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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:15

LA-PLA-1.JPG

"C'est la luuuuutte finaaaale"

 

 

 

Synopsis:

Un gentil scientifique idéaliste et niais travaille dans un laboratoire et expérimente un sérum contre Alzheimer sur une p'tite chimpanzette. Celle-ci développe des performances intellectuelles beaucoup plus supérieures à celles des scientifiques qui l'emmerdent constamment. Suite à un incident où chimpanzette s'énerve et casse tout dans la baraque, le vilain patron du laboratoire (qui affiche clairement sa méchante obsession pour la thune dans chaque plan où il figure) décide que ce sérum ne peut lui faire gagner que dalle et prend la décision d'éliminer tous les chimpanzés sur lesquels on a testé le sérum. Mais, chimpanzette a laissé un p'tit gars derrière elle. Le gentil scientifique décide alors de le protéger du vilain patron et de le cacher dans sa maison où habite également son père, atteint de la maladie d'Alzheimer.

Au fil des années, il semblerait que César (c'est le nom du p'tit chimpanzé recueilli) ait hérité de l'intelligence et des yeux de sa maman (eh oui, le sérum lui a été transmis génétiquement). C'est l'amour fou entre le scientifique et le singe. Il apprend à ce dernier à parler par le langage des signes, à percevoir le monde qui l'entoure, à compter, à savourer la vie à pleine dent, à porter des habits humains, ect.

Bref ! C'est un singe O.G.M. hors du commun !

Malheureusement, suite à une agression sur un voisin au caractère de con (ils sont tous comme ça ces putains de voisins !), le scientifique est forcé de faire enfermer César dans une taule pour primates. César est livré à lui-même parmi d'autres singes, ramené de force au rang de simple animal et maltraité par son gardien, Drago Malefoy en personne (Tom Felton dans Harry Potter) qui semble en avoir marre d'être un sorcier et préfère dorénavant martyriser des singes dans un refuge. A l'instar du héros de « Prison Break », César développe des plans pour s'échapper. Au final, il parvient à contaminer ses congénères par le virus 113 de Gen-Sys tout fraichement crée par son papa scientifique et à s'enfuir à l'extérieur pour foutre le bordel. Puis, là ! C'est la fête ! Feux d'artifices inclus, explosions garanties ! Les singes se révoltent ! Viva la libertad ! Viva la revoluccion ! Les singes lèvent haut le poing.

 

 

Je ne vous raconte pas tout les détails sinon il n'y aurait plus aucun intérêt à voir le film. Quoique...

Nan, mais nan, je fait mon vilain rabat-joie. On va dire qu'il est bien. J'ai dit « bien » ? nan, je vais dire plutôt: « il se laisse regarder ».

L'histoire aurait pu être sympatoche. La p'tite thèse darwiniste n'est pas encore has-been. « C'est encore hype, mon cher Charles-Henri ». Un cours pour les nuls sur l'évolution des espèces n'aurait pas fait mal à certains spectateurs, mais il est dommage de voir que l'intérêt d'une production telle que celle-ci est toujours porté sur l'épat' (tadam alakazam !!!).

Comme dans les majorités des productions, il y a un joli papier-cadeau pour toi, ami spectateur. Les effets visuels ne sont pas hors du commun: le photo-réalisme de la fourrure de nos cousins primates ne transpire pas de réalisme. Malgré cela, on s'habitue vite à nos charmantes petites bêbêtes et on n'y fait plus attention au bout d'un quart d'heure de visionnage. J'ai pas non plus le coeur de cracher sur Weta quand on voit l'énorme travail qu'elle a fourni sur la reproduction des mouvements et des expressions des singes. Une motion capture magnifique !

On va pas cracher non plus sur l'interprétation. On vise le basique, pas de grande démonstration actorale. Mais, on salue tout de même au passage Andy Serkis qu interprète brillamment Cesar le singe et on lui souhaite de ne pas être condamné dans des rôles de personnage en image de synthèses (sixième fois dans sa carrière après les trois opus du Seigneur des Anneaux, Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne et King Kong). Les producteurs ne risquent plus de le mettre dans un rôle in real life (ça serait fort dommage vu le potentiel du gars).

Les origines de la civilisation des singes et de la disparition de la race humaine sont cohérentes (même si les effets du virus 113 paraissent disproportionnés et surréalistes). Les scénaristes n'ont pas ignorer non plus les aspects politiques, philosophiques et contestataires qui ont toujours été incluses dans la franchise, en passant par une reprise astucieuse du mythe de Frankenstein, où l'homme se prend pour Dieu et où sa création échappe soudain à tout contrôle, avec au passage l'habituelle dissertation sur la monstruosité de l'homme, plus grande que celle des créatures aberrantes qu'il a engendrées (blablabla).

Bon, les points positifs s'arrêtent là car La Planète des singes, les origines s'enferme vite dans le schéma classique du scénar' hollywoodien bourré de poncifs.  

Hey, mais c'est quoi un poncif ?

Un poncif, du mot ponce et du suffixe adjectival « -if », est une chose qui sent la copie, qui reproduit un type banal, conventionnel, arrêté une fois pour toutes. C'est un cliché que l'on a habitude de voir. Tout le monde en connait ! C'est un lieu commun, un sujet déjà rabattu maintes fois (exemple: le gag de la tarte à la crème est un poncif pourri dans l'humour pourri des clowns). Au cinéma, ces poncifs sont nombreux.Voici quelques exemples:

 

- Le vieux flic qui se fait tuer à quelques jours de la retraite.

 

-Toute serrure peut être ouverte avec une carte de crédit ou un trombonne en quelques secondes. Essaye de le faire si tu veux passer pour un blaireau.

 

- Le méchant qui, au lieu de tuer directement, explique au héros son plan machiavélique en le menaçant de son arme. La plupart du temps, et pendant que le méchant blablate à tout va, le héros prépare un plan et fout la raclée au méchant. Eh oui, fallait agir au lieu de parler.

 

- La gaine de ventilation qui permet à quiconque de fuir le théâtre des opérations. Dans les films, ces couloirs de ventilation sont toujours nickels. La réalité est tout autre.

 

- Sauter en l'air avec deux flingues dans chaque main et toucher tout ses ennemis.

 

- Les "bad boys" coolos qui tiennent leurs flingues penchés. Il est impossible de viser correctement de cette manière. Tentez l'expérience, c'est un coup à se péter le poignet.
… ect ect ect (il y en a un million comme ça).

 

 

Ça évite aux scénaristes de pas trop se fouler. Les producteurs se méfient de l'innovation et préfèrent utiliser les vieilles recettes. Ça dépayse pas trop le spectateur. Mais, l'inconvénient du poncif est d'être vite barbant au bout du 10 000ème usage. C'est comme si un oncle lourdingue te sortait à chaque repas de famille la même blague. Au début, tu rigoles, puis tu souris. Au bout du dixième repas de famille, tu as juste envie de le tuer.

 

La Planète des singes, les origines n'est pas la production qui cherche à innover. Le film catalogue les poncifs et s'allourdit au fil du récit.

S'ils étaient réellement intelligent ces macaques, pourquoi rejouer des scènes surannées que même un humain à l'intelligence moyenne n'oserait plus jouer ?

Exemple: César perd son copain gorille au combat. Il accourt vers son ami, le sert dans ses bras, échange quelques mots, lui ferme les yeux. C'est le poncif du "NOOOON", très récurrent dans les films de guerre:

 

 

 

 

et v'là ensuite que les singes se tapent des poses héroïques en regardant l'horizon (message sous-entendu: "là-bas, je vois la liberté, Hector !"), le poing levé en criant « NOOOON ». Ils sont oppressés par des vilains humains !!! En plein milieu d'un combat, les singes ont toujours 5 mn pour prendre une pose style "Dieu Olympien". Ils espèrent sans doute une photo dans un magazine branchouille.

 

VIDEO-La-Planete-des-singes-les-origines-mode-d-emploi-de-l.jpg

"ça ressemble donc à ça la liberté ??? c'est quoi ces conneries !"

 

La Planète des singes, les origines est un monde manichéen: il y a les gentils et les méchants ! Point barre ! Pas de compromis.

Dans un film typiquement hollywoodien, tremble si tu es un modéré ou un suisse. Tu ne peux pas te tromper. Les méchants sont très visibles. Ils puent la méchanceté et le vice. Ce sont tous ces gros actionnaires, ces gardiens de refuge pour animaux, ces militaires. Ils rigolent le matin en pensant aux saloperies qu'ils vont pouvoir faire dans la journée comme torturer ou experimenter des trucs peu catholiques sur des animaux. Il n'y a rien à sauver chez eux. Pas de qualités, juste des rires machavieliques et des idées malsaines. Tu veux leur ressembler ? Bien sur que non ! Observe plutôt les gentils. Eux aussi, tu les remarques tout de suite: une figure bien rasée et bien coiffée, poli, altruiste et engagé. Pas une once de méchanceté.

 

Au final, le message est beau, mais il est tellement exacerbé qu'il en devient finalement ridicule.

 

En résumé: si tu es un spectateur exigeant qui prie pour voir une grosse production originale et subtile, détourne ton regard.

 

Je leur conseillerais plutôt Super, un film de super-héros loin des figures propres et aseptisées des productions Marvel. Un truc « badass », violent et drôle qui te séduit du début à la fin. Un univers où le bien et le mal sont confondus. Un p'tit bijou subversif qui débouche sur une véritable réflexion sur le genre humain (houla, je m'emporte).

Puis, un film un peu nerd dans lequel un mec tabasse des méchants à coup de clé à molette ça le fait toujours, donc à voir !

Le film est sorti en avril 2011 aux States et le 13 juillet 2011 en France dans très très peu de salles (merci une fois de plus aux distributeurs français). Donc, télécharge-le ou attend le DVD/Blu-Ray !

 

 

 

 

Quelques critiques allocinéenes qui ont  kiffé  le film La Planète des singes, les origines:

 

« Top film ca fait plaisir de l action bien soigne et des bons acteurs... A voir et revoir les anciens ca m a donne envie » - repie95

 

« Magnifique , rien a dire , une vrai claque , super scenario , c'est nous les primates !!! » - vincent buonocore

 

« 1 er point : bravo a ceux qui propose de mettre des vrais singes vous avez tout compris au film ! justement ce film denonce les mefaits de la sciences sur les animaux (ici les singes mais tant d'autre je ne citerai que quelque exemple : les shampoing testé sur les lapins, les souris de labo et jen passe) donc heureusement que les singes sont faux !!! 2n point : ce genre de film doit nous faire reflechir quant a notre facon de traiter les animaux, reconciderons quils sont dotés de sentiments et surtout d'une ame, preuve en est lorsque la mere proteje son petit, ou la souffrance de l'abandon.... Et en ca on ne peu pa dire que ce film et un navet, alors pour ce qui dénigre ce film cest surrement car il vous a mis mal a laise et tant mieu car il nya que la vérité qui dérange ! après ca ne voyez plus un zoo pareil, regarder sur quoi sont testé les priduits cosmétique que vous acheté et surtout nalimenté pas ce marché si ce film vous a touché... 3 em point le fim etait genial ^^ je lacheterai volontié ^^ » - Charlotte Finel

 

 

 

Lef Dur

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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