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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 19:59
funhouse.jpg
 
Titre original: The Funhouse. De Tobe Hooper - 1981
 
La fête foraine est en ville. La compose : des animaux difformes, une voyante scabreuse, un tir à la carabine truqué, et bien entendu l’indémodable train fantôme. Ce même train où la seule chose dont vous avez peur est que quelqu’un, caché dans la pénombre, ne vous arrache votre collier. Du moins jusqu’ici.
Cette attraction sera la pierre angulaire de ce film, presque en huis-clos, puisque c’est lorsqu’une bande de quatre jeunes amis se décident à (enfin) y rentrer que tout se lance. A y entrer, mais pas seulement, puisqu’ils décident d’y passer la nuit. La mauvaise idée du film.
   
 
      
La bande de quatre amis, parlons-en, mais faisons court puisque de toute façon ce sont les profils types des jeunes américains des 80’s: deux belles pépées, un petit intello sympathique et (apparemment) drôle et une montagne de muscle, probablement la star du lycée. Typique donc, pour ne pas dire cliché.
Si le film est aussi long à montrer les dents qu’une attraction l’est à se monter, c’est après une bonne demi-heure que le spectateur peut frénétiquement piocher dans son sachet de popcorn, les yeux écarquillés, à l’affut de l’indice qui nous indiquera qui va mourir en premier (puisque dans le quatuor de personnages qui composent le film aucun n’est afro-américain, la question se pose plus ou moins).
Car oui, il va y avoir des morts. On commençait à en douter, mais tout se goupille lors d’un rapport sexuel tarifé entre une voyante alcoolique et un bipède portant un masque de Frankenstein (car si il y en a qui gardent leurs chaussettes pendant un rapport, lui garde son masque). Rapport très court soit dit en passant, comme quoi l’éjaculation précoce peut frapper tout le monde.
Frustré, ce que l’on devine être un jeune adulte, commet là le premier meurtre du film. S’en suit LA scène de l’œuvre, le paternel humiliant sa progéniture lorsqu’il découvre le corps inerte de la voyante. La fête foraine se voit donc amputée de sa diseuse de bonne aventure et le festival peut commencer puisque les quatre jeunes, dont la discrétion n’est pas un atout, se font trahir par un briquet. Quand on vous dit que fumer tue... Le jeu du chat et de la souris débute, et le chat a vraiment une sale gueule.
Sur l’intrigue, je n’en dévoilerais pas plus.
 
Ainsi, Tobe Hooper, sept ans après sa masterpiece « Texas Massacre Chainsaw », nous refait le coup du masque et il l’a bien compris, c’est en famille que les choses les plus malsaines se passent. Tous ceux qui ont assisté à la répartition d’un héritage familial vous le diront.
Malheureusement, malgré les nombreuses similitudes scénaristiques et les quelques clins d’œil à d’autres classiques de l’horreur, The Funhouse n’arrive pas à effleurer l’aura de son grand frère. Pourtant le lieu était propice à plus. 80’s oblige, n’espérer pas voir des effusions de sang, d’ailleurs parfois n’espérer pas voir quoi que ce soit tant le film est sombre...
Une chose est sure, la prochaine fois ils iront au cinéma. Enfin, ceux qui ne sont pas morts.
 
Stan
 

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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