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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:57

batman vs spider 1

 

 

Comme chaque été, Hollywood sort les grosses machines et c'est reparti pour du bourrinage visuel. Cette année, le match oppose deux super-héros: Spider-Man et Batman !

 

Cool Attitud:

 

Dans la vie civile, nous avons deux gars bien différents. D'un côté, il y a Peter Parker. Un jeune loser, né avec un corps de gringalet, deux mains gauches et le QI de Jamy de « C'est pas sorcier ». Il assure en maths, mais côté « drague » c'est moins top. Un geek, quoi ! Et comme tous les geeks dans les films US, il est martyrisé par le sportif du lycée (principe de la chaîne alimentaire, sans doute). Il essaye tout de même de rattraper sa « cool attitud » en ayant un p'tit côté créatif et en roulant sans cesse en skate (un jeune, quoi). De l'autre côté, il y a Bruce Wayne. C'est un mec carré avec peu d'humour. D'un côté, c'est difficile d'être heureux lorsqu'on a perdu ses parents aussi jeune. Mais, on va pas le plaindre. Avec une fortune aussi conséquente, il devrait se sentir comblé. Il pourrait sortir une ou deux blagounettes (histoire d'égayer sa vie). Mais non ! Regardez ! Peter Parker relativise alors que sa vie est déplorable.

Le spectateur aura autant de sympathie pour le milliardaire orphelin et délaissé que pour l'individu simple et routinier qu'est Peter Parker. Le côté « brun ténébreux et mal dans sa peau» de Bruce Wayne apporte une petite touche d'empathie, alors que Peter Parker est le synonyme même du jeune lambda. Le jeune geek reste certes plus sympathique, mais Bruce demeure plus attachant.

 

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En tenue de super-héros, c'est autre chose. Batman arbore une cuirasse noire high-tech, solide et efficace. Celle-ci est censée terrifier ses ennemis et ça marche ! Chacune de ses apparitions est électrisante. Quand il parle, on a certes l'impression qu'il a une flopée de marshmallows dans la bouche, mais ça reste sérieusement flippant. Non ? Bref, Batman a le costume « bad-ass » par excellence. Par contre, Spider-Man a fait le choix peu judicieux de se balader dans une tenue moulante bleu et rouge. Alors que Batman semble avoir fait le choix de se confondre dans le paysage avec un noir sombre, Spider-Man choisi le flashy. Un tel costume est comme porter une pancarte « tirez-moi dessus » autour du cou. Une véritable cible mouvante, le gars ! Certains me diront: « ouais, mais Spidey éxecute des figures monumentales », je rétorquerai que les démonstrations physiques sont tout aussi impressionnants chez Batman (alors qu'il a un malus face à l'homme-araignée: il n'a pas de pouvoirs). Un point pour Batman !

 

 The-Amazing-Spider-Man-120130-01.jpg

 

Côté « réplique », le point va de suite à Spider-Man ! Il est drôle et incisif. Le film de Marc Webb n'hésite pas à casser la figure emblématique du super-héros avec une série de situations drôles et décalées. Batman, c'est comme... attendre qu'une porte de prison te sort une blague. Il y a bien une ou deux phrases accrocheuses, mais il y a pas de quoi s'esclaffer. Il est vrai que l'on attend pas Batman sortir des sketchs. Surtout pas ! On se retrouverais encore avec un nanar comme « Batman & Robin » et sa chiée de jeux de mots pourris. Mais... une ou deux répliques percutantes, ça marque toujours dans un bon film d'action. Un point pour Spider-Man.

 

Résultat: Spider-Man wins

 

Le passé:

 

Les deux personnages n'ont vraiment pas eu de bol dans la vie. Bruce Wayne devient orphelin dès l'âge tendre. Il restera tourmenté à vie par cette expérience. A ce drame s'ajoute la disparition de son seul amour: Rachel Dawes. Peter Parker, lui, est abandonné par ses parents. Peu de temps après, ceux-ci décèdent dans des circonstances mystérieuses. Par la suite, c'est au tour de son oncle Ben de disparaître de la circulation, assassiné par un zonard. Conclusion: pour devenir super-héros, il faut irrémédiablement avoir une vie de merde. Le spectateur ressent de l'empathie et c'est dans la poche.

 

Résultat: ex-aequo

 

Les girlfriends:

 

Avoir des pouvoirs, c'est un véritable aimant à filles. Il suffit juste au super-héros de montrer un peu ses prouesses physiques pour les avoir toutes dans son lit. Après quelques dialogues bégayants, Peter Parker parvient à attraper dans sa toile la ravissante Gwen Stacy (joué par la toute aussi ravissante Emma Stone). Donc, on oublie l'insupportable Mary-Jane Watson des films de Sam Raimi. Spider-Man n'ait plus obligé de sauver celle-ci au moins une quinzaine de fois par film. Rappellez-vous: Le Spider-Man de Raimi passait plus de temps à sauver Mary-Jane que les citoyens de New-York. Ici, la nouvelle production a fait le bon choix de virer la boulet de service pour accueillir Gwen Stacy, personnage déjà dix fois plus intéressant dans le comics que Mary-Jane. Bravo pour le choix de Spider-Man, mais celui-ci est un petit joueur face à Bruce Wayne. Le Batman parvient lui à ne pas séduire une femme... mais deux ! Miranda Tate et Selina Kyle, alias « Catwoman ». Autant Anne Hathaway joue une excellente Catwoman en axant son personnage sur l'ambiguité bon/mauvais, autant Marion Cotillard est sans intérêt, plate et inexpressive. Le pire est de connaître lors du final la réelle identité de son personnage. Si vous connaissez le comics, vous vous dîtes: « Pourquoi ?! Pourquoi Marion Cotillard a été choisi pour l'incarner ? Nooooon ! Elle ne lui ressemble absolument pas». Fort heureusement, Batman finit par faire le bon choix. Dieu merci.

 

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 Gwen Stacy (Emma Stone)

 

 

Le super-vilain:

 

Le Lezard ou Bane ? Le cliché du scientifique fou vu et revu, usé jusqu'à la corde ou un ennemi charismatique capable de réfléchir à des plans tortueux pour frapper à mort notre super-héros chéri. Le choix n'est pas difficile. Moins charismatique que le cultissime Joker joué par Heath Ledger, Tom Hardy incarne tout de même un Bane « correct ».

 

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Résultat: Batman wins !

 

L'action:

 

Les deux productions visent une vision plus « réaliste » des deux super-héros. Toutefois, les effets spéciaux sonnent moins faux dans « Dark Knight Rises » que dans «The Amazing Spider-Man ». Question de budget oblige. Les attentats de Gotham sont d'une beauté chaotique magistrale. Un point pour Batman.

Le point noir de « Dark Knight Rises » est le petit message idéologique nauséabond en arrière-fond: « la stabilité, c'est lorsque les multinationales ont les rênes de la société. Le pouvoir au peuple, c'est le chaos et la désolation ». Une sorte de rappel à l'ordre à tous les récents mouvements américains (Occupy The Wall-Street, les Indignés, Anonymous). Mouais, pas convaincu.

 

Résultat: Batman wins !

 

 

 

Batman vs. Spider-Man: 4-3

 

Lef Dur

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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