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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:21
The-Expendables-2-Affiche-Back-For-War.jpg
 "Explosion ! Explosion ! Explosion ! Même l'affiche te pète à la tronche"
 
Le Taunt du siècle ! Une bande de kamikazes ne pouvait résister à l'appel d'un film aussi explosif. Un casting de rêve compilant les plus beaux tas de testostérones du cinéma eighties: Sylvester Stallone, Dolph Lundgren, Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme. On en rêvait et c'est fait !
 
Avertissement: On demande au spectateur de laisser un bout de son cerveau à l'entrée et de se rouler avec plaisir tel un gros porcin dans l'esprit gras des années 80... Alors là, vous comprendrez la grosse blague que constitue ce film.
 
la-cene-expendables-2.jpg
"Un film... biblique ?"
 
The Expendables 2 se résume immédiatement par son introduction: Nous nous trouvons dans une ville du Népal au nom imprononçable. Des méchants soldats asiatiques se promènent en cultivant l'art d'être très méchant. Pourquoi sait-on qu'ils sont méchants ? Bah... euh... parce qu'ils font la grimace. C'est simple, non ? On ne cherche pas plus loin. Et puis merde, ils torturent un mec encagoulé dans une salle d'interrogatoire ! Le méchant chinois lui demande des informations, puis lui fracasse immédiatement la tête avec une clé à molette. S'il cherche vraiment à avoir des renseignements, il éviterait de le frapper avec un outil pareil. Un coup de clé à molette sur la carafe, ça te change direct un homme... oui, oui... en homme mort, je pense. Fort heureusement, le mec encagoulé semble être fait de béton car il ne cille même pas.
Par la suite, un Stallone à moustache et sa bande de fous furieux débarquent avec trois véhicules blindés avec des blagounettes dessinées dessus (comme « Toc toc » sur le bélier)... histoire de faire marrer leurs futures victimes. Ils défoncent les murs, les portes, les militaires, les civils, les chiens, les chats, les insectes. Tout y passe. Ils parviennent même à grimper sur les toits avec leur véhicules. Ça fait « BOUM » et « BAM ». C'est une régulation de population telle que l'on avait pas vu depuis Hiroshima. Même les hélicoptères ne les résistent pas puisque Stallone leur balance des motos dans la face (sa mitrailleuse ne suffisait pas, non ?). Ils massacrent vite fait bien fait les 890 autres pauvres gardes qui cherchaient leur route et libèrent le prisonnier dans la salle d'interrogatoire. Il s'agissait de Schwarzy ! Normal qu'il résiste à des coups de clé à molette sur la margoulette. Il ne saigne même pas le gaillard, juste un ou deux p'tits bleus. Les mercenaires lui disent qu'ils sont ici pour récupérer un homme d'affaires chinois. Lorsque c'est fait, ils s'échappent de la place forte en tyrolienne (euh ? Pourquoi pas !). Tout en faisant leur petit tour, ils dézinguent encore des gardes avec leur sulfateuse qu'ils tiennent d'une main. Malheureusement, Stallone et Statham se font encerclés. Fichtre ! Mais, c'est mal connaître les deux loustics puisqu'ils sont sauvés de justesse par leur jeune sniper Billy qui les a retrouvé on-ne-sait-où dans ce merdier (par la sainte loi divine que les scénaristes hollywoodiens adulent). Leur plan d'évasion est simple: Stallone et Statham récupèrent l'avion pendant que les autres vont faire un tour de hors-bord, puis de jet-skis pour finalement rejoindre l'avion. Euh... attend, attend ! C'est quoi la logique, là ? Pourquoi toute l'équipe ne vont pas direct dans l'avion ? Ah mais non, suis-je bête. Pourquoi je me pose ce genre de question. Il n'y a pas de logique ! Vois-tu l'ami, c'est l'effet « The Expendables ». L'intro résume de suite le gros bordel que va être le film: ça explose, ça hurle, ça cogne, ça tue dans l'incohérence totale, mais sans la moindre prise de tête.
 
De retour aux Etats-Unis, le spectateur a le privilège de découvrir la vie civile des Expendables, c'est-à-dire la vie de mecs « machos muchos » avec des couilles comme des pamplemousses qui aiment les grosses motos, AC/DC et les bars de loubards tatoués et poilus. Au passage, on découvre que le gros suédois du groupe, Gunnar (incarné par Dolph Lundgren) est un diplômé de chimie d'une grande université américaine. Pour un gros psychopathe qui éventrent à tour de bras ses adversaires avec un couteau aussi énorme qu'une épée médiévale, ça surprend toujours.
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 "V'la la tronche du sur-diplômé de chimie. C'est assez terrifiant"
 
Alors que Stallone veut aller pioncer dans son avion, il est surpris par un agent de la CIA, incarné par Bruce Willis. Ce dernier aurait pu l'appeller pour le voir, mais non... vu qu'il a du temps libre, il a préféré attendre des heures à un endroit où il n'était même pas sûr de voir immédiatement notre ami Stallone. Celui-ci lui rappelle qu'il lui doit une dette (Rappellez-vous ! Dans le premier opus, Sly et ses copains ont préféré cramé un pays entier au lieu de remplir leur mission incognito). Pour compenser ce petit incident, il lui confie une nouvelle mission (quoique plus normal de confier sa mission à des mecs dont il sait qu'ils sont potentiellement instables) et leur dit qu'une femme du nom de Maggie va les rejoindre dans leur voyage. Stallone prend peur: « Une femme ! Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? ». On le rassure rapidement: Maggie est une chinoise qui pratique des arts martiaux (oh, le clicheton !).
 
Le lendemain, nos joyeux lurons se dirigent donc vers l'Albanie. Durant cette séquence de transition qui nous dirige tout droit vers un nouveau carnage, on a le droit à la p'tite histoire du jeune Billy et de ses traumatismes de guerre (poncif n°46: Le vétéran a toujours une anecdote terrible à raconter sur la guerre). Jadis, il était sniper en Afghanistan. Au cours d'un accrochage, il a perdu de nombreux camarades. Mais, il a décidé de quitter l'armée lorsque ses supérieurs ont buté son chien (Voilà ! Ses copains d'armes, c'est pas encore trop grave, mais son chien c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase). Il a donc décidé de fuir les tueries... en rejoignant les Expendables (Fuir la tuerie par la tuerie ? Ce mec est vraiment bizarre).
 
Ceci est l'introduction du film le plus « rien à foutre » qui soit. Par la suite, on découvre que le vilain de l'histoire s'appelle... euh... Jean Villain (Vive l'originalité des noms, hein). Il est incarné par un Van Damme qui aime arborer des tatouages de bélier (« Tu vois, mec. Ça, c'est le signe de Satan. Tu as vu comment je suis vraiment vilain »). Il ne cesse de parler de la distinction entre les hommes et les moutons. Stallone voulait sans doute se foutre de la tronche de JCVD pour mettre ceci dans le script puisqu'il fait directement référence à la célèbre pub WoW où l'ami Van Damme explique que les hommes « sont tous un peu des moutons ».
 
 
Le plan de Vilain le très vilain est simple: vendre du plutonium à des mecs sans scrupules. « Un mégatonne de plutonium peut changer l'équilibre mondial, alors dix mégatonnes »... ben... euh... tu fais péter la terre entière, toi et ton business... gros malin ! Ce mec est tellement vilain qu'il se fout de savoir s'il va crever dans les jours à venir. Incroyable !
Notre joyeuse bande de mercenaires découvrent aussi que Chuck Norris est vraiment Dieu puisque celui-ci est parvenu à tuer une cinquantaine d'hommes et un tank avec un semi-mitrailleur.... en moins de cinq secondes ! Au passage, on a le droit à un Chuck qui s'amuse avec son image car il n'hésite pas à sortir une excellente « Chuck Norris Facts » (explication ici: link). Ne vous inquietez pas, il reviendra pas mal de fois dans le film.
 
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"Le doigt de Dieu"
 
Les scènes de fusillades respectent les mêmes bêtises que les gunfights des films d'action eighties, c'est-à-dire que 500 méchants ne parviendront jamais à toucher un gentil avec leur armes (même avec un tank). Les gentils peuvent viser dans le tas au milieu d'un endroit bourré de civils. Ils savent que leurs balles ne toucheront que les méchants. C'est dingue, hein ! Ah oui, j'allais oublier, abandonnez votre voiture pour une Smart. Ces bagnoles-là sont des véritables blindés de guerre.
Bref, il y a tout de même le plaisir coupable de voir les bourrins préférés de son enfance réunis dans une scène finale monstrueuse.
 
Conclusion: « The Expendables 2 » n'est pas un film sérieux. Le but est de renouer avec l'action movies des années 1980. Alors que son prédécesseur manquait cruellement dans sa démarche, sa suite parvient à créer tout ce qui faisait un bon film bourrin des années Reagan: un casting de rêve, des punchlines mordantes, des gunfights irréalistes et hors du commun, de la testostérone, une vision simpliste du monde et un duel final anthologique.
Ne prenez pas ce film de haut. La démarche nostalgique est peut être facile à imposer pour protéger ce film, mais « The Expendables 2 » est le seul qui parvient à remplir à merveille cette mission. De nombreux films se sont dernièrement essayer à retrouver la nostalgie du cinéma d'antan, mais rare sont ceux qui y parviennent du début à la fin.
 
Le petit trailer pour vous convaincre... ou pas:
 
Vous n'êtes toujours pas convaincu ? Certains excellents critiques d'Allociné peuvent vous aider à prendre votre décision:
« du lourd du vrai ! comme on les aimes ! Muscle ! ca pete de partout ! Pas de répis ! Juste de l action ! » - totomineur
« ce film et tres bien a mob goût :action comique je vous conseille de le regarder :-):-):-):-):-):-) » - nath 67
« ca flingue ,ca flingue et ca reflingue!! ca tue ca tue et ca retue!!! » - Robin v.
 
Toujours pas convaincu ? Bon... Terry Crews ! Attaque !
 
The-Expendables-2-Video-Game.jpg
 
Lef Dur

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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