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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 11:50
iron-man-affiche.jpg
 
SPOILERS !
 
 
Synopsis:
Tout commence sur un monologue poignant de Tony Stark (Robert Downey Jr.), notre héros en armure, qui, épris de doute, décide de se confier au public. Oui, il avoue: celui-ci s'est comporté comme un salaud. Il nous propose donc un p'tit moment « flash-back »... direction Genève en 1999. Let's go ! Le générique s'ouvre, avec comme super bande-son... hein ! Sérieux ?! « I'm blue » de Eiffel 65 ? C'est un choix... particulier. Certes, il fallait une musique pour s'imprégner des « nineties » et se remettre dans le contexte. Mais merde, il y avait tout de même d'autres hits en 1999 que ce « truc » d'eurodance. Ça a le mérite d'apporter un changement direct par rapport aux deux premiers films. Bon... passons à la suite. Nous sommes donc en 1999 à un congrès de p'tits génies de la science et nous retrouvons Tony Stark, notre playboy-milliardaire-philanthrope-ingénieur-scientifique, qui n'oublie pas de montrer à chacun de ses pas qu'il possède la classe ultime. Ce dernier tente de séduire Maya Hansen (Rebecca Hall) en faisant mine de s'intéresser à ses recherches sur la régénération des cellules (un projet appelé « Extremis »). Alors que Tony réussi à la faire monter dans sa suite pour passer une nuit de folie, ils sont accostés par Aldrich Killian (Guy Pearce). Le mec est l'archétype du « nerd parfait », un ringard avec une tête de souffre-douleur du lycée, celle qu'on aime tant nous servir pour montrer à quoi ressemble un geek. Bref, celui-ci n'est pas là pour leur parler des défauts du dernier Windows ou de leur expliquer la programmation en java. Non, il veut rencarder Tony sur son projet révolutionnaire appelé A.I.M. Tony dit: « oui, oui, mon gars... ça a l'air sympa ton truc. Tu peux aller voir sur le toit de l'hôtel si j'y suis. Je te rejoins dans dix ans ». Crédule, notre geek repart tout content, pensant avoir son rendez-vous avec le grand Stark. Malheureusement, occupé par ses folâtreries, il oublie le pauvre bougre sur le toit. Le choc est rude pour notre ami geek.
 
Fin du flash-back. Nous nous retrouvons à notre époque. Le début du film se situe après le fameux « événement de New-York » qui clôt « The Avengers », où Tony et sa bande de potes super-héroïques sont parvenus à dégager une bande de chitauris belliqueux de la Grosse Pomme. Tony Stark, rongé par des crises d'angoisses qui interviennent dès qu'il entend le nom de « New-York » (ce qui doit être assez dur à vivre), vit en ermite dans sa villa californienne et passe ses journées à fabriquer des armures. A chacun sa passion. Certains font des maquettes, d'autres des armures high-tech. Là, on joue à fond la carte de l'empathie avec le public. Regardez, c'est tout triste de voir notre héros souffrir, ça fait tirer la larmichette. Son malaise affecte même sa vie de couple avec la belle Pepper Potts (Gwyneth Paltrow). Bref, c'est pas top... Il n'en fallait pas plus pour Aldrich de revenir au devant de la scène pour séduire Pepper avec ses grosses... euh... trouvailles scientifiques. Ah oui... Aldrich est devenu un véritable play-boy. Fini le look de no-life ! Un changement qui redonne un peu d'espoir à tous les geeks qui vont voir le film. Tu vois ? Tout n'est pas perdu. Toi aussi, tu peux ressembler à ça.
Au même moment, un méchant barbu accro à la culture chinoise, surnommé « le Mandarin » (Ben Kingsley), s'amuse à pirater les chaînes TV pour imposer son émission sur le thème du terrorisme et de l'antiaméricanisme. Il semblerait que le cinéma US ne s'est toujours pas remis du traumatisme post-11 septembre. On nous ressort un ersatz de Ben Laden et une millième histoire d'attaque terroriste envers l'Amérique. Pas de grande idée originale jusqu'ici. Bref... une bombe humaine (créée à partir du traitement « Extremis » de Maya Hansen) fait exploser le théâtre chinois de Los Angeles. Pourquoi ? Parce que ces enfoirés de 'ricains n'ont pas demandé les copyrights à la Chine pour la dénomination du bâtiment. L'attentat engendre une indignation mondiale. Stark, pensant qu'on s'attaquait directement à lui, provoque le Mandarin en duel. En réponse, le méchant terroriste pulvérise sa villa. Voilà ! Direct ! Fallait pas l'emmerder. Stark parvient à fuir de justesse grâce à l'une de ses armures. Mais, celle-ci l'emmène à des milliers de kilomètres de la Californie avant de s'écraser lamentablement dans le Tennessee. Là, Stark est dépanné par un petit « je-sais-tout tête-à-claque » qui le remet sur les rails.
 
iron-2.jpg« Moi, fana de la culture chinoise ? Ah mais non, pas du tout »
 
Notre héros part ensuite faire ses recherches pour remonter la piste du Mandarin et des hommes modifiés par le virus « extremis ». La surprise est grande lorsqu'il découvre que le Mandarin n'est qu'un pitoyable acteur, cantonné au rôle de marionnette au service d'Aldrich Killian. Joli pied de nez au spectateur qui, nourri par les nombreux trailers, pensait que le grand méchant de l'histoire serait le Mandarin. Mais non ! L'ennemi n'est donc pas le terroriste, mais un ingénieur américain, patron d'une firme de surcroît, contrôlant les médias pour défendre ses intérêts. Retournement de situation dévoilant les affres de la manipulation médiatique. On nous mentirait ? Houla, le film serait-il plus profond qu'on le pensait ? Une visée politique ? On ne dit rien de plus, ça pourrait donner envie aux critiques français de papoter là-dessus (s'il vous plaît, ne faîtes pas ça). Revenons à l'histoire. Là, vous allez me demander: « Mais, pourquoi Killian s'amuse à faire des attentats et de drôles d'expériences ? Que veut-il ? Pourquoi fait-il ça ? On ne sait pas. Ses motivations ne sont pas clairement mentionnées. On sait juste qu'il n'a pas supporté l'attitude de Tony en 1999. « Vengeance ! Tu m'as posé un lapin ! Je vais donc détruire ta vie, faire exploser ta baraque, détruire le monde avec une armée d'hommes-mutants ! Ahahah ». Conclusion: ne recalez jamais un geek. Sa réaction pourrait être assez surprenante.
Killian continue son plan maléfique en kidnappant le président des Etats-Unis et Pepper Potts. S'ensuit ensuite une bataille épique entre une armée dopée à l' « extremis » et Iron Man, accompagné de son meilleur ami James Rhodes (alias « War Machine ») et l'Iron Legion, les armures Iron Man construites par Stark. Celle-ci s'achève après un combat éprouvant entre Killian, infectée par le traitement « Extremis », et Iron Man. A la fin, le méchant meurt et tout le monde est sauvé. Pepper Potts est soigné du virus que lui a injecté Killian. On opère Stark pour ne plus avoir besoin du réacteur Ark implanté dans sa poitrine. Si le traitement existe, pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant ? On ne sait pas. Ça l'amusait sans doute de se balader durant trois films avec un electro-aimant planté dans le torse. Bref, tout le monde est heureux et « Fin » (… ou presque car il y a une p'tite séquence en fin de générique).
 
Fin des SPOILERS !
 
iron-1.jpg

Ma réaction devant le film



 La critique:
 
« Iron Man 3 » est d'une qualité supérieure aux deux premiers films. Le talent du réalisateur Shane Black ( Kiss Kiss Bang Bang ) en est pour quelque chose. En alternant « le film de super-héros » avec « le film de détective » et en introduisant quelques bonnes punchlines et des scènes d'actions efficaces, il permet de rendre ce nouveau « Iron Man » plus accrocheur et percutant. Robert Downey Jr et ses répliques incisives font mouche, le jeu de Ben Kingsley apporte quelques surprises et Guy Pearce offre au spectateur un méchant très convaincant. Bref, le démarrage de la « phase 2 » des aventures des « avengers » (version cinéma) est correctement lancé. Attendons de voir si le Thor: Le monde des ténèbres parviendra à garder cette énergie.
Hop ! Une p'tite bande-annonce:
 
 
Mais... car il y a un « mais »...
Le film nous réserve certes quelques surprises. Lorsque nous découvrons le vrai visage du « Mandarin », le retournement de situation est une sacrée surprise pour le spectateur, croyant éperdument avoir affaire au grand « mad men » du film. On sort des sentiers battus. Bon... c'est amusant, mais ça reste dommage d'utiliser le Mandarin comme un faux-semblant, alors qu'il aurait pu, à l'instar des comics, devenir un ennemi redoutable pour notre Iron Man. Autre point positif: Pepper Potts ne joue plus le rôle de la potiche qui se fait sauver les miches tous les quarts d'heure. Elle devient enfin un personnage actif.
Toutefois, « Iron Man 3 » reste d'un conventionnel ennuyant, avec un happy end absolument laid et un usage abusif du deus ex machina. Il parvient à faire monter la franchise d'un cran, mais il demeure un blockbuster s'embourbant dans les stéréotypes de l'action movie de base.
 
Allez le voir, savourez-le, prenez plaisir à admirer les nouvelles péripéties du super-héros emblématique de l'écurie Marvel, mais ne vous attendez pas à un « film de super-héros » innovant.
 
P.S.: Je vous conseille de lire le comics qui a inspiré le film: « Iron Man: Extremis », écrit par l'excellent scénariste Warren Ellis (The Authority, Transmetropolitan,...). Enfin... quand je dis « inspiré », je parle de « reprendre un ou deux éléments ». C'est trop difficile pour les scénaristes de faire une adaptation respectueuse du matériau d'origine. Il faut pas leur en demander trop.



Lef Dur

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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Coumbaya 01/05/2013 14:11

Hey ! (c'est moi, Ben.)
Très bonne review, mais si je puis me permettre d'ajouter :
-très déçu par la "farce" qu'est le mandarin comparé au comic.
- Tu ne peux PAS parler d'Iron Man : Extremis sans mentionner le desssiinnnnnnnnn ! C'est tout simplement le comics le plus photoréaliste au monde ! Gorgeous ! Bon par contre un poil déçu que
l'Extremis ne soit pas similaire au comics justement, mais je pense que le public n'est pas ready pour ça...
- Tu ne peux PAAAAAASSSS donner "que" Transmetrop et The Authority comme exemple du taff de Warren Ellis, quand il à fait le chef-d'oeuvre qu'est Global Frequency!
^^

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