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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:05

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Synopsis : Bien qu’en phase terminale d’un cancer, la jeune et jolie Annabel Cotton est animée d’un amour profond de la vie et de la nature. De son côté, Enoch Brae a cessé d’avoir envie de faire partie du monde depuis que ses parents sont tragiquement morts dans un accident. Lorsque ces deux êtres à part se rencontrent à un enterrement, ils se découvrent d’étonnants points communs. Pour Enoch, dont le meilleur ami se trouve être le fantôme d’un pilote de guerre kamikaze, et Annabel, qui voue une fascination à Charles Darwin et à la vie de toute créature, c’est le début d’une relation exceptionnelle. En apprenant la mort imminente d’Annabel, Enoch propose de l’aider à vivre ses derniers jours avec intensité, au point de défier le destin, les traditions et la mort elle-même.

 

 

C’était un dimanche pluvieux, où j’avais besoin de sortir et me changer les idées. Alors comme ça, sur un coup de tête, je suis allée dans un joli cinéma de Bordeaux (oui, non, mais je me suis exilée à Bordeaux, hein… Je ne suis pas venue sur Bordeaux EXPRES pour voir un film… ‘pensez bien…) avec une amie.

Et alors quoi, c’est quoi Restless ? On peut s’attendre à un énième film d’auteur sur un sujet pas rigolo, quelques gros plans par ci par là, des silences (qui en disent loooong), de la musique pour accompagner le drame du scénario et une morale… Eh bien, pas tout à fait.

 

 

Restless a certes un scénario classique, pas très original, je vous l’accorde. Une jeune fille atteinte d’un cancer incurable, pleine de vie, qui rencontre un jeune garçon bien portant mais qui a perdu la joie de vivre depuis la mort de ses parents... Pas de surprise de ce côté-là. Mais, la réalisation est efficace. D’abord, vous avez la jolie frimousse de Mia Wasikowska (oui, oui, celle qui a joué dans le daubesque Alice au pays des Merveilles, mais qui pourtant joue remarquablement bien ici) et son personnage à la personnalité bien particulière et attendant sa mort comme elle attendrait son bus ; le charmant Henry Hopper, qui se moque de la mort en rendant visite aux funérailles d’inconnus et accompagné du fantôme d'un kamikaze de la seconde guerre mondiale ; et bien sûr, le sujet tabou de notre société, la Mort herself. Si le scénario ne brille pas dans son ensemble par son originalité, certaines scènes prètent à sourire voire rire, et à démystifier la Mort. Le seul reproche que je pourrai donc faire est que ces concepts ne sont peut-être pas assez poussés (à mon goût), et on reste parfois dans le moelleux cucul la praline. Genre le pauvre Enoch, que l’on croit indifférent aux malheurs des autres, est en fait terriblement malheureux et se sent abandonné. Heureusement qu’Annabel va lui donner sa joie de viiivre, youpi. Mais, là où Gus Van Sant se rattrape, c’est qu’il évite de la grosse niaiserie dans l’histoire d’amour (genre pour bieeeen montrer au spectateur débile que l’amour sera rattrapé par la mort, vite un kleenex, je sens que je vais chialer bouhouhou.). Je remercie donc le réalisateur ne pas avoir flingué mon eye liner (car je suis une pleureuse de nature, et ô joie, j’ai pu garder ma dignité à la sortie du film. Oui, cette info méritait d’être soulignée, oui.). Justement, là où ce brave Gus a réussi son coup, c’est qu’il a réussi à parler de la Mort sans donner envie aux gens de se flinguer à la fin du film. Chapeau.

 

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Je mets volontiers une note de 4/5 pour la BO du film (musique réalisée par Danny Elfman – pour les ignares qui ne le savent pas, c’est le compositeur fétiche de Tim Burton), efficace et pas imposante. Elle accompagne des scènes sans en faire des tonnes. Une musique discrète et simple, pas besoin de plus.

Alors quoi, ma critique globale du film ? Ca casse pas trois pattes à un canard, c’est sûr, mais un film qui désacralise la Mort mérite d’être vu. Mention spéciale à Mia Wasikowska qui porte le film (au passage j’adore ses funérailles à la fin). Bref, c’est pas le chef d’œuvre de l’année, hein, mais ça reste un film simple, léger, efficace, sans pathos, donc pas dégoulinant de tristesse (pour une fois !).

 

Clémentine Samara

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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