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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 17:24

THE-20DARKEST-20HOUR-20-3D.jpg

 

J'avoue ! J'aime les nanars. J'aime les p'tits trucs mal foutus qui se prennent au sérieux en enchaînant des scènes plus WTF les unes que les autres. J'aime les films qui te piquent les yeux et qui t'irritent le « dedans de ta tête ». Mon état intellectuel s'est considérablement dégradé... un peu comme celui de cet individu:

 

dumb-and-dumberer-quand-harry-rencontra-lloyd-dumb-and-dumb.jpg

 

C'est sans doute à cause de cet état que j'ai été attiré aveuglément vers cette affiche hideuse (C'est la drôle d'image qui se trouve tout en haut de l'article). Je ressemblais à un de ces moustiques qui s'avancent inexorablement vers une lampe anti-insecte. Comme cette pauvre bestiole, une mort certaine m'attendait. Voilà, nous faisons face à une magnifique affiche photoshopé à mort, qui dégueule de partout, surchargée. Une fille blonde (de préférence, toujours !) terrifiée en voyant qu'elle se dépixellise. L'opportuniste 3D est toujours là. C'est une merde, donc autant qu'on soit bien dedans, qu'on intègre bien le truc et que ça nous éclabousse.

Donc, j'ai été voir ce film... enfin ce qui pourrait plus ressemblé à un truc avec des images qui bougent sur un écran. Et alors ? Ça raconte quoi ? Le scénario tient sur un timbre-poste. Il fait même très attention de cumuler tout les clichés du genre SF/horreur: quatre jeunes américains partent en voyage à Moscou. Une attaque extra-terrestre surprend tout le monde. C'est la panique. Tout le monde meurt sauf les américains parce qu'ils sont américains. Par la suite, ils cherchent un moyen de s'échapper de cette merde (je les comprend tellement) et de trouver une solution pour anéantir ces gros enfoirés d'aliens qui n'ont que ça à foutre de venir encore une fois nous emmerder.

Bon, le premier qui me dit qu'il n'a jamais vu une centaine de films avec ce même pitch sort immédiatement de la salle. Donc, l'originalité n'est pas là. On oublie. Ah si, il y a deux petites choses qui diffèrent ce film de tous les autres:

 

  1. L'action se passe en Russie. Bah ouais, les extra-terrestres ne sont pas cons. A chaque fois qu'ils s'attaquent aux États-Unis, ils voient qu'ils se font à chaque fois botter le cul. Donc, je pense qu'ils ont finalement opté pour le pays de la vodka. Question de facilité...

    Malheureusement, ils n'ont pas pensé qu'il y aurait quatre américains sur les lieux. Par conséquent, ça risque de faire foirer leur plan.

  2. Petite conversation dans le bureau de la production. Les personnages sont Billy (le producteur du film) et Bobby (le frère arriéré de Billy):

    Billy: - Merde. Comment rendre original mon extra-terrestre ? Tout les films de SF ont exploités tout les physiques possibles. En eau ? Nan, déjà fait dans Abyss, En robot ? Nan, déjà fait dans Transformers...

    Bobby: (à quatre pattes, en essayant désespérément de fourrer une fourchette dans une prise électrique) Hey Billyyyyy ! Et si... et si, on les faisait en électricité ! Moi, j'aime bien l'électricité.

    Billy: Mon dieu, mais oui ! Bravo Bobby. Tu peux m'écrire le scénario ?

    Bobby: OK ! J'aime bien écrire des histoires avec des bonhommes électriques.

 

L'histoire commence avec deux jeunes américains dans un avion. Un des américains jouent à un FPS sur son iPhone parce que c'est un d'jeuns. L'hôtesse de l'air explique à l'américain qu'il faut éteindre son téléphone pendant l'atterrissage, mais l'américain l'envoie chier parce que c'est un d'jeuns. Ils arrivent à Moscou. Ceux-ci sont conduit à travers la ville, matent les nombreux McDo, les affiches McDo, les produits dérivés McDo qui croisent sur leur route. Ils parlent de Business, de gloire et de gonzesses parce que c'est des d'jeuns. Plus tard, ils apprennent que leur projet de site Internet a été volé par un de leur collègue parce que c'est un d'jeuns... euh... non, lui c'est un enfoiré.

Bref... ils sont déçus du comportement immonde de leur comparse et partent en soirée comme des d'jeuns dans une boîte branchée. Ils repèrent les allumeuses du coin et arrêtent leur choix sur deux américaines, une gentille brune candide et une grande blonde décérébrée (Désolé, je n'ai pas inventé les conventions capillaires). La blonde est dans la création, la brune s'est échappée de sa région natale suite à une rupture amoureuse. Celle-ci garde un goût amer de cette histoire amoureuse, mais elle semble retenter le coup avec le premier con venu. Bingo, c'est pour notre personnage principal !

Mais, l'attaque extra-terrestre surgit ! C'est pas grave. Il va pouvoir créer l'ultime plan de drague: la protéger et devenir son héros.

Les extra-terrestres sont d'étranges êtres farfelus qui aspirent l'énergie électrique et réduisent les gens en tas de cendres. Nos héros ne parviennent à s'échapper du massacre qu'en se planquant dans le sous-sol de la discothèque. Au bout de quatre jours, ils décident de sortir et remarquent avec stupéfaction un Moscou complétement vidé de sa population. Par la suite, deux rencontres avec ces aliens suffisent à leur apporter l'ultime révélation. Première rencontre: les deux mecs parviennent à échapper à monsieur 10000 volts en se cachant sous une voiture. Deuxième rencontre: le héros réussit à ne pas se faire remarquer en mimant un mannequin dans la vitrine d'un magasin de fringues (Le plan le plus inconscient du monde). Réflexions des personnages: « Les aliens nous repèrent grâce aux ondes énergétiques que les corps humains dégagent. Il suffit de se planquer derrière un revêtement métallique ou une plaque de verre » « Mais oui, c'est tellement évident » « Ouais, ils ont la même vision que les requins ! » « Ouais, c'est logique ! ».

Après ces déductions incroyablement évidentes, vous allez me dire ? OK, il leur suffit juste de s'enfuir de la ville en prenant soin de se planquer dans une bagnole, dans une benne à ordure ou derrière une vitre dès qu'un alien approche. Ben oui, mais les personnages n'y pensent jamais. Au contraire, ils se mettent à gueuler et à courir dans tout les sens dès qu'une des bébêtes pointent le bout de ses tentacules électriques. Là... vu la dose de connerie, tu te dis qu'ils mériteraient déjà de crever. Mais, ils parviennent tout de même à survivre. Ils rencontrent d'ailleurs des tas de gens marrants, comme ce vieux électricien russe qui a réussit en quatre jours à collecter un maximum d'informations sur les extra-terrestres, à transformer tout son appart' en immense cage métallique et à créer un fusil à micro-ondes super sophistiqué. Il faut le dire: ce mec est balèze. Il est tellement fortiche qu'il arrive à maîtriser une langue en deux secondes. Par exemple, il explique qu'il ne sait pas parler un seul mot d'anglais. Dans le plan suivant, il leur parle dans un anglais tout à fait correct ! Soit il se fout de notre gueule, soit il s'agit de Dieu en personne. D'autres russes parsèment leur route. Ils ont tous adoptés la kalachnikov, la vodka et les armures en ferraille comme moyens de défense. Parallèlement, un ou deux personnages se fait dézinguer et tu découvres que les extra-terrestres sont des êtres faits avec des images de synthèse dégueulasses. Ça transforme le film en espèce de sous-produit nanardesque à la sauce Megashark.

 

156105462_small.jpg "Je m'appelle Roger, je bosse dans les effets spéciaux et je vous emmerde !"

 

Mais, laissons tranquille Roger. Les effets spéciaux ne sont pas le plus gros défaut. Le sur jeu des acteurs est un problème plus conséquent. Jouer la peur en mimant un autiste n'est pas la preuve d'un grand talent et les répliques ne sont guère fameuses. Les personnages sont tellement idiots qu'ils ont besoin de répéter plusieurs fois une même phrase pour bien la saisir. Extrait n°1: Le personnage principal: « Mon dieu, il est mort... il est mort... il est mort... », la blonde: « Mon dieu, c'est vrai... c'est vrai... c'est vrai... ». WTF !? Oui, on a compris... ou alors, ils s'amusent à balancer des évidences énervantes. Extrait n°2: Le personnage principal décide d'aller secourir sa belle qui est encerclée par des aliens. Phrase de la belle brune qui est aussi débile que son amie blonde: « Oh Sean, tu es revenu pour moi ? ». Là, tu as envie de lui rétorquer:: « Hum... non, non. J'ai risqué ma vie pour me taper un p'tit steak-frite. J'ai repéré un resto super sympa pas loin. ». Finalement, il décide juste de lui répondre par un simple « Bah ouais. Je t'aimais de trop, baby ».

Je n'aime pas dire ce qu'il se passe à la fin d'un film. De toute façon, je pense que vous vous doutez un peu du dénouement final: l'infatigable « happy end » où le héros parvient à séduire la belle et toussa et toussa. Bon... ben, voilà.

 

La salle était remplie d'une dizaine de courageux. Deux ou trois ont fuient en cours de route. J'ai eu peur que d'autres utilisent le suicide comme moyen de sortie. Face à cet objet ennuyeux, indigeste et même pas drôle, je ne peux que comprendre. Le film ne retrace que l'itinéraire de quelques débiles à travers Moscou. Il n' y a pas d'enjeu artistique ou théorique. C'est juste un immense trou noir qu'on essaye désespérément de remplir avec des fausses bonnes intentions.

Bref, même pas un nanar, juste une soupe de navet qu'on nous sert avec de la 3D inutile et floue.

 

Malgré cette débandade cinématographique, je n'oserais pas imposer mon point de vue à notre lectorat adoré et je préfère laisser la parole à d'éminents critiques du forum Allociné:

 

« j'ai adorer !!!!!!j'ai adorer !!!!!!j'ai adorer !!!!!! «  - Bebertusa

« Film, très bien. Pas vu le temps passé. Film original. » - Mikael Jeandrieu

« Ysotsyodohxphcphxigdodo izyxoyduuf kgxohfuf Ciclismo ixugdhchxir Igxitwodhxitspyxpy Dpjfpfpufjvjvogxpd » - Lexna

 

 

Lef Dur

 

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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