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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 14:46

  gardiens affiche

 

 

Avant de s'engouffrer dans le cinéma, le Kamikaze lorgne avec envie l'affiche des Gardiens de la Galaxie. En voyant cet étrange personnage, vous vous dites qu'il semble mettre beaucoup d'espérance en cette sympathique aventure SF. Et c'est bien vrai...

 J'ai découvert cette bande délirante et décalée, après avoir vu l'étrange raton-laveur qu'est Rocket Raccoon dans le jeu de combat, Marvel vs Capcom. J'ai immédiatement été séduit par ce petit individu saugrenu et « bad-ass », à l'esprit cynique et au flingue bien entretenu. Je suis donc parti à la recherche de quelques comics VO des « Guardians of the Galaxy ». Puis vint la bande-annonce du film, qui promettait aux spectateurs une avalanche de rires, d'émotions, d'actions Bref, le B.A-BA du trailer made in US.

 

 

 

 

Synopsis: Les Gardiens de la Galaxie narre les aventures intergalactiques d’une bande de criminels déjantés et insolents: Peter Quill, alias Star-Lord (Chris Pratt), un voleur enlevé dès son plus jeune âge de la Terre, Gamora (Zoe Saldana), tueuse à la peau verte et au passé trouble, Drax (Dave Bautista), un justicier ne réclamant que vengeance après le meurtre de sa femme et de sa fille, et enfin Rocket (voix de Bradley Cooper), un raton-laveur génétiquement modifié, agressif et déprimé, accro aux armes à feu, accompagné de Groot (voix de Vin Diesel), un arbre humanoïde doté de pouvoirs, mais capable de ne prononcer que son propre nom. Ces êtres improbables devront s'allier pour faire face à Ronan, un Kree dont le rêve est de mettre la main sur un mystérieux globe qui pourrait lui permettre de conquérir le monde (Pour l'originalité, il peut revenir. Il y a déjà une centaine de super-vilains qui font déjà la queue pour ça).

 

 

gardiens-2.jpg

Et une bande de héros qui marchent au ralenti avant de partir ensemble au combat. C'est essentiel.

 

 

Dis comme ça, l'histoire parait bien ridicule, mais la déception ne fut pas au rendez-vous. A l'instar du comics, « Les Gardiens de la Galaxie » dégage dès les premières minutes une nonchalance et une autodérision qui n'est pas à déplaire. Même les cinéphiles aigris en auront pour leur fric.

 Le film met en scène des super-héros... Que dis-je ? Super-héros !? Non, héros ? Plutôt des anti-héros ! James Gunn, réalisateur du film, est déjà un habitué dans le traitement de ce genre de personnages, puisqu'il est déjà l'initiateur de Super (2011), dans lequel un loser devient un super-héros armé d'une clé à molette.

Le film démarre avec le personnage de Peter Quill, alias Star-Lord, qui débarque sur une planète abandonnée, visiblement à la recherche de quelque chose. L'homme porte un masque menaçant. L’atmosphère est lourde et inquiétante. Toute la scène porte un sérieux très académique, quand soudain, le personnage retire son casque, enfile les écouteurs d'un vieux walkman et lance de la pop music. Il danse et s'amuse à dégommer à coup de bottes les petits lézards bizarres qui trainent tout autour de lui, ou s'en servir d'un comme micro. Dès l'ouverture du film, on nous propose de suivre un individu atypique qui n'a pas peur de froisser son image de héros. C'est un homme basique, plus proche du commun des mortels que des héros Marvel traditionnels. Sa culture et son comportement sont plus celles d'un gamin des années 1980-90 (il n’hésite pas à dire son admiration pour les chansons pop et Kevin Bacon dans le film Footloose). Il est arrogant et prétentieux. Sa seule force d'attaque est d'avoir beaucoup de gadgets qui lui permettent de sortir de nombreuses embûches. C'est un être humain banal qui semble loin de l'ambiance SF du film.

 Ce anti-héros est à l'image de ses acolytes. Des marginaux, des personnages hors norme (une tueuse verte, un bodybuilder qui ne comprend pas les figures de style, un arbre qui ne dit que « Moi... s'appelle... Groot » et un raton laveur fou avec des flingues) qui parviennent à transformer n'importe quel plan d'action (ou 12% d'un plan) en une succession de situations burlesques et chaotiques. Ce sont des êtres faillibles, égoïstes, s'autoproclamant « loser ». Tous hors la loi à la fois débiles et fous. Bref, ils ont l'étoffe de tout sauf celle des héros.

 

gardiens-1.jpgOh yeah !

 

Vous l'aurez compris... le film est une décrédibilisation complète du genre. Si ce parti-pris fonctionne, ce n'est pas seulement grâce à ses interprètes qui font un très bon boulot (même Vin Diesel, dans le rôle de Groot, parvient à merveille à dire son unique réplique, ce qui en fait sa meilleure performance depuis Pitch Black... qu'on se le dise) mais aussi à l'énorme boulot de James Gunn. On peut reprocher au script de posséder une trame traditionnelle (un groupe de gentils, un méchant destructeur, une relique, course pour la relique, bagarre, paf paf, les gentils gagnent et c’est reparti pour un tour), quelques stéréotypes (les héros ne meurent jamais. C'est bien connu. Ils peuvent très bien se faire percuter de plein fouet par une navette ou rester plusieurs minutes dans l'espace sans combinaison appropriée. Ils ne meurent pas. Le méchant du film a déjà des soucis à se faire). Il y a toujours une ou deux incohérences (tous les êtres de la galaxie parlent une unique langue: l'anglais. Et… attendez, j'ai une question... SPOILER ! Leur vaisseau a été littéralement pulvérisé. Les autorités de Xandar leur offrent une réplique exacte pour les services rendus à la planète. La réplique du vaisseau est si bien reproduite qu'ils ont réussi à remettre en place tous les objets qu'il y avait à l'intérieur de l'ancienne navette... Comme le cadeau de la défunte mère de Star Lord. Comment ont-ils su qu'il y avait ces objets dans l'ancien ? Tout a été détruit !). Et malgré ces rares points noirs (on ne va pas chipoter pour des broutilles), James Gunn parvient à préserver une histoire singulière et originale, mélangeant au sérieux du genre SF une grosse part d'autodérision délivrée par des personnages peu conformes, des séries de dialogues très second degré et des scènes d'action se transformant en immenses spectacles burlesques. Les références fusent dans tous les côtés: les fans des comics retrouvent les pierres d'infinité (déjà présentes dans les autres films de la saga « Avengers »), le collectionneur et son musée qui renferme bien des richesses comme le chien Cosmo ou le fameux Howard le canard (déjà célébré dans un nanar de renom, réalisé en 1987 par Willard Huyck)

 

Conclusion: « Les Gardiens de la Galaxie » est un space-opéra qui amène le genre vers plus de légèreté et de gaieté. Il donne un bon coup de pied dans les valseuses des blockbusters sérieux. Il prouve enfin qu'une œuvre Marvel peut être un film décalé et impertinent. Et qu'un raton-laveur peut être tout aussi cohérent comme héros que Iron Man ou Hulk.

 

J’achève cette critique par la chanson pop la plus mise en avant par la promotion du film. Pas l’original, je préfère la version « David Hasselhoff ». Elle est plus… artistique. 

 

 


 

 

"Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non. C'est David Hasselhoff !

 

 

 

Lef Dur


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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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