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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 19:25

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 Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la Huitième Dimension

(The Adventures of Buckaroo Banzai across the 8th Dimension)

réalisé en 1986 par W.D. Richter

 

« QUAND JE SERAIS GRAND, JE SERAIS BUCKAROO BANZAÏ ! »

Mes voisins sont encore surpris de mon exclamation. Mais, ces ignorants sont loin de connaître l'homme idéal qu'est Buckaroo Banzaï !

QUOI !? Tu ne connais pas Buckaroo Banzaï ???! Toi femme, qui a toujours cherché le prince charmant ?! Toi homme, qui essaye de trouver un modèle pour mieux te forger !? Tu ne le connais pas !?

 Bon, Je vais rester cool avec toi. Si tu ne le connais pas, c'est peut être que l'individu a été mis un peu trop vite dans le placard de l'oubli (comme bon nombre d'objets bizarres de la culture populaire). Aux Etats-Unis, certains cinéphiles ne l'ont certes pas oublié, mais il est encore peu connu dans l'hexagone (faute de distributeurs compétents). Et pourtant, il s'agit d'un des personnages les plus amusants de l'histoire du cinéma.

 

 En lisant le titre (Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la huitième Dimension), tu peux t'attendre soit à un nanar, soit à une bizarrerie ovniesque. Tu le mates, t'essayes de le suivre (oui, oui... c'est dur. Vous allez comprendre pourquoi...). Résultat: même en visionnant ce « truc » un million de fois, tu te demandes encore si les créateurs sont véritablement sains d'esprit. Bon, il ne faut pas abuser de Buckaroo. Le risque est un abrutissement généralisé. Ce que je ne vous ne conseille pas.

 

Le scénario est complexe ! On peut lui admettre ça. Mais, l'histoire est complexe car elle s'enfonce dans des scènes ahurisantes de débilité (ou trop subtiles pour être comprises par le spectateur lambda).

Elle démarre avec un apprenti savant qui s'amuse à concevoir une machine permettant d'accéder à une nouvelle dimension (pour quoi faire ?? « Parce que ça va changer la perception du monde ! Ahah »). Quelle dimension ? La 4ème dimension ? Nan mieux ! La huitième dimension (pourquoi pas, hein...). Au cours d'une tentative, il parvient à accéder à cet univers en y laissant quelques neurones (oui, le monsieur devient psychotique à son retour).

Après cette introduction, nous faisons la rencontre de notre fameux personnage: Buckaroo Banzaï, homme mi-ricain mi-japonais qui occupe les fonctions de scientifique surdoué, de rockstar interplanétaire, de docteur renommé et de superhéros invincible (ici, incarné par Peter Weller... oui oui, monsieur Robocop). Tout le monde l'adule, il est beau et s'habille comme un Dieu. Mais, toutes ces réussites ne sont rien comparer à la découverte qu'il va faire: une de ses expériences lui permet de passer au travers de la matière à bord d'un véhicule surpuissant (ah oui, il est aussi un mécanicien confirmé). C'est ainsi qu'il découvre et confirme l'existence de cette huitième dimension. Ça va ? Vous suivez encore ?

 

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Buckaroo BanzaÏ, parachutiste de l'extrême

 

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 Buckaroo Banzaï, rockstar international

 

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 Buckaroo Banzaï, euuuuh... cobaye

 

 C'est vrai qu'on a déjà du lourd. Mais, ce n'est rien !

Après celà, on découvre que les habitants de la huitième dimension cherchent à nous joindre pour nous prévenir du danger que nous courrons si la Terre cherche encore à joindre leur univers. Ces extraterrestres sont des rastas blacks qui se nomment des « lectroïdes noirs ». Leur plan: s'opposer à l'invasion de la Terre par leurs ennemis jurés, les « lectroïdes rouges ». Voilà, j'ai fait le tour... hum... Ah oui ! j'ai oublié d'expliquer que l'apprenti savant de la scène d'introduction est devenu le dictateur attitré des lectroïdes rouges. Me demande pas le pourquoi du comment, je ne sais toujours pas moi-même.

 

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Des extraterrestres en mission incognito (...à un petit détail près)

 

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John Lithgow dans le rôle du savant fou (crédibilité assurée)

 

 Tu l'as bien compris: Buckaroo Banzaï, c'est un fourre-tout bordélique comme on ne pouvait en voir que dans les années 80. Débordant d'imagination, énergique, mais effroyablement absurde.

Les amoureux des eighties se retrouveront facilement en voyant de nombreuses scènes ultra-kitsch: la séquence du concert rock de Buckaroo Banzaï en est un bel exemple: nous le découvrons en guitar-héro survolté avec « les cavaliers de Hong Kong » (le rock band de Buckaroo avec un look « veste en skaï blanc, lunettes de soleil et mulette total look », composés de scientifiques d'élite et de héros de choc). Aux rythmes des solos de guitare et d'une batterie synthé du tonnerre, un public bouge des bras et claque des doigts. C'est un véritable dechaînement ! Même le proprio de la boîte dit: « Ça, c'est de la musique ! ». Yeah ! Rock'n'roll !

En matière de look ultime, la palme est tout de même offerte à Jeff Goldblum car le monsieur exerce le métier de chirurgien en... tenue de cowboy ! (sic). N'ayez pas peur ! C'est sans doute pour montrer à ses clients que c'est une personne compétente et saine d'esprit.

 

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 ... et dire qu'on lui a donné le rôle principal de "La Mouche" juste après ce film

 

 

Mais, le kitsch ultime reste tout de même le générique de fin où nous retrouvons tout les personnages du film (même les méchants et les personnages morts). Et ils font quoi ? Ils chantent et dansent ensemble ! WTF !?

 

Enfin voilà ! Si on déconnecte son cerveau à coup de tequilla frappé et d'alcool à brûler, on peut se dire qu'on a affaire à un chef-d'oeuvre (c'est pas dans tout les films où on t'explique que la plus fréquente cause d'accidents mortels pour les Martiens arrivant sur Terre est de tomber sur la tête).

Je pourrais expliquer le film en un article plus détaillé. Mais même en relisant lentement l'histoire, on se dira toujours: « putain, j'ai encore rien compris ». « Buckaroo Banzaï » est un ovni nanardesque qui pulvérise les barrières du réalisable (on s'en fout de tout. C'est la fête !). On nous narre seulement une histoire, débile certes, mais délirante et amusante par son extravagance.

 

 

 

 

Lef Dur

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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