Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 11:50
iron-man-affiche.jpg
 
SPOILERS !
 
 
Synopsis:
Tout commence sur un monologue poignant de Tony Stark (Robert Downey Jr.), notre héros en armure, qui, épris de doute, décide de se confier au public. Oui, il avoue: celui-ci s'est comporté comme un salaud. Il nous propose donc un p'tit moment « flash-back »... direction Genève en 1999. Let's go ! Le générique s'ouvre, avec comme super bande-son... hein ! Sérieux ?! « I'm blue » de Eiffel 65 ? C'est un choix... particulier. Certes, il fallait une musique pour s'imprégner des « nineties » et se remettre dans le contexte. Mais merde, il y avait tout de même d'autres hits en 1999 que ce « truc » d'eurodance. Ça a le mérite d'apporter un changement direct par rapport aux deux premiers films. Bon... passons à la suite. Nous sommes donc en 1999 à un congrès de p'tits génies de la science et nous retrouvons Tony Stark, notre playboy-milliardaire-philanthrope-ingénieur-scientifique, qui n'oublie pas de montrer à chacun de ses pas qu'il possède la classe ultime. Ce dernier tente de séduire Maya Hansen (Rebecca Hall) en faisant mine de s'intéresser à ses recherches sur la régénération des cellules (un projet appelé « Extremis »). Alors que Tony réussi à la faire monter dans sa suite pour passer une nuit de folie, ils sont accostés par Aldrich Killian (Guy Pearce). Le mec est l'archétype du « nerd parfait », un ringard avec une tête de souffre-douleur du lycée, celle qu'on aime tant nous servir pour montrer à quoi ressemble un geek. Bref, celui-ci n'est pas là pour leur parler des défauts du dernier Windows ou de leur expliquer la programmation en java. Non, il veut rencarder Tony sur son projet révolutionnaire appelé A.I.M. Tony dit: « oui, oui, mon gars... ça a l'air sympa ton truc. Tu peux aller voir sur le toit de l'hôtel si j'y suis. Je te rejoins dans dix ans ». Crédule, notre geek repart tout content, pensant avoir son rendez-vous avec le grand Stark. Malheureusement, occupé par ses folâtreries, il oublie le pauvre bougre sur le toit. Le choc est rude pour notre ami geek.
 
Fin du flash-back. Nous nous retrouvons à notre époque. Le début du film se situe après le fameux « événement de New-York » qui clôt « The Avengers », où Tony et sa bande de potes super-héroïques sont parvenus à dégager une bande de chitauris belliqueux de la Grosse Pomme. Tony Stark, rongé par des crises d'angoisses qui interviennent dès qu'il entend le nom de « New-York » (ce qui doit être assez dur à vivre), vit en ermite dans sa villa californienne et passe ses journées à fabriquer des armures. A chacun sa passion. Certains font des maquettes, d'autres des armures high-tech. Là, on joue à fond la carte de l'empathie avec le public. Regardez, c'est tout triste de voir notre héros souffrir, ça fait tirer la larmichette. Son malaise affecte même sa vie de couple avec la belle Pepper Potts (Gwyneth Paltrow). Bref, c'est pas top... Il n'en fallait pas plus pour Aldrich de revenir au devant de la scène pour séduire Pepper avec ses grosses... euh... trouvailles scientifiques. Ah oui... Aldrich est devenu un véritable play-boy. Fini le look de no-life ! Un changement qui redonne un peu d'espoir à tous les geeks qui vont voir le film. Tu vois ? Tout n'est pas perdu. Toi aussi, tu peux ressembler à ça.
Au même moment, un méchant barbu accro à la culture chinoise, surnommé « le Mandarin » (Ben Kingsley), s'amuse à pirater les chaînes TV pour imposer son émission sur le thème du terrorisme et de l'antiaméricanisme. Il semblerait que le cinéma US ne s'est toujours pas remis du traumatisme post-11 septembre. On nous ressort un ersatz de Ben Laden et une millième histoire d'attaque terroriste envers l'Amérique. Pas de grande idée originale jusqu'ici. Bref... une bombe humaine (créée à partir du traitement « Extremis » de Maya Hansen) fait exploser le théâtre chinois de Los Angeles. Pourquoi ? Parce que ces enfoirés de 'ricains n'ont pas demandé les copyrights à la Chine pour la dénomination du bâtiment. L'attentat engendre une indignation mondiale. Stark, pensant qu'on s'attaquait directement à lui, provoque le Mandarin en duel. En réponse, le méchant terroriste pulvérise sa villa. Voilà ! Direct ! Fallait pas l'emmerder. Stark parvient à fuir de justesse grâce à l'une de ses armures. Mais, celle-ci l'emmène à des milliers de kilomètres de la Californie avant de s'écraser lamentablement dans le Tennessee. Là, Stark est dépanné par un petit « je-sais-tout tête-à-claque » qui le remet sur les rails.
 
iron-2.jpg« Moi, fana de la culture chinoise ? Ah mais non, pas du tout »
 
Notre héros part ensuite faire ses recherches pour remonter la piste du Mandarin et des hommes modifiés par le virus « extremis ». La surprise est grande lorsqu'il découvre que le Mandarin n'est qu'un pitoyable acteur, cantonné au rôle de marionnette au service d'Aldrich Killian. Joli pied de nez au spectateur qui, nourri par les nombreux trailers, pensait que le grand méchant de l'histoire serait le Mandarin. Mais non ! L'ennemi n'est donc pas le terroriste, mais un ingénieur américain, patron d'une firme de surcroît, contrôlant les médias pour défendre ses intérêts. Retournement de situation dévoilant les affres de la manipulation médiatique. On nous mentirait ? Houla, le film serait-il plus profond qu'on le pensait ? Une visée politique ? On ne dit rien de plus, ça pourrait donner envie aux critiques français de papoter là-dessus (s'il vous plaît, ne faîtes pas ça). Revenons à l'histoire. Là, vous allez me demander: « Mais, pourquoi Killian s'amuse à faire des attentats et de drôles d'expériences ? Que veut-il ? Pourquoi fait-il ça ? On ne sait pas. Ses motivations ne sont pas clairement mentionnées. On sait juste qu'il n'a pas supporté l'attitude de Tony en 1999. « Vengeance ! Tu m'as posé un lapin ! Je vais donc détruire ta vie, faire exploser ta baraque, détruire le monde avec une armée d'hommes-mutants ! Ahahah ». Conclusion: ne recalez jamais un geek. Sa réaction pourrait être assez surprenante.
Killian continue son plan maléfique en kidnappant le président des Etats-Unis et Pepper Potts. S'ensuit ensuite une bataille épique entre une armée dopée à l' « extremis » et Iron Man, accompagné de son meilleur ami James Rhodes (alias « War Machine ») et l'Iron Legion, les armures Iron Man construites par Stark. Celle-ci s'achève après un combat éprouvant entre Killian, infectée par le traitement « Extremis », et Iron Man. A la fin, le méchant meurt et tout le monde est sauvé. Pepper Potts est soigné du virus que lui a injecté Killian. On opère Stark pour ne plus avoir besoin du réacteur Ark implanté dans sa poitrine. Si le traitement existe, pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant ? On ne sait pas. Ça l'amusait sans doute de se balader durant trois films avec un electro-aimant planté dans le torse. Bref, tout le monde est heureux et « Fin » (… ou presque car il y a une p'tite séquence en fin de générique).
 
Fin des SPOILERS !
 
iron-1.jpg

Ma réaction devant le film



 La critique:
 
« Iron Man 3 » est d'une qualité supérieure aux deux premiers films. Le talent du réalisateur Shane Black ( Kiss Kiss Bang Bang ) en est pour quelque chose. En alternant « le film de super-héros » avec « le film de détective » et en introduisant quelques bonnes punchlines et des scènes d'actions efficaces, il permet de rendre ce nouveau « Iron Man » plus accrocheur et percutant. Robert Downey Jr et ses répliques incisives font mouche, le jeu de Ben Kingsley apporte quelques surprises et Guy Pearce offre au spectateur un méchant très convaincant. Bref, le démarrage de la « phase 2 » des aventures des « avengers » (version cinéma) est correctement lancé. Attendons de voir si le Thor: Le monde des ténèbres parviendra à garder cette énergie.
Hop ! Une p'tite bande-annonce:
 
 
Mais... car il y a un « mais »...
Le film nous réserve certes quelques surprises. Lorsque nous découvrons le vrai visage du « Mandarin », le retournement de situation est une sacrée surprise pour le spectateur, croyant éperdument avoir affaire au grand « mad men » du film. On sort des sentiers battus. Bon... c'est amusant, mais ça reste dommage d'utiliser le Mandarin comme un faux-semblant, alors qu'il aurait pu, à l'instar des comics, devenir un ennemi redoutable pour notre Iron Man. Autre point positif: Pepper Potts ne joue plus le rôle de la potiche qui se fait sauver les miches tous les quarts d'heure. Elle devient enfin un personnage actif.
Toutefois, « Iron Man 3 » reste d'un conventionnel ennuyant, avec un happy end absolument laid et un usage abusif du deus ex machina. Il parvient à faire monter la franchise d'un cran, mais il demeure un blockbuster s'embourbant dans les stéréotypes de l'action movie de base.
 
Allez le voir, savourez-le, prenez plaisir à admirer les nouvelles péripéties du super-héros emblématique de l'écurie Marvel, mais ne vous attendez pas à un « film de super-héros » innovant.
 
P.S.: Je vous conseille de lire le comics qui a inspiré le film: « Iron Man: Extremis », écrit par l'excellent scénariste Warren Ellis (The Authority, Transmetropolitan,...). Enfin... quand je dis « inspiré », je parle de « reprendre un ou deux éléments ». C'est trop difficile pour les scénaristes de faire une adaptation respectueuse du matériau d'origine. Il faut pas leur en demander trop.



Lef Dur
Partager cet article
Repost0
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 17:40
obli-affiche.jpg
  « Blockbuster US = héros + air renfrogné + arme »
 
L'année 2013 sera l'année de la Science-Fiction ! Attendu comme le premier grand film de la vague SF de l'année, avant l'arrivée de « Elysium », « After Earth » ou encore « Pacific Rim » , « Oblivion » était annoncé comme un projet ambitieux. On nous promettait de biens belles choses sur le son d'un « BBBBOOOOOOWWWWWW ». Si ! vous savez... la fameuse virgule sonore de Inception introduit par Monsieur Hans Zimmer, qui ponctue désormais toutes les bandes annonces « made in Hollywood ». Merci Hans d'avoir offert un nouveau poncif du trailer au public. Le but de cette virgule digne d'une alarme de paquebot, c'est pour dérouter les sens du spectateur ? Le réveiller devant une ultime annonce de film chiant qui sent le déjà-vu ? On somnole et hop « boooooooooow »... rappel à l'ordre ! Bref... revenons à nos moutons. La première bande-annonce d' « Oblivion » a réussi à m'éviter la somnolence et de me faire de l'oeil: un film de SF avec Tom Cruise, inspiré du propre comic book du réalisateur (Joseph Kosinski), avec un budget confortable pour construire un univers recherché. On nous promettait le grand film SF du moment ! Malheureusement... bon, ça reste entre nous, mais... il n'y a pas de quoi crier à la grande révélation.
 
Synopsis officiel (en évitant les gros spoils):
« 2077: Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante (qu'on ne verra jamais. Oups, pardon ! Excusez-moi!) qui a ravagé la Terre (parce que c'est la seule motivation de tous ces enfoirés d'extra-terrestres dans la grande majorité des films), Jack fait partie d'une gigantesque opération d'extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomtres de cette planète dévastée qu'il considère néanmoins comme son chez-lui.
Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu'il reste de la Terre, la vie « céleste » de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d'un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu'il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d'évenements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu'il croyait savoir.
Ce qu'il pensait être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été éffacés de sa mémoire. Se découvrant une nouvelel mission, Jack est poussé à une forme d'héroïsme dont il ne se serait jamais cru capable. Le sort de l'humanité est entre les mains d'un homme qui croyait que le seul monde qu'il a connu allait bientôt être perdu à tout jamais. »
 
et voici la bande-annonce qui ne révèle que peu de choses sur l'histoire:
 
 
On sent que Kosinski avait beaucoup d'ambition pour son film, celle de faire un entertainment subtil et réfléchi, un film culte à devenir. Mais non...
Bon, il n'y a pas à dire: le film possède un visuel réussi. On s'extase comme un môme devant un feu d'artifice en s'écriant « hou, la belle rouge ! Hou, la belle bleue ». La direction artistique a fait un travail remarquable. Kosinski n'hésite pas à nous dévoiler son univers avec de larges cadrages (et il en rajoute... histoire de nous montrer que c'est foutrement beau). Entre les vestiges d'un New-York enseveli, les vaisseaux et la base du héros, il y a de quoi coller des milliers d'étoiles aux mirettes du spectateur. C'est beau comme un poème de Proust. On nous sert ça comme un excellent repas, accompagné d'une superbe musique electro cheap sentant bon les « eighties » ( la BO signée par M83 est captivante)
 
obi-2.jpg
  « Oooooh... c'est beau »
 
oblivion-3.jpg
  « haaaan, ça aussi, c'est beau »
 
 
Mais à l'instar d'un « Looper », le scénario enchaîne les maladresses narratives. Dommage de construire un monde impressionant pour amener une histoire aussi terne. Le film est construit pour emmener le spectateur vers un twist « sidérant ». On nous explique 15000 fois les origines de ce monde dévasté, on nous conforte dans une certaine vérité, mais la subtilité ne semble pas être le fort de notre ami Kosinski. Au fil de l'histoire, on nous laisse des indices grossiers. On nous souligne 15000 fois la future grande révélation, en parsemant le récit de nombreux flash backs répétitifs. On a beau être des créatures nourries par des continuelles et simplistes histoires hollywoodiennes, on n'est pas con pour autant. Bref, vous devinez la future révélation une demi-heure avant qu'elle ne vous tombe dessus. Lorsque que celle-ci arrive, soit vous vous esclaffez en hurlant dans la salle: "ahah ! Je le savais ! Pan ! Dans les dents ! " ou alors vous pouvez faire mine d'être con comme un balai, en faisant des grimaces d'incompréhension (« Ah bon ! Mon dieu ! Oooooh »). Dommage... surtout que la révélation en elle-même aurait pu être une sacrée surprise.
Je ne vous parlerais pas non plus des incohérences qui inondent le film. Il est sidérant de voir que le personnage de Jack Harper semble avoir choisi l'illogisme comme mode de vie. La plupart de ses actions sont d'une gratuité totale. Hop, je vais aller voir par ici,  et hop je vais aller voir par là. Lorsqu'il décide un plan pour se débarrasser de ses ennemis, il ne voit que pour seule perspective celle d'aller tranquillement dans leur satellite, alors que celui-ci est recherché pour « dissidence ». Se faire exploser avant d'atteindre son but, ça ne lui a pas traversé l'esprit. Autant se tirer une balle dans le pied, non ?
 
oblivion-6.jpg
  Jack: « Allez hop ! On va aller voir ce qui se passe par là ! »
 
 Parallèllement à ce meli-melo maladroit, Kosinski écrase son histoire avec toutes les références possibles de la SF: « Independence Day », « 2001: l'odyssée de l'espace », « Mad Max »... tout y passe. A savoir si ces réutilisations étaient légitimes ou non, c'est une autre question...
L'interprétation des personnages ne parvient même pas à soutenir l'ensemble: Tom Cruise parvient à faire le minimum requis avec un visage monolithique et une voix monocorde, Olga Kurylenko est parfaite dans le rôle de la potiche et Morgan Freeman... reste Morgan Freeman (Même sa voix reposante et suave ne parvient pas à rendre intéressant son personnage). Seule Andrea Riseborough et son rôle ambigu semble sortir sa carte du jeu.
 
Bref, Kosinski nous délivre l'essence même du blockbuster américain: un cadeau avec un joli papier, mais vide à l'intérieur. Agréable à voir, mais maladroit.
 
Vu que mon jugement demeure indécis, je laisse la parole aux critiques d'Allociné:
« bravo tom cruise en forme tres bon film musique super scenario bien ficeller moi jai kiffer jme suis pas emmerder pendant 2 h le realisateur signe une perfomance apres tron l'heritage je vous conseille d'aller le voir tres vite ses de la BOMBE » - dexter.julien
« je veux voir ce film il a l'air époustouflant et incroyable des que je peux je le regarde PIRE!!!@ » - fandemillajovovich
 
 
Lef Dur
Partager cet article
Repost0
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 20:28
A quoi peuvent penser les zombies ? Question existentielle ! Les zombies peuvent-ils redevenir humains ? Les zombies sont-ils obligés de manger de la chair humaine ? Autant de questions que nous nous posons tous et auxquelles « Warm Bodies » tente de répondre… mais autant vous prévenir, ça ne va peut être pas vous plaire…
 
w-bodies-affiche.jpg
      « L’affiche parle d’elle-même… L’amour, c’est plus fort que la mort… Ben, voyons ! »
    
 
Réalisé par Jonathan Levine (All The Boys Love Mandy Lane,...), et avec Nicholas Hoult (que vous avez sans doute aperçu dans X-men, le commencement) et Teresa Palmer dans les rôles principaux... et en GUEST, JOHN MALKOVICH !
 
Depuis Twilight, on nous propose des films à l’eau de rose avec diverses créatures fantastiques. Et comme toutes les modes, on commence à s'en lasser vite fait. Mais, le coup du zombie qui tombe amoureux m’a intrigué… Why not ?
 
La bande-annonce nous annonce clairement la couleur :
 
 
 
Vous connaissez les films de zombies ? Ceux avec les mort-vivants dont les corps tombent en lambeaux, qui sentent la charogne, avec des trous partout ? Ben... « Warm Bodies » nous propose un film avec des zombies plutôt propres, même qu’ils ont cicatrisés de leurs blessures passées.
 
Synopsis :
 
« R » est un zombie sans nom, différent de ses congénères. Il se pose des questions sur sa vie et cherche à vivre comme avant. Un jour, il rencontre Julie, une humaine qu’il sauve de la voracité de ses congénères. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps…
 
Vous avez là toute la trame scénaristique du film. Ne vous attendez donc pas à une histoire différente avec un final s'achevant dans le sang et la mort. C’est un film américain sur l’amour, donc... Happy End !
Mais n’oublions pas que ce film est une comédie romantique. Donc, à la différence d'un Twilight ou d'un Sublimes créatures qui jouent sur la tragédie conventionnelle, on cherche à amuser le spectateur, à s'amuser avec les poncifs d'un genre cinématographique. A ce niveau, je dois dire que le film se défend pas trop mal. On est simplement divertit (ne vous attendez pas non plus à de grand éclats de rires nerveux)
 
 w-bodies-5.jpg
     « Urgh, je suis trop propre pour être crédible ? Comprend pas... »   
Et Alors ?
 
Du point de vue du fan de « film de zombie » que je suis, c’est décevant. Tout le monde est beau ! Pour les humains, OK. Pour les MORTS-vivants, ça me parait suspect. L’infection a commencé il y a 8 ans. Les corps n'ont pas eu le temps de se décomposer ? Non ?
 
Blague à part, on ne peut pas reprocher les qualités narratives du film. On aperçoit certes quelques défauts. Mais, on s’y amuse et on les oublie.
 
Point positifs :
 
  • L’histoire est originale : Je ne m’attendais pas à voir un film avec une folle (pardon... fille) qui embrasse un mec mort (un sérieux problème, cette nana... non ?). Le concept est d'emblée intéressant.
  • Dans la tête de Monsieur zombie : le début du film nous propose les pensées d’un zombie. Personne ne s’est jamais demandé a quoi il pouvait penser avant de nous boulotter ? L'imaginer est assez drôle.
  • Des méchants sans cœur : Normal pour des morts. Mais là, ils sont sacrément méchants …
  • « Attention, derrière toi ! » : C’est des zombies. Alors parfois, on se surprend à sursauter.
  • Simple, mais efficace : On a le droit à pas mal de petites blagues bien placées.      
 w bodies 4
  « Ok, les mecs ! On va leur casser la gueule ! ça va chier ! » « Ok, mais faites ça bien. On est dans un film d'amour »  
Point négatifs :
 
  • C’est d’un niais : Et oui, c’est niais mais vous vous attendez à quoi d'un teenage movie !
  • Des incohérences: Après 8 ans de contamination, les humains sont capables de retrouver de la bouffe et de la bière fraîche un peu partout... sans commentaires... ou les survivants qui habitent un bout de ville entouré par un mur qui fait la taille d’un building… mais comment ils ont fait ça ???
  • « Twilight Style » : la fille est une névrosée, tandis que le garçon, pâle comme un cachet d'aspirine, mais complètement éperdu de sa belle passe son temps à la sauver 24 fois dans le film. ça ne vous rappelle vraiment rien ?      
  w-bodies-1.jpg
  « Mieux que Bella et Edward, on va faire fureur ! »  
 
Tout au long du film, on peut voir l'évolution des morts-vivants et les voir redevenir peu à peu humains. Ils reprennent un peu de couleur, reparlent peu à peu, se redresse pour marcher, saigne etc. Au final, on se rend compte que les mecs morts sont plus sympas que les humains.
 
Pour vous mettre dans le contexte, le début du film ressemble un peu à ça :
 
« Top good »  - Humains – Zombies – Osseux – « top bad »
 
Et à la fin, ça ressemble plus à ça :
 
« Top good » - Zombies – Humains – Osseux – « top bad »
 
Ah oui, les « Osseux » sont aussi des zombies, mais ce sont des zombies plus virulents. D’anciens zombies qui se sont dit qu’ils ne redeviendront jamais humains (oui... parce que même mort, on garde espoir… Un peu d'optimisme, ça fait pas de mal). Par conséquent, ils ont décidés de se retirer la peau (c’est tellement plus fun et « bad-ass » comme ça) et de bouffer tout ce qui est vivant (comme avant, en fait). Parce que sans peau, ça les rend plus forts, plus rapides et plus agiles (Maintenant, vous êtes au courant. Pour devenir un grand athlète, il faut que tu t'arraches la peau, les poils, les ongles et les yeux. Tu verras... tu seras un homme plus fort, plus... aérodynamique)
 
 w-bodies-6.jpg
  « Yo mec ! Mate notre look de bad guy ! Biatch ! »  
Le pourquoi de « R » tombe amoureux de Julie n'est pas totalement clair. Est-ce après avoir bouloté le mec de Julie que la créature décide de sauver la belle ? On se pose la question. Mais une chose est sûre: c’est le coup de foudre (mais dans un seul sens… C’est un mec qui bouffe d’autres mecs. Normal que Julie flippe un peu). Par la suite, on se rend rapidement compte qu’être mi-mort, mi-vivant nous donne le droit d’être un gros psychopathe. R, kidnappe la fille et l’emmène dans un endroit rempli d’autres anthropophages. On découvre aussi qu’il a un sérieux problème de cleptomanie (il vole tous ce qu’il trouve. Un reste de son passé, peut-être ?) et surtout il collectionne TOUT et n’importe quoi. Mais, ça lui donne un p'tit côté exceptionnel. On finit par se dire qu’il cherche à redevenir humain depuis un moment, alors on l’excuse le p’tit père.
 
Côté crédibilité, la réputation des zombies est très entachée: R marche plutôt bien pour « quelqu’un » qui n’est pas censé avoir de terminaisons nerveuses. Il est mort, mais parvient presque à faire des phrases entières. La logique en prend un sacré coup.
 
  w-bodies-3.jpg
 « Attention, ceci est un Humain. On fait comme eux et on sera tous normaux, Ok ? »  
 
L'image du zombie est pas mal revue dans le film. On sait qu’ils mangent des cerveaux, mais pourquoi ? Le film répond à la question (je vous laisse le mystère). Ils peuvent communiquer ensemble, et on sait maintenant qu’ils n’aiment pas trop manger les humains (d’un point de vue éthique, vous comprenez ...)
 
Le point le plus intéressant du film reste les pensées de R. Sur ce point, la narration est amusante et ses réactions sont parfois inattendues.
 
  w-bodies-2.jpg
  « Ah ouais, c’est ça les zombies ? Je croyais que je resterais beau toute ma mort, tant pis ! »  
Au final, le film respecte nos attentes. On sait que ce ne sera pas un film révolutionnaire. La bande annonce vous donne clairement des tons de déjà-vu. Mais si vous êtes curieux, je vous conseille d’aller le voir. Loin du chef-d’œuvre donc, mais on s'en sort sans gros dommages.
 
 w-bodies-real.jpg
 

« Fail like a boss ! »

 
 
Un petit point du spectateur ?
 
  • Marine : « Très bon film, drôle et romantique à souhait , j'ai vraiment passé un bon moment. De plus la bande son est excellente , je le conseille vigoureusement. »
  • Pas faux, la bande-son est chouette !
  • Mikeul B : « Le film n'est pas nul. Son principal problème: si vous avez vu la bande annonce, vous avez vu le film. Du coup il n'y a aucune surprise. "
  • Vous voyez ! Je ne suis pas le seul à le dire, si même « Mikeul B » le dis …
 
  • Mia W. Sxhwepps : « Je me suis endormie. »
  • Simple, efficace, mais peut-être un peu abusé. Mia, il y a un bon rythme tout de même !
 
Zang 
Partager cet article
Repost0
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 14:56
cloud-atlas-affiche.jpg
 
Dès son développement, « Cloud Atlas » s'annonçait comme un film intriguant: Tom Tykwer, réalisateur de « Cours Lola, Cours » et « Le Parfum », et Andy et Lana Wachowski, créateur de la trilogie culte « Matrix » écrivent et réalisent une adaptation du roman de David Mitchell, La Cartographie des nuages. L'affaire s'avérait déjà alléchante. Son financement ? Le film sera produit comme un film indépendant (auto-production de ses propres créateurs, avec des suppléments apportés par diverses boîtes de production allemandes). Quatre ans de production dans le silence le plus total. Et le voici ! Alors, à quoi s'attendre ?
 
L'histoire: Six histoires différentes, étalées sur cinq siècles, et ayant toutes un lien entre elles.
1849: Adam Ewing, jeune homme de loi de San Francisco, fait la traversée du Pacifique en compagnie d'un esclave du nom d'Autua.
1936: Robert Frobisher, un musicien anglais bisexuel, se met au service d'un compositeur invalide pour fuir ses créanciers. Robert apprend à son contact tout en écrivant sa propre œuvre, Cloud Atlas Sextet.
1973: Luisa Rey, une jeune journaliste, enquête sur un rapport défavorable à la construction d'une centrale nucléaire.
2012: Timothy Cavendish, éditeur britannique de 65 ans, vient de publier le livre de Dermot Hoggins. Après que ce dernier soit envoyé en prison pour le meurtre d'un critique littéraire, son roman devient un best-seller. Des gangsters se mettent alors à la poursuite de Cavendish pour lui soutirer l'argent des bénéfices. Lepropre frère de Cavendish, exaspéré par ses demandes incessantes d'argent, le fait « interner » dans une maison de retraite.
2144: A Néo-Seoul, dans un futur dystopique où tout est régi par des corporations consuméristes, un clone du nom de Sonmi-451 raconte aux forces de l'ordre sa rencontre avec un rebelle qui l'a aidé à fuir sa condition de servante-esclave et à se dresser contre le pouvoir en place.
2321: Dans un futur post-apocalyptique, le vieux Zachry raconte son passé. Après une catastrophe planétaire, il vit dans une tribu primitive. Alors que des cannibales menacent le peuple de Zachry, Meronym, une prescient issue du dernier bastion de civilisation, arrive pour explorer ses terres.
 
 
 
La force de « Cloud Atlas » est de partir sur ce qui semble être un immense puzzle pour arriver à lier six intrigues dissemblables les unes des autres. L'introduction du film présente six courts moments de ces six histoires différentes. L'enchainement se fait sans grande explication. A l'esprit du spectateur, tout ceci se présente comme un immense bordel. Mais, au fil du film, ces six intrigues parviennent à créer des liens qui tombent sous le sens. Ce qui est incroyable est cette force à ne rien dire explicitement, tout vient naturellement à notre esprit. Le film parvient à nous convaincre de la fluidité de ces six histoires: des motifs récurrents, la présence des mêmes acteurs dans toutes les intrigues, les liens fugitifs entre les différentes époques (le carnet de voyages d'Adam Ewin inspire le jeune compositeur Robert Frobisher en 1936. La correspondance que ce dernier rédige pour son amour, Rufus Sixsmith, se retrouve entre les mains de Luisa Rey en 1973. En 2012, Cavendish publie sa petite épopée en roman. En 2144, le roman fut adapté à l'écran, et Sonmi s'en inspire pour son propre discours politique. Ce discours se répercutera jusqu'en 2321 où Somni est devenue une déesse aux yeux des tribus primitives). Ce puzzle se conclut certes sur une note un peu surfaite sur ce qui devrait faire sens pour l'homme: l'amour, la liberté, la tolérance. Le blabla quotidien sur lequel on adhère comme une chose normale, hein. C'est comme si on te demandait si tu étais pour la guerre ou pour le massacre des bébés phoques. Mais, le geste demeure sans trop de lourdeurs.Toutes les décisions faites par les personnages ont des conséquences sur le présent, mais aussi sur l’avenir. Sur le modèle de l'effet papillon, le film montre qu'un seul acte de générosité suffit à entraîner des incidences sur plusieurs siècles, jusqu'à enclencher une révolution. Pourquoi pas...
 
L'autre avantage du film est de ne pas payer pour ne voir qu'un seul film. Vous en voyez six ! Pris séparement les uns des autres, ils se valent, aucun n'est plus mauvais ou meilleur que l'autre. Le cinéma et la littérature ont souvent fait correspondre des genres prédominants pour telle ou telle époque. Les frères Wachowski et Tykwer reprennent ces codes avec beaucoup de soin et d'attention: le film historique pour 1849, le drame sentimental pour 1936, le thriller politique pour 1973, la comédie pour 2012, la science-fiction pour 2144 et le post-apocalyptique pour 2321. Avec « Cloud Atlas », on en a donc pour son argent.
Le casting était d'emblée impressionnant: Hugh Grant, Halle Berry, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Ben Whishaw, Susan Sarandon, Hugh Grant,ect. Mais, le ton monte d'un degré supplémentaire lorsque ces acteurs sont capables de dévoiler toute une palette de jeux différents selon les personnages interprétés. Certains n'hésitent pas à jouer un sexe différent, comme le font Hugo Weaving ou Ben Whishaw, ou à se grimer comme Hugh Grant ou Tom Hanks.
L'injustice est de ne pas avoir vu la reconnaissance du public pour ce film. Un jour, les cinéphiles decouvriront peut-être le brio d'un film comme « Cloud Atlas ». Patience...
 
Par soucis d'objectivité, je laisse la parole aux détracteurs d'Allociné:
« pour me faire partir une bonne heure avant la film du film,c'est que vraiment,vraiment c'est de la DAUBE en boite!!!! jamais vue une M...... pareille!!! au bout de 30 MIN ,j'en avais dé marre!!!!! ah la vache,quel film nul!! mon dieu c'est pathétique!!!!! ne pas le voir,ben vous aller gagner 3 h de votre vie!!!! » - Yannick B.
« je me suis fait arnaquer en allant voir ce" film comportant des scene erotic aucun avertissement mes enfant sont compromit a cause du pathé atlantis » - Cline C.
« Non mais hallo ? c'est un film ça ? j'attend toujours la fin ... c'est un film et j'ai pas vu de fin quoi .. c'est comme un film sans acteur ... hallo ? ok tom hanks et halle berry sont super (0,5étoile) ... mais ça suffit pas il faut une histoire aussi .. heureusement que c'est la fête du cinoche » - James Patagueule
 
 
Lef Dur
 
Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 20:13
oz-affiche.jpg
  Ca va chier des bulles.
 
 
Même si vous n’avez jamais vu le film de votre vie, même si vous ne connaissez pas la célèbre phrase « I’ve a feeling we’re not in Kansas anymore », même si vous ne connaissez absolument pas l’histoire (plus connue aux States), même si vous n’avez jamais entendu parler de souliers de rubis, vous connaissez très certainement la magnifique chanson concoctée et chantée par l’actrice Judy Garland, reprise moult fois depuis, « Somewhere over the rainbow ». Mesdames et messieurs, j’ai l’honneur de critiquer Le monde fantastique d’oz, préquelle du Magicien d’oz.
 
Cependant, lorsque j’ai découvert la bande-annonce du film, j’ai été… perplexe, parce que :
1/ C’est un prequel (phénomène très à la mode). Là, j’ai eu la sensation que Sam Raimi n’a pas voulu prendre de risque : « Tiens, et si je visitais les origines du Magicien d’Oz ? » Mouais.
2/ Walt Disney : depuis le très décevant Alice au Pays des Merveilles, je m’attends à tout. Surtout s’il s’agit du même producteur…
3/ Je sens gros comme l’état du Kansas que le réalisateur s’est permis quelques libertés… L’imagination c’est bien, mais si on sort de l’ambiance originelle de l’histoire, moi je boude.
 
MAIS ! J’osais espérer quelques points positifs. Dans cette même bande annonce, certains détails m’ont déclenchée un sourire plein d’espoir. D’abord, Sam Raimi reprend des personnages ou des éléments présents dans le livre et/ou dans le film d’origine (donc un certain respect pour l’univers). Et puis, j’ai été envahie par une petite vague nostalgique en voyant le Kansas filmé en N&B, la tornade qui se déchaine, toussa.
 
Alors, j’ai mis ma plus belle robe, coiffé ma tignasse, arrangé le tout avec mon plus beau ruban, mis mes chaussures vernis (rouges, évidemment), et je suis donc allée au cinéma découvrir le film.
Un bref résumé pour vous mettre dans le bain ? Oscar Diggs est un petit magicien de cirque qui se retrouve un jour emporté par une tornade dans sa montgolfière (tiens, tiens ! Ca ne vous rappelle rien ?). Il découvre le pays d’Oz, extravagant, riche en magie et couleurs, bref, rien à voir avec le Kansas morne et poussiéreux. L’occasion de décrocher la fortune et la gloire, si ce n’est qu’il doit accomplir une prophétie…
Le film commence avec un générique soigné, rétro style les débuts du cinématographe. Un très bon travail, tout en accord avec la musique (composée par Danny Elfman, musicien attitré de Tim Burton : Edward aux mains d’argent, Charlie et la Chocolaterie, Les Noces Funèbres, et j’en passe). On est d’emblée plongé dans l’univers fantasmagorique du film. Suite à cela, nous nous retrouvons dans une foire en plein Kansas, en 1905. On nous présente le personnage principal tenu par James Franco : sournois, charmeur, sans scrupule, égoïste, bref, le profil du parfait escroc. Qui plus est minable, puisqu’il se présente comme un magicien de bas étage avec ses tours de passe passe. Bon. Jusque-là, rien de très folichon, sauf qu’à un moment, le voilà dans sa montgolfière (je vous passe les détails). Pas de bol, une tornade arrive à ce moment-là. Et le voilà parti pour un voyage merveilleux.
 
le_monde_fantastique_doz-1.jpg
  Ah ouais ! Ca claque sa mère !
 
 
Après le portrait du personnage principal, Sam Raimi nous brosse celui du pays d’Oz. Couleurs flamboyantes, paysages grandioses, nature extravagante, on en prend plein les yeux. Et c’est tant mieux pour nous ! On se laisse naïvement emporter par les grands plans, en long, en large, en travers. Mais ça ne dure qu’un bref moment (même si on a droit aux plans de paysages tout au long du film), puisqu’ensuite vint l’instant où l’on découvre les autres personnages. Et là c’est le drame (enfin, presque).
 
 
oz-3.jpg
  Beautés empoisonnées : sois méchante et tais-toi !
 
  
Mila Kunis, Rachel Weisz, Michelle Williams : à priori, on a quand même un bon casting, non ? Dommage, les rôles qu’elles incarnent ne tiennent pas leur promesse, à cause d’un scénario trop naïf, tiré par les cheveux. Mila Kunis incarne au début de l’histoire une gentille sorcière, un chouille ingénue dans la mesure où elle se laisse séduire par le numéro de charme du Magicien. Et paf ! Elle réalise plus tard son erreur, se dit qu’elle a été bien conne (oui), ça fait bobo à son cœur, et la voilà devenue la puissante et méchante sorcière de l’Ouest, son chagrin l’ayant transformée en un monstre verdâtre et bien connu de l’histoire originale. Ouhlà là ! Voilà donc d’où vient cette méchante sorcière, quelle révélation, ça va changer ma vie ! Euh… c’est tout ce que vous avez trouvé pour expliquer ses origines ? Un chagrin d’amour ? Comme Dark Vador ? Soyons sérieux. Quant à Rachel Weisz, une question me turlupine : à quoi elle sert ? Selon toute vraisemblance, elle serait donc la méchante sorcière de l’Est (vous savez, celle qui se fait écraser par la maison de Dorothy). Si c’est le cas, une seconde question me tourmente : où sont ses foutus souliers de rubis ?! Aucune apparition ou mention de ces objets cultes dans le monde du 7eart. Me voilà bien déçue. Michelle Williams, enfin : c’est encore la moins pire dans son rôle de sorcière (si ce n’est qu’elle se présente comme la sorcière du Sud, alors qu’elle est censée représenter le Nord… encore une bourde que je n’explique pas). Pas trop niaise (ouf !), mais relativement fade et peu attrayante. Dommage, on assiste à trois beaux gâchis, en somme. Heureusement, des personnages secondaires attirent notre attention  : le singe Finley, drôle tant par les gags visuels qu’il provoque que par ses répliques. Sans en faire trop, bien sûr. Une présence bien dosée accompagnée de la poupée de porcelaine, aussi amusante qu’attachante.
 
oz-4.jpg
 
 Mon avis personnel ? Sam Raimi nous a pondu un film digne de notre époque : une prouesse technique, qui vaut le coup d’œil au sens propre, puisqu’il joue avec les couleurs, les personnages animés en 3D, les paysages grandioses, des costumes soignés… Faut dire que le film s’y prête bien. Sauf qu’en contrepartie, on perd en richesse au niveau du scénario (qui a tendance à trainer en longueur) et des personnages stigmatisés dans des stéréotypes appauvris sans fond. On manque des occasions en or pour marquer de véritables clins d’œil au film du Magicien d’Oz. On parle de ferblantiers, pourquoi n’en profite-t-on pas pour nous parler du personnage de fer-blanc ? Mystère. On aperçoit un lion brièvement au début du film, s’agit-il du fameux lion peureux ? Allez savoir. Pourquoi les souliers de rubis sont absents dans ce prequel, dans la mesure où tout tourne autour d’eux dans Le Magicien d’Oz ? Encore une question sans réponse. De frustration en frustration, la fin finit par un classique happy end, avec une histoire d’amour entre Glinda et le Magicien. Pitié. Le pire ? La chanson du film est chantée par Mariah Carey. Achevez-moi.
 
Néanmoins, j’accorde une bonne note pour le respect de l’univers, tout à fait fidèle à l’histoire d’origine. Merci, Sam, tu n’as pas trop chié dans la colle sur ce coup.
 oz-2.jpg
  Suis la route pavée de briques jaunes, et tu verras la cité d’Emeraude !
 
 
Allez, pour conclure sur cette critique, en quelques mots : si vous êtes un féru du Magicien d’Ozcomme moi, vous serez affreusement déçus. Sam Raimi n’a véritablement pas marqué le coup, même si on sent qu’il s’est amusé à visiter avec nous cet univers si particulier. Dans le cas inverse, vous prendrez (peut-être) plaisir à ce divertissement pendant ces 2h. Mais, des détails vous échapperont, et vous risquez de rester dans le flou. Nous voilà donc le cul planté entre deux chaises si j’ose dire ! Un film moins catastrophique qu’Alice au pays des merveilles, mais superficiel, sans profondeur ; si vous le manquez, je vous rassure, vous n’avez pas raté votre vie.
 
Bande-annonce:
 

 

 

Clémentine Samara

 

 

Partager cet article
Repost0
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 18:27

Lincoln-affiche.jpg

 

 

Forcément, un film de Steven Spielberg, primé de surcroit (notamment Oscars du meilleur acteur pour Daniel Day Lewis et des meilleurs décors), ça donne un peu de curiosité.

Bon, ça doit être un film « patate ». Au pire, pas trop mauvais.

Sujet important, historique avec le thème de l’abolition de l'esclavage, de la guerre menant vers le chemin de la liberté. Avec un grand L en association avec de la lumière divine.

 

Seul bémol : 2h30. Mais, c'est pas grave. On est préparée psychologiquement, bien installée, au chaud avec de la bouffe (Bon ok ! Une sucette pour 2h30, c'est light).

C'est Lincoln, hop début !

 

Heu... Un petit résumé du film peut-être ? Bah, un président des États-Unis d'Amérique (alléluia!) qui veut abolir l'esclavage. Du coup, les gens sont pas contents, c'est la guerre, et forcément y'a des morts. Allergique au sang s'abstenir. Quoique... pour la guerre, finalement on en voit peu.

 

Mais, c'est pas ça l'important ! Nous suivons donc le combat d'Abraham (Abou pour les intimes), dans sa vie personnelle, mais aussi au cœur de la maison blanche.

 

lincoln spielberg

« Alors attention les gars, à l’époque on faisait de grands débats à la Chambre des Représentants !  Je veux de la passion, de l’action ! »

 

 

Les + :

 

Daniel Day Lewis. Hourra ! Un oscar bien mérité. Le personnage est charismatique, travaillé, nuancé. On reste bluffé. Sally Field lui donne la réplique au diapason. Une force étonnante émane de ce personnage.

 

Tommy Lee Jones est quant à lui tout à fait remarquable. Ses traits accusés lui vont comme un gant dans son rôle de vieux bouc grincheux dévoué à sa cause.

 

Un travail de mise en scène très bon, oh oui bon ! Un régal des yeux ! Costumes, maquillage, tout y est pour nous impressionner. A cela s'associent de magnifiques plans qui parlent d'eux-mêmes.

 

lincoln-1.jpg

Et paf, un plan jouant sur le clair-obscur pour en mettre plein la vue !

 

Les dialogues ! Le film est truffé de répliques savoureuses, avec des métaphores du président qui leur donnent du corps. A chaque situation, il narre une histoire fine, décortiquant et démontrant la justesse de son point de vue.

 

Objectif final : fin de l'esclavage ! Et ultérieurement de la guerre (of course).

 

Autre bon point, on ne nous dit pas que du bien. Visite guidée des coulisses du 13ème amendement ! Oui, pot de vin et compagnie, on se mouille dans ce film ! Mais c'est pour la bonne cause, bien entendu. Bref, les vilains secrets sont démasqués.

 

Les:

 

God bless America ! C'est formidable, qu'ils sont beaux, courageux, unis. Grâce à ce peuple, la face du monde ne pourra jamais plus être la même. Cette nation montre l'exemple de son combat pour la liberté (même si c'est pas les premiers). Un joli petit « caressage » de nombril avec un sourire béat. On n'échappe pas au hissage du drapeau, au discours pro-américain. Nous sommes aux États-Unis d'Amérique. Tout est possible, tout est réalisable. Nous sommes soudés, même si on vient de s'entretuer ! On est formidable ! Youhou ! Nous, chauvinistes ? si peu...

 

Quant au président, ce cher Lincoln est totalement déifié. On l'aime, on pleure devant lui, on récite ces discours par cœur. Wouahh, juste impressionnant.

 

Réplique culte : « Il est entré dans l'Histoire ».

 

Abou, on te kiffe à mort ! Mais pourquoi t'as t-on tiré dessus ? Non mon idoleee ! Ma vie est finie sans toi. Et que va faire ta folle de femme ? Finalement, j'ai une petite idée...

Plus sérieusement, le film nous offre un début solennel pour présenter la situation politique des États-Unis d'Amérique en guerre. Réplique culte : « Et ce fut la guerre »... suivit d'un plan de massacre. Merci de nous expliquer, c'est bien connu le public est con. Crédibilité un peu entamée.

 

 

Impression générale :

 

C'est pas une reconstitution historique ? Ah bon. Ah ben oui, sinon nous ne pourrions pas parler des États-Unis d'Amérique ! Dommage, une reconstitution aurait peut-être eu plus de recul critique.

 

Tout ça pour ça ? 2H30 assez longuet sur les bords. On en rajoute des tonnes et des tonnes. Lincoln n'est pas seulement l'homme au destin hors du commun, c'est aussi un être humain qui souffre comme tout le monde, avec ses problèmes familiaux et éthiques. Un homme aimé, adoré de son peuple, youhou.

 lincoln.jpg

« Là, je prends un air vachement profond, pour montrer l’humanité de mon personnage. »

 

Parlons rapidement de la fin du film, sans dire ce qui s'y passe, mais vous le devinerez aisément (sinon les loulous à défaut d'avoir étudié, Google est votre ami). Donc cette fin. Elle marque l'apothéose de la gloire donnée à Abraham/Abou. On imagine bien tous les personnages pleurer à chaudes larmes. Le pourquoi du comment ? Osef ! Mon idole n'est plus ! C'est une tragédie ! Faîtes venir les experts, vite ! Le crime ne peut... Ah ben non, il rentre dans l'Histoire, c'est bon, pas de souci. Et pour bien montrer qu'il est maintenant une légende, un plan métaphorique de folie le montre marchant dans un couloir sombre, se mouvant vers une mort certaine. Observez cette démarche si particulière une dernière fois, avant la FIN. Et même là, c'est pas la fin du film. Pour terminer en beauté, la caméra glisse sur la flamme d'une lampe à pétrole. Flamme vacillante qui nous dévoile un des discours phare du héros du film (ça s'appelle Lincoln au cas où vous auriez pas suivi la critique). Sur ces mots vibrants, le rideau tombe.

 

Moralité : Si tu veux voir Lincoln, détends toi, prends un coca et reste chez toi. Annoncé comme le film de l'année, certes c'est pas un navet mais c'est pas non plus un chef d’œuvre. Vite regardé, vite oublié.

 

 

Aurélie Richard & Clémentine Samara

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 20:47
hansel-et-gretel-affiche.jpg
 "Bad-assss"
 
Avis de Lef Dur:
 
Attention ! Ce film suit la dernière mode en vigueur dans le cinéma US: quand on a pas d'idées, on appelle Billy à la rescousse. Mais, qui est Billy ?
Depuis un certain temps, les producteurs réunissent tous leurs scénaristes autour d'une table pour parler de la future daube à venir sur les écrans. Alors que les idées ne fusent pas et que tout le monde se retrouve définitivement dans l'impasse, il y a toujours un mec qui lève la main pour dire qu'il a trouvé l'histoire du siècle. C'est Billy. Un enfant attardé dont l'esprit est pollué par un melting pot d'images provenant de films d'action, de comics et de séries B. Il aime les ninjas, mais aussi les jeux vidéos (surtout ceux où il y a des ninjas dedans). Par contre, il n'aimait pas les contes de fées et les cours d'histoire. C'était barbant. Il n'y avait pas assez de sang, de bastons, d'effets spéciaux, pas assez de Blade, pas assez de Matrix. En grandissant, il a donc décidé de prendre tout ces trucs chiants et d'en faire un truc « cool ». « Les Trois Mousquetaires en 3D » ? C'est lui, « Blanche-Neige et le Chasseur » ? C'est lui, « Le Chaperon Rouge » ? C'est lui, « Abraham Lincoln, chasseur de vampires » ? C'est lui et encore lui. Sa dernière oeuvre: « Hansel & Gretel: Witch Hunters » ! Les frères Grimm se préparent à revenir à la vie pour cramer Hollywood.
Pour vous montrer à quel point l'esprit de Billy est tordu, nous allons effectuer un petit aperçu sur le film en nous arrêtant sur plusieurs parties intéressantes.
 
Synopsis:
Quinze ans après avoir survécu aux « évènements » de la maison en pain d'épices, Hansel et Gretel, devenus adultes, se lancent à la chasse aux sorcières. Ils sont embauchés par le maire de la petite ville d'Augsburg pour retrouver plusieurs enfants enlevés par des sorcières.
 


L'introduction
Dîtes-vous que l'introduction du film est la seule partie qui est fidèle au conte des frères Grimm... et elle ne dure que dix minutes ! Hansel et Gretel sont abandonnés par leur père au beau milieu d'une forêt (Bien sûr, les enfants ne voient rien de bizarre sur le fait que leur père les emmène en balade dans les bois, au beau milieu de la nuit. Rien de suspect, normal quoi ! Ce genre de délire, ça lui arrive tout les soirs). Perdus, ils avancent au hasard dans les bois et découvrent la bicoque du pédophile parfait: une maison faite de pain d'épice et de confiseries. Cons comme des balais, les enfants se ruent sur la maison et commencent à dévorer les murs. Les portes de la maison s'ouvre sur une horrible sorcière qui les capture.
Durant leur captivité, Gretel est devenue l'esclave de la sorcière, tandis que cette dernière oblige Hansel à se gaver de bonbons pour pouvoir le manger ultérieurement. Toutefois, le plan ne se passe pas comme prévu. Durant un moment d'inattention, les enfants se révoltent et flanquent une rouste à la vieille. A sa grande stupéfaction, celle-ci découvre que les sorts ne fonctionnent pas sur les enfants (étrange... ça sent la grosse révélation à la fin du film). Après quelques coups bien placés, Hansel et Gretel la foutent dans son four. Les yeux plein d'allégresse, ils regardent la mégère prendre feu. Bandes de p'tits sadiques, va !
Le générique arrive. Via des coupures de presse, on apprend que les enfants ont passés rapidement le cap du traumatisme. Retrouver leurs parents, ça leur traverse même pas l'esprit. Non ? Cramer des sorcières, ça paraît plus sain comme activité. En grandissant, ils deviennent des chasseurs de sorcières réputés, au point de faire un véritable génocide au pays de la sorcellerie.
 
Hansel:
Catégorie: héros bad-ass avec poses comprises (fusil sur l'épaule, posture du mec cool)
Monsieur, c'est le bourrin de service. Les mots comme « enquête » ou « investigation » se résument à des interrogatoires à coup-de-poing américain dans la face (attention, je crois qu'elle est morte, là. Un seul coup, ça suffisait) et à rentrer chez les gens en fracturant des portes. Tout défoncer, c'est sa devise. La finesse, il ne connaît pas. Un plan ? Qu'est-ce que c'est ? On peut pas tirer et réfléchir en même temps. C'est impossible. Monsieur préfère faire des pirouettes en rentrant dans une maison sans aucune raison et tirer sur n'importe quel personne qui réside dans la baraque. Faire de la boxe, du kung-fu, du catch. Tout est bon pour mettre K.O. les pires saloperies des sept enfers. Ses règles se limitent à deux choses: (C'est authentique. Tout est dans le film)
1/ Ne pas entrer dans une maison de pain d'épice. Bon, je l'avoue: c'est pas une chose monnaie courante
2/ Pour tuer une sorcière, il faut lui mettre le feu au cul. Ce qui est efficace avec 100% de l'espèce humaine.
 
hansel-et-gretel-2.jpg
"Excusez-moi, mais est-ce que j'ai l'air naturel quand je fait la pose ?"
  • « Hansel ? Comment reconnait-on une sorcière ? »
  • « C'est simple. Elles ont les dents pourries, la peau flasque, les cheveux abîmés » (authentique !)
  • « Oui, ça s'appelle aussi une personne âgée. Tu vas pas me dire qu'il faut brûler uniquement les gens parce qu'ils sont moches ou vieux ? Des sorcières sexy, ça n'existe pas ?
  • Ben non, ça existe pas.
  • Ah ouais, comment ça se fait que la méchante sorcière de l'histoire est comme ça:
 hansel-et-gretel-3.jpg
  • Ah ben merde...
  • Ben ouais, tu vas pas me dire que c'est un cageot...
Fort heureusement, l'animal est doté du physique hors du commun du héros hollywoodien. Cela signifie qu'il peut traverser des toits et des plafonds sans la moindre égratignure. Toutefois, Hansel cache un terrible mal. Nan, je ne parle pas de son incapacité à construire des raisonnements logiques. Non, plus terrible que ça. Il a le diabète ! Non, non, vous ne rêvez pas. Amis diabètiques, vous avez enfin un représentant au cinéma. La sorcière de la maison de pain d'épice le lui avait jadis filé en lui donnant ses confiseries. Cette foutue mégère lui a foutu le sort le plus pourri qu'elle avait en stock. Depuis ce jour, il porte constamment une montre au poignet qui le prévient que c'est l'heure de son insuline. Ce qui n'est pas très pratique lorsqu'il est en plein combat avec une sorcière. Il faut l'avouer. La vie est dure, mais ça lui donne un côté tellement plus humain …
 
Gretel:
Catégorie: héroïne bad-ass avec poses comprises
Elle possède les mêmes atouts que son frère, sauf qu'elle porte une tenue moulante et un décolleté pour indiquer au jeune spectateur qu'il s'agit d'une femme. Aussi expressive qu'un poisson surgelé, elle parvient rapidement à se faire des amis en leur pointant un flingue sur la nuque ou leur mettant des coups de boule dans le nez. Sociabilité: 0
 
Les vilaines sorcières:
Catégorie: adeptes du kung-fu
La qualité essentielle de toutes bonnes sorcières maléfiques est de maîtriser les arts martiaux. Ce n'est peut être pas évident dans l'esprit d'un spectateur normalement constitué, mais ça l'ait dans celui de Billy. Des véritables teignes, ces sorcières. Kicks, mounchs, coups de pied circulaires, sauts dans les arbres, ce sont des choses innées dans la profession. Il suffit de faire quelques incantations sataniques et on se retrouve à devenir ninja. Va comprendre...
 
Les scènes d'action:
Catégorie: beuuuuuuargh, bouffe ça !
Entre les armes-gadgets anachroniques (mitrailleuses, guns, ect) qui touchent souvent la Sainte Providence (« Oh mon dieu, deux sorcières foncent sur moi. Fort heureusement, mon arbalète peut tirer deux carreaux sur les côtés. Trop fastoche »), les flots d'hémoglobines, les mutilations sanguinolentes et les ralentis incessants, on se pose une unique question, une seule: Pourquoi ?! Pourquoi vous nous infligez ça !!!!
En parlant d'anachronisme ridicule, vous saviez que le débrifilateur a été inventé par Gretel ? Non ? Moi non plus.
 
Le scénario incohérent:
Catégorie: Dieu guide nos pas
Exemple:Hansel, seul, recherche le chemin du village, mais il se perd… et finit par tomber sur une maison au milieu des bois. Mais à peine rentré, il tombe nez-à-nez avec sa propre soeur ! Attendez, vous allez me dire que les deux personnages se perdent et finissent par tomber sur le même lieu paumé, en même temps ! Allez, on va dire qu'il y avait une chance sur un million. Pourquoi pas... Mieux encore, en visitant la maison, nos héros découvrent… qu’il s’agit de celle de leur enfance ! Le destin joue des tours, vous ne trouvez pas ? Mais alors, attendez ! Leur maison natale est juste à quelques mètres du village d'Augsburg, qui est donc celui de leur enfance... et ils ne l'ont pas reconnu ? Ils ne se rappelaient pas qu’ils avaient passé toutes leurs jeunes années dans le coin? Sérieusement ? Qu'est-ce qu'ils ont dans le crâne ? Mais, alors qu'ils se demandent s'ils ne sont pas trop cons, la méchante sorcière Muriel surgit ! Là, c'est la cerise sur le gateau. Comment pouvait-elle savoir qu'ils se trouvaient ici ? On ne sait pas. La providence, la chance, le hasard, Chuck Norris.
Ceci est un exemple parmi d'autres. Billy a fourré son scénario d'incohérences comme une ménagère consciencieuse le ferait avec une dinde de noël et de la farce.
 
hansel-et-gretel-1.jpg
 "Tu as vu ? Le scénario du film tient sur une seule page !?"
 
Bref, je ne vais pas m'attarder un peu plus longtemps sur ce film. Si vous aimez le second degré, vous pourrez admirer ce film comme un magnifique nanar décomplexé, volontaire ou non. Si vous êtes quelqu'un de raisonnable, je vous le déconseille. Voilà.
Dans un soucis d'objectivité, voici quelques critiques Allociné qui ne tardent pas d'éloges sur ce nouveau chef-d'oeuvre:
 
« Super film !!! AU TOP !! la 3D est très bien faite, j'achèterai sans hésiter le blueray 3D !! A VOIR » - Mymy83200
« tre bon film tres rare tres bien realisez on s ennuit pas une seconde a ne pas ratez foncez 8 sur 10 » - trou.noir
 
 
Lef Dur
 
 
 
 

Avis de Zang:

Les contes de notre enfance sont passés à la moulinette par les scénaristes les plus furieux du Grand Hollywood. De ce fait, nos contes classiques, destinés à nous endormir, deviennent peu à peu des blockbusters badass… Il est évident que les résultats sont plus qu’inattendus, voire même ridicules. La preuve avec Hansel & Gretel.

hansel et gretel 1

 «  Tu as lu le script ? » « heu non, c’est grave ? »

 
Suivant la mouvance, la rédaction du Kamikaze cherche d’ailleurs à vendre son scénario : Le Film-Canular: "Pinocchio en 3D"  . Si les Américains achètent le scénario… On devient riche !

Bande Annonce: link

 
Ça vous épate, hein ? Ca sent déjà le grand film profond avec un scénario transcendant et un jeu d’acteur hors pair !
 
Synopsis :

Hansel et Gretel, après avoir été lâchement abandonnés par leur parents dans une forêt et tué la sorcière qui les avait emprisonnés, deviennent les tueurs de sorcières les plus réputés du coin. Cette fois, ils doivent affronter une menace plus importante qu’à leur habitude

 
A mi-chemin entre Les Frères Grimm, Van Helsing et Blade, Tommy Wirkola (réal' de Dead Snow ... Le nanar est déjà annoncé) nous offre une version complètement délirante du conte. Dans le role d’Hansel, nous avons Œil-de-Faucon (Jeremy Renner) et dans celui de miss Gretel, je vous présente Gemma Arterton (Prince of Persia, La disparition d’Alice Creed).
 
L’introduction du film nous présente l’histoire telle que nous la connaissons tous et s’enchaîne sur le générique, plus un petit conseil de Hansel à la clé : « éviter de manger les bonbons et pour bien tuer une sorciere, il faut lui foutre le feu au cul », ça a le merite d’être clair.
 

hansel et gretel 5

  « Barbecue de sorcière ! à table les pécores ! »

 

Et alors ?

Avec la bande du Kamikaze de l’écran, je pense que nous avons rarement vu une adaptation de livre aussi nanardesque (à part peut-être celle-ci: Les Trois Mousquetaires (critique de Lef Dur) ). Nous avons tous les ingrédients : Des gadgets impensables, des héros invincibles qui se tapent la pose toutes les deux minutes, des méchants complétement à l’ouest, des méthodes d’enquêtes surréalistes et BOUM ! des explosions !!!

 

Le concept du « conte revisité » aurait pu être intéressant, si seulement le réalisateur n’avait pas fait dans l'exagération. Les acteurs ne sont pas mauvais (pour le peu de dialogues), mais on finit rapidement par croire que les personnages principaux sont dénués d’intelligence. Hansel est le mec qui ne pense qu’à foutre le feu et à tout défoncer. Il rentre dans les maisons en faisant une bonne roulade (pourquoi ? Question de cool-attitud !) et, en braquant son fusil, il mitraille à tout va et hop, le pose sur son épaule en admirant son oeuvre. Gretel est le « cerveau » de la famille dans le sens où elle réfléchit un peu plus que le frangin. Toutefois, elle demeure, elle aussi, adepte de la posture héroïque (un truc de famille ). Bref, une fratrie avec laquelle on ne peut discuter sans s'en prendre une dans la face !

 

En terme de gadgets, le spectateur est gâté. Entre le Fusil de Hansel, plus puissant qu’un fusil à pompes, sûrement très précis (pourvu qu’Hansel s’applique lorsqu’il tire) et à munitions illimités (révolutionnaire ! ) et le lot d’armes futuristes de Gretel, avec son arbalète capable de tirer dans tous les sens et le premier débrifillateur de l’histoire... hum... on sort complétement du cadre.

 

hansel-et-gretel-4.jpg

« J’aime quand ça fait Boum ! »

 

Les sorcières, dirigées par Famke Janssen (Taken, X-men) ont eu le droit à une formation de ninja. Imaginez des petites vieilles fatiguées par la vie, qui ont du mal a se déplacer… mais lorsqu’il s’agit de se foutre sur la tronche, elles sont loin d’etre les dernières. Impressionant, mais ridicule.

 

Question espace, on découvre plus tard que la région dans lequel l’action se passe est très petite. Je dirais une dizaine de kilomètres, tant les personnages se tombent les uns sur les autres par pur hasard, sans se donner rendez-vous. Un exemple ? Les deux protagonistes se sont paumés dans la forêt chacun de leur côté, mais arrivent à se retrouver dans une baraque perdue au milieu de nulle part. Un autre ? Ces deux mêmes personnages sont capables de tomber sur l’antre du méchant au bon moment et en même temps, sans s’être concerté.

 

Critique un peu courte, mais j’émets quelques doutes sur le film: Est-ce une oeuvre sérieuse ? Est-ce assumé ? Quand on sait que le réalisateur est un habitué des séries B avec des zombies nazis, on est en droit de se poser la question.

 

Que ce soit un film d’action sérieux ou un nanar assumé, ce n’est pas un film renversant, loin de là. Un coté trop « entertainment ricain » beauf , un je-ne-sais-quoi de pas vraiment drôle qui l’empêche d’etre pris à la légère. Si on rigole, c'est pour ses maladresses. Dans quelques années, il prendra sûrement de la valeur. Dans l’immédiat, c’est un film d’action raté !

 

Mais qu’en pensent nos amis internautes ?

 

  • Johanna : « Ce film est un pur chef-d'oeuvre, juste génial! Ce film revisite le conte des frères Grimm d'une manière très originale et inatentdue. »

  • Dkordan’s R : « Une Méga Boucherie ( pas Halal Mdr) . Vraiment tres tres bon film ! Je le recommande . Loin du compte pour enfant ! A aller voir en 3D , belle scene en 3D ! »

 

Zang

 

 

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:07
affiche-django.jpg
 
Le Tarantino Nouveau est arrivé et les fans du cinéphage trépignent, tels des épileptiques bourrés à la coke. Le Kamikaze part donc « admirer » ce dernier grand ouvrage avec la plus grande neutralité possible sur le visage. Pour ma part, l'avis est mitigé. Tarantino demeure un maestro du découpage narratif, des longs dialogues flamboyants autour d'un sujet anodin et du placement cinéphilique dans des oeuvres reconnues « cultes » telles que « Pulp Fiction » ou « Reservoir Dogs », autant avec son « Inglourious Basterds » celui-ci semblait se conforter dans son statut de « réalisateur culte » en ne donnant que ce que son public voulait voir, c'est-à-dire des longues scènes dialoguées, beaucoup de sang, des clins d'oeils (genre: « eh, t'as vu l'affiche en arrière-plan ! J'ai réussi à placer une référence à « Truck Turner ») et du politiquement incorrect. La différence était que tout paraissait d'une gratuité et d'une lourdeur infinissable (et c'est pas Mélanie Laurent qui allait améliorer le métrage). Fort heureusement, le film possédait quelques qualités. Par exemple, la participation de Christoph Waltz au casting en était une.
( P.S.: Après avoir lu cette introduction, je sais que de nombreux fans de Tarantino, pour qui il est interdit de toucher à l'oeuvre du messie, vont vouloir me rechercher pour me tuer. Je suis désolé d'avoir partager mon pauvre avis au sein d'une démocratie. Encore désolé). Mais.... je me rattrape. Vous allez voir !
 
 
Synopsis:
Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, libère Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
 
Venons à « Django Unchained » !
Tarantino est un cinéphile absolu. Considéré pour son amour du cinéma bis (ou de genre), l'individu se révèle être un véritable amoureux de tous les types de cinéma, jusqu'aux plus classiques. Cet amour absolu du cinéma ( et pas seulement bis comme le disent ses détracteurs) se déverse littérallement sur « Django Unchained » .
Il brasse les courants et les influences sans le moindre accroc. Outre le fait d'adopter le style du western spaghetti de A à Z (le titrage, le zoom, le grain de la pellicule, le rythme, l'excentricité), les références sont nombreuses... et cohérentes. Il est difficile de faire cotoyer différents sous-genres du western en un seul film avec une symbiose aussi parfaite. Regarder « Django » (ça se prononce « Jango », le « D » est muet), c'est voir un western spaghetti (style Leone ou Corbucci, à votre choix. On salue au passage l'apparition de Franco Nero, le Django original) qui aurait mijoté avec du Sam Peckinpah (pour les gunfights sanglants et sa surenchère d'hémoglobine) et du western « blaxploitation » (le modèle du justicier noir tel celui de Boss Nigger » est évident). Dans « Inglourious Basterds », les citations semblaient purement gratuites et agaçantes (une affiche par-ci, un nom de personnage emprunté à une actrice par là.... c'est amusant, mais sans aucun avantage pour la narration). Ici, ce foisonnement de références ne nous donne pas l'impression d'admirer un patchwork fait par un geek maladroit, mais bien l'oeuvre d'un cinéphile accompli.
 foxx-django.jpg
 
Quentin trouve une forme d'équilibre, un mix réussi avec un certain ganache… euh, panache. A l'instar d'un « Kill Bill », le gars vient de trouver la façon de tout imbriquer pour que cela ressemble enfin à une œuvre logique. Celui-ci parvient même à arrêter les longs dialogues tarantinesques éculés pour montrer qu'il parvient à faire dans la modération. La direction d'acteur est remarquable par sa façon de créer des scènes burlesques et absurdes ponctuées de répliques percutantes sur une thématique difficile (l'esclavage, le racisme): le gang des cagoules, l’introduction du personnage de Waltz, l'accueil de Candie (DiCaprio) par Stephen (Samuel L. Jackson),...
Tout ceci ne serait bien sûr rien sans l'interprétation prodigieuse de Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio et Samuel L. Jackson, sans oublier des seconds rôles cocasses, mais aussi par une bande originale qui soutient parfaitement les grands moments du film. Le choix anachronique d'une musique contemporaine fait toujours mouche.
 
dicaprio-django.jpg
"J'vais te faire un jeu d'acteur fracassant, moi !"
 
Bref, je dirais à Spike Lee d'aller voir le film pour lui montrer qu'un cinéaste blanc est capable de faire un plaidoyer effrayant contre le racisme, non pas grâce à une compassion hypocrite, mais une franchise crue et acerbe. Bravo Monsieur Tarantino !


Lef Dur
 
 
 
Partager cet article
Repost0
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 20:44

couv mémoire 2

 

Pour les amis cinéphiles, voici une analyse sur l'oeuvre du cinéaste Sam Peckinpah (ou plutôt sur la représentation de la violence au cinéma). Bonne lecture...

 

DOWNLOAD ----> link

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 19:39
C'est au tour de Schwarzie d'être dans la "séance du Kamikaze"...
 
visible sur Youtube... :
 
 
 
ou sur DailyMotion:
 
 
 Lef Dur
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog du kamikaze de l'ecran
  • : "Le Kamikaze de l'écran" est un web-magazine libertaire offrant à l'internaute des avis de plusieurs chroniqueurs sur le cinéma, le jeu vidéo, la littérature, la BD, mais aussi sur les actualités du net. Priorité à la dérision et l'humour.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens