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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 20:20

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Synopsis:  Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

 

 Oui bon, je sais ! J'aurais pu trouver mieux pour ouvrir ce blog. Des bons films, il y en a encore quelques-uns qui errent dans les salles en France. Mais c'était le dernier film que j'ai pu admirer (ironie ?) au cinéma. Mon emploi du temps de parasite cinéphile ne me permet en ce moment de voir que peu de films sur grand écran, il faut bien s'en contenter  

 

Mais comment j'ai pu aller voir ce truc déjà ? Ah oui ! Mr. Y. ! cet enfoiré !

Mr. Y. est mon meilleur pote. Nous avons eu le grand mérite de faire partie des premiers grands fans du magicien binoclard. Bon, nous pouvons nous la péter en jouant les puristes et rire à la face des jeunes pré-pubères, fumer une p'tite pipe et dire d'un air hautain: « ahaha, mais oui... nous avons connu les romans Harry Potter bien avant le grand boom de 2001, sortie du premier Harry Potter au cinéma. A l'époque, le succès se faisait du bouche à oreille. Eh oui, mes petits ! A notre époque, Internet n'existait pas. On faisait du feu avec des cailloux, on chevauchait des mammouths et on jouait avec des bouts de cartons qu'on appelait vulgairement « POGS » ! (oui, encore un mot néandertalien). Mais là, je dérive. Reprenons notre récit. Bref !

 

Se souvenant des bons moments qu'on a eu en lisant ces pavés, nous suivons notre instinct animal et nous nous ruons comme des zombies à chaque sortie des films « Harry Potter ». Chaque générique de fin était suivi d'insultes et de cri haineux dignes des plus beaux coups de gueule de John Rambo. Pas parce que les films n'étaient pas fidèles au roman. Non, non. Nous partons du principe qu'un film doit rester avant tout un film, se démarquer du roman en utilisant les spécificités propres au cinéma. Une adaptation doit être une adaptation ! Nan... juste parce que chacun de ses films étaient tout simplement moyen... trèèèèès moyen (bon, je pourrais utiliser le terme « à chier », mais ma maman lit ce blog... donc, pas de vulgarité). Petite exception: nous pouvons sauver le troisième opus qui semble plus cohérent, plus agréable à regarder, moins niais et mieux construit que les autres opus.

C'est donc dans un élan masochiste que nous nous dirigeons vers la salle de cinéma, mais avec le même espoir: sauverons-t-il cette saga bancale ? Nous l'espérons, mais... non. Ce film n'échappa pas à la règle.

Il faut le dire comme c'est: Chaque opus est un foutage de gueule en règle. Pourquoi ?

Producteurs impitoyables qui te font casquer pour une deuxième partie sous le prétexte de faire durer le plaisir (on parle toujours de plaisir masochiste, je crois hein...). Un film, deux tickets à 9 euros l'unité. Ok. Tu vois le truc, hein ? Pas besoin de faire un dessin. Et pour quel résultat ?

Je ne jetterais pas la pierre sur ce pauvre Steve Kloves, scénariste attitré de la saga. Ces mêmes connards de producteurs l'obligent à écrire toujours à la va-vite pour être dans les temps avant le début du prochain tournage. Puis, en voyant les interviews, tu sens que le monsieur commence à en avoir plein le cul de Poudlard. Mais, Stevie ! En écrivant ton script, tu n'as pas l'impression de nous prendre pour des cons ? On a toujours cette impression que tu es tellement impatient de te débarrasser de la franchise que tu oublies comment s'écrit une bonne intrigue. Pourquoi tant de précipitations dans l'histoire ?

Tu nous fous des raccourcis douteux (« Hey Gégé ! Tu crois qu'ils vont gober ça ? »  « Mais, vas-y, le public, c'est des gros cons. La majorité sont des gamins qui comprennent rien ou des ados qui pensent qu'au sexe et à la violence »)

exemple n°1: Dans la banque de Gringotts, Harry et ses copains cherchent à entrer dans le coffre de Béatrix Lestrange pour dérober une relique. Un système magique les répère. Ils tombent d'un chariot et ils atterrissent où ? Comme d'un hasard très hasardeux, ils tombent juste devant le coffre de Béatrix Lestrange. « Wouah, on a trop de chance ! »

 

exemple n°2: Comment Harry peut-il savoir ce qu'est le sixième Horcruxe ? C'est simple. Il tombe à l'eau et il est pris d'un flash. Il voit quelques images succinctes et incompréhensibles. « Hey les gars, j'ai eu des visions. J'ai vu un Horcruxe. Enfin, je sais pas ce que c'est ? Je sais pas où il est exactement ? Maintenant, suivez-moi ! ». Attends mec, ton plan est pas un peu pourri, là ?. Mais non, on dirait que c'est pas un problème. La preuve: ils arrivent à Poudlard, expliquent à leurs camarades qu'ils recherchent un objet inconnu dans la maison Serdaigle. C'est pas un problème ! Luna Lovegood sait qu'elle est l'objet en question. Deus ex machiiiina ! Alleluia ! C'est le diadème perdu de Serdaigle ! Ça ! Ce qu'on appelle un excellent sens de la déduction. Il y a pas tortiller du cul. Ça pourrait être n'importe quoi comme objet sacré de Serdaigle. Mais non ! De toute façon, il faut toujours se fier à la fille qui paraît la plus camée dans le groupe. Ceci me rappelle le sens de déduction de Robin dans Batman (version 1966). La différence est que je soupçonne le dernier film d'être fait avec beaucoup plus d'humour.

 

  
 

exemple n°3: Tous les modes d'échappatoires de nos héros ! Il y a toujours un truc qui traîne quelque part pour les sauver (Des balais, un dragon qui passe dans le coin,...). Après le coup du coffre de Lestrange, c'est ce qu'on peut appeler « avoir le cul bordé de nouilles »

 

exemple n°4: Les romans « Harry Potter » abordaient des nombreux thèmes politiques non négligeables. « Oups, Stevie ! On a oublié de mettre cet aspect dans le film, là. ». Nan t'inquiètes, on va resumer tout ça en un plan. C'est une dictature, donc on va faire marcher les élèves de Poudlard en cohorte romaine. Là, c'est mieux. C'est bien connu. Dans les rues d'un pays en proie à la dictature, on a ce soucis caricatural de faire marcher les gens en cohorte romaine.

 

Exemple n°5: Ron et Hermione ont besoin de dents de basilic pour briser un Horcruxe. Facile, il y en a dans la chambre des secrets. Malheureusement, cette chambre est verrouillée par une porte qui ne peut s'ouvrir qu'en prononçant une phrase précise en fourchelange (la langue des serpents). Comment ils vont faire ? Pourtant, seul Harry et Voldemort ont ce don ? C'est simple ! Ron espionne Harry quand il pionce. Dans son sommeil, il prononce quelques mots en Fourchelangue. Donc, notre ami rouquin prononce au hasard quelques mots (ben oui, il n'a pas precisé qu'il connaissait la traduction, il ne sait même pas ce qu'il faut dire exactement) et... miracle ! Ça s'ouvre sur le premier essai ! (je vous le dis ! Ils ont le cul bordé de nouilles)

 

Harry-Potter-7-partie-2-premier-film-de-la-saga-a-rapporter.png

                                                                                                          "gnééééé ?"

 

Aux raccourcis, nous pouvons rajouter les nombreuses incohérences:

  1. Harry et Gripsec font un marché. En échange de l'épée de Gryffondor, Gripsec leur permet de rentrer dans la banque. Dans cette banque, pourquoi Harry Potter donne l'épée de Gryffondor à Gripsec alors qu'il en a encore besoin pour briser l'Horcruxe ? Pas de réponse, juste le fait que Harry Potter semble être un peu con sur les bords.

  2. On nous explique que le dragon qui garde le coffre de Lestrange peut être neutralisé en faisant sonner des clochettes. Pourquoi les gardes ne tentent pas de faire de même quand ils essayent d'arrêter nos héros ? Ne t'inquiète pas Harry. Tu ne risques pas de te faire capturer. Tes ennemis sont aussi cons que toi.

  3. Au lieu de fuir la banque à dos de dragon et foutre le bordel, pourquoi ne pas utiliser la téléportation (sort souvent utilisé dans le film) ? S'il y a une réponse dans le roman, elle n'est pas expliqué dans le film.

  4. Poudlard est en état d'alerte. Alors que les "gentils" manquent d'effectifs, le professeur Mc Gonagall décident d'enfermer les élèves de Serpentard dans les cachots. La raison: une élève de Serpentard a voulu céder au chantage de Voldemort en exigeant au professeur de donner Harry Potter au seigneur des ténèbres. Mc Gonagall part du principe que tous les serpentards ne sont pas doués d'un esprit collectif et que ce sont des futurs petits fachos en puissance (tous des enculés, ces serpentards) et préfèrent les mettre à l'écart. Quel bel esprit de tolérance... Dans un deuxième temps, on sait que l'école est pourvue de moults créatures magiques très puissantes. On ne préfère pas les alerter. On peut se demander s'ils veuillent vraiment gagner cette bataille. Nan, je ne crois pas... Dans un troisième temps, nous savons aussi que des renforts peuvent venir de l'extérieur. Nan, on dirait qu'ils n'en ont pas besoin non plus. On a quelques professeurs, l'ordre du Phoenix, mais pas d'autres adultes voulant défendre leurs enfants. On préfere sacrifier quelques enfants face à une horde gigantesque de mages noirs dangereux qui, EUX, ont eu l'intelligence de demander des renforts (araignées, géants,...). Le sens du sacrifice, c'est tellement beau.

  5. L'épée de gryffondor qui avait disparu avec Gripsec dans la banque de Gringotts revient par on ne sait quel moyen dans les mains de Neville Londubat au château de Poudlard.

  6. ect ect... (n'utiliser pas le prétexte "nan, mais c'est magiiiiique" pour justifier tout celà, ça marche pas).

 

 

Je pourrais en dire des tonnes comme ça. Vous-mêmes, vous pouvez vous amuser à les recenser. Les erreurs scénaristiques ne sont même plus à compter.

On pourrait dire que je fais mon difficile. D'accord, admettons. Mais, il faut avouer que les défauts ne s'arrêtent pas seulement sur le scénario. Les trois acteurs principaux sont désespérants, une véritable école du sur-jeu qu'une porte a dû leur enseigner.

Le seul mérite pourrait revenir à l'équipe des effets spéciaux qui arrive à délivrer un excellent travail. Les scènes de bataille sont appréciables, mais ne sont tout de même pas mémorables.

Bref, Harry a encore la baguette molle (ouais bon, j'avoue. Elle est nulle celle-là).

 

P.S.: je ne remercie pas Mr. Y. qui m'a encore convaincu de voir un film « Harry Potter ». Je devais aller voir « La Balada Triste » d'Alex de la Iglesia, mais la distribution française l'a parsemé à travers l'hexagone en préferant imposer ce blockbuster mal foutu et je n'ai trouvé aucune salle le proposant près de mon p'tit chez moi. Une seule solution: tuer Hadopi...

 

Etant impartial, je laisse la parole à quelques critiques du forum « Allociné » qui ont adoré le film (tout ceci est authentique):

« wech, juste pour dire que le dernier harry potter c'est la frappe mais la fin est pourrit. On voudrais voir une suite mdr "le fils d'harry à l'école des sorciers". ptdr c'est pas trop mishto. » - Audrey Audoin

« super ya rien a redire...un peu triste c le dernier...les acteurs se sont surpasses dans ce dernier opus... j ai l impression d avoir grandi avec eux... » ledem

« jen suis fan jai juste envi de le revoire encor encor. vivemen kil sorte le dvd. hyper bien fai il suu bien le livre » - matt93psg





 Prochaines chroniques: Melancholia (Lars Von trier), Captain America et Conan

 

Article de Lef Dur

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Published by Lef Dur - dans Cinéma
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commentaires

Zang 26/07/2011 23:57


D'ailleurs pour parler de cette superbe salle des secrets ... il faut y rentrer 2 fois un utilisant la langue des serpents ...étonnant que le rouquin ne fasse la remarque qu'a la deuxième porte
'-_-.

J'ai pas bien compris non plus pourquoi le neville s'avance et sort l'épée à 20 mètre de Voldemort ... il a pas compris que sa baguette était surement plus efficace à une telle distance ?

Je finis avec les Horcruxes ... pourquoi j'ai l'impression qu'ils sont pas méchants à tuer, bordel, ils sont censé etre un bout d'ame de Voldemort et pourtant, sur l'ensemble des objets, juste 2 se
sont vraiment défendu ... à croire que le grand méchant s'en battait les couilles de perdre des bouts d’âmes (ben oui, c'est pas grave, on peu la diviser à l'infinie)

Avec du recul, j'avoue ma défaite ... le film est mal fait, à voir juste si on veut oublier son cerveau


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