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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 20:23
« Non, mais il faut comprendre. Le téléchargement est une menace pour les industries cinématographiques et musicales. Que vont devenir ces pauvres producteurs sans-le-sou ? Que vont devenir leurs beaux projets ? ». BANANE ! Nan, mais il faut arrêter de se foutre de notre tronche. Générer des lois telles que Hadopi, SOPA ou PIPA avec ce prétexte honteux n'est qu'une vaste blague. Le cinéma français et étranger connaissent depuis trois années des records de fréquentations en salles et de rentabilités. Plus de 216 millions de français sont partis s'immerger dans les salles obscures en 2011 (… et ce n'est pas les entrées affichant des prix exorbitants qui les arrêtent. Loin de là...). Ces chiffres surpassent largement ceux de 1970 (184 millions) ou encore de 1980 (176 millions). Conséquence: une hausse nationale dans la production et la distribution.
"Cette année, 66% des Français sont allés au cinéma en moyenne cinq fois, avec une hausse de la fréquentation des jeunes de 15 à 19 ans: 94% y sont allés au moins une fois" indique à l'AFP le président du CNC, Eric Garandeau.
L'effet est identique chez nos amis à la bannière étoilée. Au États-Unis, les indicateurs vont tous dans le même sens : la vente des billets de cinéma a rapporté un peu plus de dix milliards de dollars en 2011, 10 157,5 millions de dollars (7 806,6, millions d'euros) selon le site Box-office Mojo.
 
Pour ce qui est de la musique, entre 1959 et 2010, les ventes de disque ont été multipliées par plus de 5. La fréquentation dans les salles de concerts est stable, voire en augmentation en Europe.
 
Que signifie cette augmentation ? Sans doute que nous avons une génération plus informée sur les produits culturels et ceci grâce... au téléchargement illégal. La possibilité de visionner et d'écouter la multitude, de ne garder que le meilleur et de le savourer dans les lieux culturels. Eh oui ! Le téléchargement peut être aussi un énorme outil promotionnel, mon ami.
La pression qu'exerce les majors pour virer du Net des plate-formes telles que Megaupload et consorts, c'est un peu se tirer une balle dans le pied. Bon... vu la majorité des merdes qu'ils produisent, on va pas les vanter sur leur sens critique. Mais, il est consternant de voir des individus qui s'exaspèrent juste à l'idée de se faire ronger une mince part de leur marché (déjà juteux) par des firmes comme Megaupload. Comprenez-les ! C'est triste de ne jamais gagner de plus en plus au fil des années. On en a jamais assez !
Résultat: cette avidité les pousse à faire du lobbying forcené sur les gouvernements (toujours à la recherche de supports). On supprime les p'tits voleurs et basta ! Nous faisons face à une nouvelle forme de mafia... mais légal !
Pour les internautes, le coup est plus sévère. C'est dur de vivre dans des pays qui vantent un accès libre et égalitaire à la culture, mais qui cherchent à éradiquer du Net des sites qui vont dans cette logique, des sites qui proposent à tous de voir des objets culturels onéreux, accessibles que par une certaine élite.
 
Rassurons-nous, rien n'est perdu et le téléchargement est loin d'être banni. La perte de Megaupload sera compensée par l'arrivée d'autres sites d'hébergement, les sites de référencement reviendront.
En attendant, les majors feraient mieux de s'adapter aux mœurs du jeune public au lieu de s'en faire un ennemi. Sur ce point, je préfère écouter quelqu'un comme Alex De la Iglesia, réalisateur de Balada Triste, Un Crime Farpait,...
 
 
 
Lef Dur

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Actualités
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Coumbaya 24/01/2012 22:51

Très bone article, comme d'habitude ;).
Un ou deux points à préciser cependant, sur le pourquoi du comment :
- Mégaupload s'appretait à lancer Megabox (déjà dispo en béta pour les premiums), rien de plus qu'un GoogleMusique, seulement à la différence de Gmusique, Mégaupload avait signé des accord avec
certains gros artistes tels que Will.I.am ! ça a bien fait flipper Universal & co (qui d'ailleurs avait fait ban de youtube la vidéo "I love mega" par ces artistes, sans avoir le droit de le
faire vu que tout était en ordre), qui à décidé de réagir.

- Mégaupload respectait à la lettre le DMCA ricain, bien qu'il n'y était pas obligé, seulement des histoires d'argent sale réel on permit de donner une excuse au FBI. Sans ça, ils n'auraient jamais
osé le faire sauter (dans le fond, c'était exactement le même mode de fonctionnement que youtube, et les majors étaient libres de faire péter toute vidéo copyrighté, bon y'avais l'argent sale et
l'histoire de rewards aussi).

PS: pas le temps de checker les fautes, j'ai des pates sur le feu, donc vous allez saigner des yeux gniark.

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