans les airs pour atterrir sur le dos de la baleine. Effrayée, celle-ci tente de se débarrasser du pantin, mais ne parvient pas à échapper à l'issue fatale. Pinocchio saisit son énorme tête et réalise un incroyable mounch. La figure est d'une telle violence que la baleine recrache Geppetto dans la mer.
La marionnette se jette alors à l'eau pour sauver son maître de la noyade. Oubliant qu'il y avait une barque à quelques mètres d'eux, Pinocchio traîne le vieux sur plusieurs kilomètres pour atteindre une plage paradisiaque. Épuisé, le héros gît inerte dans les bras de son créateur. Tout le monde désespère de cette mort subite. La séquence « émotion » dure quelques minutes avant que la fée-ninja apparaisse et déclare que, pour avoir réalisé le « mounch ultime », Pinocchio a prouvé qu'il méritait d'être un vrai petit maître ninja. Elle le ramène à la vie et le transforme en ninja de chair et de sang. Tout le monde est content et fête le retour miraculeux de notre héros bodybuldé.
FIN
 
* Pour les noobs qui ne connaissent pas le mounch:
 
 
Lef Dur
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:42
looperfrench1029192125.jpg
Je préfère mettre l'affiche version "old school"
 
Bonjour !
Bienvenue en 2044 ! Vous venez de rentrer dans un jolie univers rétro-futuriste. On chevauche des bikes volants, on utilise des tromblons, on se shoote à coup de collyre et les méchants ne savent toujours pas encore viser correctement avec un flingue. C'est chouette. L'ambiance n'est plus au beau fixe. C'est la misère la plus complète et on se tire dessus pour le moindre prétexte. Bref, c'est comme à notre époque avec un peu plus de gadgets. Jusqu'ici, le film tient le coup. 
 
Venons ensuite à la trame principale (parce que c'est tout de même ce qui nous intéresse en tant que spectateur. On a beau nous montrer des jolies images. Si le récit ne vaut pas une cacahuète, tout tombe à l'eau): En 2074, les méthodes policières sont tellement performantes que se débarrasser d'un corps est devenu impossible. Les grandes mafias ont donc mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Via une machine à voyager dans le temps – car à cette époque, celle-ci existe, mais ne me demandez pas pourquoi cette sublime machine n'est exploitée que par les mafieux, le film ne se limite qu'à cette explication - Elle expédie leurs victimes dans le passé, en 2044, où des « loopers » les éliminent. Le mec qui se fait plomber à coup de tromblon disparaît totalement du futur. Dans le passé, personne ne pourrait identifié la victime car cette dernière, en 2044, n'existe pas vraiment. Elle n'est alors qu'un charmant bambin, voire un foutu adolescent qui emmerde la société et ses parents. Joe (interprété par un Joseph Gordon-Levitt ressemblant à un mannequin de vitrine suite au maquillage qui semblait lui donner des faux airs de Bruce Willis, vous comprendrez bientôt pourquoi), est un de ses loopers. Le seul hic d'être looper est d'avoir une espérance de vie très limitée. La coutume ou la tradition (extrêmement glauque et problématique) veut que le looper ferme la « boucle » en tuant « son lui » du futur, ce qui lui donne donc que trente ans à vivre contre une bonne paye (Imagine l'entretien d'embauche, mec. Il faut avoir une sacrée motivation pour devenir « looper »). Il semblerait que dans le futur, un nouveau boss, appelé le Maître des Pluies, a pris le pouvoir sur toutes les pègres et à demander à ce qu'on élimine tous les « loopers ». Etrange. Pourquoi fait-il ça ? Les seules informations que les « loopers » du futur ont est le fait que sa mère a été assassinée et que ce fameux « Maître des Pluies » a une blessure à la mâchoire.
Jusqu'ici l'histoire tient encore la route.
 
  
Lorsqu'on veut faire un film sur le voyage dans le temps, le problème est de bien savoir où on fourre ses pieds, au risque de tomber dans les fameux paradoxes temporels et de rendre son intrigue complétement faussée. Un exercice très casse-gueule auquel le réalisateur, Rian Johnson, ne parvient pas.
  
Exemples de gros paradoxes: Attention « Spoilers » !
  
Un soir, l'impossible arrive: Seth, un ami « looper » de Joe, le supplie de l'aider : il devait boucler sa boucle quelques heures auparavant mais il n’a pas pu. Lorsque la victime du futur est arrivée, Seth n’a pas su faire quoi que ce soit d’autre que détacher son "lui plus vieux" pour le laisser s’enfuir. Celui-ci est dans une embrouille pas possible car vu qu'il n’a pas respecté son contrat, les hommes d’Abe, chef des « loopers » envoyé du futur, le cherchent pour lui faire des misères et lui apprendre qu'on ne se fout pas de la gueule de la direction.
Après qu'Abe joue la carte du chantage avec Joe, ce dernier balance son pote. Le plus marrant arrive: Ainsi, le vieux Seth du futur, qui est en train de fuir la ville, voit soudain une vieille cicatrice apparaître sur son bras. Un message lui ordonnant d’être à une certaine adresse dans quinze minutes. Car oui, au même moment, Abe s'amuse à charcuter le jeune Seth pour faire passer des messages au vieux Seth à coups de cicatrices (car tout ce qui arrive au jeune Seth arrive irréversiblement au vieux Seth. Vous comprenez ?) Puis, vu qu'Abe s'ennuie, il continue à découper Seth Junior: le vieux Seth voit donc ses doigts disparaître un à un, et décide donc de se rendre au rendez-vous. Il part donc vers l’adresse. Ce qui sera fort difficile puisqu'Abe a décidé aussi de couper les jambes du jeune Seth, ce qui est très con de sa part. Malgré tout, le bougre parvient à l’adresse indiquée. Un homme de main d'Abe lui ouvre la porte et l'exécute froidement. Derrière l'homme de main, un médecin est en train de faire sa petite chirurgie correctrice sur le jeune Seth, qui est désormais un homme-tronc. Maintenant ! Place à un peu de réflexion !
Si Seth a eu les jambes coupées dans le passé, comment celui-ci a-t-il pu arriver dans un corps parfaitement fait lorsque le jeune Seth l’avait devant lui trente ans plus tôt ? Quand le jeune Seth le laisse s'enfuir, on a pourtant vu le vieux Seth courir sur ses deux petites jambes. Non ? PARADOXE ! Dans ce film, on ne nous abreuve pas de détails. On joue avec les incohérences en fonction de ce qui arrange le plus le script.
Mais attendez, le paradoxe le plus grave arrive ! Celui qui compromet toute l'histoire ! Nous voyons le futur du personnage de Joe. Il « boucle sa boucle » en découvrant au passage son « futur lui ». Mon dieu, il est Bruce Willis (ça, c'est la classe. Il faut avouer... et on comprend mieux la face photoshopée de Joseph Gordon-Levitt). Il prend sa retraite en claquant tout ses lingots à Shangaï dans des fêtes ou pour de la drogue. Puis, il rencontre l'amour, une belle asiatique qui l'emmène dans un petit village de la province chinoise et l'aide à surmonter sa dépendance pour les substances illicites. Puis, arrive la belle vie, l'amour jusqu'à ce que trois gangsters en tenue d'amish – sous les ordres du fameux « Maître des Pluies » - débarquent et l'enlèvent pour l'envoyer de force dans la machine à voyager dans le temps.
Mais tout ça ? ça ne devrait pas se passer ! En 2044, le vieux Joe (Bruce Willis, donc) a foncé sur son Joe du passé, lui a pété sa gueule tel un valeureux catcheur et s'est barré, empêchant ainsi le « Joe du passé » de prendre sa retraite et de vivre la même vie que Bruce Willis (c'est-à-dire « son futur lui »). WTF !?
Après moults péripéties où le jeune Joe se dépatouille avec les hommes de main d'Abe, les deux Joe se donnent rendez-vous dans un café. Le jeune Joe est comme le spectateur: lorsqu'il veut plus d'infos sur le voyage dans le temps, Bruce s'énerve et lui lâche: « On s'en tape ! ». Ce qui résume assez bien l'idée que devait avoir Rian Johnson sur la question lorsqu'il a écrit son histoire.
 
REVIEW-Looper-votre-futur-moi-s-en-souviendra_portrait_w532.jpg
"Dis-moi, vieux Joe ? Je jouerais dans combien de "Die Hard" dans le futur ?"
 
Le vieux Joe cherche l'enfant qui sera le Maitre des Pluies, le fameux tueur de loopers, pour le tuer. Ils partent chacun de leur côté, mais avec des avis divergents sur la question. "Joe du passé" retrouve l'enfant avant le "Joe du futur", cherche à le protéger– qui au passage est une bête en télékinésie suite aux produits que sa mère consommaient en masse lors de sa grossesse - et empêcher son « lui du futur » de tuer le môme. Ce qui on espère n'arrivera pas car sinon la rencontre avec son « futur lui » n'aurait jamais eu lieu. Si l'enfant meurt, pas de Maître des Pluies et donc pas d'histoire de « bouclage de boucle » et dooooonc pas de rencontre entre les deux Joe. A votre avis, que se passe-t-il à la fin du film ? Pour sauver l'enfant, le jeune Joe se sacrifie pour faire disparaître le vieux Joe et ainsi empêcher l'évènement qui allait créer le personnage du Maître des Pluies. PARADOXE ! Si l'enfant est sauvé, qu'est-ce que Bruce Willis (le futur Joe) fout dans cette époque ? La rencontre entre les deux "Joe"n'aurait même pas dû avoir lieu. Bref, l'histoire ne tient même plus la route et les auteurs du film nous offrent un spectacle qui ne devrait existé.
 
Joseph-Gordon-Levitt-in-Looper1.jpg
"Je... je ne comprend plus rien. Aidez-moi !"
 
Fort dommage pour un film dont l'interprétation et la mise en scène étaient rondement bien menées. Mais, il ne faut pas jamais négligez son récit. Donc, le Kamikaze vote pour un « sympathique, mais non... »
Dans un soucis d'objectivité, je laisse la parole aux chroniqueurs d'Allociné:
« Excellent film, vraiment bien ficelé... Plusieurs théories possible, de quoi vous faire tourner la tête !! » - laskezz
« longtemps que je n'avais pad prie autant de plaisir à voie un film d adtin. Le scenario est juste énorme, bon jeu d acteurs enfin superbe! » - geronimoo
 
 Lef Dur



 
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 14:35
Bonjour,
Zang et Lef Dur ont décidés de faire une "Séance du Kamikaze" un peu spécial à l'occasion de Halloween. Nous vous proposons les dix pires clichés du cinéma d'horreur.
 
 
 

Zang et Lef Dur

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:41
ça vous choque de voir ce review ici ? Moi aussi...
 
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:31
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:21
The-Expendables-2-Affiche-Back-For-War.jpg
 "Explosion ! Explosion ! Explosion ! Même l'affiche te pète à la tronche"
 
Le Taunt du siècle ! Une bande de kamikazes ne pouvait résister à l'appel d'un film aussi explosif. Un casting de rêve compilant les plus beaux tas de testostérones du cinéma eighties: Sylvester Stallone, Dolph Lundgren, Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme. On en rêvait et c'est fait !
 
Avertissement: On demande au spectateur de laisser un bout de son cerveau à l'entrée et de se rouler avec plaisir tel un gros porcin dans l'esprit gras des années 80... Alors là, vous comprendrez la grosse blague que constitue ce film.
 
la-cene-expendables-2.jpg
"Un film... biblique ?"
 
The Expendables 2 se résume immédiatement par son introduction: Nous nous trouvons dans une ville du Népal au nom imprononçable. Des méchants soldats asiatiques se promènent en cultivant l'art d'être très méchant. Pourquoi sait-on qu'ils sont méchants ? Bah... euh... parce qu'ils font la grimace. C'est simple, non ? On ne cherche pas plus loin. Et puis merde, ils torturent un mec encagoulé dans une salle d'interrogatoire ! Le méchant chinois lui demande des informations, puis lui fracasse immédiatement la tête avec une clé à molette. S'il cherche vraiment à avoir des renseignements, il éviterait de le frapper avec un outil pareil. Un coup de clé à molette sur la carafe, ça te change direct un homme... oui, oui... en homme mort, je pense. Fort heureusement, le mec encagoulé semble être fait de béton car il ne cille même pas.
Par la suite, un Stallone à moustache et sa bande de fous furieux débarquent avec trois véhicules blindés avec des blagounettes dessinées dessus (comme « Toc toc » sur le bélier)... histoire de faire marrer leurs futures victimes. Ils défoncent les murs, les portes, les militaires, les civils, les chiens, les chats, les insectes. Tout y passe. Ils parviennent même à grimper sur les toits avec leur véhicules. Ça fait « BOUM » et « BAM ». C'est une régulation de population telle que l'on avait pas vu depuis Hiroshima. Même les hélicoptères ne les résistent pas puisque Stallone leur balance des motos dans la face (sa mitrailleuse ne suffisait pas, non ?). Ils massacrent vite fait bien fait les 890 autres pauvres gardes qui cherchaient leur route et libèrent le prisonnier dans la salle d'interrogatoire. Il s'agissait de Schwarzy ! Normal qu'il résiste à des coups de clé à molette sur la margoulette. Il ne saigne même pas le gaillard, juste un ou deux p'tits bleus. Les mercenaires lui disent qu'ils sont ici pour récupérer un homme d'affaires chinois. Lorsque c'est fait, ils s'échappent de la place forte en tyrolienne (euh ? Pourquoi pas !). Tout en faisant leur petit tour, ils dézinguent encore des gardes avec leur sulfateuse qu'ils tiennent d'une main. Malheureusement, Stallone et Statham se font encerclés. Fichtre ! Mais, c'est mal connaître les deux loustics puisqu'ils sont sauvés de justesse par leur jeune sniper Billy qui les a retrouvé on-ne-sait-où dans ce merdier (par la sainte loi divine que les scénaristes hollywoodiens adulent). Leur plan d'évasion est simple: Stallone et Statham récupèrent l'avion pendant que les autres vont faire un tour de hors-bord, puis de jet-skis pour finalement rejoindre l'avion. Euh... attend, attend ! C'est quoi la logique, là ? Pourquoi toute l'équipe ne vont pas direct dans l'avion ? Ah mais non, suis-je bête. Pourquoi je me pose ce genre de question. Il n'y a pas de logique ! Vois-tu l'ami, c'est l'effet « The Expendables ». L'intro résume de suite le gros bordel que va être le film: ça explose, ça hurle, ça cogne, ça tue dans l'incohérence totale, mais sans la moindre prise de tête.
 
De retour aux Etats-Unis, le spectateur a le privilège de découvrir la vie civile des Expendables, c'est-à-dire la vie de mecs « machos muchos » avec des couilles comme des pamplemousses qui aiment les grosses motos, AC/DC et les bars de loubards tatoués et poilus. Au passage, on découvre que le gros suédois du groupe, Gunnar (incarné par Dolph Lundgren) est un diplômé de chimie d'une grande université américaine. Pour un gros psychopathe qui éventrent à tour de bras ses adversaires avec un couteau aussi énorme qu'une épée médiévale, ça surprend toujours.
the_expendables_2___dolph_lundgren-t2.jpg
 "V'la la tronche du sur-diplômé de chimie. C'est assez terrifiant"
 
Alors que Stallone veut aller pioncer dans son avion, il est surpris par un agent de la CIA, incarné par Bruce Willis. Ce dernier aurait pu l'appeller pour le voir, mais non... vu qu'il a du temps libre, il a préféré attendre des heures à un endroit où il n'était même pas sûr de voir immédiatement notre ami Stallone. Celui-ci lui rappelle qu'il lui doit une dette (Rappellez-vous ! Dans le premier opus, Sly et ses copains ont préféré cramé un pays entier au lieu de remplir leur mission incognito). Pour compenser ce petit incident, il lui confie une nouvelle mission (quoique plus normal de confier sa mission à des mecs dont il sait qu'ils sont potentiellement instables) et leur dit qu'une femme du nom de Maggie va les rejoindre dans leur voyage. Stallone prend peur: « Une femme ! Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? ». On le rassure rapidement: Maggie est une chinoise qui pratique des arts martiaux (oh, le clicheton !).
 
Le lendemain, nos joyeux lurons se dirigent donc vers l'Albanie. Durant cette séquence de transition qui nous dirige tout droit vers un nouveau carnage, on a le droit à la p'tite histoire du jeune Billy et de ses traumatismes de guerre (poncif n°46: Le vétéran a toujours une anecdote terrible à raconter sur la guerre). Jadis, il était sniper en Afghanistan. Au cours d'un accrochage, il a perdu de nombreux camarades. Mais, il a décidé de quitter l'armée lorsque ses supérieurs ont buté son chien (Voilà ! Ses copains d'armes, c'est pas encore trop grave, mais son chien c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase). Il a donc décidé de fuir les tueries... en rejoignant les Expendables (Fuir la tuerie par la tuerie ? Ce mec est vraiment bizarre).
 
Ceci est l'introduction du film le plus « rien à foutre » qui soit. Par la suite, on découvre que le vilain de l'histoire s'appelle... euh... Jean Villain (Vive l'originalité des noms, hein). Il est incarné par un Van Damme qui aime arborer des tatouages de bélier (« Tu vois, mec. Ça, c'est le signe de Satan. Tu as vu comment je suis vraiment vilain »). Il ne cesse de parler de la distinction entre les hommes et les moutons. Stallone voulait sans doute se foutre de la tronche de JCVD pour mettre ceci dans le script puisqu'il fait directement référence à la célèbre pub WoW où l'ami Van Damme explique que les hommes « sont tous un peu des moutons ».
 
 
Le plan de Vilain le très vilain est simple: vendre du plutonium à des mecs sans scrupules. « Un mégatonne de plutonium peut changer l'équilibre mondial, alors dix mégatonnes »... ben... euh... tu fais péter la terre entière, toi et ton business... gros malin ! Ce mec est tellement vilain qu'il se fout de savoir s'il va crever dans les jours à venir. Incroyable !
Notre joyeuse bande de mercenaires découvrent aussi que Chuck Norris est vraiment Dieu puisque celui-ci est parvenu à tuer une cinquantaine d'hommes et un tank avec un semi-mitrailleur.... en moins de cinq secondes ! Au passage, on a le droit à un Chuck qui s'amuse avec son image car il n'hésite pas à sortir une excellente « Chuck Norris Facts » (explication ici: link). Ne vous inquietez pas, il reviendra pas mal de fois dans le film.
 
the-expendables-2-chuck-norris.jpg
"Le doigt de Dieu"
 
Les scènes de fusillades respectent les mêmes bêtises que les gunfights des films d'action eighties, c'est-à-dire que 500 méchants ne parviendront jamais à toucher un gentil avec leur armes (même avec un tank). Les gentils peuvent viser dans le tas au milieu d'un endroit bourré de civils. Ils savent que leurs balles ne toucheront que les méchants. C'est dingue, hein ! Ah oui, j'allais oublier, abandonnez votre voiture pour une Smart. Ces bagnoles-là sont des véritables blindés de guerre.
Bref, il y a tout de même le plaisir coupable de voir les bourrins préférés de son enfance réunis dans une scène finale monstrueuse.
 
Conclusion: « The Expendables 2 » n'est pas un film sérieux. Le but est de renouer avec l'action movies des années 1980. Alors que son prédécesseur manquait cruellement dans sa démarche, sa suite parvient à créer tout ce qui faisait un bon film bourrin des années Reagan: un casting de rêve, des punchlines mordantes, des gunfights irréalistes et hors du commun, de la testostérone, une vision simpliste du monde et un duel final anthologique.
Ne prenez pas ce film de haut. La démarche nostalgique est peut être facile à imposer pour protéger ce film, mais « The Expendables 2 » est le seul qui parvient à remplir à merveille cette mission. De nombreux films se sont dernièrement essayer à retrouver la nostalgie du cinéma d'antan, mais rare sont ceux qui y parviennent du début à la fin.
 
Le petit trailer pour vous convaincre... ou pas:
 
Vous n'êtes toujours pas convaincu ? Certains excellents critiques d'Allociné peuvent vous aider à prendre votre décision:
« du lourd du vrai ! comme on les aimes ! Muscle ! ca pete de partout ! Pas de répis ! Juste de l action ! » - totomineur
« ce film et tres bien a mob goût :action comique je vous conseille de le regarder :-):-):-):-):-):-) » - nath 67
« ca flingue ,ca flingue et ca reflingue!! ca tue ca tue et ca retue!!! » - Robin v.
 
Toujours pas convaincu ? Bon... Terry Crews ! Attaque !
 
The-Expendables-2-Video-Game.jpg
 
Lef Dur
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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 18:19
Comme les super-héros sont de sortie cet été, je suis donc allé comme tout le monde au cinéma voir l'immense BATMAN ...
 
Batman 1966 movie
 
Alors là, je m'attaque à du lourd, du très très lourd. Bienvenue à Nanard Land ! Le film est sorti en 1966 et a pris un sacré coup de vieux. Mais à mon humble avis, il devait être tout aussi ridicule à l'époque... une petite recherche de Batman sur Internet et notamment sur le site "YouTube" vous permettra de voir tout un tas de parodies, de photomontages ou encore de blagues au sujet de ce film culte.
 
 
Synopsis :
 
Batman et son petit ami Robin (oui bon ça va, je me chauffe) doivent se battre contre une menace plus terrible que jamais: non pas un, ni deux, ni même trois super méchants, mais belle et bien quatre ! Le Joker, le Pingouin, Catwoman et l'Homme Mystère se sont unis pour conquérir le monde ! Armé d'une machine capable de déshydrater une personne jusqu'à l'état de poussière, ils combinent leurs idées effrayantes (de débilité) pour combattre Batman et Robin.
 
batman-tv-west-02-g  "Sapristi, les gredins nous attaquent"
 
Longtemps avant le « Batman » de Tim Burton en 1989, le « Batman » de Leslie H. Martinson, mettant en scène Adam West et Burt Ward, est une œuvre importante : C'est la première apparition de la chauve-souris sur le grand écran ! Il faut noter également que le film est tiré de la série.
   
Et Alors ?
 
Bon que dire, je ne sais plus par où commencer ... Commençons par les personnages ! Il me semble que c'est là que tout commence
 
Je ferais simple: Batman est un demeuré de première, loin du héros ténébreux que vous avez pu voir récemment au cinéma. Bruce Wayne, que l'on voit sous sa vraie identité vingt minutes dans le film, est un fervent défenseur de l'humanité, à un point tellement extrême qu'il en devient peu crédible. Pour lui, le monde est tel qu'il est et sa mission est de le rendre beau. Même s'il faut passer par citer un ou deux petits discours moralisateurs sur les effets néfastes de l'alcool ou du banditisme, il le fera ! Dure mission pour un habitant de Gotham City constamment dérangé par les pires gredins de la planète, sapristi !
BATMAN = démystifié
 
Son partenaire (non là, pas de blague) est un petit génie. Enfin, c'est ce qu'on cherche à nous faire croire ... Il a un cerveau adapté à celui des ennemis. Pas étonnant que Batman le garde avec lui. Robin déchiffre les énigmes à la perfection par des solutions les plus « tirées par les cheveux » possibles, déjoue les plans des malfrats plus vite que son ombre et anticipe chaque événement.
D'ailleurs, Robin (Dick de son vrai nom, c'est éloquent ?) est censé être le garde du corps de Bruce Wayne. Mais il est épais comme un câble de frein à main, il serait incapable de faire peur à une petite vieille avec sa tête de premier de la classe.
ROBIN = toujours aussi utile
 
l_78087_a45073ce.jpg
"- Youpi ! Batman ! Allons sauver le monde" - "Allons-y, mon chéri !"
  
Bon, je fais un tir groupé pour les super vilains : Le Joker, le Pingouin, la Femme Chat (c'est traduit ainsi dans la version française) et l'Homme Mystère (ou le « Sphinx », seul aspect fidèle au comics) forment ensemble une belle bande de bras cassés. Peu imaginatifs, ils cherchent à tuer le héros de Gotham pas loin de neuf fois durant le film. Seulement, ils utilisent la même méthode: l'attirer dans des pièges dignes de « Bib-Bip et Coyote ». Pas étonnant qu'ils échouent.
 
batmanvillains_27503.jpg  "Craignez-nous, habitants de la terre !... Nous sommes la pire menace mondiale"
 
Le Joker n'est pas drôle, n'est pas aussi sadique qu'on le connait actuellement, n'est pas intelligent et n'est pas le cerveau de l'opération.
le JOKER = insignifiant
 
Le Pingouin n'a pas l'apparence hideuse d'un volatile. Il est réduit à un malade mental un peu moche qui émet des cris de canard et qui fume comme un pompier. Il a racheté un sous-marin nucléaire à l'armée américaine (oui, c'est normal. Dans cet univers, l'armée est une bande d'irresponsables qui vend des armements lourds à des particuliers psychopathes. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter). Montrant qu'il a bon goût, Oswald Cobblepot a imaginer le nouveau design du sous-marin pour le transformer en pingouin géant (sic!). Il dirige une troupe de pirates (look « Barbe-Noire ») avec une nageoire de fer !
le PINGUOIN = 10/20
 
Catwoman ne sert à rien. Elle n'est là que pour séduire Bruce Wayne. La "Belle" (question de point de vue) ne se bat pas, ne se défend pas. Elle préfère se balader avec son chat.
CATWOMAN = inutile
 
L'homme mystère cherche à convaincre tout le monde qu'il est fou en montrant tout un panel de grimaces psychotiques. Il réalise des énigmes plus capilotractées les unes que les autres. Sa mission est claire: Tuer le gentil. Dans le domaine du super-vilain, il gagne sans conteste la palme du sur-jeu.
l'HOMME MYSTERE = RAS   
 19862890.jpg     Superbe maquillage ... tu aurais pu te raser la moustache, Cesar
 
Le bon samaritain est pété d'objets "Batcool". On voit ainsi toute sa panoplie « bat » : La batmobile, le Batcopter, la Batmoto, la Batcorde, le Batzooka (oui oui !!!), mais aussi le batradar, la batceinture, la batcave, la bat-échelle, le bat-spray anti-requins, le batslip ... etc ... ah oui, au fait ... Batman a la police dans la poche. Rien d'étonnant, Batman passe plus de temps au commissariat que chez lui. Il est même un agent assermenté par l'état (quoique plus normal d'autoriser deux illuminés en costume moulant à faire régner la loi). En cas de danger, le commissaire Gordon peut l'appeler avec le fameux téléphone rouge sous la cloche à fromage. Même le président des Etats-Unis d'Amérique peut le contacter via une ligne directe... trop fort !  
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"Mate les jantes chromées. ça claque hein ?!"
   
Niveau « scène absurde », le film est un catalogue: le combat entre Batman et un vieux requin en mousse (n'ayez crainte, il le fait exploser avec le bat-spray anti-requin), la course absurde de Batman avec une bombe de cartoon entre les mains, les combats où les méchants se jettent tout seuls à l'eau, les célèbres onomatopées couleur fluo du type « paf !!!! », « kaboooooom » « vlam », ou encore le sauvetage des Nations Unies. Tout est improbable, mais pourtant on ne décroche pas une seconde de l'action. Pour un tel nanar, il sait garder le spectateur en éveil, peut être parce que son côté Kitch est intriguant ou peut-être pour découvrir quel autre plan débile les super-vilains vont sortir pour éliminer le sauveur de Gotham. Pour ma part, je l'ai regardé sans interruption. Un vrai plaisir.
Bon, gardons les pieds sur terre. Ce film, tourné en pleine Guerre Froide, regorge de messages, certes non pas patriotiques (quoique) mais de message de paix : Il ne faut pas tuer son prochain, il faut unir les peuples, les Russes ne sont pas tous méchants, mais les Américains restent les plus forts ... bref, 1966 !
 
Si vous avez l'occasion, regardez-le ! Vous le trouverez facilement: streaming, plateformes de téléchargements ou même en Blu-ray ou en DVD !
Je vous laisse avec quelques scènes très cultes qui vous donnerons (ou pas) envie de le voir !
 
- Le Requin :
 
 
- L'énigme :
 
- La bombe:

...Comment ça je me suis trompé de film Oo ? « Dark Night Rises » ? Connais pas...

Zang
 
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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 19:12
Le "Kamikaze de l'écran" adopte occasionnellement le podcast pour une p'tite review avec notre Chuckounet... une sorte d'avant-goût avant la sortie de "Expendables II"
Xay Haufoor, Lef Dur et JL l'Ouzbekh 
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