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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 18:47

Top-kamikaze.jpg

 

Les choses ne sont jamais simples dans la rédaction du Kamikaze. L'idée de base était de faire un p'tit bilan ciné de l'année 2011. Une seule règle: "Hey ! Et s'y on faisait un top 5 et un flop 5 ! Ok ! C'est parti..."

Mais non, on n'impose rien à un kamikaze. Les règles, c'est pas pour lui. Donc, ne vous étonnez pas si vous vous retrouvez avec des tops 14 ou des tops 2, voir des tops "rien". ça vous étonne ? moi non...

C'est ça qui est beau avec le Kamikaze: la liberté au détriment d'une hypocrisie éditoriale. Pourquoi recadrer la personnalité propre d'une personne ? 

Par conséquent, je laisse la parole aux chroniqueurs et nous vous souhaitons à tous de joyeuses fêtes... en espérant que 2012 sera plus riche culturellement que l'année 2011.

 

Lef Dur:

TOP 5, un bon cru 2011 qui est difficile à départager, mais je retiens:

The Artist (Michel Hazanavicius) , Tree of Life (Terrence Malick), True Grit (Joel & Ethan Coen), Rango (Gore Verbinski) et Balada Triste (Alex de la Iglésia)

FLOP 5 (ou torture visuelle pour public décérébré):

Fast and Furious 5 (Justin Lin), World Invasion: Battle Los Angeles (Jonathan Liebesman), Harry Potter et les trucs machin pouet (David Yates), Identité Secrète ou la biographie du torse musclé de Taylor Lautner (John Singleton) et Rien à déclarer (Dany Boon)... qui porte bien son nom. Pour le fun, je rajoute "Les Trois Mousquetaires" (Paul W.S. Anderson). Tout le monde sait pourquoi...

 

Clémentine Samara:

TOP 5:

Le Discours d'un roi (Tom Hooper), The Artist (Michel Hazanavicius), Black Swan (Darren Aronofsky), Arriety, le petit monde des chapardeurs (Hiromasa Yonebayashi) et Paul (Greg Mottola)

FLOP 5:

M. Popper et ses Pingouins (Mark Waters), Very Bad Trip 2 (Todd Phillips), Colombiana (Olivier Megaton), Sortilège (Daniel Barnz) et Rien à déclarer (Dany Boon)

 

Zang:

TOP 5 (enfin TOP 6):

Paul (Greg Mottola), Drive (Nicolas Winding Refn), Limitless (Neil Burger), Intouchables (Olivier Nakache et Eric Toledano), Very Bad Trip 2 (Todd Phillips) et Captain America (Joe Johnston).

 

JL l'Ouzbekh:

En 2011, seulement ? bon ben... TOP 3:

True Grit (Joel et Ethan Coen), Le Discours d'un roi (Tom Hooper) et Les Aventures de Philibert (Sylvain Fusée)

et FLOP 5:

World Invasion: Battle Los Angeles (Jonathan Liebesman), Harry Potter 7 pt. II (David Yates), La Planète des Singes: Les Origines (Rupert Wyatt), Twilight érectio.... euh oup pardon... révélation (Bill Condon) et Transformers 3

 

Laeticia:

ça va être très simple.... en TOP 1:

Mélancholia (Lars Von Trier). C'est celui qui m'a réellement touché et les autres films sont tellement nuls que je ne me rappelle d'aucun titre.

 

Aurélie R:

Moi, je mets mon gros pavé dans la mare avec treize films dans chaque bord, vu que je suis une rebelle qui ne respecte pas les consignes.

TOP 13:

La Piel Que Habito (Pedro Almodovàr), Drive (Nicolas Winding Refn), La Défense Lincoln (Brad Furman), Le Discours d'un roi (Tom Hooper), The Prodigies (Antoine Charreyron), Black Swan (Darren Aronofsky), Intouchables (Olivier Nakache et Eric Toledano), Tous les soleils (Philippe Claudel), Polisse (Maïwenn), Les Marches du pouvoir (George Clooney), Les Femmes du 6ème étage (Philippe Le Guay), Minuit à Paris (Woody Allen) et Le Moine (Dominik Moll)

TOP 13 (Tellement nazes qu'ils sont à pleurer):

Sanctum (Alister Grierson), World Invasion: Battle Los Angeles (Jonathan Liebesman), Columbiana (Olivier Megaton), Fast and Furious 5 (Justin Lin), Les Trois Mousquetaires (Paul W.S. Anderson), Destination Finale 5 (Steven Quale), Les Schtroumpfs (Raja Gosnell), Les Immortels (Tarsem Singh), Sucker Punch (Zack Snyder), Identité Secrète (John Singleton), La Nouvelle Guerre des boutons (Christophe Barratier), Pirates des Caraïbes, la fontaine de jouvence (Rob Marshall) et Very Bad Trip 2 (Todd Phillips).

 

MachinTruc:

Nan, mais est-ce que j'ai une tête à faire des classements !? NON

 

Xay Haufoor:

TOP 1:

True Grit (Joel et Ethan Coen)

FLOP 1:

Green Hornet (Michel Gondry)

J'me souviens que de ces deux-là...

 

Nous allons à présent remettre le trophée du Kamikaze d'or 2011... et celui du Kamikaze Raté 2011 (bruit de tambouuuuur)

 

Le kamikaze d'or 2011 est décerné à...

 

Prix ex-aequo:

TRUE GRIT (Joel et Ethan Coen)

 

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et LE DISCOURS D'UN ROI (Tom Hooper)

 

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... et le Kamikaze Raté 2011 est décerné à....

 

WORLD INVASION: BATTLE LOS ANGELES (John Liebesman)

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:48

affiche-du-film-intouchables-10548633bnovk.jpg

 Slogan possible: "Tous ensemble, nous devenons plus fort. Envoyez-nous des dons"

  

Attention ! Certaines personnes s'attendent à ce que j'enfonce ce film sous un flot d'insultes et de mugissements sous le prétexte qu'il s'agit d'une comédie dramatique (aïe) française (aaaaaah) populaire (Doux Jésus !). Mais non ! Je ne me rabaisserais pas à ça. D'ailleurs, je ne ferais pas de chronique sur le film. C'est décidé !

Pourquoi un critique de cinéma devrait forcément rédiger un article sur un film ? Rien. Je pourrais dire: « Merde ! Foutez-moi la paix. Aujourd'hui, j'ai envie de faire un article sur un tuyau d'arrosage ou un pot de fleur ! ».

Par exemple, j'ai trouvé plus plaisant aujourd'hui de faire la critique d'une critique. Ce n'est pas le film en lui-même qui m'a déçu, mais la mauvaise foi de nombreuses revues spécialisées qui se disent être les grands dieux du bon goût de notre monde, les grands représentants de l'intelligentsia culturelle du pays des 400 fromages. Je veux bien sûr parler des « Inrocks », « Cahiers du cinéma » et autres « Télérama ». Je pourrais m'agenouiller devant eux comme l'ont fait de nombreux comparses cinéphiles. Mais... non ! Je n'arrive tout simplement pas à faire allégeance à des hypocrites qui ont peur de voir disparaître leur image « ultra-intello-bobo-underground-condescendante » en publiant une critique positive sur un film réussi et... populaire. Pour eux, le problème est là: il est trop populaire pour être bon. Intouchables et ses 12 millions d'entrées (au 07/12/11) font peur. Le succès est tel que toutes les salles sont complètes. Pour pouvoir assister à une des séances, j'ai du promettre une nuit d'amour avec tout le staff d'un multiplexe (et j'ai été forcé de camper pendant une semaine devant celui-ci). C'est pour vous dire...

Cette popularité auprès du grand public les effraie car « le goût du populo, c'est sale et con ». Il est vrai que de nombreux films populaires ne valent pas grand chose. Certains ne valent pas leur succès. Mais, pourquoi rester sur un a priori ? Je laisse cette question aux jeunes critiques parisiens qui pourront ainsi s'offrir un excellent débat masturbatoire comme ils savent si bien le faire.

Nous allons plutôt nous pencher sur la chronique du film Intouchables rédigée par Jean-Marc Lalanne. Celle-ci est paru dans « Les Inrocks », magazine pour jeunes rebelles branchés, hipsters et consorts qui s'amusent à crier « fasciste ! » ou « nazi ! » dès qu'un film américain s'exerce un peu trop dans la violence (cf.: les articles sur Fight Club ou Kick-Ass).



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 Le lecteur des "Inrocks" est quelqu'un comme vous et moi... enfin presque...

   

  

 "Intouchables, une fable relou et démagogique"



 

 

 

 L'utilisation du qualificatif « relou » démontre ici un soucis pour l'auteur d'être à la page, d'être jeune dans sa tête. Un jeune qui n'a pas peur de parler « kom i veu » avec des mots en verlan. D'emblée, on sait qu'il n'y aura pas de concessions. ça va chier ! La jeunesse, Jean-Marc connaît bien puisqu'il est en parfaite osmose avec la saga pour teenagers « Twilight », dont il a fait l'incroyable défense (ce qui le différencie tout de même de ses collègues qui ont peur de féliciter un film commercial. Bravo Jean-Marc... ou pas).
L'utilisation d'un langage populiste pour servir un discours montre clairement que son article vaut autant que l'idée qu'il se fait du film, c'est-à-dire une chose « relou et démagogique ». Ne t'en fais pas, Jean-Marc. La contradiction n'est pas encore un crime puni par la loi.



"Intouchable s’apparente à un croisement inattendu de Joséphine ange gardien et du Service après-vente. De la série de TF1 avec Mimie Mathy, le film reprend la structure dramatique. La situation initiale campe un foyer triste, celui d’un homme puissant et tétraplégique (François Cluzet).

Surgit alors la nounou idéale, sous les traits paradoxaux d’un lascar rigolard. L’homme riche qui avait perdu goût à la vie la voit enchantée par cet ange gardien facétieux, porteur de cette compréhension des vraies valeurs de la vie que les démagogues attribuent au peuple."

 

 Il est vrai que j'ai moi-même eu peur que le film soit aussi digne d'intérêt qu'un téléfilm de France 2, c'est-à-dire un truc stéréotypé bourré de clichés humanistes beaufs et chiants. L'affiche elle-même fait déjà assez peur. On a l'impression de faire face à celle d'une campagne humanitaire.

Il est vrai aussi que le film adopte une structure classique, mais le contenu est loin d'être le résultat dégueulasse de la célèbre série de TF1 dont Jean-Marc semble bien connaître. Pas d'apitoiements sentimentalistes, pas de beaux sentiments démagos, mais des sentiments justes, francs et sincères. Pas de blagues lourdingues, mais de l'humour bien dosé avec une pointe de second degré, de l'humour qui n'a pas peur de railler les différentes classes sociales et les idées reçues qu'ils se font les unes des autres.

 

"L’idéologie pointe aussi son nez. Super nounou ne manque pas de restaurer au passage l’autorité paternelle en matant une adolescente effrontée. Et si les pratiques culturelles de la classe dominante sont raillées (l’opéra c’est chiant, la peinture contemporaine quel foutage de gueule), les signes matériels de richesse (grosse voiture, avion privé) sont considérés avec la plus grande bienveillance."

 

D'accord... Peux-tu voir un film sans en voir l'apologie d'une quelconque politique ? Pourquoi cet acharnement dans tes articles ? Un politicien réactionnaire t'a sans doute violenter dans ton enfance. C'est pas possible. Fais un effort !

Cette lutte des classes que tu aimes tant mentionner est aussi cette volonté du peuple a accéder à certaines richesses appartenant à la classe dirigeante (comme les désirs matérialistes du personnage d'Omar Sy, Driss). On va pas cracher dans la soupe ou faire preuve de mauvaise foi, hein. La vie consumériste ne laisse personne indifférente. Toi-même, tu rêverais qu'un jet privé t'emmène jusqu'à la rédaction des « Inrocks ». La qualité du personnage de Driss, en refusant la supériorité du « bon goût bourgeois » tout en rêvant de posséder certains aspects matériels, est d'être honnête avec lui-même, une qualité qu'on ne voit guère aux « Inrocks ».



"La part S.A.V. du film ne tient pas seulement à la présence d’Omar Sy. Les auteurs n’ont pas manqué de lui ménager des espaces, au fonctionnement absolument calqués sur celui du programme court de Canal+. Ce sont des petites saynètes surdécoupées, où un concert de musique classique, une séance de rasage donnent lieu à mille facéties à la seconde, que le comédien ponctue, comme à la télé, de son propre éclat de rire. Un canevas de soap TF1 épicé d’humour Canal, c’est donc la formule, formatée jusqu’au délire, de ce film assez repoussant."

 

  

Non, non... il y a une linéarité entre les scènes, pas de baisses de rythmes. Bon, c'est sans doute ma perception qui me joue des tours. C'est que je commence à prendre de l'âge. Mais, la tienne peut aussi prêter à discussion.

Par contre, tu te répètes. Personnellement, je n'aime pas faire ce genre de remplissage donc reporte-toi deux paragraphes plus haut.

 

"A la fin, selon un procédé très en vogue, les vrais protagonistes de l’histoire dont est inspiré le film apparaissent quelques secondes. Mais cette caution preuves à l’appui se retourne contre le film. C’est l’histoire de ces deux-là que l’on aurait eu envie de connaître, plutôt que sa reformulation dopée aux hormones du feel good movie."

 



Un point pour toi !

Cette "caution preuves à l'appui"  était juste nécessaire que pour nous tirer une larme de plus, mais je préfère voir un film de divertissement remodelé que le film dramatico-social-auteuriste-chiant que tu désires tant. Le cinéma demeurera toujours de la fiction. Pourquoi vous entêtez avec le réalisme alors qu'on ne pourra jamais l'atteindre, ni même le toucher du doigt. Dîtes-vous que le cinéma est né dans un soucis populaire et fictionnel. On ne change pas l'histoire. Il en demeurera toujours ainsi.

 

Jean-Marc Lalanne, cette chronique n'est pas contre toi mais pour la majorité de tes critiques parus dans « Les Inrocks ». Il est dommage de voir l'auteur du magnifique ouvrage sur Gus Van Sant (Gus Van Sant, de Jean-Marc Lalanne et Stéphane Bouquet, Cahiers du cinéma) se fourvoyer dans des articles aussi bâclés et superficielles. Sans rancune. Je t'apprécies tout de même.

 

Comme vous l'avez compris, je vous recommande d'aller voir le film et de vous faire une idée personnelle. Je ne vais pas m'amuser à tirer sur un film qui n'est certes pas parfait, mais réussi.



 Avant de partir, je tiens à faire un peu de pub à un autre webzine de ciné, « L'Ouvreuse ». (http://louvreuse.net/). Des bons gars qui n'ont pas peur d'égratigner les grands esprits du septième art. En cadeau, je vous offre un de leur détournement vidéo... un pur plaisir:





 

 Lef Dur

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 22:07

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Synopsis:

Une famille composée de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l'une d'entre elle tombe amoureuse tout vacille. L'équilibre est à redéfinir et tout le monde s'y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d'imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l'adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place...

Source allociné

 

Sans en être trop renseignée, j'ai été voir Les adoptés. Choix entièrement dicté par l'actrice à l'affiche, Mélanie Laurent, dont j'aime beaucoup le jeu.

L'histoire est intéressante et étonnante. Ce film est un des rares cas qui ne dit pas toute l'histoire dans le résumé ou dans la bande annonce. Il ouvre donc la possibilité à un étonnement. Il a une ambiance qui porte: intimiste, traitant de thèmes somme toute banals et permet d'offrir une nouvelle vision sur ces derniers. Les thématiques de la famille et de l'amour y sont merveilleusement développées. Loin des cadres habituels et stéréotypés, on ressent d'autant plus les émotions car ils renvoyent à notre propre vie, à notre propre histoire.

Sans en dire trop, ce film aurait très bien pu jouer sur un pathos surfait. Au lieu de cela, le film sonne vrai, est vrai.

Tout au long du film, on reconnaît la pâte d'une réalisatrice féminine. Effectivement, c'est le premier film en tant que réalisatrice de Mélanie Laurent. Celle-ci montre qu'elle n'est pas qu'une excellente actrice mais aussi une réalisatrice très prometteuse. Pourquoi ?

Les plans sont originaux et l'utilisation de flous ou de focus permettent une véritable adhésion émotionnelle. De plus, un peu comme la construction d'un livre, le film se découpe en chapitre, ce qui fait raccord à la profession de Marine, un des personnages centraux de l'histoire. Le montage permet un mélange des points de vue dans une organisation qui porte tout au long du film une plus-valu.

 

En bref, si vous aimez les histoires humaines, à voir et à revoir !

 

Bande annonce :

 

 

 

Aurélie R

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 18:07

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Un film de Tate Taylor (2011)

 

Synopsis:

 

Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement...

 

Ce qu'on peut en attendre : un film qui dénonce, traitant la question du racisme et évoquant une partie de l'histoire des États-Unis.

 

Ce qu'on y trouve : La force de ce film est d'aborder divers thèmes et d'aller un peu plus loin dans la réflexion. C'est un film qui peut être aussi consideré comme d'actualité. De nos jours, il existe encore un rapport de force employeurs/employés.

Le racisme est aussi prégnant, mais plusieurs autres thèmes y sont abordés dont la place de la femme, se positionner dans un groupe de femme.

 

Un peu à l'image du Sourire de Mona Lisa ou gardant l'esprit Des noces rebelles, on y voit des femmes au foyer parfaites qui sont là pour faire les enfants, dont les considérations tournent autour de galas de charité at autres soirées mondaines. C'est superficiel, mais très bien évoqué. Dans tout ce contexte, émerge une jeune femme, Skeeter, qui est en marge de la société car elle n'a pas de mari. Il est d'ailleurs assez étrange de voir que les hommes sont toujours considérés comme des maris potentiels et que le but des femmes ne tend alors que vers le mariage. C'est un monde où l'apparence sociale prédomine, où le bon ton est dans les réunions de femme autour d'un thé et de jeux de cartes. Autre point qui différencie Skeeter des autres femmes: celle-ci a fait des études et cherche à se faire un nom dans l'édition ou le journalisme. C'est une lutte double entre la femme moderne active et la femme au foyer traditionnelle. Il en va de même concernant les servantes noires: une lutte entre une simple employée qui n'est là que pour servir (le blanc y est le maître) et une femme qui reste avant tout un être humain.

 

La-couleur-des-sentiments-20-6-.jpg

 

Beaucoup de choses poussent à la réflexion. C'est en cela que le film est riche et intéressant. Alerte tout de même... il y a quelques passages too much et un peu niais. On reste tout de même dans le bon film américain de base où les choses sont presque toujours positives. C'est assez peu réaliste ! Le "tout beau, tout rose"  aide à voir un petit espoir. Le film fait un peu rêver. C'est une jolie demarche mais quel dommage car le film se retrouve du coup catapulté dans la catégorie "film pour fille".

 

Au niveau filmique, c'est correct. Rien de transcendant, mais ça tient la route. Pour son premier film, le réalisateur ne tire pas trop mal son aiguille du chapeau.

 

A cela, on ajoute un bon jeu d'acteur avec l'excellente interprétation de l'actrice montante Emma Stone. Ce qui en fait un film que j'ai bien envie de vous recommander.

 

Mais prenez garde chers spectateurs, La couleur des sentiments est un peu un longuet sur la fin !

 

Conclusion: Un film qui ne laisse pas indifférent et qui permet une vision plus positive de la vie. On se remet un plus en question sur soi, ce qu'on vit, et ça fait du bien !

 

Voir la bande annonce :

 

 

Aurélie R
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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:05

Restless-film-Affiche-01-675x1000.jpg

 

Synopsis : Bien qu’en phase terminale d’un cancer, la jeune et jolie Annabel Cotton est animée d’un amour profond de la vie et de la nature. De son côté, Enoch Brae a cessé d’avoir envie de faire partie du monde depuis que ses parents sont tragiquement morts dans un accident. Lorsque ces deux êtres à part se rencontrent à un enterrement, ils se découvrent d’étonnants points communs. Pour Enoch, dont le meilleur ami se trouve être le fantôme d’un pilote de guerre kamikaze, et Annabel, qui voue une fascination à Charles Darwin et à la vie de toute créature, c’est le début d’une relation exceptionnelle. En apprenant la mort imminente d’Annabel, Enoch propose de l’aider à vivre ses derniers jours avec intensité, au point de défier le destin, les traditions et la mort elle-même.

 

 

C’était un dimanche pluvieux, où j’avais besoin de sortir et me changer les idées. Alors comme ça, sur un coup de tête, je suis allée dans un joli cinéma de Bordeaux (oui, non, mais je me suis exilée à Bordeaux, hein… Je ne suis pas venue sur Bordeaux EXPRES pour voir un film… ‘pensez bien…) avec une amie.

Et alors quoi, c’est quoi Restless ? On peut s’attendre à un énième film d’auteur sur un sujet pas rigolo, quelques gros plans par ci par là, des silences (qui en disent loooong), de la musique pour accompagner le drame du scénario et une morale… Eh bien, pas tout à fait.

 

 

Restless a certes un scénario classique, pas très original, je vous l’accorde. Une jeune fille atteinte d’un cancer incurable, pleine de vie, qui rencontre un jeune garçon bien portant mais qui a perdu la joie de vivre depuis la mort de ses parents... Pas de surprise de ce côté-là. Mais, la réalisation est efficace. D’abord, vous avez la jolie frimousse de Mia Wasikowska (oui, oui, celle qui a joué dans le daubesque Alice au pays des Merveilles, mais qui pourtant joue remarquablement bien ici) et son personnage à la personnalité bien particulière et attendant sa mort comme elle attendrait son bus ; le charmant Henry Hopper, qui se moque de la mort en rendant visite aux funérailles d’inconnus et accompagné du fantôme d'un kamikaze de la seconde guerre mondiale ; et bien sûr, le sujet tabou de notre société, la Mort herself. Si le scénario ne brille pas dans son ensemble par son originalité, certaines scènes prètent à sourire voire rire, et à démystifier la Mort. Le seul reproche que je pourrai donc faire est que ces concepts ne sont peut-être pas assez poussés (à mon goût), et on reste parfois dans le moelleux cucul la praline. Genre le pauvre Enoch, que l’on croit indifférent aux malheurs des autres, est en fait terriblement malheureux et se sent abandonné. Heureusement qu’Annabel va lui donner sa joie de viiivre, youpi. Mais, là où Gus Van Sant se rattrape, c’est qu’il évite de la grosse niaiserie dans l’histoire d’amour (genre pour bieeeen montrer au spectateur débile que l’amour sera rattrapé par la mort, vite un kleenex, je sens que je vais chialer bouhouhou.). Je remercie donc le réalisateur ne pas avoir flingué mon eye liner (car je suis une pleureuse de nature, et ô joie, j’ai pu garder ma dignité à la sortie du film. Oui, cette info méritait d’être soulignée, oui.). Justement, là où ce brave Gus a réussi son coup, c’est qu’il a réussi à parler de la Mort sans donner envie aux gens de se flinguer à la fin du film. Chapeau.

 

article_restless.jpg

 

Je mets volontiers une note de 4/5 pour la BO du film (musique réalisée par Danny Elfman – pour les ignares qui ne le savent pas, c’est le compositeur fétiche de Tim Burton), efficace et pas imposante. Elle accompagne des scènes sans en faire des tonnes. Une musique discrète et simple, pas besoin de plus.

Alors quoi, ma critique globale du film ? Ca casse pas trois pattes à un canard, c’est sûr, mais un film qui désacralise la Mort mérite d’être vu. Mention spéciale à Mia Wasikowska qui porte le film (au passage j’adore ses funérailles à la fin). Bref, c’est pas le chef d’œuvre de l’année, hein, mais ça reste un film simple, léger, efficace, sans pathos, donc pas dégoulinant de tristesse (pour une fois !).

 

Clémentine Samara

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:54

C’était Halloween. J’ai donc eu une grosse envie de vous parler de fantômes … et d’un des films qui m’a véritablement marqué quand j’étais môme…. Voila donc une petite review de Fantômes contre Fantômes (1996) de Peter Jackson.

 

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Synopsis :

Frank Bannister est medium. Il est capable de voir les fantômes et profite de ses dons pour arnaquer les habitants de sa ville afin de gagner de l’argent et ainsi finir de construire sa maison. Lorsque qu’un nombre important d’habitants trouve la mort de façon inexpliqué, Frank est présenté comme le coupable. Notre héros va donc devoir affronter le poltergeist qui tue toutes ces personnes.

 

Bande annonce :

 

 

Ce film m’avait énormément plu à l’époque. Pourquoi ?

Premièrement, Michael J. Fox fait parti du casting (attendez ! Marty Mc Fly ! C’est forcement un bon film)

Deuxièment, j’aime les histoires de fantômes (mais ca, c’est mon coté « foufou »).

 

Donc que se passe t-il concrètement dans ce film ? Je m’en vais vous le décrire:

Franky (ouais, c’est plus court comme ca) était un architecte de talent. Mais suite à un accident de voiture où sa femme a trouvée la mort, il est capable de voir les revenants. Depuis, il s’est allié avec eux pour rouler dans la farine des pauvres gens crédules (c’est pas con d’ailleurs comme combine). En gros, il envoit ses copains fantômes pour faire flipper les gens, Franky arrive et dit un truc du genre « Pas d’soucis les mecs, c’est mon boulot de virer les méchants fantômes ». ça marche, les fantômes «disparaissent» et les gens sont contents. Rideaux.

 

fantomes-contre-fantomes-1996-4421-1242116946

  "Je vous présente mes associés. L'avantage, c'est qu'ils ne me coûtent pas grand chose !"

  

 

Ce qui se passe par la suite est moins amusant. En effet, Frank finit par voir des chiffres apparaître sur le front de certaines personnes. Ces derniers décèdent juste après, la mort (que Frank est capable de voir) arrive et les tue. La suite est assez logique. Frank décide de dénicher la dame en capuche noir et de l’arrêter (spoiler !!! D’ailleurs, ce n’est pas la grande faucheuse. Il s'agit juste d'un meurtrier mort qui a enfiler une cape noir … un fantôme qui se déguise en mort ?! ça ne vous choque pas, vous ?). Malheureusement, la police, et notamment un agent du FBI complètement cinglé (un genre de Mulder qui aurait finit par devenir un dangereux psychotique), pense que c’est Frank le responsable de ces décès et veux l’arrêter.

 

Et Alors ?

Douze ans après les grands chasseurs de fantômes que sont les «Ghostbusters» et six ans après

Ghost, ce film allie les éléments qui ont fait la réussite de ces chef-d’œuvres (Vous ne pouvez pas me contredire pour Ghost. La scène de la poterie est tout simplement mythique …).



(Petite parenthèse: la fameuse "scène de la poterie" parodiée ici dans The Naked Gun: The Smell of Fear ):

 

 

 

Le medium qui parle aux revenants (ça ne vous rappelle pas le personnage de Woopy Goldberg dans Ghost ?), le héros sans peur qui court après un spectre insaisissable, l’humour decalé, le jeu d’acteur sans failles, monsieur Peter Jackson aux commandes, une production de Maitre Robert Zemeckis (Retour vers le Futur) emballée dans une ambiance musicale offerte par Danny Elfman (le maître orchestre attitré de Tim Burton)... Comment voulez-vous que ce film ne soit pas réussi ?

Malgré le flop commercial qu'il subit lors de sa sortie (le public préferant assiter aux JO d'Atlanta), ce film demeure toujours aussi superbe.

Rien que pour l'excellente qualité des effets spéciaux et la magnifique séquence finale (une course-poursuite dans les dédales d'un hopital abandonné !), je vous le conseille vivement. Si ce n'est pas encore fait, il faut rajouter ce film en tête de vos priorités. Obligé !

 

Zang

  

 

 Note de Lef Dur:

  

Leslie Nielsen est certes un acteur inestimable, mais il n'aura jamais la sensualité d'un Patrick Swayze ("On ne laisse pas Bébé dans un coin"). Donc, je rajoute la fameuse "scène de la poterie" à cet article:

 

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:20

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... ou le film le plus plat de l'année (... voire du siècle)

 

Un soir, je me suis lancé un défi avec une amie: on a été au cinéma du coin et on a choisit un film au hasard !

Par pitié, ne faites jamais ça. Dans la plupart des cas, Vous le regretterez. La preuve: on s'est mis d'accord pour aller voir Dream House de Jim Sheridan (Brothers), avec Daniel Craig (James Booooooond !), Naomi Watts et Rachel Weisz.

  

Pour vous faire une idée, ça c'est la bande annonce:

 

  

 

 

Bon... vous avez vu la bande-annonce. Félicitations, vous avez vu tout le film !

  

Synopsis :

On ne peut pas faire plus simple que la bande annonce. L’histoire paraît compliquée avec cette présentation sommaire (ils nous mettent des pièges pour ne pas tout divulguer en 2m30), mais c’est en fait très simple.

Will Atenton, écrivain de profession, décide de tout quitter pour profiter de sa famille et de sa nouvelle maison qu’il vient d’acheter dans une petite ville tranquille. En faisant les travaux de leur nouvelle maison, le couple et leurs enfants découvrent les indices d’une scène de crime (morceau de piano sinistre: "tin tin tin !!!"). En effet, cinq ans auparavant, une famille a été tuée en ces lieux et aurait été décimée par le patriarche et sans grande surprise, c’est en fait Will Atenton qui a tué sa famille dans cette même maison.

  

 

Et Alors ?

C’était les grandes lignes. Mais, ce qu’on ne vous dit pas, c’est que sa femme et ses enfants sont morts (je ne sais pas quelle drogue il prend, mais elle est balèze). D’ailleurs, monsieur le héros n'est même pas capable de voir que sa superbe maison est en ruine (puis apparemment, ça ne choque personne que ce mec vit dans un squat).

Peter Ward a été reconnu coupable du meurtre de sa femme et de ses deux filles, est devenu fou et a été enfermé en asile. Au bout de cinq années, Peter s’est forgé une nouvelle personnalité («Maintenant, je m'appelle Will Atenton ! c’est carrément plus classe»), a été libéré (ben oui, parce qu'un mec qui pense en être un autre et qui voit des hallucinations a le droit de sortir de l’asile comme ça. ça crève les yeux qu'il est completement guéri !) et retourne vivre dans sa maison.

 

Voila donc... si vous voulez voir Daniel Craig dans un autre rôle que James Bond, allez voir ce Thriller (hum hum …). Mais honnêtement, c’est une pure perte de temps. Il ne se passe rien ! Même quand il est censé y avoir de l’action, c’est plat, sans vie.

D’ailleurs pour la blague, ce film a eu le droit à un budget de 55 millions de dollars. Mais, je ne sais absolument pas où ils sont passés. Avec 8000 euros et deux semaines de tournage, on vous fait le même film.

 

 Dream-house-20-3--copie-1.jpg

 "55 millions de dollars le barbec'... ça fait cher, mais ça vaut le coup ! non ?"

 

J’ai regretté d’avoir payé ma place pour aller voir ce film qui nous fait encore le vieux coup de la "double personnalité". Aucun esprit, aucune originalité, aucune vie.

Le pire, c’est que j’ai raconté ma pénible expérience à Lef Dur et qu'il m’a rit au nez … il n’avait vu que la bande annonce, mais il en savait autant que moi (si ce n’est plus … no comment !).

 

Dream_House_Film.jpg

 "Regarde chérie... ces gens viennent voir notre film. On leur dit ou pas qu'on va les niqués ?"

 

 

 

D'autres avis:

Une fois n’est pas coutume, voila des critiques de spectateurs "allociné":

- « Daniel Craig est fameux...comme toujours; Moi je trouve le scénario bien , meme si certains diront que cela ressemble à d'autres..mais n'est ce pas obligatoire que des histoires se rejoignent quand elles utilisent un meme theme? après chacun ses gouts... »

- « Le mélange des différentes temporalités est sublime, le montage est subtile, ingénieux et de grande qualité, l'histoire du malheur de ce père psychologiquement ravagé traitée de façon très pertinente. Jim Sheridan réalise ici un film proche du film d'auteur, très soigné, où le jeu d'échos et la force des non-dits occupent une place importante. Son film fait mieux que "Trouble Jeu" car il travaille plus en profondeur les personnages. Activez vos neurones (...), activez l'humain sensible qui est en vous, et foncez voir ce "Dream House", il en vaut la peine ! »

 

 

Zang

 

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 16:58

Identite-Secrete.jpg

Apologie du surf sur gratte-ciel (dans le film, le gratte-ciel est remplacé par une baie vitrée... ouais, c'est moins impressionant)

 

 

La bande-annonce:

 

 

 

 

Alors, c'est l'histoire d'un jeune adolescent américain qui marche difficilement dans les couloirs de son bahut car il possède d'énormes bras musculeux. Sa passion numéro un: porter des t-shirts moulants pour montrer qu'il a un corps d'acier (et faire une sorte de diversion visuelle pour éviter qu'on lui fasse la remarque qu'il a une tête de gorille). D'ailleurs, c'est assez difficile pour lui de se donner un air intelligent. Il semble même souffrir rien qu'à l'idée d'utiliser son cerveau défoncé par la testostérone. « Réflechir »... aaaah, un mot difficile pour lui. Ça le fait tellement souffrir qu'il en fronce sans cesse les sourcils. Il utilise d'ailleurs la même expression pour montrer qu'il est pensif, triste, amoureux, jovial, ect. (ce qui n'est pas très pratique pour ses amis qui ne discerne plus très bien si il est heureux ou pas).

 

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 Le jeu d'acteur selon Taylor Lautner  (Steven Seagal's actor studio)

 

Malgré cette atrophie du corps, il vit une jeunesse américaine ordinaire (équipe de lutte, fête arrosée, pompom girls, grosses bagnoles et autres engins motorisés, un copain black super cool,...) dans un lycée américain classique. Il vit avec des parents merveilleux qui lui explique que « la vie à l'américaine, c'est trop bien » (respect « The American Way of Life ! »). Il est même amoureux d'une jolie pom-pom girl, un amour inavoué depuis son enfance.

Mais, cette vie banale est brisée le jour où il tombe par hasard sur une photo de lui, enfant, sur un site de personnes disparues. Ses parents ne sont pas les siens, sa vie n’est qu’un mensonge soigneusement fabriqué pour cacher une vérité aussi mystérieuse que dangereuse... Mais, pourquoi ? Pourquoi lui infliger cette torture: réfléchir !

Bon, il se dit que ça le changera un peu. Il utilise donc son cerveau pour comprendre tout ce bordel. Mais là, il est pris pour cible par des tueurs serbes commandés par un chef qui possède, comme tout les supers méchants, un accent slave ! (il faut savoir que tout les méchants ont choisis en LV2, « maîtrise de l'accent slave », pour obtenir leur diplôme de super méchant. Sans cela, ils ne peuvent pas apparaître dans un film américain). La CIA cherche aussi à lui mettre la main dessus.

Là, tu me diras: « pourquoi ??? »... ben, je ne sais pas trop. On sait que ses parents étaient des agents de la CIA de niveau 5 (avec 210 points en xp et 15 points en persuasion... une sorte de classement geek de la CIA), qu'ils possédaient des infos importantes qui pouvaient menacer la sécurité nationale. Mais, le personnage principal ne connait rien de cette affaire, ne possède aucun document sur lui (il n'aura ces documents qu'en plein milieu du film). Il ne sert donc à rien. On veut juste le tuer parce qu'il est « fils de... » et parce qu'il a une tête énervante.

Dans sa cavale, il embarque la fille de ses rêves car il sait qu'une course-poursuite est toujours un bon prétexte pour emballer une demoiselle. Cela reste réussi car il parvient tout de même à ses fins. Là, on a droit à de magnifiques gros plans sur le couple se roulant des galoches et se peloter, des répliques mièvres comme « tu es aussi belle qu'un arc-en-ciel sous un jour pluvieux ».

On apprend aussi par la suite que les personnages évoluent dans un monde incroyable où la CIA est un service omniscient qui peut se connecter sur n'importe quelle caméra de surveillance, n'importe quelle webcam, n'importe quel portable, n'importe quelle poubelle ou objet de cuisine (ce qui n'est pas très reposant quand les méchants possèdent aussi cette technologie révolutionnaire). Ils t'envoient ensuite des hommes à lunettes noires à l'endroit où tu te trouves en cinq secondes chrono. Hey ouais, les agents de la CIA maîtrisent la téléportation (épreuve ultime à l'embauche).

C'est un monde incroyable où les mecs se fracassent la tronche à coup de vitres de train (en double plexiglas), de murs de compartiment et de tatanes musclées sans perdre une goutte de sang, ni d'avoir d'ecchymoses. Dans ce monde, on se relève après un choc avec un semi-remorque en disant tranquillement « même pas mal. Hop ! Je me relève ». La CIA peut même faire ses opérations secrètes en public ! On tue des gens, on embarque les corps, « bonjour messieurs, dames ». Tout le monde s'en fout !

 

Au résultat: rien ! Sans intérêt ! Même pas drôle ! Ça pique les yeux, ça irrite. Le public ado peut admirer Taylor Lautner (Twiliiiiight !) et ses piètres prouesses actorales (situées au niveau de ses biceps) dans une histoire qui sent le rechauffé.

Par désespoir, j'ai même voulu mettre fin à mes jours en bouffant mon siège.

 

Par soucis d'objectivité, je laisse tout de même la parole à quelques critiques d'Allociné (qui aiment rajouter plusieurs fois les mêmes lettres pour montrer leur enthousiasme demesuré):

 

« Il Est Exellant Un Beau Film D'actiion Aveiiq Pleiin De Suspens ! Il Gere Grave » (Adeline Guilbert)

 

« Ce fiiilm est géniiiaalll !! Taylor me fait rire au début mais fait aussi pleurer c un fiilm émouvant et pleiine d'actiioonn <3 Pour la peiine je vais le revoiir ;) » (DidyCrazy LautzBiebz)

 

 

Lef Dur

 

 

 

 









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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 18:54

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Le doute m'envahit souvent avant de rentrer dans une salle de cinéma. Là, j'hésitais entre Dream House et Les Trois Mousquetaires (oui, j'aime me tirer des balles dans le pied). Mais, qu'est-ce que je pouvais attendre de Dream House alors que la bande-annonce racontait déjà toute l'histoire et expliquait même le twist final ? D'habitude, quand un film possède ce genre de procédé scénaristique, les créateurs de l'oeuvre vont faire en sorte de cacher le fameux dénouement qui va te scotcher sur ton siège (« ah ! En fait, le psychopathe, c'était lui... il avait une double personnalité ! Là, je suis choqué ! »). Mais là, ils devaient être tellement déçus de savoir que leur film était du « déjà-vu » merdique qu'ils ont préferés tout dévoiler dans le trailer. Joli suicide médiatique. C'est aussi frustrant que... je sais pas... imagine que tu mates Sixième Sens  sans connaître l'issue finale et tu as un branleur qui hurle tout fort dans la salle comme un gros débile: « HEY ! EN FAIT, BRUCE WILLIS EST MORT ET C'EST SON FANTOME QU'ON VOIT DURANT TOUT LE FILM ». Regard assassin vers le gros débile qui est tout fier d'avoir spoiler (bon, c'est une pratique qui peut s'avérer très amusante).

 

Donc, mon choix s'arrêta sur « Les Trois Fucking Mousquetaires », réalisé par Paul W.S. Anderson... oui, oui le réalisateur nanardesque de Mortal Kombat, d'Alien vs. Predator et de la saga Resident Evil, celui qui a violé impunément plusieurs franchises avec ses mises en scène beaufs. Il s'attaque cette fois-ci à l'oeuvre franchouillarde d'Alexandre Dumas. En apprenant cela, on a appris que ce dernier avait réussi à exécuter un double salto arrière dans sa tombe. Et encore... c'est parce qu'il n'avait pas vu la bande-annonce.

 

 

 

Whoua ! Les producteurs américains pensent à tout ! Ils se disent: « comment faire intéresser le public (qui, selon nos avis d'enfoirés, est potentiellement con et léthargique) à une oeuvre comme celle de monsieur Dumas ? ». Eurêka ! On va leur foutre des explosions, des aéronefs, des ninjas, des yamakazis, des armes de ouf !!! (Putain, je suis impatient qu'ils nous adaptent « Antigone » de Jean Anouilh avec des robots géants et une bad girl « bad ass », ça va déglingué).

Alors, Robert me demandera: « est-ce que ça respecte le roman à la lettre ? ». Je lui répondrais: « Ben, si tu oublies les explosions, les dirigeables, les ninjas, les yamakazis et les armes de ouf... ouais ! ». La trame est la même sauf qu'on y rajoute une affaire de dirigeable de combat pour rendre l'histoire plus crédible (euh... j'ai dit « crédible ? Excusez-moi, alors).

Mais, le plus important pour Anderson, c'est de garder la « cool attitude « . On devrait pourtant lui dire que c'est ce qu'il y a de plus déjà-vu dans ce genre de film. Il faut arrêter avec le postulat de la « cool attitude ». C'est tout simplement peu original, nanardesque et lourdingue. La preuve...

 

Exemples de « cool attitude » dans ce navet:

  

Nous sommes dans la Venise du XVII ème siècle, reconstituée avec des décors en carton et de la flotte faite en images de synthèse (vraiment hideuses et dégueulasses). Là, Athos, vêtu d'une combinaison de ninja-combattant-amphibie-sadomaso, sort de la flotte dans un magnifique ralenti à faire pleurer de désespoir John Woo (N.B.: le ralenti est important pour un personnage qui a la « cool-attitude ») et dégomme avec des arbalètes repliables quelques pauvres gardes qui ne demandaient qu'à être payer à la fin du mois. Là, Athos en impose déjà dans le genre « je suis un mec cool qui en impose grave ». Mais, Milady de Winter le rejoint et lui explique qu'elle a déjà fait la part du travail du pauvre Athos. Bref, il ne sert à rien, sa petite scène de combat non plus et les gardes sont morts gratuitement.

Heureusement qu'Aramis est assez cool pour raccomoder l'image des mousquetaires puisqu'il est devenu, lui, une sorte de Batman religieux qui intervient en sautant sur une gondole (sans la faire chavirer ?) et tabassant dans des grands mouvements de cape les quelques membres d'équipage. Au passage, il se fait la superbe fille qui restait sur le bateau. La mission et sa bonne démarche, on s'en fout ! Il a bien dix minutes à consacrer à la demoiselle.

Porthos, lui,a été fait prisonnier, enchaîné avec de grosses chaines. Un geôlier l'interroge avec un fort vilain accent de gros méchant. Mais, Porthos est un mec super rusé car il lui explique qu'il s'est volontairement fait prisonnier et enchaîner pour introduire plus facilement la place forte des méchants. Whoua ! C'était son plan, ça ? Ahah il est futé. Pour résumer, son plan repose juste sur l'espoir que les chaînes qui le retiendront prisonnier seront assez rouillées pour les briser tranquillement et ainsi péter la gueule de ses geôliers à mains nues. La cool-attitude, c'est donc aussi de l'audace, de la confiance aveugle, mais aussi une bonne dose de connerie. Bon ! À la grande surprise du spectateur, il réussit tout de même à briser ses chaînes en un coup de main. Trop facile... (sans doute des chaînes faites en nougat).

Après toutes ces péripéties, les quatre individus se rejoignent pour déverrouiller un mécanisme à faire pâlir le plus psychopathe des horlogers (pratiquement hors du commun pour le XVII eme siècle) et entrer dans la crypte secrète du grand Leonard De Vinci (oui, le but est de voler un plan d'aéronef dessiné par le grand Leonard). Là, ils doivent passer par un couloir piégé où des dalles à pression déclenchent des dizaines d'arquebuses balançant des petits boulets à pointes. La cool-attitude permet ici à Milady de Winter qui, au lieu d'utiliser astucieusement sa cervelle pour éviter le piège, décide de passer dans le couloir en courant à fond la caisse ! « aaaaah, rien à foutre ! je suis une dingue !!! ». Bon, ce n'est pas forcement un problème quand le temps se met subitement à ralentir et qu'elle a la capacité incroyablement ridicule d'éviter les grosses bouboules en faisant des grands gestes à la « matrix ». Elle a même le temps d'admirer d'un air ahuri toutes les boules qui passent au-dessus de sa tête (maintenant, imagine ça en vitesse réelle et rigole). Grâce à ce geste dépourvu de bon sens, ils entrent tout de même dans la chambre secrète et volent au hasard un papier parmi tant d'autres. Mais, les gardes arrivent. N'ayez crainte... leur cool-attitude leur ont permis de développer un instinct de préservation incroyable. Ceci leur permet ainsi d'élaborer des plans pas trop risqués: faire péter le plafond de la chambre secrète pour remonter comme un vulgaire bouchon de champagne dans les eaux de Venise.

Objection de Robert: « D'accord, mais l'eau qui s'engouffre subitement par le plafond devrait-t-elle pas plutôt les entrainer au fond la crypte, redirection: le couloir piégé et les gardes, au lieu de les envoyer à l'extérieur ? »

aaaaah, mais ferme-la, Robert. Tu gâches leur magnifique sortie, là !

On l'a pourtant dit: avoir un plan à la con peut être synonyme de « cool-attitude ». Tant que ça fonctionne dans le film, hein. Que demande le peuple ?

Dans la scène suivante, nous découvrons le Duc de Buckingham (Orlando Bloom) qui incarne l'ennemi « cool » par excellence puisqu'il ne veut même pas s'emmerder à se débarrasser de ses ennemis jurés. Les trois mousquetaires étaient pourtant à sa merci, empoisonner, paralyser, à terre. Il ne profite même pas de cette aubaine pour éliminer ces témoins gênants (au moins, le film se serait achevé après seulement 15 minutes. Ça aurait été un bonheur). Nan, il doit se dire: « Je vous laisse vivant. Peut-être que vous viendrez vous venger à la fin du film ? Ahahah.... de toute façon, je suis sûr que vous n'avez pas les couilles pour venir me péter la tronche ! Chiche ? ».  

 

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mmmh... mon dieu qu'il semble sournois comme garçon

 

Outre ce personnage ridiculement machiavélique, il y a aussi le célèbre D'Artagnan, qui est devenu ici un jeune prépubère tombeur de midinettes. Le charmant jeune homme quitte le foyer familial après avoir reçu quelques leçons de vie débiles de son père (« Noublie pas. La véritable arme du mousquetaire, ce n'est pas son épée. Mais, son coeur ! »... merci papa, j'essayerais d'expliquer ça aux hommes qui cherchent à me trucider au combat) et part pour devenir, comme vous le savez, mousquetaire ! Il arrive donc dans un Paris du XVII ème siècle modelé par un américain moyen...

 

Petite note:

Oui bon, je m'emmerde pas à relever toutes les inexactitudes historiques du film. Le roman d'Alexandre Dumas en relevait quelques-unes, mais là c'est un florilège. Mais bon, on va pas demander à un film qui explique que les ninjas, les bateaux volants, les mitraillettes et les lance-flammes sont l'apanage de l'Europe du XVIIème siècle de faire un boulot de recherche approfondi.

 

… par la suite, notre ami D'Artagnan-le-teenager provoque en duel Athos, Aramis et Porthos parce qu'il semblerait qu'il manque cruellement d'amis. Cette rencontre sera interrompue par les hommes du cardinal qui n'ont que pour seul motif d'arrestation le droit de faire chier les mousquetaires (mais bon, cela apparait déjà dans le roman). D'artagnan, jeune garçon sans réel expérience du combat en gros, s'énerve et décide de s'attaquer à une quarantaine d'adversaires avec l'aide de ses trois nouveaux copains. C'est presque trop facile pour eux. D'Artagnan prouve par la même occasion qu'il a lui aussi la « cool-attitude ». Histoire d'enfoncer un peu plus le clou, il arrive même à draguer une jeune demoiselle de la cour tout en combattant. Elle le rembarre gentiment. Mais de toute façon, il la reverra plus tard dans le film et vous savez déjà comment ça va se passer. Ne vous attendez pas à des surprises.

 

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 Trop fastooooche ! Je les prend un par un...

 

La cool-attitude, c'est surtout Milady de Winter en tenue robe-commando qui continue à jouer les kamikazes dans des pièges hallucinants de débilité. Mais, c'est aussi les trois mousquetaires qui bombardent la gueule du duc de Buckingham sans avoir peur de déclencher une guerre avec l'Angleterre. Voilà, il faut pas les faire chier.

 

Si tu veux te taper une bonne franche rigolade, tu as les rigolos de services: Planchet, le serviteur grassouillet et maladroit des trois mousquetaires, qui possède un don pour la blague facile, et le jeune roi de France, petit abruti qui ne pense qu'à la mode anglaise. Ils sont les gages comiques du film. Des bonnes grosses blagues pas drôles t'attendent. N'aie pas peur. Allez viens...

 

Le final s'achève dans le plus gros fucking happy end de l'année. Une belle fin où tout le monde est content, tout le monde est heureux et où tout est beau. Le roi félicite ses mousquetaires. Bravo, les gars. Alors qu'au résultat, les mousquetaires n'ont fait que couvrir le complot de Richelieu, détruire une bonne partie des recherches de Leonard De Vinci, défoncer Notre-Dame de Paris et provoquer une guerre avec l'Angleterre. Mais, on s'en fout des détails. Bref, vous êtes des bons.

 

Le pire reste quand même le fait qu'Anderson nous inflige une fin ouverte comme pour dire au spectateur: « préparez-vous à une suite ! Youpiii! ». Non, mais non... arrête ça tout de suite ! Je vous ordonne d'arrêter ça !

 

Lef Dur

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:19

The-Artist-affiche1

 

 

 Synopsis:

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet. Pour lui, la vie est belle et tout gazouille bien. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

 

« J'ai vu ce film muet et je préfère me taire ». Non, il faut en parler !

Eh ben mon lapin ! Ça faisait un bon bout de temps que je ne suis pas rentré dans une salle de cinéma avec un air aussi serein. Sur le papelard, tout était déjà nickel: un film « muet » et en noir et blanc (de quoi captiver les plus curieux) réalisé par monsieur Hazanavicius (« Miiiiichel ! »)

Oui, j'aime Michel. Je n'ai donc déjà pas un avis très objectif. Mais, je vous emm...

 

Le cinéaste semble continuer sur sa lancée. Michel Hazanavicius aime le cinéma... et les défis. Il a toujours été un cinéaste cultivant l'art de la « reprise formaliste » (du film de détournement avec la Classe américaine aux pastiches de films d'espionnage et de séries B ringardes avec OSS 117). Ici, Michel (ouais, je vais l'appeler comme ça, hein) confirme sa position de cinéaste de comédie les plus intéressants dans notre petite parcelle hexagonale... puisqu'il s'essaye dorénavant au cinéma muet.

Certains cinéphiles chiants me diront: « Déjà fait ! Mel Brooks avait tenté avec A Silent Movie ! » ouais, mais Mel Brooks n'avait pas osé aller jusqu'au bout. Celui-ci se contentait de faire un film muet, mais n'offrit pas au spectateur la forme complète d'un film du cinéma muet. Mimi (ouais, c'est encore plus intime) ose et il n'a peur de rien. Il va relever un défi encore plus grand: Un film-hommage au cinéma muet qui sera donc, non-parlant, mais aussi en noir et blanc et en 22 images/seconde. Les décors, les accessoires et les costumes sont détaillés et travaillés. Rien n'est laissé au hasard. Le pari est d'ailleurs doublement risqué dans une époque où tout doit aller vite, où tout doit être explosif, où le spectateur doit à tout prix s'engluer dans le tout-3D . Une belle réponse au cinéma contemporain où la technologie doit absolument prévaloir sur la création. Le résultat est donc au-dessus des attentes.

 

Mimi est armé d'une tête d'affiche qui frôle la perfection dans le domaine de l'expressivité. Qu'on se le dise: Jean Dujardin et Bérénice Bejo sont des acteurs d'une autre époque. C'est obligé ! Dans une autre vie, ils étaient forcement des acteurs de comédies musicales dans les années 1950 ou des icônes hollywoodiennes dans les années 1920. Ils offrent un spectacle tellement bluffant que leur duo masque les seconds rôles tenus par John Goodman, James Cromwell et Missi Pyle.

De son côté, Michel ne tombe jamais dans le désuet. Il transforme son film en une belle histoire sentimentale balançant entre la comédie burlesque et le drame, faisant preuve d''inventivité (mention spéciale à une scène remarquable où le parlant entre en scène tel un parasite sonore) et de boulimie cinéphilique (d'une intrigue digne d'Une étoile est née (George Cukor, 1954) ou de Chantons sous la pluie (Stanley Donen et Gene Kelly, 1952) au personnage de George Valentin ressemblant étrangement à Douglas Fairbanks, acteur célèbre de l'époque du muet, zigzaguant entre les comédies, les mélodrames et les aventures de cape et d'épées).

Bref, The Artist est une déclaration d'amour à tout un pan de l'histoire du cinéma qui apporte avec sa forme « depassée » une bouchée d'air frais dans le cinéma contemporain. Si ça c'est pas un beau exercice de contradiction. In your face, Hollywood !

 

 

 

L'autre film gagnant du mois: Drive de Nicolas Winding Refn.

 

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Synopsis:

Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel, beau gosse et peu bavard, il a son propre code de conduite (où les panneaux « stop » et les feux rouges sont bannis). Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur !
Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet.
C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal…
Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

 

 

Refn mise son film sur une intrigue très mince et un personnage au look ringard. Un personnage qui est convaincu que porter à longueur de temps des gants de conduite, une veste argenté avec un énorme scorpion dans le dos et un blue-jeans ne fait absolument pas beauf. Bon, ça marche sur lui. Ryan Gosling vient de prouver à tous que le terme de « blond ténébreux » peut exister. Etre beau gosse, ne pas être trop bavard et avoir sans cesse un visage blasé et monolithique digne d'un Steven Seagal (en plus sensible tout de même), ça change un homme.

 

ryan-gosling-s-drive-jacket-took-blood-sweat-and-tears

Derrière cet être au regard froid, armé d'un marteau et muni d'un magnifique blouson argenté se cache un grand sensible

 

Tout le film essaye d'ailleurs d'être d'un autre temps. Le générique suffit en lui-même: Le titre s'affiche dans une police rose fluo, une musique « dancing in the dancefloor / Boum seventies » sonne doucement à nos oreilles.

WTF ?! La mode est-elle de faire un retour en arrière ? Notre époque est-elle aussi triste qu'on en vient à devenir nostalgique ?

Drive ne fait que confirmer cela. Le côté has-been de ce personnage n'est pas innocent.

Avec sa photographie "jaunâtre" et son look retro, le film entier semble être réalisé par un chevronné du cinéma hollywoodien des seventies. On a cette impression de faire une replongée dans le cinéma urbain des années 1970. Un nouveau Taxi Driver narrant un conte sur une Amérique glauque, sale et corrompue se dissimulant derrière un masque angélique, une couverture mensongère cachant les vices de chacun. Derrière le cascadeur se cache un braqueur violent, derrière le père de famille se cache un criminel, ect...

Là où la série des Fast and Furious avait rendue les courses-poursuites totalement « beaufs », Drive redonne, avec ses bolides d'antan, l'aspect nerveux et violent des Bullitt, Driver et autres films à bagnoles des années 70. Là où Michael Bay nous offre actuellement des scènes d'actions épileptiques à la violence aseptisée, Refn nous redonne l'esthétique glauque et pulsionnelle des films de Sam Peckinpah (extrême violence, ralentis,...).

Refn effectue cette plongée nostalgique pour y sortir une oeuvre sans concessions et subversive. Regardez Driver c'est comme recevoir une baffe visqueuse pleine de sang... ou se faire écraser la tête à coup de marteaux (vous verrez la mise en pratique dans le film). A défaut d'être original, il est sans conteste un excellent retour aux sources.

 

Après, je vois qu'un allocinéen a dit de Drive qu'il est: « A éviter absolument. Ryan Gosling est affreux. Dialogue nul. Heureusement il y a beaucoup de violence pour que l'on ne s'endorme pas. »

Mon dieu, qu'est-ce que cette société a fait de notre innocence ?

 

Les bandes-annonces:

 

 

 

 

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