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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 17:40
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  « Blockbuster US = héros + air renfrogné + arme »
 
L'année 2013 sera l'année de la Science-Fiction ! Attendu comme le premier grand film de la vague SF de l'année, avant l'arrivée de « Elysium », « After Earth » ou encore « Pacific Rim » , « Oblivion » était annoncé comme un projet ambitieux. On nous promettait de biens belles choses sur le son d'un « BBBBOOOOOOWWWWWW ». Si ! vous savez... la fameuse virgule sonore de Inception introduit par Monsieur Hans Zimmer, qui ponctue désormais toutes les bandes annonces « made in Hollywood ». Merci Hans d'avoir offert un nouveau poncif du trailer au public. Le but de cette virgule digne d'une alarme de paquebot, c'est pour dérouter les sens du spectateur ? Le réveiller devant une ultime annonce de film chiant qui sent le déjà-vu ? On somnole et hop « boooooooooow »... rappel à l'ordre ! Bref... revenons à nos moutons. La première bande-annonce d' « Oblivion » a réussi à m'éviter la somnolence et de me faire de l'oeil: un film de SF avec Tom Cruise, inspiré du propre comic book du réalisateur (Joseph Kosinski), avec un budget confortable pour construire un univers recherché. On nous promettait le grand film SF du moment ! Malheureusement... bon, ça reste entre nous, mais... il n'y a pas de quoi crier à la grande révélation.
 
Synopsis officiel (en évitant les gros spoils):
« 2077: Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante (qu'on ne verra jamais. Oups, pardon ! Excusez-moi!) qui a ravagé la Terre (parce que c'est la seule motivation de tous ces enfoirés d'extra-terrestres dans la grande majorité des films), Jack fait partie d'une gigantesque opération d'extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomtres de cette planète dévastée qu'il considère néanmoins comme son chez-lui.
Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu'il reste de la Terre, la vie « céleste » de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d'un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu'il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d'évenements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu'il croyait savoir.
Ce qu'il pensait être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été éffacés de sa mémoire. Se découvrant une nouvelel mission, Jack est poussé à une forme d'héroïsme dont il ne se serait jamais cru capable. Le sort de l'humanité est entre les mains d'un homme qui croyait que le seul monde qu'il a connu allait bientôt être perdu à tout jamais. »
 
et voici la bande-annonce qui ne révèle que peu de choses sur l'histoire:
 
 
On sent que Kosinski avait beaucoup d'ambition pour son film, celle de faire un entertainment subtil et réfléchi, un film culte à devenir. Mais non...
Bon, il n'y a pas à dire: le film possède un visuel réussi. On s'extase comme un môme devant un feu d'artifice en s'écriant « hou, la belle rouge ! Hou, la belle bleue ». La direction artistique a fait un travail remarquable. Kosinski n'hésite pas à nous dévoiler son univers avec de larges cadrages (et il en rajoute... histoire de nous montrer que c'est foutrement beau). Entre les vestiges d'un New-York enseveli, les vaisseaux et la base du héros, il y a de quoi coller des milliers d'étoiles aux mirettes du spectateur. C'est beau comme un poème de Proust. On nous sert ça comme un excellent repas, accompagné d'une superbe musique electro cheap sentant bon les « eighties » ( la BO signée par M83 est captivante)
 
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  « Oooooh... c'est beau »
 
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  « haaaan, ça aussi, c'est beau »
 
 
Mais à l'instar d'un « Looper », le scénario enchaîne les maladresses narratives. Dommage de construire un monde impressionant pour amener une histoire aussi terne. Le film est construit pour emmener le spectateur vers un twist « sidérant ». On nous explique 15000 fois les origines de ce monde dévasté, on nous conforte dans une certaine vérité, mais la subtilité ne semble pas être le fort de notre ami Kosinski. Au fil de l'histoire, on nous laisse des indices grossiers. On nous souligne 15000 fois la future grande révélation, en parsemant le récit de nombreux flash backs répétitifs. On a beau être des créatures nourries par des continuelles et simplistes histoires hollywoodiennes, on n'est pas con pour autant. Bref, vous devinez la future révélation une demi-heure avant qu'elle ne vous tombe dessus. Lorsque que celle-ci arrive, soit vous vous esclaffez en hurlant dans la salle: "ahah ! Je le savais ! Pan ! Dans les dents ! " ou alors vous pouvez faire mine d'être con comme un balai, en faisant des grimaces d'incompréhension (« Ah bon ! Mon dieu ! Oooooh »). Dommage... surtout que la révélation en elle-même aurait pu être une sacrée surprise.
Je ne vous parlerais pas non plus des incohérences qui inondent le film. Il est sidérant de voir que le personnage de Jack Harper semble avoir choisi l'illogisme comme mode de vie. La plupart de ses actions sont d'une gratuité totale. Hop, je vais aller voir par ici,  et hop je vais aller voir par là. Lorsqu'il décide un plan pour se débarrasser de ses ennemis, il ne voit que pour seule perspective celle d'aller tranquillement dans leur satellite, alors que celui-ci est recherché pour « dissidence ». Se faire exploser avant d'atteindre son but, ça ne lui a pas traversé l'esprit. Autant se tirer une balle dans le pied, non ?
 
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  Jack: « Allez hop ! On va aller voir ce qui se passe par là ! »
 
 Parallèllement à ce meli-melo maladroit, Kosinski écrase son histoire avec toutes les références possibles de la SF: « Independence Day », « 2001: l'odyssée de l'espace », « Mad Max »... tout y passe. A savoir si ces réutilisations étaient légitimes ou non, c'est une autre question...
L'interprétation des personnages ne parvient même pas à soutenir l'ensemble: Tom Cruise parvient à faire le minimum requis avec un visage monolithique et une voix monocorde, Olga Kurylenko est parfaite dans le rôle de la potiche et Morgan Freeman... reste Morgan Freeman (Même sa voix reposante et suave ne parvient pas à rendre intéressant son personnage). Seule Andrea Riseborough et son rôle ambigu semble sortir sa carte du jeu.
 
Bref, Kosinski nous délivre l'essence même du blockbuster américain: un cadeau avec un joli papier, mais vide à l'intérieur. Agréable à voir, mais maladroit.
 
Vu que mon jugement demeure indécis, je laisse la parole aux critiques d'Allociné:
« bravo tom cruise en forme tres bon film musique super scenario bien ficeller moi jai kiffer jme suis pas emmerder pendant 2 h le realisateur signe une perfomance apres tron l'heritage je vous conseille d'aller le voir tres vite ses de la BOMBE » - dexter.julien
« je veux voir ce film il a l'air époustouflant et incroyable des que je peux je le regarde PIRE!!!@ » - fandemillajovovich
 
 
Lef Dur

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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