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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 17:50
une-nouvelle-serie-aux-tats-unis-go-on-presque-mort-de-rire.jpg
 
Ryan King, un commentateur sportif, supporte tant bien que mal le décès de son épouse. Son patron l’oblige à suivre une thérapie de groupe. Va–t-il accepter de se faire aider, et surmonter ce deuil ?
 
Pour vous faire découvrir un peu cette série toute fraîche (et aussi parce que ça ne fera pas de mal d’exercer un peu votre anglais), je vous laisse visionner le teaser :
 

 

Oh oui ! Matthew Perry est enfin de retour !! Je ne sais pas vous, mais j’en saute de joie. Après plusieurs flops, notre Chandler Bing de la série cultissime Friendsfait son come back à l’écran et on aime ! Le synopsis de cette première saison est simple. Un sujet grave pour seul fil de l’histoire, fallait y penser... et oser. Et ça suscite la curiosité. Alors, après avoir visionné quelques premiers épisodes de Go on, posons-nous la question : flop ou top ?

 

 

goon

« Qu’est-ce que je fous dans cette galère ? »

 

 

Première surprise dès les premières minutes du premier épisode : le personnage principal fait une apparition plutôt inattendue, genre se pointer au bureau quand on ne l’y attend pas en meuglant « I’m back ! » sous les yeux médusés de ses collègues. Un mois après le décès de sa femme, le revoilà en pleine forme, prêt à reprendre le travail, tout sourire, en prétextant que seul son job peut l’aider à reprendre le cours normal de sa vie. En bref : pas de larmes, rangez vos mouchoirs. Première bonne nouvelle (je suis allergique au pathos). On prend en cours l’histoire, et ça nous surprend dès le départ : on n’assiste pas à la mort de son épouse (Janie, c’est tout ce qu’on sait d’elle au début), ni à son enterrement, ni à la réaction qu’a pu avoir Ryan King sur le moment. Et finalement, on se demande : ce Ryan, il est sans cœur ou quoi ? C’est un connard ou il est dans le déni le plus total ? On a presque envie de lui dire : « Hé mec ! Tu es veuf ! Tu as perdu ton épouuuuse, coucou ! » On ressent presque de l’antipathie (je ne suis moi-même pas très convaincue quand il se la joue commentateur sportif j’suis-dans-l’coup). Presque seulement parce que, finalement, il nous fait rire ce Ryan. On retrouve dans le jeu de Matthew Perry un peu de Chandler Bing : l’humour comme bouclier, un masque pour se cacher derrière cette fragilité. Tout au long du premier épisode, il ne souhaite qu’une chose : signer le fameux papier qui atteste qu’il est guérit afin de reprendre le boulot et faire comme si de rien n’était. Ca semble tellement facile. Il joue avec les drames des autres personnages (le vieil homme aveugle, la dépressive folle de chat ou Owen, le jeune qui a perdu son frère), s’en moque un peu car après tout la compassion, c’est pas son truc. Lui, il veut avancer dans la vie (d’où le « Go on ! »), sans se morfondre. Bref, rejetter ces émotions qui sont apparus depuis ce tragique accident de voiture. Jusqu’à ce qu’il pète un câble, et reconnait que, oui, il a besoin de se faire aider et d’en parler. Perdre une personne qu’on aimait plus que tout, ça ne se prend pas à la légère.

 

Vous l’aurez bien compris, Go on, ça parle de sujets graves. Mais c’est aussi une comédie. Fallait oser. Voilà des situations grotesques où, lors de sa première séance, Ryan organise le tournoi de l’histoire la plus triste. Go on ne se moque pas du deuil, bien au contraire : les quelques moments où Ryan parle de sa femme sont vraiment touchants, et c’est au fil des épisodes qu’on en apprend plus sur elle et leur histoire, petit à petit. La série prouve qu’on ne peut pas oublier sa peine, mais qu’il est possible de la surmonter, voire en rire. On se moque gentiment des thérapies de groupe, avec des séances un peu incongrus (« oh oui, faisons des collages, faisons-nous des câlins ! »), et des personnages pour la plupart excentriques (Mr. K alias Brett Gelman est à mourir de rire) qui font désormais partis de la vie de Ryan. Parlons par exemple de l’épisode 3 où Ryan King éprouve des difficultés à informer son jardinier le décès de Janie : ces acolytes lui donnent des conseils relativement farfelues (faire une plaque d’immatriculation de voiture avec WYF DED inscrit dessus, se faire un tee-shirt, ou l’annoncer avec légèreté…). Et Ryan lui-même essaiera d’aider la plupart d’entre eux pour résoudre leur problème (souvent de façon maladroite voire inadaptée). Au fil des épisodes, le personnage se révèle peu à peu et se dessine plus clairement : non ce n’est pas un connard, juste un homme fragile qui a du mal à faire face à la réalité et qui n’exprime pas ce qu’il ressent. Et oui, Matthew Perry est très bon dans ce rôle qu’on connaît si bien, tellement Chandler Bing-esque, anxieux, drôle, touchant. Parfait pour le contexte de l’histoire.

 

 

go-on1.jpg

« Poupidoupoudoupoup ! » cf. épisode 03

 

 

Il est difficile de juger plus cette série en quelques épisodes seulement (6 pour être précise). On ne peut que souhaiter voir les personnages secondaires plus approfondis, sortant des rôles de faire-valoir. En tout les cas, deux points à retenir de Go on : pas de surenchère de type violons-sors-les-mouchoirs-j’ai-les-yeux-qui-piquent, et un rythme plutôt bien soutenu pour chaque épisode. Et un troisième point pour conclure : Matthew Perry, quoi. C’est un argument de poids pour vous convaincre, non ?

 

 

Clémentine Samara.

 

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans TV
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