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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 11:57

 

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La préquelle du film de John Carpenter, The Thing, circule à peine sur le Net qu'elle provoque déjà de nombreux cris de protestation: « film sans intérêt », « répétant le même schéma narratif », ect...

 Une préquelle à The Thing relève-t-elle donc de la mauvaise idée ? Qu'attendre d'un film dont on connait déjà la fin, les thèmes et les enjeux ? Pour bon nombre de fans purs et durs du chef-d'œuvre de John Carpenter, offrir une préquelle à ce monument de l'horreur relève de l’abomination avec une destruction directe à coup de lance-flammes (un peu comme dans le film, d'ailleurs). Mais, jouons sur la tempérance, mes amis ! Il est préférable d'attendre sa sortie en octobre 2011 pour s'en faire une idée précise.

Il faut admettre que le pari est risqué: The Thing est une œuvre riche, référencée et intelligente qui est encore difficile à égaler, une histoire sanglante s'appuyant sur un choix audacieux dans le genre du « film de monstre » * (celui de privilégier la monstruosité de l'homme sur celle du monstre). Et enfin, il a su devenir au fil des années un film culte pour de nombreux amoureux de l'horreur. Il faut donc avoir une sacrée paire de cojones pour s'attaquer à « la chose ».

 

Bande-annonce du The Thing version 2011:

 

 

 

 « Mais, qu'est-ce que c'est que ce film ??? »

Bon, je vais te l'expliquer parce que je t'aime bien.

 

Synopsis:

 En Antarctique, durant l’hiver 1982, douze hommes découvrent une chose calcinée, enfouie sous la neige depuis des milliers d’années. Décongelée, la créature reprend vie en adoptant la forme de celui qu’elle tue. Aucun des hommes ne peux se fier aux autres. Qui est humain? Qui est la chose?

 

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Derrière la caméra:

 

The Thing est le premier volet de ce que John Carpenter nomme lui-même, sa « Trilogie de l'Apocalypse », Prince des ténèbres (1987) et L'Antre de la folie (1995) étant les autres films constituant cette trilogie. Le principe de chacun de ces films repose sur la même thématique: une « menace indicible » cherche à anéantir l'humanité. Le genre humain est sans cesse remis en cause dans des histoires souvent pessimistes et le personnage principal sacrifie sa vie ou sa raison pour arrêter cette menace, et ce d'une façon qui ne semble pas définitive. L'autre point commun de ces œuvres est le rattachement qu'on peut leur faire avec l'univers de Lovecraft. N'oublions pas que Carpenter est un fan absolu de l'écrivain américain. Celui-ci a toujours admis vouloir lui rendre hommage avec cette trilogie. Ceci est encore plus évident avec The Thing, dont une partie de l'histoire a pu être inspirée de la nouvelle de H. P. Lovecraft, At the Mountains of Madness (Les Montagnes hallucinées, dans les légendes et mythes de Cthulhu) de 1931. Le cadre est le même (une équipe de scientifiques en Antarctique), l'intrigue débute de la même manière avec la découverte de curieux spécimens et la destruction inexpliquée d'une base de recherche et de son équipe. 

 

     Il ne faut pas oublier non plus qu'il s'agit avant tout d'un remake, celui de La Chose d'un autre monde réalisé par Christian Nyby et produit par Howard Hawks en 1951. Dans cette version, une créature végétale, ayant le pouvoir de se régénérer, s'attaque aux habitants d'une station polaire. En plein maccarthysme, le film affichait un optimisme triomphant et n'échappait pas à une romance de rigueur entre un courageux capitaine au sourire ravageur et une accorte scientifique téméraire (sans oublier la belle demoiselle que le capitaine se doit de protéger face à la menace). Dans les années 1980, Carpenter saisit le projet de remake et ne fait pas dans la dentelle. Ici, tout en étant plus fidèle au court récit de John W. Campbell ayant précédemment inspiré Hawks et Nyby, la créature extra-terrestre devient polymorphe, pouvant ainsi revêtir de la forme et de l'intelligence de toute créature vivante dans la station polaire, chien ou être humain. Par ce choix innovant, Carpenter parvient à créer un huis-clos terriblement efficace, où la paranoïa et la folie ne peuvent que se propager parmi les douze hommes isolés. Dépassant Alien sur le terrain de l'angoisse claustrophobique, Carpenter s'amuse à faire douter le spectateur de chaque personnage, de filmer la peur et la méfiance qui s'emparent de chacun d'eux au fur et à mesure des révélations. Les personnages disparaissent petit à petit, engendrant un climat de paranoïa parmi les survivants. Le ton devient donc très sombre, et Carpenter s'en tient comme à son habitude à un final pessimiste.

  

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The Thing a été principalement tourné dans les studios Universal, à Los Angeles en 1981. Des salles étaient entièrement réfrigérées, alors qu’à l’extérieur la température était caniculaire. L’équipe devait ôter les parkas ou les remettre selon les déplacements. Des scènes supplémentaires ont aussi été tournées en Colombie Britannique. Le réalisateur proposa le rôle principal à son vieux complice Kurt Russel, avec lequel il avait déjà tourné un téléfilm sur Elvis Presley (1979) et surtout New York 1997 (1981). Ici, Kurt Russel exécute l’une de ses meilleures prestations, en interprétant un personnage de cow-boy solitaire et froid, un héros jusqu’au-boutiste et porté sur l’alcool qui livre une bataille sans merci contre la chose, ne laissant la place ni à la pitié ni aux doutes (personnage bien « badass » avec son gros lance-flammes).

  

En plus de se munir d'un jeu d'acteur sans failles, le film n'aurait pas atteint son statut d'œuvre culte sans les effets spéciaux époustouflants du prodige Rob Bottin. Après avoir travaillé sur le très réussi film de loups-garous, Hurlements, réalisé par l'iconoclaste Joe Dante en 1980, Bottin s’est chargé des effets spéciaux du film de Carpenter pendant un an, s’investissant tellement qu’il se blesse durant le tournage. On lui doit sûrement les trucages les plus réussis de l’histoire du cinéma fantastique. Toutes les scènes avec la créature protéiforme demeurent des références. John Carpenter ne désirait à aucun prix que la chose ressemblât à un type dans un costume de monstre (évitant le vieillissement prématuré d'un film contemporain tel que Alien ). Le résultat a dépassé ses espérances. Remercions Rob Bottin et ses animatroniques !

Tout ceci est magnifié par la mise en scène de John Carpenter qui, utilisant des plans-séquences, des caméras subjectives et des travellings arrières, crée une histoire extrêmement sombre et étouffante. Il parvient même à offrir aux spectateurs des passages cultissimes tels que celui de la réanimation de Norris, qui finit en une boucherie sanglante, ou celui du « test sanguin » où Mac Ready, ayant compris que chaque parcelle de la chose est vivante et autonome, met un fil chauffé à blanc dans des coupoles contenant le sang des douze hommes pour savoir qui est la chose (le sang se démasquant en tentant de se débiner face à la brûlure).

 

 Réanimation de Norris:

 

 
Scène du test:
 
Malheureusement, le film fut un échec commercial à sa sortie en 1982. Le public préféra voir un gentil petit extra-terrestre tel que E.T. qu'un monstre hostile et calculateur (bon, il faut admettre qu'il était aussi moins mignon). Le succès du film se fera seulement avec les diffusions télévisées et la sortie en vidéo.
 
 « L'homme est un loup pour l'homme »
 
 Outre la maîtrise technique, The Thing est avant tout une histoire comme Carpenter a l'habitude de faire: un récit noir sur le vrai visage de l'être humain. En effet, « la chose » est une créature indescriptible qui s'empare d'un être humain et parvient à rompre l'harmonie apparente d'un groupe en introduisant dans celui-ci la peur et la paranoïa. Il met à l'épreuve des hommes qui sont contraints d'effacer leur moral et de retrouver leurs instincts primaires pour survivre. Cette créature parvient ainsi à extérioriser les véritables pulsions des hommes. En ce sens, The Thing est métaphorique, car il joue sur le thème de l’incertitude de l’homme… face à l’homme lui-même. Le manque de confiance des gens envers leur identité et donc des intentions de leurs semblables génère les incertitudes, les paranoïas, les peurs… et les conflits. Ceci est irrémédiable et inévitable. Il suffit d'une poussière parasitaire pour enrayer la notion de civilisation chez l'être humain. C'est sur ce point que la créature (qui gagne ici le prix de l'extra-terrestre le moins con du cinéma) a compris qu'elle tiendrait sa victoire. Pas bête la bébête...
 
En détruisant la cellule communautaire par l’intérieur, cette chose nous démontre que notre société, s’appuyant sur des règles morales, ne tient que sur un échafaudage fragile à la merci de forces pouvant le faire tomber sans trop de difficultés. Le groupe uni à l’origine peut se briser devant le danger et se retrancher dans l’isolement. Le film appuie l’idée sur laquelle nous ne pouvons séparer l’humain de ses instincts primaires. Dans The Thing, les repères instituant la civilisation explosent face à l’adversité, et chaque être humain retourne dans une sorte d’état primitif. Il ne compte plus que sur son instinct de conservation pour survivre en tant qu’individu.
 
La bande-annonce de la version 1982:
 

Conclusion: la préquelle de The Thing a du boulot pour égaler cette version et ainsi plaire à son public, mais l'effet de surprise peut encore jouer en sa faveur. En attendant, je vous conseille de mater le film de Carpenter si ce n'est pas déjà fait.

 

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                                   "Et venez me faire la bise au passage !"

 

* choix qui a été fait aussi dans quelques films tel que L'Invasion des profonateurs de sépultures de Don Siegel

 

 Lef Dur 

 

 

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 18:50

Bouuuh ouais, ben...même pas peur … enfin un peu quand même !!!

J’ai décidé de m’attaquer à du lourd, du trèèèès lourd: Evil Dead, la trilogie.
J’étais partie en me disant « Un film d’horreur qui a 30 piges n’a pas de raison de me faire peur ». Mais, détrompez-vous ! ce film possède encore une ambiance de dingue et j’exagère à peine. Explication tout de suite dans ce review !

 

 

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Synopsis :

 

- Evil Dead (appelé aussi "l’Opera de la terreur" pour les puristes) : Histoire classique de film d’horreur: une bande de cinq amis s’en vont en week-end dans une cabane perdue au beau milieu d’une sinistre forêt (mais, personne n’aime faire ça, bordel !) et là comme d’habitude, tout par en cacahuète: ils découvrent un livre maudit (Le Necronomicon) et une bande sonore où sont enregistrés des traductions du livre. Cela a pour effet de réveiller les esprits de la forêt et de transformer n’importe qui en zombie (possédé par un démon). Ajoutez à cela le fait que le pont par lequel ils sont venus est mort (c'était presque inévitable !).

- Evil Dead 2 : On prend les mêmes et on recommence une fois n’est pas coutume. Evil Dead 2 n’est PAS la suite du film précédent. C’est une version alternative: On retrouve Ash, le protagoniste du premier opus. Celui-ci emmène sa copine dans une cabane sordide au beau milieu d’un bois sombre. Par malchance, ils y trouvent un bouquin monstrueux (oui oui, le même), une bande sonore (avec les même traductions) et c’est reparti ! Sa copine se fait posséder, il l’a tue. Par la suite, une scientifique, accompagné de son pote et d'un couple de « campagnards » du coin, le rejoignent et la suite je vous laisse l’a deviné …

 

- Evil Dead 3 : Et non ! là, c’est belle et bien la suite. Ash, suite à sa mésaventure où il a perdu tout ses camarades, est projeté en l'an 1300. Armures et épées, châteaux et démons. Cette suite est beaucoup moins flippante, mais assez dérangeante tout de même.



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Et alors ?

Bon, je vous ai présenté les films dans les grosses lignes. Mais, Evil Dead, c’est quoi ?

C’est un héros plus fort que le plus fort des francs-tireurs de la ville de Miami, Un bouquin écrit avec du sang humain, des zombies très laids, une tronçonneuse, un fusil Remington Calibre 12 à canon scié alias "Boomstick" et un mouvement de caméra unique qui en a inspiré plus d’un (le fameux travelling accéleré).
 

 

Premier Evil Dead: réalisé en 1981 par Sam Raimi (oui oui, "monsieur Spiderman" en personne), l’histoire est certes assez classique, mais les effets spéciaux "bricolés" fonctionnent toujours à merveille et l’ambiance très lourde créée par une bonne utilisation de la caméra et de la photographie font en sorte que le film n'a pas pris une ride.

Deuxième Opus: toujours réalisé par Monsieur Raimi en 1987, cet opus a marqué les esprits. C’est très certainement le meilleur de la série. Il a d’ailleurs eu le droit de recevoir de nombreux prix, grâce à ces effets spéciaux (pour info, ce film a été encore réalisé avec peu de moyens, alors c’est juste merveilleux !!!)

Troisième Opus: la boucle est bouclé et toujours par Sam Raimi (il lâche pas son film, hein) en 1993. La part est mise à l’humour, avec un zeste d’horreur. Beaucoup moins sanglant, mais des petites blagues assez bien placées dignes de Schwarzenegger dans l’Effaceur.

 

J’ai eu l’occasion de détailler film par film, mais ce n’est pas là mon intérêt. Evil Dead est une sorte de Mythe. Nous allons parler bien sûr des effets spéciaux. Comme je l’ai dit précédemment, le film a été couronné par des nombreux prix. Voici une liste des prix :

 

- Prix des meilleurs effects spéciaux et prix de la critique pour Sam Raimi au Festival international du film de Catalogne en 1982

 

- Satum Award du meilleur film à petit budget en 1983

 

- Nomination au prix du meilleur film d'horreur, meilleurs maquillages et meilleurs effets spéciaux, par  l’académie des films de science-fiction, fantastique et horreur en 1988.

 

- Nomination au prix du meilleur film, lors du festival Fantasporto en 1988.

 

- Licorne d'or au Festival international de Paris du film fantastique et de science fiction 1993

 

- Prix du meilleur film au festival Fantasporto 1993

 

- Saturn Award du meilleur maquillage 1994

 

 Ca calme n’est-ce pas ?

 

 

 

Côté Mythe, on a Ash ! C’est très certainement le héros par excellence. Tout d’abord, il n’a peur de rien. Il perd un membre mais le remplace par une superbe tronçonneuse. Ash, c’est dieu. N’oublions pas qu’il est un simple vendeur en magasin. Il a donc surement passer un diplôme d’ingénieur en mécanique car il a crée un bras-tronçonneuse avec trois fois rien ! Encore plus impressionnant: il a réussit là où la NASA a échoué en inventant une main bionique (... et ça seulement à partir d’une armure de chevalier). Après celà, on n’oublie pas non plus le coté Baracuda de Ash avec son talent d’improvisation en fabriquant un tank à partir d’une vieille Cadillac.

Certains diront que les enchainements entre les films sont moyens. En effet, la transition entre l’episode 2 et 3 est assez douteuse (a la fin du 2eme, Ash est accueilli comme un héros et au début du 3eme, Ash est fait prisonnier). Mais, il y a des raisons à celà: notre ami Sam Raimi a eu de nombreux problèmes de scénaristes et de droits de production. Soyez donc indulgent. N’oubliez pas que de nos jours, certaines prod' à gros budget font bien pire.  Surtout qu'on ne peut pas passer à côté des nombreuses qualités de cette trilogie, on se marre, on flippe. Le réalisateur parvient à tenir notre attention du début jusqu'à la fin. C’est gore, c’est drôle, c’est effrayant. Bref, c’est un bon film et c’est tout ce qu’on lui demande. Du vrai cinéma en somme …. un film pour l’art, pas pour brasser de l’argent.

Références :

Notre héros Ash a inspiré le plus grand héros des jeux vidéos qu'est « Duke Nukem », le personnage le plus vulgaire et "badass" qui n’ait jamais existé. Les concepteurs du jeu ont carrément repris des répliques de notre héros si atypique.
D’ailleurs, l’affiche du 3eme film et la jaquette de Duke Nukem sont vraiment ressemblante. Coïncidence ?

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Duke_Nukem_3D_Coverart.png

 

 

Je vous quitte avec le trailer d’Evil Dead 2. Par chance, la trilogie est sortie en Blu-Ray. A vous de vous faire un bon petit moment de cinéma !!!

 

 
Zang
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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 17:54

affiche-melancholia.jpg

 

Réalisé par Lars Von Trier

Avec John Hurt, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, Charlotte Rampling,...

 

Synopsis :

 

À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...

 

 

Melancholia a ses bons et ses mauvais côtés. Scènes longues, lourdes et enigmatiques d'un côté, mais belles et émouvantes de l'autre. Dans sa globalité, le film demeure saisissant. Oeuvre visuelle se voulant être la représentation cinématographique de la mélancolie ( et/ou l'élégie funèbre de la fin du monde), chaque plan devient un tableau (Certaines scènes évoquent par exemple le mouvement pictural des pré-raphaélites, mouvement anglais de la moitié XIXème).

J'ai apprécié le contexte, l'événement (la cérémonie nous fait d'ailleurs rappeler "Festen", film d'un des confrères de Lars Von Trier, Thomas Vinterberg). La division du film, les deux personnages féminins, les émotions diverses et variées sont aussi des aspects qui rendent cette oeuvre intéressante à voir.

Le traitement des personnages est mené correctement d'un bout à l'autre du film. Ma préférence va tout de même pour le personnage de Justine (Kirsten Dunst). Personnage destabilisant qui me déplaisait un peu sur le fait qu'elle sent les évenements à venir. Mais, on comprend vite pourquoi elle était aussi énigmatique/perdue/"mélancolique". Au final, on sent qu'elle aime son mari mais cette fin qu'elle ressent compromet ses plans et lui permet d'être aussi directe avec certaines personnes.  

 

Bref, ce film mérite qu'on en parle. On est loin de la représentation d'une fin du monde explosive où règne le désordre. Ici, on y préfere une véritable mise à nue d'une poignée d'êtres humains face à l'inévitable. Certains moments m'ont paru certes "too much" sur le plan esthétique. Mais, l'approche de la fin du monde reste très originale.

A voir...

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 19:25

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 Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la Huitième Dimension

(The Adventures of Buckaroo Banzai across the 8th Dimension)

réalisé en 1986 par W.D. Richter

 

« QUAND JE SERAIS GRAND, JE SERAIS BUCKAROO BANZAÏ ! »

Mes voisins sont encore surpris de mon exclamation. Mais, ces ignorants sont loin de connaître l'homme idéal qu'est Buckaroo Banzaï !

QUOI !? Tu ne connais pas Buckaroo Banzaï ???! Toi femme, qui a toujours cherché le prince charmant ?! Toi homme, qui essaye de trouver un modèle pour mieux te forger !? Tu ne le connais pas !?

 Bon, Je vais rester cool avec toi. Si tu ne le connais pas, c'est peut être que l'individu a été mis un peu trop vite dans le placard de l'oubli (comme bon nombre d'objets bizarres de la culture populaire). Aux Etats-Unis, certains cinéphiles ne l'ont certes pas oublié, mais il est encore peu connu dans l'hexagone (faute de distributeurs compétents). Et pourtant, il s'agit d'un des personnages les plus amusants de l'histoire du cinéma.

 

 En lisant le titre (Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la huitième Dimension), tu peux t'attendre soit à un nanar, soit à une bizarrerie ovniesque. Tu le mates, t'essayes de le suivre (oui, oui... c'est dur. Vous allez comprendre pourquoi...). Résultat: même en visionnant ce « truc » un million de fois, tu te demandes encore si les créateurs sont véritablement sains d'esprit. Bon, il ne faut pas abuser de Buckaroo. Le risque est un abrutissement généralisé. Ce que je ne vous ne conseille pas.

 

Le scénario est complexe ! On peut lui admettre ça. Mais, l'histoire est complexe car elle s'enfonce dans des scènes ahurisantes de débilité (ou trop subtiles pour être comprises par le spectateur lambda).

Elle démarre avec un apprenti savant qui s'amuse à concevoir une machine permettant d'accéder à une nouvelle dimension (pour quoi faire ?? « Parce que ça va changer la perception du monde ! Ahah »). Quelle dimension ? La 4ème dimension ? Nan mieux ! La huitième dimension (pourquoi pas, hein...). Au cours d'une tentative, il parvient à accéder à cet univers en y laissant quelques neurones (oui, le monsieur devient psychotique à son retour).

Après cette introduction, nous faisons la rencontre de notre fameux personnage: Buckaroo Banzaï, homme mi-ricain mi-japonais qui occupe les fonctions de scientifique surdoué, de rockstar interplanétaire, de docteur renommé et de superhéros invincible (ici, incarné par Peter Weller... oui oui, monsieur Robocop). Tout le monde l'adule, il est beau et s'habille comme un Dieu. Mais, toutes ces réussites ne sont rien comparer à la découverte qu'il va faire: une de ses expériences lui permet de passer au travers de la matière à bord d'un véhicule surpuissant (ah oui, il est aussi un mécanicien confirmé). C'est ainsi qu'il découvre et confirme l'existence de cette huitième dimension. Ça va ? Vous suivez encore ?

 

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Buckaroo BanzaÏ, parachutiste de l'extrême

 

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 Buckaroo Banzaï, rockstar international

 

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 Buckaroo Banzaï, euuuuh... cobaye

 

 C'est vrai qu'on a déjà du lourd. Mais, ce n'est rien !

Après celà, on découvre que les habitants de la huitième dimension cherchent à nous joindre pour nous prévenir du danger que nous courrons si la Terre cherche encore à joindre leur univers. Ces extraterrestres sont des rastas blacks qui se nomment des « lectroïdes noirs ». Leur plan: s'opposer à l'invasion de la Terre par leurs ennemis jurés, les « lectroïdes rouges ». Voilà, j'ai fait le tour... hum... Ah oui ! j'ai oublié d'expliquer que l'apprenti savant de la scène d'introduction est devenu le dictateur attitré des lectroïdes rouges. Me demande pas le pourquoi du comment, je ne sais toujours pas moi-même.

 

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Des extraterrestres en mission incognito (...à un petit détail près)

 

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John Lithgow dans le rôle du savant fou (crédibilité assurée)

 

 Tu l'as bien compris: Buckaroo Banzaï, c'est un fourre-tout bordélique comme on ne pouvait en voir que dans les années 80. Débordant d'imagination, énergique, mais effroyablement absurde.

Les amoureux des eighties se retrouveront facilement en voyant de nombreuses scènes ultra-kitsch: la séquence du concert rock de Buckaroo Banzaï en est un bel exemple: nous le découvrons en guitar-héro survolté avec « les cavaliers de Hong Kong » (le rock band de Buckaroo avec un look « veste en skaï blanc, lunettes de soleil et mulette total look », composés de scientifiques d'élite et de héros de choc). Aux rythmes des solos de guitare et d'une batterie synthé du tonnerre, un public bouge des bras et claque des doigts. C'est un véritable dechaînement ! Même le proprio de la boîte dit: « Ça, c'est de la musique ! ». Yeah ! Rock'n'roll !

En matière de look ultime, la palme est tout de même offerte à Jeff Goldblum car le monsieur exerce le métier de chirurgien en... tenue de cowboy ! (sic). N'ayez pas peur ! C'est sans doute pour montrer à ses clients que c'est une personne compétente et saine d'esprit.

 

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 ... et dire qu'on lui a donné le rôle principal de "La Mouche" juste après ce film

 

 

Mais, le kitsch ultime reste tout de même le générique de fin où nous retrouvons tout les personnages du film (même les méchants et les personnages morts). Et ils font quoi ? Ils chantent et dansent ensemble ! WTF !?

 

Enfin voilà ! Si on déconnecte son cerveau à coup de tequilla frappé et d'alcool à brûler, on peut se dire qu'on a affaire à un chef-d'oeuvre (c'est pas dans tout les films où on t'explique que la plus fréquente cause d'accidents mortels pour les Martiens arrivant sur Terre est de tomber sur la tête).

Je pourrais expliquer le film en un article plus détaillé. Mais même en relisant lentement l'histoire, on se dira toujours: « putain, j'ai encore rien compris ». « Buckaroo Banzaï » est un ovni nanardesque qui pulvérise les barrières du réalisable (on s'en fout de tout. C'est la fête !). On nous narre seulement une histoire, débile certes, mais délirante et amusante par son extravagance.

 

 

 

 

Lef Dur

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 21:22

Il y a peu de temps, j’ai eu la folle envie de revoir un film de mon enfance. Un film qui m’avait semblé génial, avec des effets spéciaux de malade, une histoire folle et …. un bébé qui parle. Je veux bien évidemment parler de « Allo Maman, ici Bébé » de Amy Heckerling.

 

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Synopsis : L’histoire est simple: une «brillante» jeune femme, quoi qu’un peu cruche, est amoureuse de son client, un riche blaireau égocentrique. Elle tombe enceinte (je vous épargne les détails de la somptueuse « scène d’amour »). Le type assume mal vu qu’il est marié, elle se cherche un autre papa pour son fils et trouve un super baby-sitter, Taxi, Pilote et débrouillard de surcroît.





 Bon...en gros, voilà l’histoire ! C’est court certes, mais ça suffit car après 22 ans (oui oui, 13 octobre 1989) le film a pris un bon coup de vieux.



Les coupes de cheveux incroyables (notamment celle de la copine de l’héroïne, du nom de Rosie), les tenues des années 90 tellement kitsch qu’on a du mal à croire que des gens ont osés porter ça un jour, des discours qui n’ont plus leur place dans notre civilisation moderne (« Quoi ma fille ? toi et le père congelé aurez un enfant ensemble ? »). Bref, c'est le genre de film qui met un sacré coup de vieux. J'ai encore du mal à croire que j’ai réussi à revoir ce film en entier. Mais bon, j’ai une excuse … le décalage que le film crée avec notre époque est assez amusant. Un bon moment de rigolade.

  

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Oui, oui, les cheveux en l’air et les GROS nœuds dans les cheveux étaient « à la mode ». ça et les couleurs flashi !

  

 

Bon, passons à la critique !

 

L’histoire … bon, c’est définitif: c’est un "film de fille". Ce n’est pas compliqué. C’est la quête d’un papa pour élever un enfant, ce n’est pas le genre de question que, nous autres les hommes, nous nous posons... enfin, pas de la même manière.
Les acteurs … ben, je n’ai pas réussi à retrouver une version originale, donc je l’ai regardé en français. Le doublage est d'une qualité moyenne. C’est comme regarder un film enregistré sur une VHS (vous savez le truc rectangulaire et noir avec une bande dedans)... alors que je l’ai regardé sur un DVD !

Kirstie Alley ne fait pas vraiment rêver , mais c’est pas grave. Je l’ai dit, c’est un film de fille alors on a John Travolta, alors tout droit sorti de Grease. L’homme parfait (il danse, il chante, il se bat, il fait des blagues et met du cuir). Pour le coup, Johnny soutient un bon rythme durant tout le film: énergique, drôle, attachant. Bref, l’homme de ces jolies dames.

Un bon gros film américain, avec de superbes noms à l’ancienne. A peine commencer, on devine déjà que le héros aura un de ces trois noms: John, James ou Mike. Et ben, pas tombé loin, le héros se nomme James et le bébé, Mickey. Sans oublier l’héroïne au doux nom de Mollie.

Les effets spéciaux … c’est simple, tout se passe entre le moment de la création de l’enfant et l’accouchement … le bébé ressemble à E.T. et encore, je suis méchant avec le petit homme gris. La « scène » d’insémination est assez drôle. ça ressemble à des bouts de pâtes à modeler dans du shampooing. George Lucas nous a vendu du rêve avec des boules d’aluminium 20 ans plus tôt, alors on a du mal à croire qu’en 1990 on est pas pu faire ça correctement. Mais bon, c’était pas non plus le but premier. Par conséquent, on ne va rien dire.

 

 

 

Intérêt global: 

MERDE, LE BEBE PARLE !!! (D’ailleurs, le doublage de Daniel Auteuil est juste... par-fait)

Conclusion, le film, malgré un sacré coup de vieux dans les gencives, fait plaisir à revoir. ça me rappelle pas mal de trucs. Puis, en le comparant avec notre époque, ça donne un décalage assez amusant.

Pour ceux qui n’ont pas peur de prendre un coup de vieux.

 

 Article: ZANG

  

P'tite note de Lef Dur: T'as oublié de mentionner la superbe musique d'introduction ! "I get Around" des Beach Boys, classique in-dé-mo-da-ble. Mais, je t'en veux pas. A présent, je m'en vais par la p'tite porte là-bas.

 

 

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:01

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Posture du cowboy assuré

 

 

 

Synopsis:  Arizona, 1873. Un homme qui a perdu tout souvenir de son passé se retrouve à Absolution, petite ville austère perdue en plein désert. Le seul indice relatif à son histoire est un mystérieux bracelet qui enserre son poignet. Alors que la ville est sous l’emprise du terrible colonel Dolarhyde, les habitants d’Absolution vont être confrontés à une menace bien plus inquiétante, venue d’ailleurs...

 

 

Harrison Ford est un Dieu. Nan, je ne m'emporte pas, c'est vrai !

Je l'avoue: je serais une femme, j'aurais tout fait pour me marier avec lui. Mais, je suis un homme et je ne peux alors que le jalouser. Quel genre d'homme peut être à la fois Han Solo, Indiana Jones et Rick Deckard ? Quel genre d'individu peut être dirigé par George Lucas, Steven Spielberg, Francis Ford Coppola, Mike Nichols, Robert Aldrich, Roman Polanski ou encore Sidney Pollack ? Ça ne peut être qu'un demi-dieu engendré par une folle nuit d'amour entre Chuck Norris et toutes les déesses de l'Olympe.

Mais, j'étais assez mécontent (désolé de te décevoir Harrison). Alors qu'il représentait un rêve de gosse, les années 1990-2000 m'ont vite fait déchantées. Il enchaîna une longue série de films médiocres ou moyens (préservons tout de même Le Fugitif de cette longue errance). Il délaissa ce qui lui réussissait le mieux: le film de divertissement. Il en était pourtant le principal représentant dans les années 1980. Il y avait bien eu « Indiana Jones 4 », mais voir un flots d'âneries et d'inepties détruire une saga aussi mythique laissa vite un goût dégueulasse dans la bouche. Oui, on avait bien violé Indiana Jones (ref. South Park). Le spectateur est certes rassuré: nous savons à présent que Indiana Jones est immortel et qui lui suffit de s'enfermer dans un frigo pour survivre à une bombe atomique. Et pourquoi a-t-il donc un fils comme Shia laBeouf ? Le mystère reste complet.

« Cowboys et envahisseurs » sera-t-il la voie de la rédemption ? Ce film sera-t-il son grand retour dans l'entertainment ? Il n'a certes pas le premier rôle, laissant le personnage du grand aventurier à Daniel Craig, mais sa participation à la tête d'affiche fait rêver.

Comment ça il ne vous fait pas rêver ?!? Mais si, regardez bien !



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   Posture classe n°1

 

harrison-ford-20070219-213480 Posture classe n°2

 

 

Étant en voyage, je parviens tout de même à me libérer pour voir ce film tant attendu. Je bouscule une petite vieille pour être le premier spectateur dans la salle et je m'installe confortablement.



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  "Je sais que tu me désires"

 

 

 

A l'instar de récents films comme Kick-Ass et Captain AmericaCowboys et Envahisseurs est du « cinéma-hommage ».

L'intention du film est simple: créer un pop-corn movie inventif en mélangeant les codes du western et de la science-fiction. Si tu n'as pas compris, tout est dans le titre: «Cowboys & Envahisseurs». A partir de là, le bon goût n’a plus rien à faire dans le coin. On s'en fout de tout. On s'éclate sur le transgenre. On connaissait le western à hélicos (l’inclassable Seuls sont les indomptés, avec Kirk Douglas et Gena Rowlands), le western/kung-fu (La Brute, le Colt et le Karaté), mais «Alien à OK Corral», voilà plus fortiche et inédit. Tu te dis donc: bonne ambiance, bon esprit distancié et gros moyens.


- Ouais, mais les ficelles narratives sont grosses, maladroites. Les situations sont souvent clichesques.

- La ferme, on t'a déjà dit que c'était fait exprès. Bordel, t'écoute rien, ma parole

 

Tout commence avec son désert panoramique et son antihéros amnésique (Daniel Craig) qui se réveille avec un étrange bracelet au bras, une magnifique séquence qui baigne dans le naturalisme crasseux des westerns crépusculaires.

Par la suite, aucun cliché du genre western ne sera oublié (pas « spaghetti » comme le mentionne les foutus détracteurs du film, plutôt « western classique »): arrivée du héros dans la ville, canyons, vaches, «horde sauvage», ruée vers l’or, ville fantôme frontière, Apaches bariolés au parler guttural vantant leur trip chamanique, saloon à porte battante, bar et duels, bandits huileux, embuscades, grand tenancier terrorisant la contrée, sheriff impuissant, la belle, le sage barbier-pasteur, la chirurgie au schlass rouillé et à la gnôle (ça te requinque un homme !), héroïsme à la John Wayne, légendes de la Conquête et de la guerre de Sécession… Il ne manque plus que le final s'achève sur le poor lonesome cowboy inconsolable mais impassible qui repart sur son blanc destrier dans le soleil couchant, sur fond de «The end» géant barrant l’horizon au son d’un banjo.

Le même travail est fait pour la science-fiction: aliens belliqueux aux physique ingrat qui cherchent à nous pomper la moëlle, grands vaisseaux dantesques, explosions d'humains, pistolets lasers, expériences douteuses,...

 

Le résultat de cette fusion est purement jouissive: partant sur un pitch à La Prisonnière du désert,  on se laisse emmener dans cette aventure comme un môme: gunfighter à rayon laser, des batailles captivantes, des vaisseaux kidnappant au lasso-tentacule des cowboys et des indiens sidérés, des héros sans peur et sans reproche attaquant au galop des aéronefs, des extraterrestres gluants à sécateurs ventraux intégrés (Total Recall ?), fée cosmique…

Comme chaque bon divertissement, rien ne marcherait sans des personnages attachants et/ou drôles: Doc, le propriétaire du saloon peu sûr de lui (Sam Rockwell), le colonel Woodrow Dolarhyde, vieux salaud sudiste avec un bon fond (Harrison Ford), son fils ingrat (le prometteur Paul Dano) et le mystérieux et amnésique héros (Daniel Craig). Le personnage d'Ella, jeune femme « ni pute ni soumise » au maquillage waterproof et dotée de magnifiques courbes, mais aussi combattante acharnée qui est la seule à mettre à terre Daniel Craig, est certes un brin agaçant. Voilà depuis bientôt dix ans, Hollywood s'acharne à nous montrer des "filles couillues". Cette parité arrive à faire croire au spectateur lambda que les combattants les plus dangereux sur cette planète sont les femmes blanches de moins de 60 kilos. Dans cette mouvance, on pourrais citer, les Kill Bill, Tomb Raider, Sucker Punch ou encore Resident Evil. Aujourd'hui, il y a de quoi être terrorisé en croisant une jeune femme sexy dans une ruelle. Eh oui, Hollywood va parvenir à créer une génération d'hommes complexés et peu sûrs d'eux. Mais, je vous rassure messieurs. 

Déjà ! voilà une preuve que les demoiselles de format Angelina Jolie ne peuvent pas participer convenablement à une fusillade comme dans les films.

 

 

 

Deuxièment, son rôle est vite éclipsé par le duel Daniel Craig / Harrison Ford.

Oui ! Harrison Ford montre qu'il a encore sa place dans l'entertainement. Prosternons-nous !

 

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L'ensemble paraît un peu expédié. A cause de quelques facilités scénaristiques, Cowboys et envahisseurs ne sera pas un film qui fera l'unanimité.

Il ne s'agit pas d'un film à message ou d'un film auteuriste ayant la prétention de montrer des grandes vérités existentielles qui nous échappent, il s'agit juste d'un film qu'on aime voir au cinéma entre un pot de pop-corn et un gobelet de coca. Mais, il ne faut pas oublier que le septième art est né avant tout comme objet de divertissement et certains snobinards l'oublient malencontreusement.

Puis, merde quoi !? C'est le retour de Harrison Ford, quoi ! Ce ne sera pas une de ses interprétations les plus marquantes, mais, à l'image de Han Solo ou d'Indiana Jones, c'est toujours un plaisir de le voir incarner des rôles d'antihéros.

 

 

Pour mesurer mes paroles, je vous informe que les « Inrocks », magazine hype radotant sur la pop-indus-électro et les films de Lars Von Trier et qui enseigne aux jeunes hipsters parisiens que violence gratuite rime avec fascisme, dit que Cowboys & Envahisseurs est « un western informe et lourdingue ». Donc voilà, moi je n'écris mon article qu'avec une volonté de pure objectivité et ce n'est pas mon amour irraisonné pour Harrison Ford qui dira le contraire.

 

 

Lef Dur

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 13:55

 

Halloween approchait à vive allure. J'avais certes de la marge, mais j'ai toujours été de nature prévoyante et j'hésitais longuement entre le costume de Conan (grosse épée, pagne et bottes en peaux de bébés koalas) ou celui de Captain America (drapeau américain ambulant). Prenant mon courage à deux mains, je pris la décision de départager cela en allant voir les deux films qui venait tout juste de sortir au cinéma (17 août 2011).

La grande guerre des blockbusters de l'été venait de commencer et il y aura forcément un gagnant !

Mr Y. était bien sur à mes côtés pour affronter ce conflit qui s'annonçait... euh... épique (?)... nan ? bon bref !

A l'issue des deux projections, nous nous concertons. Qu'est-ce qu'on peut retenir ?

Les deux films ont deux points communs !

  1. Les héros arrivent à emballer la gonzesse qui figure sur leur affiche respective. Tous les grands héros se sentent surement frustrés de ne pas se taper la fille n°1 de l'aventure. Mais, ils ont assez de classe et d'amour-propre pour la larguer à l'issue de tout le bordel (« Désolé Jane, notre amouuuur est impossible. Je suis un héros solitaire et vous... ben... vous êtes une potiche »). Bon, ça on s'en fout. C'est pas forcément le plus important.

  2. Il s'agit de deux adaptations et on peut leur reconnaître une certaine fidélité par rapport aux œuvres originelles. Malheureusement, cette fidélité réussi mieux à un film qu'à un autre.

 

 

CONAN (« CROOOM ! CROOOM ! »)

 

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Prenons le cas de notre héros barbare: ici, on oublie le kitch du film de John Milius pour accorder plus de respect à l'œuvre de Robert E. Howard, c'est-à-dire un héros moins décérébré, moins blond et moins autrichien, évoluant dans un univers empreint d'un pessimisme profond. On respecte même l'intrigue type des « Conan ». Bon, ces intrigues sont très simplistes, mais, l'univers de Conan veut ça. C'est un « Conan », quoi !

Il y a un méchant mi-guerrier mi-sorcier occulte qui copie sur les plans clichesques d'un Sauron et qui veut étendre son mode de vie aux autres (c'est-à-dire « destruction et mort ». T'attends pas à une invasion de bisounours, hein), préférant régner sur un monde en bordel (je cite le vilain du film: « régner sur un monde de sang »... c'est tellement peu pratique, mais le programme politique a le mérite d'être sans langue de bois), il y a aussi la vierge sexy à sauver (qui se met à chaque fois dans des situations pas possibles) et de la découpe de faux-filet sanguinolent (ahahahahahah... hum... excusez-moi). Au passage, Conan continue sa vie de barbare: picoler, manger salement et libérer des esclaves sans aucune récompense en retour car c'est bien connu, Conan fait seulement ça pour la gloire et les gonzesses (son dieu et ses ancêtres sont aussi une option). Bref, c'est tout le plaisir d'un « vrai » Conan, mec !

Mais, ce genre de trame narrative un peu trop classique ne fait plus trop rêver. Le film aurait pu s'en sortir, mais l'ensemble est trop malmené pour éviter au spectateur de tomber dans un nuage soporifique. Le film avait pourtant bien commencé: une photographie dépeignant bien un univers rongé par l'insanité, la griserie et l'horreur (aaah, l'âge hyborien !), une mise en scène agressive et efficace. C'est à partir du moment où Conan devient adulte que l'ensemble ne devient seulement qu'un simple épisode de la série « Hercule » avec de plus gros moyens financiers. Le film, déjà alourdit par des faux raccords grossiers et douteux, s'enfonce dans une série de scènes inutiles et/ou risibles.

Exemple: Conan ? Mon p'tit gars ? pourquoi faire des bornes pour aller chercher un ami voleur alors qu'une prêtresse attend de toute urgence d'être sauver. Tu te tapes un détour inutile et tu laisses une chance à tes ennemis de déployer leur plan démoniaque. Il faut dire que les ennemis ne semblent pas pressés non plus de devenir les maîtres du monde parce qu'ils laissent un temps considérable à Conan pour aller chercher des alliés (« Mais, on attend quoi chef ? On dirait que Conan met un p'tit temps à ne pas revenir. On pourrait en profiter. Il sera pas dans nos pattes pour le grand sacrifice»  « -Nan, je préfère l'attendre et me prendre une dérouillée. J'aime m'imposer des défis »). On va admettre que la situation peut être validée. La forteresse de l'ennemi est réputée comme « impénétrable ». L'adresse d'un bon voleur peut sans doute servir au plan de Conan pour libérer la belle. Mais, qu'en est-il ? le "voleur" (à l'adresse d'un mollusque. « Roi des voleurs » ? mon œil !) explique que personne ne peut entrer dans ce donjon, mais... il a les clés du donjon !?!? (c'est sans doute le concierge. Va savoir... ou alors n'importe quel plouc peut se balader avec les clés de la baraque du grand seigneur noir). On souligne donc un peu plus l'inutilité de ce personnage agaçant car Conan aurait pu lui piquer ses clés et basta. Il n'est n'en rien. Après cela, on se tape une scène de combats d'une dizaine de minutes. Tout ça pour quoi ? Rien ! Il remarque qu'ils arrivent trop tard. Les méchants sont déjà partis. Retour à la case départ. Résumé de la situation: Conan:« oh zut, on arrive en retard. Je comprend pas pourquoi ? » voleur-mollusque: « ouais, bon moi j'y vais » Conan: « OK, à plus mec ». Cher spectateur, c'est ce qu'on appelle du « remplissage ». Quelque chose qui ne fait pas avancer le récit, qui ne sert à rien, mais qui est tout de même là pour faire joli. Tu aimes ça ? Tu en as les ¾ du film.

Après, je fais mon vilain, mais il y a des moments nanardesques très amusants: des détails incohérents (le cheval de Conan qui apparaît quand ce dernier en a toujours besoin,...) et des scènes invraisemblables comme celle de l'ouverture. « Conan est né sur un champ de bataille ». Alors qu'elle est enceinte, sa mère est blessée mortellement d'un coup d'épée. Le père de Conan (Ron Perlman) pratique sur sa femme une césarienne, à la dague et sans anesthésie, en ne regardant QUE les yeux de la pauvre (!!!) et réussit a extirper le petit Conan en quelques secondes alors que la mère sourcille à peine et réussit à sourire avant de clamser. Sage-femme ! Tu peux retourner à tes bouquins, moi j'engage un guerrier cimmérien. Il te fait ça en deux minutes, les yeux bandés.

 

 

 

CAPTAIN AMERICA

 

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L'adaptation de Captain Ricain, c'est tout l'inverse de celle du barbare.

Cap est un personnage totalement cliché, au-delà du réel, l'un des premiers héros de comics et surement le plus ringard quand on regarde ses premières aventures signées par Joe Simon et Jack Kirby. Comment adapter un comics aussi démodé en un film fun, sans que ce soit trop à côté de la plaque pour notre temps ? C'est simple: on fait évoluer le film dans le temps et on joue avec l'aspect kitsch. Ici, il porte fièrement les couleurs du drapeau Outre-Atlantique ; il est un soldat engagé, dévoué et parfait (un brin agaçant pour les autres hommes, quoi) ; il combat des nazis et représente ainsi un rempart contre le Mal, en pleine Seconde Guerre mondiale. A l'époque actuelle, il faut admettre qu'adapter un tel personnage relève de l'audace, tant les anti-héros se succèdent à la pelle - effet de mode oblige. Mais, le pari est réussi. L'action est situé dans les années 1940. On ne choisit pas le camp du patriotisme, mais de l'auto-dérision, se moquant de la naïveté américaine, de l'exploitation des icônes pour les efforts de propagande.

Tous les films de la saga Avengers ont une patte évidente et finalement assez surprenante. Faire appel à Joe Johnston pour réaliser Captain America, c’était s’assurer que les origines de l’univers Marvel colleraient à une tradition pulp de bonne facture et bien polie (mention spéciale à la photographie). On connait les attentions de Joe Johnston, amoureux des films old school, nanars et consorts de son enfance. Situé dans les années 1940, on ressent dans ce film cette ambiance à l'image des vieux serials du golden age, ses petites aventures de science-fiction remplis de gadgets et d'engins invraisemblables et de situations incongrues. Cette aventure rappelle aussi le kitch des premiers comics du héros à la bannière étoilée sous "Timely Comics" (anciennement Marvel): des personnages très exotiques aux situations WTF.

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Captain America, figure de la propagande US, est utilisé ici pour "l'effort de guerre"

- Tu vois mon p'tit Billy. Captain America peut arrêter cette guerre à lui tout seul !

-euh...ben, pourquoi vous l'envoyer pas au lieu d'envoyer plein de soldats ?

- (silence)

- (silence)

- La guerre est une chose sérieuse, mon p'tit Billy. Tu peux pas comprendre...

 

 

Une question se pose tout de même: le public ne connaissant pas ses délires accrochera-t-il aux délires nanardesques du film ?

C'est gros comme des maisons: un afro-américain sachant parler l'allemand (c'est bien connu ! La discrimination n'a jamais existé dans les années 1940 et toutes les personnes de couleur avaient le droit à une éducation similaire aux blancs et d'apprendre les langues étrangères. Et comment se fait-il que c'est un prisonnier de guerre ? Les noirs n'avaient même pas le droit de combattre sous le drapeau américain. On leur attribuait les tâches ménagères. Ça m'étonnerait fort qu'un cuistot part guerroyer sous le feu de l'ennemi), des soldats sachant utiliser un char high-tech et hors du commun en moins de deux minutes en tapant au hasard sur des boutons, un super-méchant arborant un masque de latex très moche et à l'accent allemand fort prononcé (l'allemand étant la première langue parlée pour devenir un super-vilain), tous ces gadgets et ces technologies qu'on est même pas encore foutu d'inventer à notre époque, l'équipe de Cap qui s'assure que le quota d'intégration soit respecté (un black, un chinois, un latino, un écossais alcoolique,...). Il faut dire que Marvel est expert dans ce domaine. Dans Thor, ils ont bien été capable de foutre un black et un chinois à Asgard, le domaine des dieux scandinaves, prouvant ainsi que les vikings étaient des personnes très tolérantes. Cela aussi, c'est bien connu.

Vous n'aimez pas le second degré et les délires cinéphiliques, donc gare à vous. Joe Johnston mélange ici les genres - action, aventure, guerre - et nous livre un cocktail très efficace. Il n'est pas question ici de réinventer le comic et ses archétypes mais de le détourner, de jouer sur le décalage entre une ambition de blockbuster et cette dimension assumée de cinoche à l'ancienne dont le réalisateur tire le meilleur parti - timing parfait, ironie mordante. Tout le monde se marre.

Autre qualité du film: Déjà tracé par les Iron Man, L'incroyable Hulk et Thor, Captain America prépare correctement le terrain pour la rencontre ultime entre les quatre héros: The Avengers (sortie prévue en 2012).

 

 

P.S.: nous n'avons même pas pu profité pleinement des deux films car la 3D est un lourd handicap à supporter. Tu as déjà essayer de bouffer quatre heures de film avec ces putains de lunettes ??? tu finis par vomir des yeux (si, si... je t'jure. C'est devenu physiquement possible). En plus de ne servir strictement à rien (la 3D ne se remarque même pas), elle a pourrit les images originelles des deux films (il réside toujours cette sensation de voir de nombreuses zones de flou sur l'écran. Au bout de deux heures de film, ça devient une véritable torture visuelle).

P'tit rappel: dans les années 1950, on utilisait cette technologie sur de nombreux films de science-fiction à petit budget (Tarantula et cie). Par le biais de la 3D, les producteurs privilégiaient le côté "sensationnel" pour compenser les faiblesses scénaristiques d'un gros nanar. Il semble que l'utilisation fait à notre époque est toujours la même. Au bout de 50 ans, on prend toujours le public pour des chèvres. Le monde est merveilleux.

 

Résultat des courses: malgré mon faible pour Captain America, je ne le choisirais pas comme costume de Halloween. J'ai flashé sur un autre !

 

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WONDER WOMAN !!!

 

 

Pendant ce temps, dans le monde merveilleux d'Allociné, Julien Lebreton explique que Captain America est "une grosse merde. N'y allez pas! Trop de clichés, 3D quasi inexistante, histoire bancale,... Nul !!!", alors que Baptiste S. Piriou trouve que Conan  "est du pure barbarisme! Il faut aimer et quand on aime c'est juste génial! Je le RECOMMANDE! Jason Momoa est très convainquant, et Rose McGowan en Marique est juste unique! Glamour, sensuelle, cruelle et puissante! A voir! "

 

 

LEF DUR

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:15

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"C'est la luuuuutte finaaaale"

 

 

 

Synopsis:

Un gentil scientifique idéaliste et niais travaille dans un laboratoire et expérimente un sérum contre Alzheimer sur une p'tite chimpanzette. Celle-ci développe des performances intellectuelles beaucoup plus supérieures à celles des scientifiques qui l'emmerdent constamment. Suite à un incident où chimpanzette s'énerve et casse tout dans la baraque, le vilain patron du laboratoire (qui affiche clairement sa méchante obsession pour la thune dans chaque plan où il figure) décide que ce sérum ne peut lui faire gagner que dalle et prend la décision d'éliminer tous les chimpanzés sur lesquels on a testé le sérum. Mais, chimpanzette a laissé un p'tit gars derrière elle. Le gentil scientifique décide alors de le protéger du vilain patron et de le cacher dans sa maison où habite également son père, atteint de la maladie d'Alzheimer.

Au fil des années, il semblerait que César (c'est le nom du p'tit chimpanzé recueilli) ait hérité de l'intelligence et des yeux de sa maman (eh oui, le sérum lui a été transmis génétiquement). C'est l'amour fou entre le scientifique et le singe. Il apprend à ce dernier à parler par le langage des signes, à percevoir le monde qui l'entoure, à compter, à savourer la vie à pleine dent, à porter des habits humains, ect.

Bref ! C'est un singe O.G.M. hors du commun !

Malheureusement, suite à une agression sur un voisin au caractère de con (ils sont tous comme ça ces putains de voisins !), le scientifique est forcé de faire enfermer César dans une taule pour primates. César est livré à lui-même parmi d'autres singes, ramené de force au rang de simple animal et maltraité par son gardien, Drago Malefoy en personne (Tom Felton dans Harry Potter) qui semble en avoir marre d'être un sorcier et préfère dorénavant martyriser des singes dans un refuge. A l'instar du héros de « Prison Break », César développe des plans pour s'échapper. Au final, il parvient à contaminer ses congénères par le virus 113 de Gen-Sys tout fraichement crée par son papa scientifique et à s'enfuir à l'extérieur pour foutre le bordel. Puis, là ! C'est la fête ! Feux d'artifices inclus, explosions garanties ! Les singes se révoltent ! Viva la libertad ! Viva la revoluccion ! Les singes lèvent haut le poing.

 

 

Je ne vous raconte pas tout les détails sinon il n'y aurait plus aucun intérêt à voir le film. Quoique...

Nan, mais nan, je fait mon vilain rabat-joie. On va dire qu'il est bien. J'ai dit « bien » ? nan, je vais dire plutôt: « il se laisse regarder ».

L'histoire aurait pu être sympatoche. La p'tite thèse darwiniste n'est pas encore has-been. « C'est encore hype, mon cher Charles-Henri ». Un cours pour les nuls sur l'évolution des espèces n'aurait pas fait mal à certains spectateurs, mais il est dommage de voir que l'intérêt d'une production telle que celle-ci est toujours porté sur l'épat' (tadam alakazam !!!).

Comme dans les majorités des productions, il y a un joli papier-cadeau pour toi, ami spectateur. Les effets visuels ne sont pas hors du commun: le photo-réalisme de la fourrure de nos cousins primates ne transpire pas de réalisme. Malgré cela, on s'habitue vite à nos charmantes petites bêbêtes et on n'y fait plus attention au bout d'un quart d'heure de visionnage. J'ai pas non plus le coeur de cracher sur Weta quand on voit l'énorme travail qu'elle a fourni sur la reproduction des mouvements et des expressions des singes. Une motion capture magnifique !

On va pas cracher non plus sur l'interprétation. On vise le basique, pas de grande démonstration actorale. Mais, on salue tout de même au passage Andy Serkis qu interprète brillamment Cesar le singe et on lui souhaite de ne pas être condamné dans des rôles de personnage en image de synthèses (sixième fois dans sa carrière après les trois opus du Seigneur des Anneaux, Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne et King Kong). Les producteurs ne risquent plus de le mettre dans un rôle in real life (ça serait fort dommage vu le potentiel du gars).

Les origines de la civilisation des singes et de la disparition de la race humaine sont cohérentes (même si les effets du virus 113 paraissent disproportionnés et surréalistes). Les scénaristes n'ont pas ignorer non plus les aspects politiques, philosophiques et contestataires qui ont toujours été incluses dans la franchise, en passant par une reprise astucieuse du mythe de Frankenstein, où l'homme se prend pour Dieu et où sa création échappe soudain à tout contrôle, avec au passage l'habituelle dissertation sur la monstruosité de l'homme, plus grande que celle des créatures aberrantes qu'il a engendrées (blablabla).

Bon, les points positifs s'arrêtent là car La Planète des singes, les origines s'enferme vite dans le schéma classique du scénar' hollywoodien bourré de poncifs.  

Hey, mais c'est quoi un poncif ?

Un poncif, du mot ponce et du suffixe adjectival « -if », est une chose qui sent la copie, qui reproduit un type banal, conventionnel, arrêté une fois pour toutes. C'est un cliché que l'on a habitude de voir. Tout le monde en connait ! C'est un lieu commun, un sujet déjà rabattu maintes fois (exemple: le gag de la tarte à la crème est un poncif pourri dans l'humour pourri des clowns). Au cinéma, ces poncifs sont nombreux.Voici quelques exemples:

 

- Le vieux flic qui se fait tuer à quelques jours de la retraite.

 

-Toute serrure peut être ouverte avec une carte de crédit ou un trombonne en quelques secondes. Essaye de le faire si tu veux passer pour un blaireau.

 

- Le méchant qui, au lieu de tuer directement, explique au héros son plan machiavélique en le menaçant de son arme. La plupart du temps, et pendant que le méchant blablate à tout va, le héros prépare un plan et fout la raclée au méchant. Eh oui, fallait agir au lieu de parler.

 

- La gaine de ventilation qui permet à quiconque de fuir le théâtre des opérations. Dans les films, ces couloirs de ventilation sont toujours nickels. La réalité est tout autre.

 

- Sauter en l'air avec deux flingues dans chaque main et toucher tout ses ennemis.

 

- Les "bad boys" coolos qui tiennent leurs flingues penchés. Il est impossible de viser correctement de cette manière. Tentez l'expérience, c'est un coup à se péter le poignet.
… ect ect ect (il y en a un million comme ça).

 

 

Ça évite aux scénaristes de pas trop se fouler. Les producteurs se méfient de l'innovation et préfèrent utiliser les vieilles recettes. Ça dépayse pas trop le spectateur. Mais, l'inconvénient du poncif est d'être vite barbant au bout du 10 000ème usage. C'est comme si un oncle lourdingue te sortait à chaque repas de famille la même blague. Au début, tu rigoles, puis tu souris. Au bout du dixième repas de famille, tu as juste envie de le tuer.

 

La Planète des singes, les origines n'est pas la production qui cherche à innover. Le film catalogue les poncifs et s'allourdit au fil du récit.

S'ils étaient réellement intelligent ces macaques, pourquoi rejouer des scènes surannées que même un humain à l'intelligence moyenne n'oserait plus jouer ?

Exemple: César perd son copain gorille au combat. Il accourt vers son ami, le sert dans ses bras, échange quelques mots, lui ferme les yeux. C'est le poncif du "NOOOON", très récurrent dans les films de guerre:

 

 

 

 

et v'là ensuite que les singes se tapent des poses héroïques en regardant l'horizon (message sous-entendu: "là-bas, je vois la liberté, Hector !"), le poing levé en criant « NOOOON ». Ils sont oppressés par des vilains humains !!! En plein milieu d'un combat, les singes ont toujours 5 mn pour prendre une pose style "Dieu Olympien". Ils espèrent sans doute une photo dans un magazine branchouille.

 

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"ça ressemble donc à ça la liberté ??? c'est quoi ces conneries !"

 

La Planète des singes, les origines est un monde manichéen: il y a les gentils et les méchants ! Point barre ! Pas de compromis.

Dans un film typiquement hollywoodien, tremble si tu es un modéré ou un suisse. Tu ne peux pas te tromper. Les méchants sont très visibles. Ils puent la méchanceté et le vice. Ce sont tous ces gros actionnaires, ces gardiens de refuge pour animaux, ces militaires. Ils rigolent le matin en pensant aux saloperies qu'ils vont pouvoir faire dans la journée comme torturer ou experimenter des trucs peu catholiques sur des animaux. Il n'y a rien à sauver chez eux. Pas de qualités, juste des rires machavieliques et des idées malsaines. Tu veux leur ressembler ? Bien sur que non ! Observe plutôt les gentils. Eux aussi, tu les remarques tout de suite: une figure bien rasée et bien coiffée, poli, altruiste et engagé. Pas une once de méchanceté.

 

Au final, le message est beau, mais il est tellement exacerbé qu'il en devient finalement ridicule.

 

En résumé: si tu es un spectateur exigeant qui prie pour voir une grosse production originale et subtile, détourne ton regard.

 

Je leur conseillerais plutôt Super, un film de super-héros loin des figures propres et aseptisées des productions Marvel. Un truc « badass », violent et drôle qui te séduit du début à la fin. Un univers où le bien et le mal sont confondus. Un p'tit bijou subversif qui débouche sur une véritable réflexion sur le genre humain (houla, je m'emporte).

Puis, un film un peu nerd dans lequel un mec tabasse des méchants à coup de clé à molette ça le fait toujours, donc à voir !

Le film est sorti en avril 2011 aux States et le 13 juillet 2011 en France dans très très peu de salles (merci une fois de plus aux distributeurs français). Donc, télécharge-le ou attend le DVD/Blu-Ray !

 

 

 

 

Quelques critiques allocinéenes qui ont  kiffé  le film La Planète des singes, les origines:

 

« Top film ca fait plaisir de l action bien soigne et des bons acteurs... A voir et revoir les anciens ca m a donne envie » - repie95

 

« Magnifique , rien a dire , une vrai claque , super scenario , c'est nous les primates !!! » - vincent buonocore

 

« 1 er point : bravo a ceux qui propose de mettre des vrais singes vous avez tout compris au film ! justement ce film denonce les mefaits de la sciences sur les animaux (ici les singes mais tant d'autre je ne citerai que quelque exemple : les shampoing testé sur les lapins, les souris de labo et jen passe) donc heureusement que les singes sont faux !!! 2n point : ce genre de film doit nous faire reflechir quant a notre facon de traiter les animaux, reconciderons quils sont dotés de sentiments et surtout d'une ame, preuve en est lorsque la mere proteje son petit, ou la souffrance de l'abandon.... Et en ca on ne peu pa dire que ce film et un navet, alors pour ce qui dénigre ce film cest surrement car il vous a mis mal a laise et tant mieu car il nya que la vérité qui dérange ! après ca ne voyez plus un zoo pareil, regarder sur quoi sont testé les priduits cosmétique que vous acheté et surtout nalimenté pas ce marché si ce film vous a touché... 3 em point le fim etait genial ^^ je lacheterai volontié ^^ » - Charlotte Finel

 

 

 

Lef Dur

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 20:20

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Synopsis:  Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

 

 Oui bon, je sais ! J'aurais pu trouver mieux pour ouvrir ce blog. Des bons films, il y en a encore quelques-uns qui errent dans les salles en France. Mais c'était le dernier film que j'ai pu admirer (ironie ?) au cinéma. Mon emploi du temps de parasite cinéphile ne me permet en ce moment de voir que peu de films sur grand écran, il faut bien s'en contenter  

 

Mais comment j'ai pu aller voir ce truc déjà ? Ah oui ! Mr. Y. ! cet enfoiré !

Mr. Y. est mon meilleur pote. Nous avons eu le grand mérite de faire partie des premiers grands fans du magicien binoclard. Bon, nous pouvons nous la péter en jouant les puristes et rire à la face des jeunes pré-pubères, fumer une p'tite pipe et dire d'un air hautain: « ahaha, mais oui... nous avons connu les romans Harry Potter bien avant le grand boom de 2001, sortie du premier Harry Potter au cinéma. A l'époque, le succès se faisait du bouche à oreille. Eh oui, mes petits ! A notre époque, Internet n'existait pas. On faisait du feu avec des cailloux, on chevauchait des mammouths et on jouait avec des bouts de cartons qu'on appelait vulgairement « POGS » ! (oui, encore un mot néandertalien). Mais là, je dérive. Reprenons notre récit. Bref !

 

Se souvenant des bons moments qu'on a eu en lisant ces pavés, nous suivons notre instinct animal et nous nous ruons comme des zombies à chaque sortie des films « Harry Potter ». Chaque générique de fin était suivi d'insultes et de cri haineux dignes des plus beaux coups de gueule de John Rambo. Pas parce que les films n'étaient pas fidèles au roman. Non, non. Nous partons du principe qu'un film doit rester avant tout un film, se démarquer du roman en utilisant les spécificités propres au cinéma. Une adaptation doit être une adaptation ! Nan... juste parce que chacun de ses films étaient tout simplement moyen... trèèèèès moyen (bon, je pourrais utiliser le terme « à chier », mais ma maman lit ce blog... donc, pas de vulgarité). Petite exception: nous pouvons sauver le troisième opus qui semble plus cohérent, plus agréable à regarder, moins niais et mieux construit que les autres opus.

C'est donc dans un élan masochiste que nous nous dirigeons vers la salle de cinéma, mais avec le même espoir: sauverons-t-il cette saga bancale ? Nous l'espérons, mais... non. Ce film n'échappa pas à la règle.

Il faut le dire comme c'est: Chaque opus est un foutage de gueule en règle. Pourquoi ?

Producteurs impitoyables qui te font casquer pour une deuxième partie sous le prétexte de faire durer le plaisir (on parle toujours de plaisir masochiste, je crois hein...). Un film, deux tickets à 9 euros l'unité. Ok. Tu vois le truc, hein ? Pas besoin de faire un dessin. Et pour quel résultat ?

Je ne jetterais pas la pierre sur ce pauvre Steve Kloves, scénariste attitré de la saga. Ces mêmes connards de producteurs l'obligent à écrire toujours à la va-vite pour être dans les temps avant le début du prochain tournage. Puis, en voyant les interviews, tu sens que le monsieur commence à en avoir plein le cul de Poudlard. Mais, Stevie ! En écrivant ton script, tu n'as pas l'impression de nous prendre pour des cons ? On a toujours cette impression que tu es tellement impatient de te débarrasser de la franchise que tu oublies comment s'écrit une bonne intrigue. Pourquoi tant de précipitations dans l'histoire ?

Tu nous fous des raccourcis douteux (« Hey Gégé ! Tu crois qu'ils vont gober ça ? »  « Mais, vas-y, le public, c'est des gros cons. La majorité sont des gamins qui comprennent rien ou des ados qui pensent qu'au sexe et à la violence »)

exemple n°1: Dans la banque de Gringotts, Harry et ses copains cherchent à entrer dans le coffre de Béatrix Lestrange pour dérober une relique. Un système magique les répère. Ils tombent d'un chariot et ils atterrissent où ? Comme d'un hasard très hasardeux, ils tombent juste devant le coffre de Béatrix Lestrange. « Wouah, on a trop de chance ! »

 

exemple n°2: Comment Harry peut-il savoir ce qu'est le sixième Horcruxe ? C'est simple. Il tombe à l'eau et il est pris d'un flash. Il voit quelques images succinctes et incompréhensibles. « Hey les gars, j'ai eu des visions. J'ai vu un Horcruxe. Enfin, je sais pas ce que c'est ? Je sais pas où il est exactement ? Maintenant, suivez-moi ! ». Attends mec, ton plan est pas un peu pourri, là ?. Mais non, on dirait que c'est pas un problème. La preuve: ils arrivent à Poudlard, expliquent à leurs camarades qu'ils recherchent un objet inconnu dans la maison Serdaigle. C'est pas un problème ! Luna Lovegood sait qu'elle est l'objet en question. Deus ex machiiiina ! Alleluia ! C'est le diadème perdu de Serdaigle ! Ça ! Ce qu'on appelle un excellent sens de la déduction. Il y a pas tortiller du cul. Ça pourrait être n'importe quoi comme objet sacré de Serdaigle. Mais non ! De toute façon, il faut toujours se fier à la fille qui paraît la plus camée dans le groupe. Ceci me rappelle le sens de déduction de Robin dans Batman (version 1966). La différence est que je soupçonne le dernier film d'être fait avec beaucoup plus d'humour.

 

  
 

exemple n°3: Tous les modes d'échappatoires de nos héros ! Il y a toujours un truc qui traîne quelque part pour les sauver (Des balais, un dragon qui passe dans le coin,...). Après le coup du coffre de Lestrange, c'est ce qu'on peut appeler « avoir le cul bordé de nouilles »

 

exemple n°4: Les romans « Harry Potter » abordaient des nombreux thèmes politiques non négligeables. « Oups, Stevie ! On a oublié de mettre cet aspect dans le film, là. ». Nan t'inquiètes, on va resumer tout ça en un plan. C'est une dictature, donc on va faire marcher les élèves de Poudlard en cohorte romaine. Là, c'est mieux. C'est bien connu. Dans les rues d'un pays en proie à la dictature, on a ce soucis caricatural de faire marcher les gens en cohorte romaine.

 

Exemple n°5: Ron et Hermione ont besoin de dents de basilic pour briser un Horcruxe. Facile, il y en a dans la chambre des secrets. Malheureusement, cette chambre est verrouillée par une porte qui ne peut s'ouvrir qu'en prononçant une phrase précise en fourchelange (la langue des serpents). Comment ils vont faire ? Pourtant, seul Harry et Voldemort ont ce don ? C'est simple ! Ron espionne Harry quand il pionce. Dans son sommeil, il prononce quelques mots en Fourchelangue. Donc, notre ami rouquin prononce au hasard quelques mots (ben oui, il n'a pas precisé qu'il connaissait la traduction, il ne sait même pas ce qu'il faut dire exactement) et... miracle ! Ça s'ouvre sur le premier essai ! (je vous le dis ! Ils ont le cul bordé de nouilles)

 

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                                                                                                          "gnééééé ?"

 

Aux raccourcis, nous pouvons rajouter les nombreuses incohérences:

  1. Harry et Gripsec font un marché. En échange de l'épée de Gryffondor, Gripsec leur permet de rentrer dans la banque. Dans cette banque, pourquoi Harry Potter donne l'épée de Gryffondor à Gripsec alors qu'il en a encore besoin pour briser l'Horcruxe ? Pas de réponse, juste le fait que Harry Potter semble être un peu con sur les bords.

  2. On nous explique que le dragon qui garde le coffre de Lestrange peut être neutralisé en faisant sonner des clochettes. Pourquoi les gardes ne tentent pas de faire de même quand ils essayent d'arrêter nos héros ? Ne t'inquiète pas Harry. Tu ne risques pas de te faire capturer. Tes ennemis sont aussi cons que toi.

  3. Au lieu de fuir la banque à dos de dragon et foutre le bordel, pourquoi ne pas utiliser la téléportation (sort souvent utilisé dans le film) ? S'il y a une réponse dans le roman, elle n'est pas expliqué dans le film.

  4. Poudlard est en état d'alerte. Alors que les "gentils" manquent d'effectifs, le professeur Mc Gonagall décident d'enfermer les élèves de Serpentard dans les cachots. La raison: une élève de Serpentard a voulu céder au chantage de Voldemort en exigeant au professeur de donner Harry Potter au seigneur des ténèbres. Mc Gonagall part du principe que tous les serpentards ne sont pas doués d'un esprit collectif et que ce sont des futurs petits fachos en puissance (tous des enculés, ces serpentards) et préfèrent les mettre à l'écart. Quel bel esprit de tolérance... Dans un deuxième temps, on sait que l'école est pourvue de moults créatures magiques très puissantes. On ne préfère pas les alerter. On peut se demander s'ils veuillent vraiment gagner cette bataille. Nan, je ne crois pas... Dans un troisième temps, nous savons aussi que des renforts peuvent venir de l'extérieur. Nan, on dirait qu'ils n'en ont pas besoin non plus. On a quelques professeurs, l'ordre du Phoenix, mais pas d'autres adultes voulant défendre leurs enfants. On préfere sacrifier quelques enfants face à une horde gigantesque de mages noirs dangereux qui, EUX, ont eu l'intelligence de demander des renforts (araignées, géants,...). Le sens du sacrifice, c'est tellement beau.

  5. L'épée de gryffondor qui avait disparu avec Gripsec dans la banque de Gringotts revient par on ne sait quel moyen dans les mains de Neville Londubat au château de Poudlard.

  6. ect ect... (n'utiliser pas le prétexte "nan, mais c'est magiiiiique" pour justifier tout celà, ça marche pas).

 

 

Je pourrais en dire des tonnes comme ça. Vous-mêmes, vous pouvez vous amuser à les recenser. Les erreurs scénaristiques ne sont même plus à compter.

On pourrait dire que je fais mon difficile. D'accord, admettons. Mais, il faut avouer que les défauts ne s'arrêtent pas seulement sur le scénario. Les trois acteurs principaux sont désespérants, une véritable école du sur-jeu qu'une porte a dû leur enseigner.

Le seul mérite pourrait revenir à l'équipe des effets spéciaux qui arrive à délivrer un excellent travail. Les scènes de bataille sont appréciables, mais ne sont tout de même pas mémorables.

Bref, Harry a encore la baguette molle (ouais bon, j'avoue. Elle est nulle celle-là).

 

P.S.: je ne remercie pas Mr. Y. qui m'a encore convaincu de voir un film « Harry Potter ». Je devais aller voir « La Balada Triste » d'Alex de la Iglesia, mais la distribution française l'a parsemé à travers l'hexagone en préferant imposer ce blockbuster mal foutu et je n'ai trouvé aucune salle le proposant près de mon p'tit chez moi. Une seule solution: tuer Hadopi...

 

Etant impartial, je laisse la parole à quelques critiques du forum « Allociné » qui ont adoré le film (tout ceci est authentique):

« wech, juste pour dire que le dernier harry potter c'est la frappe mais la fin est pourrit. On voudrais voir une suite mdr "le fils d'harry à l'école des sorciers". ptdr c'est pas trop mishto. » - Audrey Audoin

« super ya rien a redire...un peu triste c le dernier...les acteurs se sont surpasses dans ce dernier opus... j ai l impression d avoir grandi avec eux... » ledem

« jen suis fan jai juste envi de le revoire encor encor. vivemen kil sorte le dvd. hyper bien fai il suu bien le livre » - matt93psg





 Prochaines chroniques: Melancholia (Lars Von trier), Captain America et Conan

 

Article de Lef Dur

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