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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 14:56
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Dès son développement, « Cloud Atlas » s'annonçait comme un film intriguant: Tom Tykwer, réalisateur de « Cours Lola, Cours » et « Le Parfum », et Andy et Lana Wachowski, créateur de la trilogie culte « Matrix » écrivent et réalisent une adaptation du roman de David Mitchell, La Cartographie des nuages. L'affaire s'avérait déjà alléchante. Son financement ? Le film sera produit comme un film indépendant (auto-production de ses propres créateurs, avec des suppléments apportés par diverses boîtes de production allemandes). Quatre ans de production dans le silence le plus total. Et le voici ! Alors, à quoi s'attendre ?
 
L'histoire: Six histoires différentes, étalées sur cinq siècles, et ayant toutes un lien entre elles.
1849: Adam Ewing, jeune homme de loi de San Francisco, fait la traversée du Pacifique en compagnie d'un esclave du nom d'Autua.
1936: Robert Frobisher, un musicien anglais bisexuel, se met au service d'un compositeur invalide pour fuir ses créanciers. Robert apprend à son contact tout en écrivant sa propre œuvre, Cloud Atlas Sextet.
1973: Luisa Rey, une jeune journaliste, enquête sur un rapport défavorable à la construction d'une centrale nucléaire.
2012: Timothy Cavendish, éditeur britannique de 65 ans, vient de publier le livre de Dermot Hoggins. Après que ce dernier soit envoyé en prison pour le meurtre d'un critique littéraire, son roman devient un best-seller. Des gangsters se mettent alors à la poursuite de Cavendish pour lui soutirer l'argent des bénéfices. Lepropre frère de Cavendish, exaspéré par ses demandes incessantes d'argent, le fait « interner » dans une maison de retraite.
2144: A Néo-Seoul, dans un futur dystopique où tout est régi par des corporations consuméristes, un clone du nom de Sonmi-451 raconte aux forces de l'ordre sa rencontre avec un rebelle qui l'a aidé à fuir sa condition de servante-esclave et à se dresser contre le pouvoir en place.
2321: Dans un futur post-apocalyptique, le vieux Zachry raconte son passé. Après une catastrophe planétaire, il vit dans une tribu primitive. Alors que des cannibales menacent le peuple de Zachry, Meronym, une prescient issue du dernier bastion de civilisation, arrive pour explorer ses terres.
 
 
 
La force de « Cloud Atlas » est de partir sur ce qui semble être un immense puzzle pour arriver à lier six intrigues dissemblables les unes des autres. L'introduction du film présente six courts moments de ces six histoires différentes. L'enchainement se fait sans grande explication. A l'esprit du spectateur, tout ceci se présente comme un immense bordel. Mais, au fil du film, ces six intrigues parviennent à créer des liens qui tombent sous le sens. Ce qui est incroyable est cette force à ne rien dire explicitement, tout vient naturellement à notre esprit. Le film parvient à nous convaincre de la fluidité de ces six histoires: des motifs récurrents, la présence des mêmes acteurs dans toutes les intrigues, les liens fugitifs entre les différentes époques (le carnet de voyages d'Adam Ewin inspire le jeune compositeur Robert Frobisher en 1936. La correspondance que ce dernier rédige pour son amour, Rufus Sixsmith, se retrouve entre les mains de Luisa Rey en 1973. En 2012, Cavendish publie sa petite épopée en roman. En 2144, le roman fut adapté à l'écran, et Sonmi s'en inspire pour son propre discours politique. Ce discours se répercutera jusqu'en 2321 où Somni est devenue une déesse aux yeux des tribus primitives). Ce puzzle se conclut certes sur une note un peu surfaite sur ce qui devrait faire sens pour l'homme: l'amour, la liberté, la tolérance. Le blabla quotidien sur lequel on adhère comme une chose normale, hein. C'est comme si on te demandait si tu étais pour la guerre ou pour le massacre des bébés phoques. Mais, le geste demeure sans trop de lourdeurs.Toutes les décisions faites par les personnages ont des conséquences sur le présent, mais aussi sur l’avenir. Sur le modèle de l'effet papillon, le film montre qu'un seul acte de générosité suffit à entraîner des incidences sur plusieurs siècles, jusqu'à enclencher une révolution. Pourquoi pas...
 
L'autre avantage du film est de ne pas payer pour ne voir qu'un seul film. Vous en voyez six ! Pris séparement les uns des autres, ils se valent, aucun n'est plus mauvais ou meilleur que l'autre. Le cinéma et la littérature ont souvent fait correspondre des genres prédominants pour telle ou telle époque. Les frères Wachowski et Tykwer reprennent ces codes avec beaucoup de soin et d'attention: le film historique pour 1849, le drame sentimental pour 1936, le thriller politique pour 1973, la comédie pour 2012, la science-fiction pour 2144 et le post-apocalyptique pour 2321. Avec « Cloud Atlas », on en a donc pour son argent.
Le casting était d'emblée impressionnant: Hugh Grant, Halle Berry, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Ben Whishaw, Susan Sarandon, Hugh Grant,ect. Mais, le ton monte d'un degré supplémentaire lorsque ces acteurs sont capables de dévoiler toute une palette de jeux différents selon les personnages interprétés. Certains n'hésitent pas à jouer un sexe différent, comme le font Hugo Weaving ou Ben Whishaw, ou à se grimer comme Hugh Grant ou Tom Hanks.
L'injustice est de ne pas avoir vu la reconnaissance du public pour ce film. Un jour, les cinéphiles decouvriront peut-être le brio d'un film comme « Cloud Atlas ». Patience...
 
Par soucis d'objectivité, je laisse la parole aux détracteurs d'Allociné:
« pour me faire partir une bonne heure avant la film du film,c'est que vraiment,vraiment c'est de la DAUBE en boite!!!! jamais vue une M...... pareille!!! au bout de 30 MIN ,j'en avais dé marre!!!!! ah la vache,quel film nul!! mon dieu c'est pathétique!!!!! ne pas le voir,ben vous aller gagner 3 h de votre vie!!!! » - Yannick B.
« je me suis fait arnaquer en allant voir ce" film comportant des scene erotic aucun avertissement mes enfant sont compromit a cause du pathé atlantis » - Cline C.
« Non mais hallo ? c'est un film ça ? j'attend toujours la fin ... c'est un film et j'ai pas vu de fin quoi .. c'est comme un film sans acteur ... hallo ? ok tom hanks et halle berry sont super (0,5étoile) ... mais ça suffit pas il faut une histoire aussi .. heureusement que c'est la fête du cinoche » - James Patagueule
 
 
Lef Dur
 

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
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