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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:46
Depuis un bon moment, on nous parle de « Only God Forgives ». Serait-ce à cause du nouveau beau gosse d'Hollywood qui rend folle ces dames ? J'ai nommé Ryan Gosling !
 
 ryan-1.jpg
  « Alors les filles, ça baigne ? »
 
 
Un film avec lui et tout le monde se précipite dans les belles salles obscures. Il est vrai qu'on a en tête le succès d'un Drive, suivi des Marches du pouvoir.
 
Dit "le nouveau Drive" (normal même réalisateur, même tête d'affiche), forcément on s'attend à voir une continuité. On peut relever avec justesse la quasi-absence de dialogues et le jeu de regard de Ryan Gosling, spécialiste du regard froid, impénétrable mais si vulnérable à la fois. De même là encore, une tonalité et une texture tout en esthétique.
Là où « Drive » offre un scénario solide doté d'une violence dérangeante mais qui se justifie, « Only God forgives » nous sert une absence de contexte, une violence à la « Orange mécanique » mais dont le but se délite au fil des images.
 
 
Drive versus Only God Forgives
 
 
drive.jpg 
 
« Drive » « on remarque à peine mon marteau à la main, tellement je fais détaché ».
 
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" Only God Forgives » « Mate moi ce regard vide d'ovni, j'ai la classe, la grande classe »
 
Oui Ryan, y'a pas à dire, les yeux inexpressifs et froids, tu maîtrises royalement !
 

Parenthèse faite, comme sûrement d'autres spectateurs, je suis sortie en me demandant pourquoi certaines scènes étaient juste suggérées et d'autres totalement dévoilées. A l'image du magnifique regard inexpressif de l'acteur, on reste froid, à l'écart. Subjugué d'une certaines manière, mais pas conquis.

 
Pourtant, le réalisateur, Nicolas Winding Refn, a vraiment soigné son bébé. On peut se délecter tout à loisir de ses merveilleux cadrages, raccords ou de sa lumière si particulière. L'ennui, c'est que tout est poussé à l’extrême. Apprécier un plan est quasi obligatoire vu la lenteur du scénario. Un des moments phares réside dans le cassage de gueule en bonne et due forme du beau Ryan. Le pauvre se retrouve avec un visage à faire peur. Peut-être fallait-il rentabiliser le maquillage et économiser sur les costumes, car celui-ci ne se lave pas, garde ses vêtements tachés (imbibés même de sang), et ce jusqu'à la fin du film. Non pas que son nouveau look puisse soulever les estomacs, mais il est est très étrange que le personnage reste tel quel. Il préfère traîner dans son night-club (traduction = bar à pute thaïlandais). Sur le coup, l'esthétique, d'aspect trop spectaculaire, souligne le creux du scénario.
 
J'ai voulu y croire jusqu'au bout et j'attendais avec impatience le petit moment dont dispose certains films où les choses se dénouent, s'expliquent et où l'on peut re-savourer tout le film avec ses moments forts. Mais ici, pas de déclic, le désert, plat. C'est plus avec grande perplexité qu'on se remémore les scènes, se demandant quelle est leur pertinence, en quoi celle là doit faire avancer l'intrigue plus que l'autre. Limite, ça peut parfois ressembler fort à du remplissage. On prend avec « Only God forgives » des vieux ingrédients testés dans « Drive »  (des musiques fortes et prenantes, peu de dialogues, un acteur charismatique, beaucoup de violence), on mixte le tout. Le cocktail dispose d'ingrédients certains mais il reste insipide. Voilà, je le dis: « Only god forgives », c'est insipide. Je ne l'oublierais pas car il serait injuste de dire que c'est un navet. En revanche, ça manque singulièrement de substance. Dommage pour Ryan qui avec ce film caricature son expression vide, mais aussi pour Kristin Scott Thomas qui est, quant à elle, excellente en mère désaxée et hystérique.
 
only-god-2.jpg
 
 Bande-annonce:
 
 
 
Aurélie R.
 

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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